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L’art de mieux consommer et d’apprivoiser ses finances

Le temps des fêtes qui vient tout juste de passer et le début de la nouvelle entraînent chez moi, comme chez bien d’autres, l’envie de faire un bilan des mois qui viennent de passer, une petite rétrospective de mes bons et moins bons coups, doublée d’une introspection sur mon cheminement personnel. Pour ma part, l’année 2017 a été remplie de beaux projets, de grandes décisions et de changements, et l’un des plus notables est mon choix d’adopter un mode de vie plus simple, voire minimaliste, concrètement moins axé sur la consommation. Mon parcours vers l’atteinte de cet idéal est teinté de toutes sortes de réflexions et est nourri de toutes sortes de sources dont j’aurai (je l’espère) l’occasion de vous reparler. L’un des livres qui a justement contribué à modifier ma perception de mes besoins et de ma consommation est En as-tu vraiment besoin? de Pierre-Yves McSween. Des sujets surprenants Paru il y a tout juste un an, ce livre fait assurément réfléchir. En me le procurant, je comptais approfondir mes connaissances sur certains domaines …

La fin des exils, la fin de quoi exactement?

Il y a quelques années, je faisais partie de ces jeunes qu’on qualifiait de désintéressés de la politique. À vrai dire, j’étais blasée de plusieurs choses : lire de mauvaises nouvelles dans les médias, la corruption par-ci et par-là, les coupures à droite pis à gauche, les discours de peurs qui ne me donneront pas le goût de m’investir en société. La grève de 2012 aura su réveiller la jeune militante qui hibernait en moi. Je rêve toujours d’une scolarité où le savoir n’a pas de prix, de privilège et de liberté. C’est à ce moment de ma petite vie que j’ai croisé Jean-Martin Aussant qui faisait des consultations pour lancer un parti politique. Un parti indépendantiste et de gauche, ça m’interpellait. J’ai suivi cet audacieux projet à distance, depuis mon cours dans le département de science politique. La fin des exils, la fin d’une solitude En politique, les événements et les décisions se prennent rapidement. Militer, c’est un peu faire la course à côté de tes idées et porter des projets à bout de bras …

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Je ne sais pas penser ma mort : un essai qui résonne

Dès que j’ai aperçu Le titre Je ne sais pas penser ma mort, j’ai su que je désirais lire cet essai. C’était plus fort que moi, mon attention avait été piquée. Il faut dire aussi que j’aime ce que font les Éditions La Peuplade et que je trouvais le bouquin fort joli, ce qui ne nuit pas, du moins pour ma part. Cet essai regroupe plusieurs textes et réflexions que l’auteure Marisol Drouin a écrits à la suite de l’abandon de son roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met donc à écrire plus librement, sans contraintes et sans attentes; c’est ce qui a donné Je ne sais penser ma mort. Un essai plein d’honnêteté qui résonne en moi, depuis la fin de ma lecture. On se retrouve devant des textes qui n’ont pas nécessairement de linéarité les uns avec les autres, mais c’est grâce à la voix de l’auteure, grâce à sa plume sincère et engagée, que je me suis vue lire ce livre en quelques petites heures. Tout d’abord, c’est …

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À toutes les femmes d’ici et d’ailleurs

Je me rends toujours à la bibliothèque avec, entre les mains, une liste de livres à me procurer. La plupart du temps, je retourne à la maison avec ma pile de livres, satisfaite de mes trouvailles anticipées. Mais lors de ma dernière visite, je me suis butée à répétition au fâcheux « prêté jusqu’au… ». Ce mot si louable, ce geste si encouragé… ne me faisait guère plaisir dans ce contexte. Je me suis donc résignée et je suis partie à la découverte entre les étalages, sans titre ni auteur en tête. Et parmi toutes les petites richesses qui s’y trouvaient, je suis tombée sur ce livre : Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs. Ce livre collectif regroupe des lettres écrites par des femmes et des hommes d’origines, d’âges et de professions diverses. La particularité de ces lettres, c’est qu’elles sont toutes adressées à une ou des femmes. L’inclusivité et la pluralité En 2017, comment percevez-vous le Québec sur les questions d’inclusivité? L’inclusivité des genres, mais également des différentes cultures? Que connaissez-vous de l’histoire de la laïcité et …

Petite géographie de la fuite, de Thierry pardo, un essai qui invite à repenser nos vies trop bien rythmées

Petite géographie de la fuite, Thierry Pardo ou l’art de s’échapper

C’est à l’occasion d’un congrès que j’ai découvert cet auteur français, exilé volontaire, adepte de la piraterie éducative (autrement dit, réinventer l’éducation en dehors du système et des murs de l’école). Thierry Pardo présentait alors un ouvrage sur L’éducation sans école et il y avait, sur le coin de sa table en dédicace, ce petit essai de géopoétique à la couverture blanche, comme une invitation à un nouveau départ, un lieu de tous les possibles… La métaphore de l’ailleurs L’ouvrage est fin, une soixantaine de pages à peine, le texte aéré, la plume imagée. Je suis rapidement conquise. Il faut dire que je suis venue à ce congrès pour trouver des solutions alternatives, découvrir un ailleurs, m’évader… fuir ? Je parcours les premières lignes, comme je le fais à chaque fois avant d’acheter un livre, et je sens soudain comme un appel au voyage à travers les mots sur d’autres maux. «Le monde manque d’espace libertaire, du souffle épique de l’aventure (…) Le labyrinthe est dense, les itinéraires compliqués par nature. On y devine Icare …

Ce qui dérange et bouleverse

Le pouvoir des livres est unique. Ils nous permettent de s’évader, de découvrir de nouveaux univers et de nous émouvoir devant autant d’imagination. Mais lorsque les livres prennent une plus grande ampleur et réussissent à se tailler une place dans nos vies personnelles, on se remet soi-même en question. Car lire nous permet avant tout de nous repositionner, de s’arrêter et se demander si nos envies, nos perversions et nos forces sont réelles. Certains livres changent notre perception de ce qui nous entoure de manière concrète. Ils allument en nous ce sentiment de sincérité face à notre propre confiance, mais surtout ils nous permettent de mieux comprendre notre entité, ce combat qui nous habite en tant que femme et avant tout en tant qu’être humain. 

C’est le cas du dernier objet littéraire de Maggie Nelson, Les argonautes (The Argonauts). Parue en 2015, cette œuvre à la fois mi-essai et mi-autofiction nous plonge dans diverses thématiques sans genre et sans nombre qui amènent une réflexion profonde sur l’art, la tendresse et la production sous toutes ses …

Le guide cadeau des fileuses partie 1 : idées de livres à offrir

  On va se le dire, choisir un livre pour quelqu’un d’autre n’est pas toujours la tâche la plus simple au monde. À moins que vous ne connaissiez les goûts littéraires de cette personne comme le fond de votre poche ou que celle ci vous ait donné une bien belle liste dans laquelle choisir, il se peut que vous ne sachiez trop quoi offrir. Il est évident que l’intention, le choix même d’offrir un livre, est une belle et noble idée, mais si vous avez tout de même besoin d’un petit coup de main pour choisir, ne vous en faites plus, les fileuses ne manquent certainement pas d’idées. Marie-Hélène conseille les zines féministe Guédailles, tome 1 et 2. Elle a d’ailleurs écrit un article sur le premier tome et y a aussi collaboré. Camille conseille le roman Wonder de R.J Pallacio. Wonder pour les jeunes genre 9-10 ans et même ados! Très bon pour sensibiliser à l’intimidation. Même pour les adultes c’est une lecture agréable. Marika conseille Rat Queens tome 1 & 2. Pour tous …

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L’éloge de ma fragilité

tomber en amour marcher différemment l’odeur accentuée d’un carnet tout neuf y consigner une suite de pulsions inévitables regarder tout et tout le monde pour la première fois cette curiosité primitive du corps qui bat la chamade   Voilà ce qui se passe certaines fois, lorsqu’un livre se présente à nous. Voilà ce qui est arrivé, pour moi, quand j’ai ouvert Éloge de la fragilité, un essai de Pierre Bertrand. Et maintenant, je garde cap sur une vie qui s’ouvre avec une merveilleuse lucidité. Ma fragilité est géante ! Pierre Bertrand est né à Montréal en 1946. Titulaire d’un doctorat en philosophie des universités Paris-I et Paris-VIII, il enseigne depuis trente-cinq ans au collège Édouard-Montpetit, à Longueuil. […] Quelle place occupons-nous au sein du cosmos qui nous compose et que nous participons à composer? Dans cet essai qui est aussi une méditation sur l’écriture, le philosophe observe les failles et les défaillances de l’homme, ses limites, ses faiblesses, ses fragilités; autant de facteurs actifs et nécessaires à l’élan de toute création[…]. L’envie de répondre Dès …

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Le silence pour mieux (s)’entendre

J’en ai parlé brièvement dans l’introduction de mon article sur Une année à la campagne de Sue Hubbell, mais je ressens vraiment comme un besoin, parfois, de me retrouver dans le silence. Pas de bruits ambiants, que ce soit venant de mon cellulaire, de la télévision, des gens autour. Du gros silence qui emplit les oreilles comme aucun son n’arrive vraiment à le faire. Même si je suis consciente que le silence est presque impossible de nos jours et surtout à Montréal, il y a des moments où me retrouver dans le silence me réconforte et me revigore comme peu de choses le peuvent. C’est donc en lisant un article dans La Presse dans le métro en allant porter des coffrets littéraires à la Librairie de Verdun, entourée de gens et dans un environnement tout sauf silencieux, que je suis tombée sur un article qui parlait de ce livre, Un peu de silence dans cette ère si bruyante. Écrit par le Norvégien et aventurier, Erling Kagge, cet essai propose 33 chapitres pour répondre à une question …