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L’art de mieux consommer et d’apprivoiser ses finances

Le temps des fêtes qui vient tout juste de passer et le début de la nouvelle entraînent chez moi, comme chez bien d’autres, l’envie de faire un bilan des mois qui viennent de passer, une petite rétrospective de mes bons et moins bons coups, doublée d’une introspection sur mon cheminement personnel. Pour ma part, l’année 2017 a été remplie de beaux projets, de grandes décisions et de changements, et l’un des plus notables est mon choix d’adopter un mode de vie plus simple, voire minimaliste, concrètement moins axé sur la consommation. Mon parcours vers l’atteinte de cet idéal est teinté de toutes sortes de réflexions et est nourri de toutes sortes de sources dont j’aurai (je l’espère) l’occasion de vous reparler. L’un des livres qui a justement contribué à modifier ma perception de mes besoins et de ma consommation est En as-tu vraiment besoin? de Pierre-Yves McSween. Des sujets surprenants Paru il y a tout juste un an, ce livre fait assurément réfléchir. En me le procurant, je comptais approfondir mes connaissances sur certains domaines …

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Dans la peau d’un réfugié

Imaginez que vous arrivez dans un nouveau pays. Vous avez fui votre terre natale et avez tout laissé derrière. Dans cette patrie d’accueil, la langue vous est étrangère, les coutumes, non familières. Vous êtes accueilli dans un centre pour réfugiés, mais il s’avère une véritable blague bureaucratique et vous ne trouvez ni la personne responsable de vous assigner une chambre, ni celle en charge de vous donner un repas. Vous finissez par dormir sous un amas de tôles, avec comme seul repas deux maigres tranches de pain à la margarine. Maintenant, imaginez ce scénario à nouveau, mais cette fois ajoutez-y la présence d’un enfant dont vous seul êtes le responsable. Stressant, frustrant et étourdissant, n’est-ce pas? Bienvenue dans la peau de Simon, le protagoniste du roman Une enfance de Jésus de l’auteur sud-africain J. M. Coetzee. Nager en pleine perte de repères  Simon n’est pas le père de David. Un peu par hasard et un peu par obligation, les deux réfugiés se sont retrouvés soudés ensemble. C’est donc main dans la main qu’ils découvrent ensemble leur terre …

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Blagues pour les littéraires et leurs acolytes

Tous les jours, nous défilons notre page d’accueil Facebook, remplie de memes et de GIF, et nous lisons des tonnes de blagues. Des drôles, des pas trop drôles, certaines avec trop de fautes d’orthographe pour qu’on les trouve pertinentes, d’autres vraiment bien réfléchies sous lesquelles on va même taguer notre meilleur.e ami.e! En cuisine avec Kafka est un peu la représentation littéraire de notre fil Facebook. La version « blagues réfléchies ». Il s’agit d’une succession de très courtes séquences, une planche chacune, qui propose des blagues, entre autres, sur la littérature et la culture geek. Ça se lit rapidement et ça permet de décrocher, sans l’aspect média social qui nous aspire jusqu’à ce qu’on oublie qu’on avait des plans cette journée-là. On n’est même pas obligé de dire à nos amis qu’on l’a lu! (Mais je vous propose quand même d’en parler autour de vous, ça en vaut la peine.) Le titre, Baking with Kafka en version originale, fait référence à l’une des planches du livre. Par contre, j’aurais choisi un autre titre pour l’ouvrage complet, …

La fin des exils, la fin de quoi exactement?

Il y a quelques années, je faisais partie de ces jeunes qu’on qualifiait de désintéressés de la politique. À vrai dire, j’étais blasée de plusieurs choses : lire de mauvaises nouvelles dans les médias, la corruption par-ci et par-là, les coupures à droite pis à gauche, les discours de peurs qui ne me donneront pas le goût de m’investir en société. La grève de 2012 aura su réveiller la jeune militante qui hibernait en moi. Je rêve toujours d’une scolarité où le savoir n’a pas de prix, de privilège et de liberté. C’est à ce moment de ma petite vie que j’ai croisé Jean-Martin Aussant qui faisait des consultations pour lancer un parti politique. Un parti indépendantiste et de gauche, ça m’interpellait. J’ai suivi cet audacieux projet à distance, depuis mon cours dans le département de science politique. La fin des exils, la fin d’une solitude En politique, les événements et les décisions se prennent rapidement. Militer, c’est un peu faire la course à côté de tes idées et porter des projets à bout de bras …

Club de lecture : Le meilleur a été découvert loin d’ici

16 décembre, Café 8oz. La dernière séance de la session a toujours un petit quelque chose de spécial. Pour une première fois, depuis le tout début des clubs de lecture, nous arrivons quelques minutes de retard, accueillies par les participant.e.s qui sont déjà bien attablé.e.s. On pensait que vous alliez arriver avec un père Noël là ! C’est sur cette note que débute notre dernière séance du samedi, tout en humour, avec une belle neige qui tombe à l’extérieur, autour de la grande table du Café 8oz. L’ambiance est de circonstance puisqu’on parle d’un roman graphique aussi doux que ce samedi de décembre : Le meilleur a été découvert loin d’ici de Mélodie Vachon Boucher. L’abbaye, Berlin, souvenirs Outre l’évidente beauté des images,  c’est la fragmentation de l’œuvre à laquelle nous nous attardons le plus. Il y a ce besoin de silence, de recueillement dans une abbaye qui nous touche tous beaucoup. Au point d’en vouloir plus, d’être un peu triste de la quitter pour Berlin au fil des pages. On se questionne d’ailleurs longuement …

De la poésie qui allie nostalgie de fond de tiroir et chant de Spice Girl crinquée au vin de dépanneur

J’ai reçu la poésie de Filles, de Marie Darsigny, comme un coup de pelle dans l’front. Mais dans le bon sens du terme (oui oui, ça se peut). Je ne connaissais pas l’autrice et vraiment, du gros bonheur, j’en veux encore !!! Tout petit recueil publié chez l’Écrou, acheté sur un coup d’émotion au Salon du Livre de Montréal : juste mes tripes qui me criaient de le prendre. Et j’ai bien fait !   Revenir du bar blackout drunk je bouge dans les draps je gémis, me tortille pilote automatique des gestes souvent répétés touriste dans ma propre vie je m’entends jouir en écho quelqu’une, quelque part a l’aire d’avoir du fun Des moments comme des polaroïds Elle nous offre de brefs moments, capturés tels des photos de lendemain de soirée sur le cell. On lit avec les yeux mi-fermés, connaissant si bien ces moments d’ombres, de doutes ou ces élans qui pourraient devenir amoureux. Elle expose une réalité qui, je crois, est bien connue des X et des Y. L’écriture est actuelle, franche, …

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Écrire parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre : Les désordres amoureux de Marie Demers

Les désordres amoureux, c’est le roman des échecs amoureux à répétition, des patterns qui reviennent, des désirs illusoires, de l’éternelle insatisfaction, bref, du côté « laid » des relations amoureuses. L’histoire, une autofiction assumée, se concentre autour des amours de Marianne, jeune femme dans la vingtaine qui fait son chemin dans la vie, entre le dépôt de son mémoire de maîtrise, ses jobs dans la restauration, son désir d’écrire, ses escapades en voyage et surtout, les hommes qui viennent et qui repartent. L’amour, le désordre et Marianne Marianne – prénom qui résonne avec celui de l’auteure – est quelqu’un d’intense, d’impulsif et d’un-peu-trop-toute. Elle a un caractère fort, elle sait ce qu’elle veut et elle l’affirme bien haut. Mais malgré cela, c’est aussi une fille qui se cherche, une personne vulnérable qui agit en suivant ses émotions, non sans le regretter parfois, par la suite. Elle est proche de ce qu’elle est et de ce qu’elle ressent, et c’est ce que j’aime particulièrement chez elle. Elle est extrêmement lucide, entière et vraie. Le roman met en scène …

Marc Séguin en trois temps

La rencontre avec Caroline Récemment, j’ai eu la chance d’assister à l’enregistrement de l’émission Deux hommes en or diffusée à Télé-Québec avec mon amie Geneviève (allô Gen!), et lors de cette soirée j’ai pu observer de proche l’intéressant être humain qu’est Marc Séguin qui était justement un des invités de cette soirée. Lors de cette émission, il venait notamment présenter son nouveau documentaire-choc sur l’agriculture et par le fait même parler de son nouveau roman Les repentirs, 2 des nombreuses cordes à son arc. Patrick Lagacé l’interviewait sur ce roman fascinant à mi-chemin entre l’autobiographie et l’autofiction, et on y apprenait que cette lecture l’avait fortement ébranlé. Une phrase l’avait marqué et il en a fait mention, et j’avoue que pour moi et Louba, c’est évident que ce petit bout de paragraphe nous a aussi profondément touchées. Le voici : Oubliez l’alpinisme, les explorateurs du cosmos, des mers et des monts. Ce sont des petites vanités. Les continents et les sommets ne sont pas intéressants, ce sont des limites qui s’atteignent. Les abîmes, eux, n’ont pas de drapeaux …

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Les passeurs de livres de Daraya : le pouvoir des livres sur fond de guerre

Tout a commencé par une photo publiée sur la page Facebook de Humans of Syria. Deux hommes, entourés de livres, une bibliothèque secrète. Il n’en fallut pas plus pour piquer la curiosité de la journaliste Delphine Minoui, spécialiste du Moyen-Orient. Il est difficile de décrire ce livre qui dépeint autant les horreurs de la guerre en Syrie que la beauté et le pouvoir des mots. De faire cohabiter ces deux thèmes semble presque absurde et, pourtant, nous n’avons pas ici affaire à une fiction, mais bien à des parcelles d’une véritable histoire, d’une bibliothèque secrète et des hommes qui y trouvent espoir, force et résilience. De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans …