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La geste d’Aglaé: un conte cruel et féministe

C’est à la fin mai que le Festival BD de Montréal s’est installé au Parc Lafontaine. Comme je suis une grande amatrice du genre, j’ai bien entendu sauté sur l’occasion! J’y suis allée sans jeter un œil sur le programme, les éditeurs ou les auteurs, espérant simplement faire une belle découverte. Il n’a pas fallu très longtemps! Dès l’entrée, j’ai été interpellée par des panneaux présentant en grand format une bande dessinée ayant pour protagoniste une sorte d’enfant à tête de patate (qui était en fait le 3e volume d’une série, Les Contes du Marylène). Puis j’ai trouvé les livres, et l’autrice, Anne Simon. Une conversation, un achat et une dédicace plus tard, je n’avais qu’une hâte: me plonger dans l’univers loufoque d’Aglaé! Si on commençait par un petit résumé? Pour camper son histoire, l’autrice s’est inspirée d’une chanson des Beatles, « Being for the Benefit of Mr. Kite! ». Des éléments de l’univers du cirque présents dans le livre rappellent la chanson, mais aussi plusieurs personnages y font directement référence. On suit Aglaé, océanide tragiquement …

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Relire une œuvre marquante pour mieux la redécouvrir: Mange, prie, aime

C’est en 2008, il y a maintenant onze ans, qu’Elizabeth Gilbert nous a offert l’inspirant récit Mange, prie, aime. À cette époque, je sortais à peine de l’université et goûtais à ma nouvelle vie «d’adulte» salariée. Au boulot, un livre circulait et faisait beaucoup jaser. Toutes mes collègues l’avaient lu, et je devais mettre la main dessus. Je me suis alors plongée dans les mots d’Elizabeth Gilbert, sans pouvoir m’arrêter. Je me souviens avoir dévoré le récit en un rien de temps. Si vous ne connaissez pas Mange, prie, aime, je vous suggère fortement de lire l’excellent article de ma consœur du Fil rouge Marion Gingras-Gagné. En gros, le livre raconte le périple de l’autrice en Italie, en Inde et en Indonésie, pour tenter de découvrir qui elle est à la suite d’un divorce éprouvant. La légèreté de la jeunesse Lors de ma première lecture, je m’étais surtout attardée à la portion «Italie» de l’histoire. L’autrice y décrit en détail la nourriture délicieuse qu’elle découvre et déguste, l’architecture magnifique des régions qu’elle visite ainsi que …

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Ma visite à la librairie Lello

J’ai récemment eu la chance de voyager au Portugal et, en passant par Porto, je me devais d’aller visiter la librairie Lello, vantée dans plusieurs vidéos portant sur les attraits touristiques de la ville. Ma curiosité était piquée avant même que je monte dans l’avion. En plus de son architecture sortant de l’ordinaire, ce lieu aurait été une source d’inspiration pour J. K. Rowling lorsqu’elle enseignait l’anglais au Portugal. Un peu d’histoire La librairie telle que nous la connaissons aujourd’hui a été inaugurée en 1906, après plusieurs années de réflexions et de labeur des frères Josè et Antonio Lello, qui souhaitaient ouvrir un commerce dédié à la vente et à l’édition de livres. L’architecte derrière la structure même du bâtiment se nomme Xavier Esteves. Il s’est assuré d’inclure les portraits des frères Lello et de plusieurs auteurs portugais renommés de l’époque dans la construction. Ce qui en fait l’une des plus belles librairies du monde, c’est principalement son architecture. Le plafond sculpté finement, les vitraux impressionnants et surtout le majestueux escalier trônant au milieu de …

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Écrire ses voyages

Gilles Vigneault écrit : « Il faut bien plus que des bagages pour voyager. » En effet, il faut également ouvrir son esprit, avoir confiance et être prêt à faire une certaine introspection. Voyager, c’est décrocher du quotidien pour mieux y réfléchir. Et l’écriture est souvent la meilleure façon pour faire le point et démêler nos idées. Récemment, je suis retombée sur les notes que j’avais compilées dans un petit cahier spirale lors de mon séjour en Floride. Quel plaisir de retrouver des moments perdus, mais aussi de retourner dans ma tête d’enfant! De rouvrir ces yeux de neuf ans impressionnés, qui n’ont gardé que de bons souvenirs. À travers les années, j’ai souvent regardé les photos de ce voyage, mais les images ne m’ont jamais ramené les émotions aussi fidèlement que la relecture de mes mots, pourtant tout simples. Un petit carnet aux formes multiples Hybride entre l’album souvenir et le journal intime, le carnet de voyage peut prendre plusieurs formes. Cela dépend toujours du diariste. Son format et son contenu peuvent d’ailleurs en …

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Agathe et son écriture de dentelle

Il est rare que je m’attarde à lire la quatrième de couverture d’un roman. D’habitude, je lis des romans qui me sont conseillés par des ami.e.s, des blogues (pour ne pas dire Le fil rouge), des podcasts ou encore, plus traditionnellement, j’aime découvrir et redécouvrir ceux qui ont fait leur place dans les classiques de la littérature. Pour Agathe, cependant, ce fut une autre histoire… Charmée par le résumé d’Agathe Le résumé de ce roman nouvellement paru dans la collection « Fictions du Nord » de La Peuplade m’a effectivement charmée. On y parle d’une rencontre entre deux êtres « vides » qui se « remplissent à nouveau », d’un psychanalyste au bord de la retraite et de sa nouvelle patiente « fragile comme du verre » et « à l’odeur de pomme ». Déjà, la délicatesse de la prose et la simplicité du propos m’invitaient à plonger dans ce petit ouvrage. Bercée par le nom d’Agathe Zimmerman et les couleurs tendres de la page couverture, je me suis laissée porter dans le premier chapitre « Mathêma ». Un roman lourd-léger Le livre est ainsi divisé …

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La cage dorée: surprise et désenchantement

Ce n’est plus une cachette que le genre policier est mon favori. D’ailleurs, j’attends toujours patiemment la sortie des nouveaux opus de mes auteurs favoris: Arnaldur Indridasson, Raymond Khoury, Lisa Gardner et autres. L’une de ces auteurs, desquels je surveille toutes les sorties de livres, est Camilla Läckberg. J’aime l’approche qu’elle utilise pour livrer son histoire dans ses romans et j’apprécie également sa protagoniste principale depuis le début, Erica Falck, et son amoureux policier. Alors quand j’ai su que son nouveau roman sortait en avril dernier, j’étais très excitée de replonger dans l’univers de l’autrice. Voici mon impression à la suite de la lecture de La cage dorée. Nouvelle protagoniste Je me suis donc installée confortablement pour lire ce nouvel ouvrage, sans aucune attente particulière autre que l’assurance de retrouver le personnage principal, Erica Falck, et sa personnalité authentique. Quelle surprise ça a été de réaliser que l’autrice avait mis sur pause sa série habituelle pour nous livrer un nouvel univers et une nouvelle protagoniste: Faye. De prime abord, j’étais un peu déçue et j’appréhendais …

Des contes pour bercer l’enfance

La littérature jeunesse a beaucoup de potentiel. J’aime utiliser ces œuvres pour aborder des sujets parfois difficiles de façon ludique avec les jeunes avec qui je travaille. C’est le cas de ces deux albums : La crème glacée fond plus vite en enfer et Jack et le temps perdu. Ils permettent d’apprendre aux enfants des leçons de vie. LA CRÈME GLACÉE FOND PLUS VITE EN ENFER Sam et Tom sont deux enfants-fantômes qui vivent leur vie tranquille en Enfer. Sam raconte à son ami à quel point il était une poule mouillée quand il était encore en vie. Sam semblait avoir énormément d’imagination quand il était un petit humain. Toutes ses peurs ressemblaient à des monstres prêts à l’attaquer et à le dévorer. Par exemple, il avait peur des draps blanc fantôme, de son vieux grand-père monstrueux, du sous-sol rempli de créatures, bref, de tous les endroits où un monstre peut se cacher. Mais maintenant qu’il est lui-même un fantôme, rien ne peut l’effrayer. Même qu’en Enfer, il côtoie les monstres qui l’effrayaient tout en …

Quand le jour est parti, les morts dansent

Je dois l’avouer, j’ai un gros crush littéraire sur François Blais. Sa façon unique qu’il a de jouer avec son lectorat, sa manière de décrire des choses banales et d’en faire une quasi-épopée… Vraiment, tout me fascine de cet auteur. Si vous avez envie d’en apprendre plus sur son univers, La nuit des morts-vivants est certainement pour vous. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, vous pouvez aller lire la critique de son autre roman, Sam. La nuit en un résumé Il ne faut que quelques pages pour comprendre que ce roman de 2011 est raconté par deux narrateurs. En effet, les chapitres s’alternent entre des écrits de Pavel et de Mollie, deux personnes vivant à Grand-Mère, deux personnes ayant terminé leur secondaire dans la même cohorte, deux personnes louant les mêmes films d’horreur, MAIS surtout, deux personnes vivant la nuit. L’un à cause de son travail, l’autre par simple plaisir de ne croiser personne. Prenez garde, il ne faut pas s’attendre à une série de rebondissements, vous n’y verrez pas de dragon sortant des …

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Grossophobe, la société?

Comme bien des résident.e.s de la Vieille Capitale, j’ai connu Mickaël Bergeron par ses chroniques dans le magazine Voir de Québec. J’avoue avoir été agréablement intriguée par ce journaliste autodidacte – rare spécimen ayant appris l’art de l’écriture par lui-même, loin des bancs universitaires – qui écrivait avec talent et justesse sur notre société. Ses textes étaient toujours empreints d’une grande sensibilité, tout en offrant une critique nuancée d’une déconcertante exactitude. C’est donc avec grand intérêt que je me suis ruée sur son premier livre intitulé La vie en gros: regard sur la société et le poids, paru en mars dernier. Cet essai sur la grossophobie est une bouffée d’air frais dans le paysage littéraire québécois, où les plumes et les langues se délient de plus en plus pour condamner les violences dirigées vers les grosses personnes. Mickaël Bergeron nous y expose, en 98 courtes chroniques, des témoignages, des analyses critiques et des opinions militantes sur la place démesurée qu’occupe le poids dans la société. Une violence banalisée  La grande force de ce livre repose sur le dévoilement de …