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Nous sommes bien seules : des nouvelles douces-amères sur la solitude, sous toutes ses formes.

Nous sommes bien seules est une petite plaquette de tout juste 100 pages, résultat du travail de Julie Bosman. Après avoir rencontré et interviewé des femmes, d’âges et de milieux différents, ayant comme point commun le fait d’être seule depuis un bon moment, Bosman fut inspirée à écrire les 15 nouvelles qui forment Nous sommes bien seules. Le résultat est touchant, poignant, empreint à part égale de tristesse et d’espoir. La solitude, bien au-delà du célibat  Les différentes solitudes dépeintes dans les nouvelles de Bosman vont bien au-delà du célibat. Elles abordent aussi la mort, les émotions refoulées, le fait de se sentir seule à deux, les séparations douloureuses, les difficultés à trouver quelqu’un avec qui partager un moment. On se trouve face à une série d’histoires différentes qui font résonner quelque chose en nous. Toutes tournent autour de la solitude, le manque de l’autre, sans tomber dans aucun cliché simple. Bien outre le fait que chacune des nouvelles soit tirée d’un véritable témoignage, on ressent la véracité et l’authenticité de chacune d’elles. Non pas parce qu’elles sont vraies, …

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Le cœur de Berlin : Le tragique secret d’une famille 

Le cœur de Berlin, premier roman de l’auteur Élie Maure (nom fictif), est le premier ouvrage publié par la maison d’édition Les Allusifs que j’ai lu. Je peux d’emblée affirmer que j’ai particulièrement apprécié cette lecture, malgré le sujet dur que ce roman aborde, soit les secrets de famille et l’inceste. Le cœur de Berlin raconte l’histoire de Simon, un homme solitaire approchant la cinquantaine qui consacre la majorité de son temps à l’écriture et au vélo. À la suite de la mort de son chien Berlin, Simon ressent le besoin de retrouver sa sœur dont il n’a pas de nouvelles depuis plusieurs années. Dans cette quête pour retrouver sa sœur, Simon se remémore son passé aux côtés des membres de sa famille : son père aujourd’hui décédé, sa mère ainsi que ses deux frères et sa sœur. Avec lui, le lecteur revisite les moments charnières de sa vie familiale et comprend petit à petit d’où provient ce mal-être qui l’habite. Simon revient sur les années de son enfance passées en Algérie ainsi que les moments de son adolescence à l’écart de …

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Meilleur avant… la télévision

J’ai toujours eu un sentiment d’ambivalence lorsqu’un roman ou une bande dessinée était adapté au cinéma ou à la télévision. Un livre, c’est un tout. Un monument de papier. Une architecture complexe de mots. Je remets véritablement en doute l’expression Une image vaut mille mots. Rien ne vaut mille mots. L’image, c’est l’arrêt de mon imagination. C’est avoir tout cru dans le bec sans faire le moindre effort d’esprit. Mon pouvoir créateur se meurt devant les scènes qui défilent sous mes yeux. En effet, elles défilent. J’ai à peine le temps de les savourer qu’elles ont filé sous mes doigts. Les gens qui me connaissent bien le savent; j’aime dicter mon propre rythme. La lecture me le rend bien. Ma première expérience d’une adaptation cinématographique Je me rappelle de la première adaptation cinématographique que j’ai eu la chance de voir sur grand écran. Vous vous en doutez peut-être. Nous nous côtoyons depuis déjà quelques temps chers lecteurs et chères lectrices. Hé oui! Il s’agit du long-métrage Harry Potter à l’école des sorciers. À l’époque, j’avais …

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Être une « bad feminist »

Aimer le rap dont plusieurs chansons dans lesquelles le mot Bitch est utilisé, parfois à outrance. Se surprendre à vouloir écouter des émissions de télé-réalité, des soirées entières. Voilà toutes des activités auxquelles je m’adonne et qui me procurent du plaisir, bien qu’elles viennent souvent de pair avec un vague sentiment de culpabilité. Tout en m’y consacrant, je me répète qu’elles ne concordent pas avec l’image que je me fais de moi, qu’elles sont à l’opposé de mes valeurs. Et pourtant, une part de moi aimerait assumer ces goûts, sans aucune gêne. Jusqu’à tout récemment, parler de ce sujet dans un article aurait été pour moi de l’ordre de l’impensable. Et puis il y a eut ma lecture de l’essai Bad feminist de Roxane Gay, que j’aime sans complexe. Dans un style très personnel, proche de la conversation, l’auteure traite de cette impression d’exacerber ses contradictions en aimant certains films, livres ou artistes. En se détachant d’une définition essentialiste du féminisme, Gay décortique la culture populaire tout en revendiquant son titre de Bad Feminist. Ainsi, elle affirme que ses goûts ne …

Redécouvrir les classiques de la littérature jeunesse : mes trois livres préférés

Je commence mon article par une petite confession! Malgré la mi-vingtaine, je suis friande d’albums et de bandes dessinées/romans graphiques jeunesse (eh oui, c’est mon petit dada!). Lorsque je m’aventure dans une librairie, je prends toujours plaisir à feuilleter et à regarder quelques instants les nouveautés (en ce moment, j’ai un véritable coup de cœur pour l’auteure Élise Gravel et ses charmants albums illustrés!). Véritables portes ouvertes à l’imaginaire et à l’émerveillement, la littérature jeunesse recèle des qualités en or : je suis donc d’avis que la découverte et la redécouverte de ces œuvres en valent grandement le détour, et ce, peu importe notre âge (et on en apprend bien plus qu’on le croit quand on prend la peine de se plonger l’espace d’un instant au sein de ces petits livres!). Voici donc un petit « top trois » de mes œuvres jeunesse préférées! Peter Rabbit  Il se fait vieux, Pierrot! Publié en 1902 par Beatrix Potter, The Tale of Peter Rabbit raconte l’histoire d’un jeune lapin, qui désobéissant à sa mère, s’aventure dans le jardin d’un …

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À vos crayons : oser s’approprier nos lectures

Tout a commencé par quelques pages cornées, ici et là. Doucement, minutieusement, juste pour donner un peu de vécu. Ensuite, rapidement, ce fut les crayons de plomb, les marqueurs jaunes, mais pas dans tous les livres. Seulement les essais, les livres usagés, les livres de psychopop. Les romans restent, pour le moment, intouchables, mais je ne sais pour combien de temps encore. Alors oui, j’ai osé noircir les pages de mes livres, y mettre de l’encre indélébile et même, parfois, y ajouter mes propres mots. Je m’approprie mes lectures et j’en ressors toujours avec une plus grande compréhension, une impression d’immersion plus profonde. Peut-être est-ce l’habitude des textes universitaires que je soulignais et annotais abondamment pour essayer d’en ressortir l’essence. Peut-être est-ce simplement le fait de pouvoir y revenir et y retrouver plus facilement des passages bouleversants, peut-être est-ce simplement le fait d’avoir l’impression de mieux lire ainsi. En fait, c’est sûrement un mélange de tous ces « peut-être ». Ralentir la cadence pour mieux assimiler Je suis quelqu’un qui lit vite. J’embarque dans l’histoire, je …

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Une langue qui évolue au rythme de ses locuteurs

En 2015, je tombais sous le charme de l’auteure, linguiste, et j’aimerais lui ajouter le titre de vulgarisatrice, Anne-Marie Beaudoin-Bégin (vous pouvez (re)lire l’article que j’ai écrit concernant son premier essai La langue rapaillée). C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et d’excitation que j’ai accepté d’écrire au sujet de son nouveau bouquin! Dans La langue affranchie : se raccommoder avec l’évolution linguistique, Beaudoin-Bégin poursuit sa mission d’encourager les Québécois à utiliser la langue française telle qu’ils la connaissent et à ne plus en avoir honte. Tout’qu’une mission, n’est-ce pas? Je vous promets que ce livre n’a rien de lourd, bien au contraire : on sort de chaque chapitre avec l’envie de crier « Je parle le français-québécois! »… Mais comme je lis principalement dans le métro, je me garde une p’tite gêne. Les facteurs d’évolution Plusieurs chapitres sont consacrés à l’Histoire de la langue française, à son évolution et surtout aux différents facteurs qui influencent une langue (peu importe laquelle). Anne-Marie Beaudoin-Bégin explique avec précision comment ces différents aspects ont affecté notre langue, non pas dans les dernières années, mais …

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Le ciel de Sylvie Drapeau : entre voix de mère et de fille

Je porte un grand amour aux petits livres blancs des éditions Leméac, ces plaquettes d’environ cent pages qui portent des voix fortes et singulières, mais qui demeurent, par leur format, en marge, presque timides des grandes œuvres qui s’affirment. Mais on y trouve toujours des bijoux, et leur petitesse de format vient, au contraire, renforcer le lien d’intimité que nous développons à leur égard. Le ciel, de la comédienne Sylvie Drapeau, deuxième opus d’une séquence de quatre, mais dont chacun est indépendant, est un de ces « petits » livres qui résonnent fort et en grand. Le fleuve, premier roman de l’auteure, racontait le drame familial qu’est la noyade d’un enfant au sein d’un clan tissé serré, de cette meute dont la narratrice, qui a cinq ans, fait partie. Dans Le ciel, cette jeune fille, qui a maintenant 20 ans, construit désormais tranquillement sa vie dans la grande ville, loin de sa Côte-Nord natale à laquelle elle revient pourtant souvent pour se réfugier, se retrouver. Elle se veut forte, mais elle est surtout fragile, à la recherche d’elle-même, …

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Next year for sure : quand le sentiment polyamoureux s’invite dans le couple

Kathryn et Chris, les principaux personnages de Next Year for Sure de Zoey Leigh Peterson, s’aiment depuis neuf ans et cohabitent dans un douillet petit nuage routinier et affectueux, jusqu’à ce que Chris confie à sa conjointe son attirance (affectueuse et mentale, et non sexuelle en premier lieu) pour Emily. Ils décident donc mutuellement d’ouvrir leur couple, et c’est ainsi que Chris commencera à donner rendez-vous à Emily, avec l’approbation et l’encouragement de son amoureuse. Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples lorsque l’on s’engage dans une relation polyamoureuse…

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Ma visite au théâtre Prospero

Il y a quelques temps j’ai dû me rendre au Théâtre Prospero afin d’assister à la pièce de Théâtre Don Juan revient de guerre, une pièce d’Ödön von Horváth, mise en scène par Florent Siaud. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Don Juan qui revient perdant de la guerre et fait face à une société hors du commun, complètement changée. Il se retrouve perdu dans ce néant de nouveauté et fait face à son passé, un amour perdu. J’ai adoré la lecture de celle-ci. On doit l’avouer qu’une lecture scolaire obligatoire est plus agréable lorsqu’on apprécie la lecture de celle-ci. Puis, lorsque j’ai vu la pièce jouée, j’ai été fascinée et éblouie. Cette heure et trente minutes a passée trop rapidement, le spectacle était fini que j’en aurais écouté encore plus. L’après-guerre au centre de la pièce La réécriture d’Horváth de Don Juan semble démystifier ce personnage célèbre au théâtre, tout en lui imposant une désunion avec la société, particulièrement les femmes, élément majeur dans l’histoire de Don Juan depuis la création du personnage. Le …