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Le Mile End selon Michel Hellman

Quand j’ai vu Mile End de Michel Hellman dans le corpus de livres à lire dans le cadre de mon cours de paralittérature, j’ai ressenti un bonheur qui ne m’arrive que très peu souvent : avoir hâte de lire un livre obligatoire. Depuis un moment déjà, je le reluquais dans toutes les librairies que je croisais, le feuilletant et essayant de trouver une bonne raison de l’acheter, considérant que ma pile à lire contient déjà plus d’une centaine de livres. J’avais maintenant une raison parfaite : être une élève modèle. La bande dessinée déconstruite Cette lecture, je l’ai savourée une tasse de thé à la main et un sourire aux lèvres. C’est avec une grosse dose d’humour et une touche de douceur que Michel Hellman nous amène dans son univers d’écrivain vivant dans le Mile End. Son personnage, qui est autobiographique, est représenté sous la forme d’un ours, ce qui le rend attachant à souhait. C’est le genre de livre qui nous donne envie de nous lover dans une couverture et de passer des heures à lire …

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Un roman en 130 épisodes

Le roman Épisodies est arrivé un peu par hasard dans ma pile de livres à lire. En fait, je souhaitais explorer des nouvelles avenues en littérature, et c’est dans la section «microrécits» de La Peuplade que j’ai pu assouvir ce besoin de variété. Je n’avais jamais lu quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à cette création de Michaël Lachance. 130 microrécits La toile de fond de ce roman est ce que Michaël Lachance appelle «l’Hôtel du Temps». Il s’agit en quelque sorte d’un non-lieu : jamais abordé de front, jamais réellement décrit en détails, l’Hôtel du Temps habite presque tous les microrécits et est aussi habité par eux: il permet donc de les relier entre eux. C’est en fait une réflexion générale sur la mémoire, sur notre lien avec le temps qui est tout à fait modulable et sur la présence forte des souvenirs et du ressenti dans nos parcours de vie.  «À l’Hotêl du Temps, je ne sors pas de mon crâne, pourtant le crâne peut recueillir l’Obscur, sinon les suies …

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Des souris et des hommes : l’œuvre intemporelle de John Steinbeck

Il y a de ces livres qui peuvent être lus et relus sans jamais perdre de leur intérêt. Des souris et des hommes de John Steinbeck en fait partie. Je l’ai récemment relu pour une troisième fois et je suis sortie de cette lecture tout autant émue que la première fois que je l’ai lu, il y a déjà dix ans de cela. En à peine plus de cent pages, l’auteur nous fait entrer dans un univers complètement différent du nôtre, qui nous rappelle cruellement que rien n’est noir ou blanc dans la vie. Dans les années 1930, deux amis d’enfance essaient tant bien que mal d’atteindre leur objectif ultime : s’acheter une petite terre et y vivre en paix entourés d’animaux. George, un homme dévoué et intelligent, et Lennie, un grand colosse atteint d’une légère déficience mentale, survivent du mieux qu’ils peuvent aux épreuves qui semblent s’accumuler sur leur chemin. C’est que Lennie, malgré toutes ses bonnes intentions et son insouciance, n’est pas conscient de sa force et finit souvent par se mettre les pieds …

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Plath selon Galignani

Commençons avec une bien triste affirmation, une désolante confession : je n’avais jamais entendu le nom de Sylvia Plath avant de me mettre à lire Mourir est un art, comme tout le reste. J’ai donc découvert cette poétesse américaine en même temps que ce livre relatant ce à quoi aurait pu ressembler sa dernière année de vie. Il s’agit d’une œuvre de la journaliste française Oriane Jeancourt Galignani, composée à partir des vers de la poétesse et de son roman autobiographique, La cloche de détresse. Ce que l’on sait du mythique personnage Née en 1932 d’un père allemand et d’une mère autrichienne, Sylvia Plath a d’abord vécu aux États-Unis, puis au Royaume-Uni. Elle étudie à la prestigieuse université de Cambridge, où elle rencontre celui qu’elle mariera peu de temps après sa rencontre, le brillant poète Ted Hughes. Après six années de mariage et la naissance de deux enfants, ils se séparent. Cette femme, pourtant dévouée à la poésie depuis l’adolescence, propose un jour à son mari d’arrêter d’écrire, pour se consacrer entièrement à sa famille et, par le fait même, sauver son …

Boo de Neil Smith

Boo : un livre « cool as a cucumber »

Un peu de contexte J’ai toujours été attirée par les romans que je qualifie de «contes pour adultes». «Contes» en ce qu’ils racontent quelque chose d’invraisemblable, d’une façon un peu enfantine, et «pour adultes» en ce que les sujets qu’ils traitent sont assez sombres et/ou lourds. J’adore ce type de livre : ça vient me pogner dans les tripes et ça ne me lâche plus, longtemps même après avoir refermé le livre. C’est ce qui s’est passé avec Boo de Neil Smith : j’ai ghosté mon copain pendant deux jours après le boulot parce que j’avais trop envie de terminer ce livre. Sur l’histoire Une très bonne critique a déjà été écrite sur ce livre, je ne tomberai donc pas dans les détails et ne m’attarderai pas trop à vous résumer le roman; je ne vous épargnerai cependant pas mon fameux questionnaire skyrock-style : Le style : conte pour adultes Le lieu : le paradis pour les jeunes Américains de 13 ans (oui, c’est sélectif comme ça!) Les personnages : ils sont plusieurs, mais le …

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Ménager la chèvre et manger le chou : mise en bouche pour débuter une réflexion face à l’alimentation végétale!

Depuis quelques temps déjà, je m’efforce graduellement de diminuer ma quantité de viande pour privilégier les options végétariennes. D’ailleurs, le 22 janvier dernier, le nouveau guide alimentaire canadien a enfin été dévoilé. Celui-ci fait une plus grande place, entre autres, aux protéines végétales. Toutefois, quand nous sommes habitués depuis tout jeune à manger de la viande, il peut être ardu de débuter un tel changement alimentaire. J’ai donc voulu bien me renseigner avant de débuter mes changements afin de m’assurer que la transition serait un succès. À travers ma recherche de livres sur le sujet, mon attention s’est arrêtée en particulier sur le livre d’Hélène Baribeau et de Marjolaine Mercier, Ménager la Chèvre et manger le chou : Découvrez comment l’alimentation végétale peut transformer votre santé.

Et vous, quel ouvrage suggériez-vous pour amorcer un changement vers l’alimentation végétale?

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La limite est atteinte

Trente, c’est une obsession. C’est l’âge maudit. C’est vieillir. Et ça vient parfois avec une dépression. Trente, c’est le récit d’une femme qui décrit son état psychologique en détresse à l’approche de l’âge qu’elle croit fatidique pour elle. Trente, c’est le tout dernier livre et premier récit d’autofiction de la poète et autrice Marie Darsigny publié chez les Éditions du remue-ménage.   « …trente ans, c’était le début de la fin, le moment où l’on commence à glisser sur une longue pente et moi je voulais échapper à la descente, m’éteindre soudainement, sans adieux dégoulinants de drame pour ce monde qui ne m’a jamais comprise de toute façon. Ça vient donc d’il y a longtemps, ça s’est forgé tranquillement dans mon esprit… it happened gradually, then suddenly. » Style journal intime, le roman est le récit des 12 mois précédant le jour des trente ans de la narratrice, qu’on devine très proche de l’autrice. Ce sont de longues longues phrases, qui viennent à bout de notre souffle. Réflexions, pensées, anecdotes, toutes empreintes de sentiments de …

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Autour des livres : rencontre avec Marilyn Frenette, youtubeuse pour la chaîne LuluneTV

Qui est Marilyn Frenette ? Elle est la booktubeuse de la chaîne spécialisée en bande dessinée qu’elle a créée il y a 3 ans; LuluneTV.  La Bachelière en Arts et design – concentration bande dessinée nous parle de BD qu’elle a lues, espérant nous faire découvrir de nouveaux artistes et auteurs-autrices. Ses capsules vidéo intelligentes, dynamiques et punchées sont à découvrir absolument. Marilyn a accepté de répondre à notre questionnaire… sous forme de vidéo, évidemment! Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? Je pense que c’était Le petit prince, d’Antoine de Saint-Exupéry. Je l’avais même en vinyle 33 tours! Mon premier souvenir serait l’incompréhension que j’éprouvais en écoutant le disque et de constater que ça ne suivait pas exactement le livre… (Ils ont probablement coupé beaucoup de texte pour le faire rentrer sur un 33 tours.) Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture? Un rituel? Non. C’est davantage une question de temps libre. Je n’aime pas briser l’immersion et, que ce soit pour un livre, …

Les grille-pain d’Heather O’Neill

Cela faisait longtemps que j’avais La vie rêvée des grille-pain dans ma bibliothèque, beaucoup trop longtemps. Ce fut un délice de livre, ce recueil de nouvelles de Heather O’Neill, anglophone montréalaise. Le fait qu’elle soit anglophone ne l’empêche pas de nous parler en français avec son doux accent lorsque nous la rencontrons, c’est ce que j’ai pu constater lorsque je l’ai rencontrée au Salon du livre de Montréal. La vie rêvée des grille-pain fut finaliste aux prix Scotiabank Giller, et elle a remporté le prix Paragraphe Hugh MacLennan. Nous pouvons également retrouver trois autres titres de Heather chez la maison d’édition Alto. Dans ce recueil qui comprend une vingtaine de nouvelles, on découvre divers personnages inspirés de l’univers imaginatif de Heather. On y retrouve de la magie, de la féerie, de la vérité, etc. Lors de ma lecture, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir la plume de l’autrice. Elle a une écriture envoûtante. Ces nouvelles se lisent comme des petits contes modernes. Je fus charmée par ses morales qui touchent notre vie de tous …

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Sylvia Plath et sa recherche de la reconnaissance

J’ai une relation ambiguë avec la grande autrice et poétesse américaine qu’est Sylvia Plath. Je connais son oeuvre depuis le début de mon adolescence, mais cela m’a pris du temps à m’y mettre. L’aura, l’engouement autour de ses livres étaient trop sinistres et glauques pour moi. À l’aube de mes 19 ans, j’ai lu The Bell Jar, son premier roman publié tout juste avant sa mort. Mon ressenti après cette lecture est encore présent en moi, des années plus tard. Cette lecture m’a marquée par l’histoire très teintée de vérités biographiques, sur cette autrice qui s’est suicidée à 30 ans, la tête dans un four. L’ombre du suicide et de la dépression était entre chaque phrase, et malgré cette lecture très prenante, je me suis surprise à ressentir tout ce que Plath avait vécu. J’ai remis le livre à la bibliothèque et j’ai essayé d’oublier, jusqu’à ce que je tombe sur ses journaux. J’étais réticente au départ, mais l’idée de lire les journaux de Sylvia Plath était une tentative de comprendre le pourquoi du comment. Je m’y …