All posts tagged: littérature

Le fil rouge, Le fil rouge, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Ciels transitoires Ciels, Clara Brunet-Turcotte, poètes de brousse, changement, salvateur, transition, poésie québécoise, poésie moderne

Ciels Transitoires, une poésie salvatrice

Ciels Transitoires est un recueil de poésie écrit par Clara Brunet-Turcotte, paru chez la maison d’édition Poètes de Brousses. Il m’a tout de suite intéressée par sa première de couverture (oui je sais, on ne doit pas uniquement se fier à celle-ci, mais quand elle est aussi belle, c’est difficile de ne pas se laisser influencer), d’ailleurs, cette œuvre est signée Sam Ectoplasm. C’est le deuxième ouvrage que je découvre de cette maison d’édition qui se consacre à la poésie québécoise contemporaine, le premier étant Amélia de Laurence Veilleux, et je suis à nouveau conquise. Ciels Transitoires est un petit bijou de poésie libre et est superbement écrit. Le titre Transitoire est ce qui ne dure pas, les bonheurs, mais surtout les malheurs. Chacun développe sa propre interprétation en poésie. Pour moi, la poésie est subjective, on peut soit essayer d’imaginer ce que l’auteur.e pouvait penser ou bien créer notre propre interprétation selon nos besoins ou envies. Pour moi, Ciels Transitoires signifie ce qui ne dure pas. C’est un livre qui m’est tombé dans les …

le deuil tardif des camélias, Daniel Leblanc-Poirier, Éditions de l'Interligne, le fil rouge lit, blogue littéraire, coffret littéraire, les livres qui font du bien, bibliothérapie, littérature

Le deuil tardif des camélias: jeunesse désabusée

C’est le joli visuel du roman Le deuil tardif des camélias qui a attiré mon attention au premier abord. Il ne manquait plus que je prenne connaissance que l’auteur était Daniel Leblanc-Poirier, dont j’avais apprécié la plume dans son recueil de poésie Le naufrage des colibris, pour me convaincre de le lire. L’histoire Le roman nous présente la vie d’Étienne et Laurent, deux amis et colocataires partis de Gatineau Beach pour venir étudier (en théorie plus qu’en pratique) à Montréal. Par la voix d’Étienne, nous les suivons dans le désordre tumultueux de ce moment de leur vie, comme suspendu, entre l’adolescence et l’âge adulte. L’histoire tournant autour de la relation toxique que Laurent entretient avec Florence nous trace le portrait d’une génération désillusionnée, d’une bande d’amis, d’amoureux, d’ex-amoureux et d’amants. Amitié, amour, ruptures, infidélité, deuils, drogues, trahison, manipulation : à première vue, rien de jamais vu. Vous vous demandez ce qui m’a plu à lire les (més)aventures de presqu’adultes agissant comme s’il n’y avait pas de lendemain? J’y ai reconnu, en partie, ma génération, fin vingtaine-début …

(Biblio)thérapie de couple, évoluer ensemble par la lecture

Tous les couples peuvent (et vont sans doute) passer par des moments difficiles. C’est ce qui nous est arrivé, à mon copain et moi : horaires de travail opposés, inquiétudes respectives, etc. Notre quotidien avait raison de nous peu à peu. Il nous fallait sauver le bateau. C’est à la suite d’une discussion autour de l’îlot de cuisine que l’idée nous est venue : il nous fallait trouver des activités communes afin de passer du temps ensemble, comme avant, et ainsi raviver la flamme. Nous sommes deux êtres très (mais très) différents. Lui : amateur de jeux vidéo, maniaque de jeux de société, sportif et surtout amoureux de bandes dessinées. Moi : amatrice de yoga, maniaque de thés, adepte de cocooning et surtout amoureuse de romans. Nous avons un intérêt qui n’est pas trop éloigné : la lecture. C’est alors que l’idée d’une bibliothérapie de couple nous est apparue comme une solution plausible. Comment exploiter cet intérêt commun afin de nous faire évoluer ensemble?  Voici certains conseils, qui sont loin d’être universels, afin de réussir …

arts visuels, littérature, rencontres, amitié, les luttes fécondes, moi aussi, sylvie cotton, nathalie de Blois, carnet, dialogue, catherine dorion, réflexion, création, vie, inspiration, nadia aït-saït, joëlle henry, gaspésie, le fil rouge, le fil rouge lit, découverte, Bibliothérapie, #lefilrougelit, les livres qui font du bien, synchronie, synchronicité, Art, identité

L’un l’autre les uns les autres, s’observer

Comme c’est souvent le cas pour les livres qui deviennent de beaux coups de cœur (ceux dont je ne veux plus me séparer), il s’agit de lectures que je laisse venir à moi par un amoncellement de synchronies. Ici, je vous parle de ma rencontre avec Moi aussi, un carnet écrit en dialogues de Sylvie Cotton et Nathalie de Blois. Je ne pouvais souhaiter plus grande source d’inspiration pour le moment où je me situe dans ma vie intime et créative. Aujourd’hui, je décide de mélanger mes deux passions : la littérature et les arts visuels. Elles se lient en moi pour me permettre de trouver un certain équilibre et pour définir mon langage intérieur et intime, celui que je partage ensuite avec d’autres âmes sensibles. La petite histoire qui suit en est une de rencontres entre plusieurs personnes pour qui le partage est forgé d’empathie, de désir de liberté, de curiosité et de passion. Nadia, Joëlle et Eric, c’est un genre d’hommage que je vous rends avec ce texte, votre passage dans ma vie …

Nos suggestions de lecture (et d’achat!) pour le #12août j’achète un livre québécois du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Je pourrais vous dire que le thème du mois d’août est tout simplement la littérature québécoise. En fait, le livre sera votre choix. Pour le mois d’août, il n’y a pas de « contrainte », de thème. Tout simplement parce que le #12août est la journée officielle pour encourager la littérature québécoise, parce que Le 12 août j’achète un livre québécois. Voici le lien de l’événement Facebook : ICI. Ainsi, c’est le mois où vous pouvez lire le genre qui vous plaît! De vous permettre de retrouver un vieux livre qui traîne dans votre bibliothèque depuis trop longtemps ou encore d’aller vous en procurer un tout nouveau pour l’événement! Je vous annonce également que Le fil rouge sera présent à la Librairie de Verdun (une de mes librairies chouchou) pour souligner l’événement. Quelques fileuses seront présentes sur place, ça sera le moment idéal pour parler de notre amour pour les livres! Nos suggestions / lectures À l’occasion du #12août, j’en profite pour lire le roman de l’une de nos fileuses : Petite laine d’Amélie Panneton. …

Le fil rouge; Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; Les Aveugles; Bi Feiyu; Chine; Éditions Philippe Picquier; Littérature étrangère;

Plongeon dans l’univers des Aveugles, par Bi Feiyu

Des fois, la ligne est mince entre la sociologie et la littérature. Un bon ouvrage sociologique peut se lire comme un roman policier avec un mystère, l’observation d’une anomalie et une enquête pour en découvrir la source. De même, certains romans sont tellement précis dans leur représentation de l’univers dans lequel évoluent les personnages et le type d’interaction qu’il y a entre ceux-ci, que l’on dirait de l’observation sociologique. Il ne manque plus qu’une question de recherche et une analyse des données! C’est pour ça que je crois que certains auteurs, comme Léon Tolstoï, Virginia Woolf et Annie Ernaux, auraient aussi fait de bons sociologues. C’est aussi le cas de l’auteur qui nous occupe dans cet article : Bi Feiyu. Bi Feiyu est un auteur chinois qui écrit à la fin du XXe siècle, alors que la Chine connaît un début d’ouverture sur le reste du monde et que les écrivains sont à la recherche de leurs racines culturelles. Dès ses premières publications, il connaîtra une grande popularité, autant chez les critiques que parmi les …

Ce qu’on a lu comme recueils de poésie pendant le mois de juillet #Jelisunlivrequébécoisparmois

Lorsque j’étais au secondaire, j’écrivais beaucoup de poèmes, mais avec le temps j’ai arrêté. Ça me manque parfois, je retrouve mes vieux poèmes et je me trouve bien naïve. Le mois de juillet était parfait pour me rendre un peu nostalgique. J’espère que dans votre lecture vous avez croisé un poème, des mots qui vous ont touché et qui vous ont fait du bien. Nos lectures  Ma première lecture fut Testament de naissance de David Goudreault. Je crois que j’ai bien fait d’aller avec une valeur sûre. Je réalise de plus en plus que l’écriture de David Goudreault, et cela peu importe sa forme, me correspond. Dans ce recueil de poèmes, Goudreault nous parle de l’arrivée de son premier enfant, sa petite fille. Il y a la grossesse, l’accouchement, les premières fois. Il nous partage d’une manière franche ses peurs, ses désirs, son amour. En fait, il semble découvrir pour la première fois le vrai amour. Ce que j’apprécie dans les oeuvres de Goudreault est son écriture imagée. Il n’y va pas par quatre chemins. …

Le fil rouge; Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; Les tranchées; Fanny Britt; Nouveau Projet; Maternité; Essai

J’aurais voulu qu’on me parle de maternité multiple, dans Les Tranchées de Fanny Britt

Les tranchées évoquent la guerre, les combats, les bons et les mauvais jours, les victoires et les défaites. Quand j’ai commencé ce livre de Fanny Britt (autrice très appréciée chez Le Fil Rouge!), j’avais très hâte d’apprendre ce qu’elle avait à me dire sur la maternité. Honnêtement, mes attentes étaient très élevées, ce qui explique peut-être pourquoi j’ai fini ma lecture avec un fort sentiment d’insatisfaction. J’avais l’impression d’être devant quelque chose de partiel, comme s’il manquait l’autre côté de la médaille. Je n’ai pas été déçue par la qualité de l’écriture de Fanny Britt ou par les idées qu’elle élabore au travers des histoires, témoignages et discussions. L’angle d’approche qu’elle aborde est généralement bien développé et défendu. Mais voilà, pour moi, le problème résidait justement dans le fait qu’il y a seulement une partie de l’expérience de la maternité, plutôt sombre d’ailleurs, qui était présentée. Elle voulait parler d’ambiguïté dans la maternité, tenter de décloisonner le rôle de mère et de rejeter les étiquettes qui sont parfois contraignantes et angoissantes. C’est une démarche qui …

Cartographies II : Couronne Nord

Couronne Nord : cartographie de la périphérie

J’ai grandi dans un des creux de la Baie des Chaleurs, près de l’embouchure de la rivière Restigouche. Ma maison n’était pas située dans une municipalité mais dans une uncharted community, un bout de territoire en périphérie d’une petite ville dont la population, encore aujourd’hui, dégringole inexorablement en-dessous de la barre des 10 000 habitants. En se forçant un peu, on pourrait presque dire que c’était une banlieue. Les nouvelles de Cartographies II : Couronne Nord ont ce don de nous ramener à nos recoins de mythes fondateurs, ceux qui dorment dans les lieux où on n’a pas choisi de grandir. Le recueil se pose sur la rive nord de Montréal, mais le projet est porté par une préoccupation pour les territoires oubliés, aplanis parce que traversés trop vite ou quittés à la hâte. Il ne s’agit pas ici d’idéaliser les municipalités mises en scène (les pamphlets touristiques des Basses-Laurentides et de Lanaudière peuvent dormir tranquilles), mais bien de les investir d’un sens et d’y déterrer des récits. Six nouvelles se déploient ainsi en bordure de …

rush, besoin, envie, lecture, lefilrougelit, le fil rouge,

Le phénomène du « rush » de lecture

Lorsque j’étais jeune, je pouvais passer des heures à m’adonner au plaisir de la lecture. Et quand je dis des heures, j’entends six à huit heures, voire dix, dans une seule et même journée. J’appréciais particulièrement les vacances de Noël et d’été pour cette raison. Je dois avouer qu’à l’époque je n’avais pas les internets, un cellulaire et Netflix, responsable numéro un de ma procrastination depuis 2014, pour dérober mon temps précieux. Bref, les livres représentaient mon unique bien. Depuis, les choses ont bien changé. Déjà, impossible pour moi de rester devant un livre pendant plus de trois heures et là, je suis généreuse. Quand ce ne sont pas mes pensées qui quittent le livre pour aller voir ailleurs si j’y suis, c’est mon cellulaire qui me rappelle que j’ai une notification Facebook. Il demeure que j’aime encore lire. En fait, j’oserais affirmer que j’aime toujours autant lire, mais évidemment, le mode de vie adulte ne nous donne pas toujours autant d’opportunités, et ce, bien que mon emploi en enseignement et mes études en littérature …