All posts tagged: livres

#lefilrougelit, Bibliothérapie, Blogs culturels, choix, coffret le fil rouge, coffrets littéraires, couverture, défi littéraire, Goodreads, Idée, instagram, jelisunlivrequébécoisparmois, Le fil rouge, le fil rouge lit, Lectures, Les libraires, les livres qui font du bien, librairie, livres, Maisons d’édition, Plus on est de fous, plus on lit, radio, réflexion, Recommandations, rentrée littéraire

Au bonheur de lire… mais comment choisir?

Comment choisit-on sa prochaine lecture? De quelle façon un livre atterrit-il sur votre P.A.L, votre Pile à lire? Où trouver des idées, des recommandations, des coups de cœur?  J’ai questionné les fileuses à ce sujet: comment choisissaient-elles leurs prochaines lectures? La quantité de réponses reçues ne peut que vous choyer, vous saurez maintenant quoi faire pour inspirer vos choix et augmenter vos P.A.L. #lefilrougelit : Si vous êtes sur la plateforme Instagram, vous ne pouvez passer à côté de notre hashtag qui vous montre les lectures de tous les abonnés du blogue. Un choix très diversifié et plus de 2000 publications pour vous éclairer. Goodreads : Ce site web et application vous permet de créer votre propre bibliothèque numérique: ce que vous avez lu, ce que vous voulez lire et ce que vous lisez en ce moment. De nombreuses fileuses l’utilisent et vous pouvez rejoindre le réseau de blogueurs, auteurs, amis, etc. Si vous voulez en savoir plus, Martine découvre Goodreads ici. Les libraires : À chaque mois, le site web des Libraires vous suggère leur sélection de cinq livres, …

Le tout dernier Lori Lansens : un voyage en montagne dont on ne revient jamais

Pour la petite anecdote, le premier roman que j’ai lu en anglais, c’est The girls de Lori Lansens, ce qui explique peut-être mon attachement envers cette auteure canadienne, ou c’est plutôt grâce à l’humanité qui transcende ses œuvres… Probablement plus, en fait! Lorsque j’ai su qu’Alto publiait Les égarés, la version française de The mountain story, je voulais à tout prix le lire. C’est avec bonheur que j’ai retrouvé des personnages touchants et surtout, cette écriture jamais faible, ni tendre, mais toujours tellement précieuse et axée sur les vraies choses ; les rapports humains, les émotions et ce désir plus fort de vivre et dans ce cas-ci, de survivre. Les égarés, c’est l’histoire de Wolf, qui écrit une lettre à son fils Daniel pour lui raconter des choses qu’il n’a jamais osé lui dire. Ces secrets prennent place dans un drame et une expérience hors du commun que Wolf a vécue. Il s’est perdu dans la montagne surplombant Palm Springs accompagné de trois inconnues qui ne le sont pas restées longtemps : Nola, Bridget et …

Ma grand-mère lectrice, mon modèle

Alors que je referme les dernières pages de La Femme qui fuit, ma grand-mère maternelle entre à l’hôpital, suite à une vilaine chute. S’enchaînent ensuite les infections, les complications, la médication. Elle sera transférée dans une chambre à elle, après un petit tour aux soins intensifs. Elle prend du mieux, heureusement pour nous, ma famille et moi. Mais elle nous a fait si peur. Au moment d’écrire ces lignes, je suis à son chevet et la regarde dormir. Je me remémore ma lecture du roman de Barbeau-Lavalette, puis je me dis que la vie est drôlement faite, quand même. La lecture de La femme qui fuit m’a profondément interpellée, bouleversée : si Anaïs Barbeau-Lavalette tente de recoller sa grand-mère à l’aide des mots, des souvenirs d’elle, celle qui a abandonné sa mère et son oncle alors qu’ils étaient encore enfants, moi, petite-fille de deux grands-mamans, me suis sentie complètement à l’opposé. Mes grands-mères sont loin d’avoir fui; j’ai été choyée, enfant, de les voir à chacun de mes anniversaires et de passer des journées à être …

L’Art de la joie : Quand l’art emprunte son thème à la littérature

Du 17 février au 14 mai se déroule à Québec Manif d’art 8 — La biennale de Québec. Le thème de l’événement, L’Art de la joie, est emprunté au roman de l’auteure italienne Goliarda Sapienza qui porte ce titre. Amatrice d’art à mes heures, j’ai décidé de profiter de l’occasion pour lire ce roman que je m’étais procuré à vil prix dans une librairie usagée, mais que je n’avais pas encore lu, manquant de courage pour attaquer les 800 pages. L’idée de combiner art et littérature m’a donné la motivation nécessaire pour entamer la lecture de ce roman majeur de la littérature italienne publié en 1998 pour la toute première fois. L’Art de la joie, c’est l’histoire de Modesta née en 1900 dans un petit village de la Sicile en Italie. Au début du roman, elle est une jeune fille et elle vit dans la pauvreté avec sa mère et sa sœur trisomique. Son père est inconnu. Puis, une tragédie survient et elle devient orpheline. Elle est recueillie dans un couvent par des religieuses. Alors destinée à …

Anton Tchékhov, Bibliothérapie, classique de la littérature internationale, Folio, Gallimard, Gurov et Anna, La Dame au petit chien, Le fil rouge, Le fil rouge lit, lecture, Les femmes, les livres qui dont du bien, littérature, Littérature et film, littérature russe, livres, nouvelles, Rafaël Ouellet, Tchékhov, Un film, Tchékhov et les femmes, Tchékhov

Un film, Tchékhov et les femmes

Après des études en Lettres, j’en avais un petit peu soupé des classiques de la littérature internationale. Si bien que, pendant un bon bout de temps, j’ai laissé ce genre de côté, que j’avais exploré un peu par obligation, pour m’approprier plutôt la littérature québécoise et son langage qui est aussi le mien. J’y vivais davantage une proximité dans les sentiments décrits, dans la langue, dans les mœurs, ce qui me rejoignait mieux. Si vous voyiez le contenu de ma bibliothèque, vous verriez qu’elle a un fort penchant (et elle aussi est à veille de craquer!) pour les auteurs du Québec, pour ces mêmes raisons. Par où tout a commencé Puis, vint un jour où je suis tombée en amour avec le film de Rafaël Ouellet sorti en 2014, Gurov et Anna. Difficile à vous en expliquer la ou les raisons en version journaliste cinématographique que je ne suis pas. Je vous dirai simplement que ce film m’a séduite par ses sujets traités, imbriqués les uns dans les autres: la littérature, la banalité de la …

Ne faire qu’un, envers et contre tous

Dans ce premier roman de Marie-Hélène Larochelle, Danill et Vanya, j’ai été surprise de la façon dont je me suis vue devenir complètement fascinée par cette histoire qui semblait toute simple au départ. Sans toutefois être un thriller psychologique, ce roman nous entraîne tout de même dans une quête qui côtoie meurtre, mensonge, agression sexuelle et identité. La prémisse semble fort simple : un couple très amoureux, Emma et Gregory, perdent leur enfant et décident de se tourner vers l’adoption internationale, c’est ainsi qu’ils deviennent les parents adoptifs de deux jumeaux, Danill et Vanya. Les premiers temps avec les bébés sont difficiles, ils semblent vivre avec des problèmes liés à une dépendance à l’alcool, alors d’emblée on ne trouve rien de douteux ou de louche avec les bébés qui sont distants, froids et incroyablement près l’un de l’autre. C’est au fil des pages qu’on y découvre une famille, qui semble parfaite de l’extérieur, mais qui est pourtant plongée dans des rapports froids et dépourvus de chaleur. Les jumeaux, cette entité, ne semble pas s’attacher à leurs …

Dans l’intimité des Reines

Publiée le 1er janvier 1991, Les Reines de Normand Chaurette est sans le moindre doute une pièce de théâtre surprenante, tant par son style d’écriture particulier, que par l’histoire rocambolesque. Une atmosphère obscure pour une famille obscure  Plongée à l’intérieur d’un palais londonien en 1483, la pièce présente six femmes affolées dans un univers pesant où toutes convoitent le trône d’Angleterre. La reine Elisabeth, les sœurs Anne et Isabelle Warwick, la reine Marguerite, Anne Dexter et la vieille duchesse d’York âgée de quatre-vingt-dix-neuf ans sont représentées toutes plus angoissées et affolées les unes que les autres. Je dois avouer que suivant ma lecture, je reste dans un état dubitatif. Certaines choses m’ont absolument séduite, par contre, l’histoire semblait par moment quelque peu complexe à suivre; peut-être par le style d’écriture s’appropriant le vocabulaire de l’époque, ou la façon dont elle est écrite, ou l’agitation parfois « mêlante » des personnages. Il reste que l’histoire m’a plu, elle me rappelle les pièces de Shakespeare dont j’ai toujours aimé l’écriture. Une famille entre vérité et mensonge Résumant l’histoire, …

amitié, École primaire, Bibliothérapie, Jonathan Bécotte, Lémeac jeunesse, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, Littérature jeunesse, livres, Meilleur ami, Nostalgie, Souffler dans la cassette, vacances

Souffler dans la cassette : Ode à la jeunesse

Premier roman de Jonathan Bécotte, Souffler dans la cassette est un roman poétique imprégné de magie. Cette ode à l’amitié et à la jeunesse nous transporte au temps de l’enfance où le simple fait de passer du temps avec son meilleur ami est l’unique plaisir de la vie. C’est l’histoire d’une amitié fusionnelle entre deux jeunes garçons qui insuffle en nous une nostalgie, celle de l’apprentissage de la vie, de l’apprentissage de ces sentiments qui sont si près de l’amour que le monde s’arrête. On les découvre lors des dernières semaines de classe : J’ai retrouvé un vieux coin-coin                                                                    Qu’on avait fait en catéchèse.                                                                          J’avais mémorisé quelle combinaison …

anxiété, anxiété de performance, échec, école, Bibliothérapie, Chroniques d'une anxieuse, crise de panique, examen, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, livres, société, système académique

Chroniques d’une anxieuse : ma petite peur de l’échec

J’me souviens encore du seul et unique examen que j’ai coulé. J’étais en cinquième année. C’était un test sur les divisions. Un test surprise. Quand madame Diane avait lancé avec un p’tit sourire narquois qu’on serait évalué là, maintenant, tout de suite, sur ce qu’elle nous avait enseigné la veille, j’ai buggué. Les autres soupiraient. Les autres tappaient du crayon nerveusement. Mais moi. J’ai buggué. Beaucoup. J’ai cru que le monde s’effondrait. J’étais pas préparée. D’habitude, j’étudiais, me pratiquais jusqu’à temps que ce soit ancré en moi comme si je l’avais toujours su. Comme si j’étais née en sachant diviser des nombres compliqués. Mais là, je ne pouvais pas, j’étais impuissante, je n’étais pas prête, je ne me souvenais de rien. Les mains moites. Le pied droit nerveux. Les yeux pleins d’eau. La prof qui passait d’un pupitre à l’autre en s’assurant de déposer face contre table le bout de papier qui me faisait trembler l’intérieur. Elle est arrivée à mon pupitre. Elle a déposé le test devant moi. Elle a dit : dans 4, 3, …