Year: 2018

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Comment le gars derrière Silent Bob est devenu mon modèle

J’étais en admiration devant son audace et son authenticité dans la gestion de ce film. Il a brisé les règles et fait un pied de nez au monde du cinéma et au critiques. Il m’a dit que c’est possible de répondre à mes aspirations de jeunesse en débarquant du moule et en faisant ce que j’aime, à ma façon.

C’est là, qu’il est devenu mon modèle.

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Le coeur du village et l’essence des villageois

Je crois que c’est la lecture de Paul à la pêche qui m’a donné envie de lire des bandes-dessinées. Je n’ai jamais été une grande amatrice de ce genre d’ouvrages, mais j’ai récemment eu envie de découvrir des albums conçus spécialement pour un public plus âgé. Je me suis donc tournée vers la série Magasin général, comportant neuf bandes-dessinées historiques se déroulant au Québec. J’ai commencé par lire deux tomes, afin de découvrir cette série qui a beaucoup fait parler d’elle. Complémentarité de plusieurs artistes D’abord, j’ai bien aimé que le concept soit brièvement présenté au début de l’album. Les auteurs, Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, sont deux artistes français qui avaient déjà des carrières solo fleurissantes lorsqu’ils ont décidé de s’associer pour ce projet. C’est leur complémentarité qui les a poussés à travailler conjointement sous le nom de Loisel et Tripp. Une troisième personne est venue compléter l’équation, il s’agit de Jimmy Beaulieu. Celui-ci était indispensable afin de représenter convenablement les expressions particulières du peuple québécois au début du XXe siècle. Les deux auteurs et dessinateurs …

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Une autrice et son oeuvre : Vickie Gendreau

Vickie Gendreau est une romancière québécoise née en 1989, et décédée à 24 ans d’une tumeur au cerveau. Connue dans le milieu de la poésie au Québec, elle a publié deux romans à saveur autofictionnelle : le premier est paru juste avant son décès, et le deuxième de manière posthume. C’est que la maladie a frappé rapidement, et à l’improviste : Vickie Gendreau, 23 ans, débordante d’énergie, vivait sans retenue quand le diagnostic est tombé. C’est alors que l’urgence d’écrire s’est imposée, car elle considérait que c’était la seule manière de rassembler les méandres de sa vie pour leur donner un sens. Onze mois plus tard, elle s’éteignait. L’écriture aura été pour elle une bouée qui lui permettait de s’accrocher, de respirer. Et surtout, elle était pour elle la seule trace de son passage sur terre. Testament (2013) Testament, sa première publication, s’impose donc comme un legs. L’écriture, inspirée notamment de celle de Virginia Woolf, se fragmente entre la voix moqueuse de l’autrice et celles de ses amis qui réagissent à sa mort. Vickie Gendreau a voulu …

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L’univers d’Emily Dickinson : un monde fait de villes de papier

Les villes de papier n’est pas un livre ordinaire. Il s’agit d’une œuvre unique arrivée à la fin de l’été tel un vent de fraîcheur salutaire. Dominique Fortier, autrice et traductrice québécoise, nous offre ici une fenêtre unique sur l’univers de la poète américaine Emily Dickinson. Tomber sous le charme Lorsque j’ai vu passer l’annonce de la parution du livre Les villes de papier, j’ai été accrochée par la page couverture arborant des fleurs séchées identifiées avec minutie. Moi qui plaçais régulièrement, étant enfant, des violettes à sécher entre les pages des dictionnaires, ce rituel attira mon attention. Un extrait de l’œuvre, les premières lignes en réalité, nous était offert au-dessus de l’image. « Emily est une ville toute de bois blanc nichée au milieu de prairies de trèfle et d’avoine. Les maisons carrées y ont des toits en pente, des volets bleus qu’on ferme à l’approche du soir et des cheminées par lesquelles il arrive que s’engouffre un oiseau qui volera, éperdu, les ailes pleines de suie, par toutes les chambres. Plutôt que de tenter …

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Dans la tête d’Annabelle

Annabelle est une ado comme les autres : elle a sa meilleure amie depuis toujours, se découvre une passion pour la danse hip-hop, obéit à ses parents même si ça ne fait pas toujours son affaire et surtout, elle cherche à plaire à tout le monde. Comportement typique, on est tou.te.s passé.e.s par là, n’est-ce pas? Plaire à tout prix Quand Éric, le plus beau gars de l’école, commence à s’intéresser à elle, Annabelle est prête à tout pour lui plaire, même si cela implique de ne pas écouter les conseils de son amie de toujours, Léa. Pour attirer l’attention du beaaauuu Ériiiiic, Annabelle ira même jusqu’à changer sa personnalité, s’acheter de la lingerie et aller dans un party où les jeunes boivent de l’alcool et fument des joints. Quand elle réalisera qu’Éric s’est servie d’elle, elle tentera tout de même de l’excuser. Il ne l’a pas fait exprès, ce n’était pas son intention. Le personnage d’Annabelle vit un cheminement difficile au pays de l’acceptation de soi et l’autrice de ce récit nous guide d’une …

Les préoccupations d’une féministe rabat-joie

Qu’est-ce qu’une féministe rabat-joie ? Qu’est ce qui préoccupe la féministe rabat-joie moderne ?  Telle est la prémisse de cet essai d’Erin Wunker, professeure, chercheure, autrice et, bien entendu, féministe. À travers ses réflexions et ses questionnements, Wunker s’amuse (pour faire écho au joie de rabat-joie) à déconstruire ces normes patriarcales. L’état du monde vous inquiète, l’inéquité vous enrage et décourage et vous brûlez de pouvoir faire quelque chose pour changer ça ? Vous êtes probablement déjà une rabat-joie. Et vous vous rendrez peut-être compte que ça donne du courage d’apprendre comment «abattre» la joie peut aider à «refaire le monde». Après tout, si le statu quo est intenable pour beaucoup d’entre nous, s’efforcer de le modifier est une marque d’espoir. À la croisée des approches  Wunker le dit elle même, ses textes se trouvent à la croisée entre critiques, théories littéraire, culture populaire et pensée féministe. C’est à travers ces quatre axes qu’elle développe sa pensée autour de trois sujets, soit la culture du viol, les amitiés entre femmes et la maternité. En ouvrant …

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Libérer la colère : un manifeste de la révolte féministe

Les femmes sont en colère. C’est comme si, depuis quelques temps, grâce entre autres à l’avènement des réseaux sociaux et à l’esprit de communauté qui en découle, elles se permettaient enfin d’ouvrir les valves de toute cette rage accumulée au fil des années, sous prétexte qu’une femme se doit d’être docile, soumise, tranquille et douce. Les femmes et le droit à la colère Geneviève Moran et Natalie-Ann Roy ont voulu, avec leur recueil Libérer la colère, réunir les voix de plusieurs femmes pour créer une véritable chorale colérique sur papier. Tout a commencé avec une correspondance entre ces deux femmes qui s’est ensuite propagée pour donner de l’espace à plus d’une trentaine de plumes féminines (et féministes). Comme sujet central : le droit à la colère, à l’indignation, à la révolte, la permission d’en avoir assez, de dire non, d’arrêter le trop long refoulement des émotions. Contre quoi est-ce que ces femmes se révoltent-elles? Contre la culture du viol, contre la charge mentale, contre le racisme, contre le sexisme, contre les attentes irréalistes que l’on …

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Un immense retour en arrière: Sakura, la chasseuse de cartes!

C’est en tombant complètement par hasard sur un épisode du dessin animé Sakura  la chasseuse de cartes (ou Sakura Card Captor) que j’ai eu envie de relire les célèbres mangas (lus, relus et relus encore durant mon enfance), qui ont inspiré la série. Grande fervante des Sailor Moon, ce fut pourtant Sakura ma favorite: étant peu familière avec les mangas, ce fut justement la découverte de son univers qui m’a encouragée à entreprendre d’autres découvertes dans le même genre littéraire (qui malheureusement, comme nous le verrons plus bas, cela n’a pas vraiment porté fruit par la suite… Mais bon, j’aurai tout de même essayé!) Qui est Sakura? Le lecteur fait la connaissance de la jeune Sakura, étudiante résidant dans une ville fictive du Japon (Tomoyeda) en compagnie de son père et de son grand frère. Le quotidien de la jeune fille sera un jour chamboulé par une curieuse découverte qu’elle fera un après-midi dans la bibliothèque de son père: le livre de Clow, dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. En ouvrant celui-ci, plusieurs cartes s’envolent aussitôt par la …

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Apologie de la nature et de l’anticonformisme : Walden ou la vie dans les bois

Le minimaliste est assez tendance par les temps qui courent. Les ouvrages et les blogues sur le sujet pullulent et nous donnent tous les trucs indispensables pour faire le tri de nos possessions et désencombrer le fouillis qui règne dans nos espaces de vie. Pourtant, bien que j’aie moi-même usé de certains de ces trucs, ces lectures me laissent souvent sur ma faim. J’avais envie d’une lecture davantage réflexive, moins axée sur les étapes à suivre pour devenir le parfait minimaliste, mais plutôt sur la philosophie de vie dont découlent la simplicité et le minimalisme. Je me suis donc tournée vers Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau, une œuvre phare ayant nourri, entre autres, la pensée écologiste moderne, les mouvements de retour à la terre et de simplicité volontaire. Prémices de l’oeuvre Le récit, mêlant autobiographie, observations, philosophie, spiritualité, poésie et critique sociale, relate l’ambitieuse expérience de Thoreau qui décida, au printemps 1845, de s’exiler dans les bois près de l’étang de Walden pour vivre un quotidien guidé par les différents …