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Le journal champêtre d’Edith Holden: une ode à la beauté de la nature

L’arrivée de l’été me donne toujours l’envie d’aborder des sujets littéraires reliés au monde de la botanique, des fleurs ou bien tout ce qui concerne la nature en général (ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent bien mon obsession pour les fleurs et mon déversement de photos annuelles de magnolias!). À cet effet, je fus agréablement servie en découvrant un classique de la littérature anglaise, The Country Diary of an Edwardian Lady, par Edith Holden: (source: le compte Instagram Insidewanderer)   Qu’est-ce que c’est?  L’ouvrage est un journal «botanique» réalisé par l’artiste et enseignante anglaise Edith Holden, au début du vingtième siècle. Passionnée de la nature, Holden réalisa plusieurs aquarelles de ses découvertes au cours de ses escapades champêtres dans les campagnes d’Angleterre et d’Écosse (fleurs, herbes, petits animaux, insectes, etc.). Ce «journal de bord», en plus des aquarelles, contient des notes et des informations diverses sur ses découvertes, ainsi que des poèmes relatifs à la nature: le tout est séparé par les douze mois de l’année. Le journal, réalisé en 1906, ne fut édité …

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Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, à mettre sur votre liste de lecture cet été !

Comment choisissez-vous un livre? À la suite d’une critique favorable? D’un conseil d’une personne de confiance? Personnellement, j’accorde énormément d’importance aux titres. J’ai besoin qu’il soit accrocheur, qu’il me laisse perplexe, qu’il donne envie de m’y intéresser. J’ai souvent l’impression qu’on délaisse le titre, qu’on ne lui accorde pas suffisamment d’attention lorsqu’on le choisi et qu’on néglige tout son potentiel d’influence sur la décision du lecteur de le ramener à la maison ou de le laisser sur la tablette de la librairie ou de la bibliothèque. S’il y a bien un titre qui ne m’a pas laissée indifférente c’est bien celui choisi par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows pour leur livre intitulé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Tous les amateurs de littérature connaissent, un jour ou l’autre, la puissante captivité qu’un livre peut exercer sur un individu. Cette obsession qui se développe brièvement le temps que l’on atteigne la dernière page d’un livre qui nous obnubile. Ces histoires qui nous détiennent l’esprit et que l’on traîne toute la journée dans notre …

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Dessine-moi un mouton

C’est quelque peu angoissant d’écrire un article sur le livre le plus traduit au monde après la Bible – en 300 langues pour être exacte – d’autant plus que rares sont ceux qui ne l’ont pas lu au moins une fois. Mais alors, me direz-vous, pourquoi m’embarquer là-dedans ? C’est que, il y a quelques mois de cela, j’ai eu une discussion endiablée avec mon coloc sur les différents degrés d’interprétation que chacun peut avoir d’un même livre. J’ai tout de suite pensé au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, qui est reconnu comme étant un conte écrit pour les enfants, mais destiné aux adultes. Avec les années, on gagne en maturité, tout en perdant l’enfant en nous, celui qui voit ce qui est réellement devant lui, qui accepte l’impossible et dont l’imagination surpasse la raison. C’est d’ailleurs pour cela qu’un enfant qui lit ce livre n’y verra qu’un personnage éclectique qui fait des rencontres toujours plus spéciales les unes que les autres. L’adulte, lui, rend à ce livre son côté sérieux, prêtant à ces lignes très simples une …

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Tout ce qui se dissimule dans Nos silences

Les femmes, en raison de leur genre, subissent la guerre de manière toute particulière. C’est ce que l’auteure Wahiba Khiari raconte, en libérant son propre vécu, dans Nos silences. Ce court roman, paru en 2018 aux Éditions XYZ après avoir été publié en Tunisie il y a quelques années, entrelace fiction et autofiction pour faire le récit de la guerre civile algérienne du point de vue des femmes. En composant un roman à deux voix, l’auteure brise le silence des femmes happées par le conflit armé. S’y alternent donc le récit d’une enseignante d’anglais ayant fui le conflit et les violences à leurs débuts et celui de son étudiante plongée dans l’épouvante de ce qui sera baptisé la «décennie noire». La première, tenaillée par les remords et l’impuissance, n’arrive pas à se défaire de l’idée que son élève traverse le pire là-bas.  «Je suis loin, mais pas elle. Ils l’ont eue, j’en suis douloureusement convaincue. Des années qu’elle m’habite comme une deuxième possibilité de moi-même.» Par l’écriture, elle la fait exister et elle fait exister …

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Sébastien Bérubé: Détruire et refaire le monde

Crédits photo: Daniel Aucoin C’était en janvier dernier, à l’occasion de la journée de l’alphabétisation familiale. La bibliothèque publique d’Edmundston (Nouveau-Brunswick) avait organisé une table ronde avec des auteurs de la région. J’y ai fait la connaissance de Sébastien Bérubé, poète engagé et artiste aux multiples talents. Il m’a tout de suite interpellée par son discours sur l’importance de la lecture ainsi que son engagement communautaire auprès des jeunes; il leur transmet sa passion pour la littérature, mais surtout, il leur ouvre un univers rempli de possibilités! Après avoir lu ses recueils de poésie, j’avais envie d’en connaître un peu plus, mais aussi de vous le faire découvrir. Je l’ai contacté et il a accepté avec plaisir de répondre à mes questions: Parfois, on comprend mieux la poésie quand on connaît l’histoire derrière. Parle-moi de ton background. D’où viens-tu, que fais-tu dans la vie? Je suis originaire du Restigouche, plus précisément de St-Quentin, mais j’ai passé presque la totalité de ma vie au Madawaska (à Edmundston). Je suis artiste multidisciplinaire. De la poésie à l’aquarelle …

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Breakfast of Champions, du jamais vu

Après avoir terminé sa lecture, mon copain m’a fortement suggéré de livre Breakfast of Champions de Kurt Vonnegut, car il avait adoré cette œuvre littéraire. Vu son enthousiasme, je n’ai pas hésité et je me suis lancée dans cette aventure qu’est ce livre, m’éloignant de ce que je lis habituellement.           La rencontre de deux opposés Ce livre a été écrit en 1973 et est encore très populaire de nos jours. Breakfast of Champions, c’est l’histoire de deux hommes dont les chemins vont se croiser par un, mais pas le meilleur des hasards. Kilgore Trout est un auteur pas très apprécié ou très populaire du public. Il est un personnage récurrent des fictions de Vonnegut. Ses histoires de science-fiction farfelues parsèment l’histoire principale.  Dwayne Hoover, un concessionnaire d’automobiles dont son seul compagnon de vie est son chien va perdre de plus-en-plus la raison à la suite du suicide de sa femme et de la découverte d’une fausse réalité. Lorsque les deux hommes se rencontrent dans le cadre d’un festival, l’œuvre de …

Prendre corps ou comment le déconstruire pour mieux l’habiter

J’attendais Prendre Corps de Catherine Voyer-Léger comme certains attendent la prochaine saison de Games of Thrones, c’est-à-dire avec beaucoup  d’impatience. C’est que j’ai été marqué par ma lecture de ces deux premiers recueils de textes: Détails et Dédales ainsi que Désordre et Désirs. Pour reprendre les mots de Fanie, qui a su si bien décrire ce que j’ai aussi ressenti durant ma lecture; L’écriture de Voyer-Léger, nourrie d’humour et d’autodérision, dégage une énergie survoltée; on embarque volontiers dans son rythme soutenu et on la suit avec une grande fluidité et un enthousiasme renouvelé. […] Sans nous prendre par la main, la maîtrise de ses moyens littéraires permet à l’écrivaine de capter notre attention et de l’entraîner dans un dédale de réflexions s’entrecroisant, se répondant autour d’une sorte d’armada de désirs. Désirs d’observer, d’interroger, de sentir, de comprendre; désir d’investir le corps, de nommer les choses, de les voir se déployer autrement, de vivre; mais peut-être surtout, désir d’être lue, et donc d’interagir, de voir son avion de papier se faire cueillir par des mains, inconnues peut-être, pour …

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Nos clubs de lecture mai 2018 : Souffler dans la cassette, Moi aussi je voulais l’emporter et Journal d’un réfugié de campagne

En mai, c’était le début de nos trois clubs de lecture de l’été à Montréal. Nous avons lu trois livres complètement différents pour ce premier mois, les avis ont été mitigés et c’est ce que nous préférons, car cela créé des discussions excessivement riches! C’était aussi un grand plaisir de retrouver d’anciennes participantes et d’en rencontrer des nouvelles. On sent déjà que cette session estivale sera riche en inspirantes discussions autour des livres. Voici donc les comptes rendus de nos rencontres : Groupe #1, Rencontre au café Sfouf, lecture : Journal d’un réfugié de campagne de Jean Bédard Il s’agissait, pour toutes les participantes, de la première immersion dans l’oeuvre de Jean Bédard. De notre côté, deux participantes d’un autre de nos clubs de lecture ont adoré les romans de cet auteur, donc nous avions quelques attentes pour cette lecture. Or, ce livre-ci est bien loin d’être un roman. Comme le titre l’indique, il s’agit vraiment du journal de l’auteur qui vit à la campagne et qui partage son temps à entretenir sa terre et …

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Une autrice et son œuvre : Delphine de Vigan

J’ai découvert Delphine de Vigan alors que je cherchais un roman qui allait m’attraper et dont je ne pourrais plus m’échapper, ce genre de livre qu’il faut finir d’une seule traite sans reprendre son souffle. J’ai aperçu en librairie Rien ne s’oppose à la nuit, l’un de ses romans, et j’ai été immédiatement séduite. Deux jours plus tard, j’avais fini le livre et, la tête pleine des mots de l’autrice, je m’attaquais à une autre de ses œuvres. J’avais trouvé exactement ce que je cherchais et découvert une écrivaine remarquable. Jours sans faim (2001) Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française. Mère de deux enfants, elle vit avec le critique littéraire, journaliste et animateur d’émissions culturelles François Busnel. Elle se fait d’abord connaître avec un premier récit d’inspiration autobiographique intitulé Jours sans faim, qu’elle publie d’abord sous le pseudonyme de Lou Delvig.  Jours sans faim, délicat jeu de mot pour un texte intense qui aborde la complexité de l’anorexie, cette maladie dont l’autrice a elle-même souffert. L’héroïne, Laure, jeune fille de 19 ans …

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La chute d’une société : Maître Glockenspiel de Philippe Meilleur

Lauréat du prix Robert-Cliche en 2017, Philippe Meilleur présente un premier roman digne du journaliste satirique en lui. Fondateur du site Le navet, il possède une facilité déconcertante à parodier le monde qui l’entoure. Son œil aguerri de journaliste lui permet de critiquer socialement, dans son roman qui tend vers l’allégorie, l’univers dans lequel nous vivons. Créé en 1979 pour honorer la mémoire du grand avocat, juge et homme politique disparu l’année précédente, le prix Robert-Cliche, le plus prestigieux de la relève du roman québécois, a aidé à lancer de brillante façon la carrière de plusieurs auteurs importants de notre littérature. Maître Glockenspiel est plus qu’un miroir sociétal, c’est une dystopie totalitaire qui a la capacité de nous faire réfléchir sur notre monde. Dès les premières lignes, on se demande dans quel univers on vient d’atterrir. « Si Maître Glockenspiel rêvait depuis longtemps d’être assassiné, l’envie n’avait jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. Perché au balcon du dernier étage de son palais, l’empereur astiquait sa bombe nucléaire préférée, Klaria. » Maître Glockenspiel… Personnage plus grand que nature, …