All posts tagged: les livres qui font du bien

Charlotte, Charlotte Salomon, folio, Renaudot, Goncourt, David Foenkinos, mort, suicide, peintre, deuxième guerre mondiale, le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, littérature, bibliothérapie, livres, les livres qui font du bien, littérature étrangère

Sur les traces de Charlotte

Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que ce livre porte mon nom. C’est d’ailleurs ce qui m’a attirée à lui. Il me narguait du bas de ma (trop grosse) pile de livres à lire et a miraculeusement fini entre mes mains, vainqueur contre tous ces autres ouvrages qui attendent depuis déjà trop longtemps. Charlotte, de David Foenkinos, est un livre simple et tragique, mais aussi un livre d’une douceur incroyable, malgré les sujets lourds dont il traite. L’obsession d’un auteur pour une artiste Huit ans. David Foenkinos a passé huit ans de sa vie à penser à Charlotte Salomon, l’artiste peintre qui mourut à l’âge de vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Huit ans à retracer ses moindres pas, et à essayer de comprendre une femme qui était tout sauf simple. Huit ans qui se terminent par ce livre, cadeau qu’il nous offre et qui nous permet de connaître cette femme que la vie a laissé tomber. C’est que, dès les premières pages, Charlotte est un prénom qui est lourd de sens. Comment s’en …

Ankara Scofield, bibliothérapie, Canado-Irlandaise, délinquant sexuel, habitudes littéraires, humour grinçant, journaux, Le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, les livres qui font du bien, littérature, livres, Londres, Martin John

Martin John, circuits d’un homme dérangé

Je ne sais pas pour vous, mais depuis quelques années j’essaie, comme Anne-Marie, de lire davantage de romans écrits par des femmes. Dans ma PAL se trouvait un beau livre orange vif, à la quatrième de lecture singulière : Martin John, un délinquant sexuel, a été envoyé à Londres par sa mère pour échapper aux autorités. Depuis, il doit naviguer seul dans cette ville hostile où tout conspire à le faire dévier de la routine implacable et absurde à laquelle il s’est astreint. Le piège semble se refermer sur lui alors qu’un agaçant chambreur, sans doute un espion envoyé par la police, fait irruption dans sa vie. J’ai été tentée de lire cette fiction qui a connu un succès populaire, principalement parce que l’humour grinçant était mentionné dans presque toutes ses critiques et parce que son auteure est une femme : Anakana Schofield, une Canado-Irlandaise. Le chemin d’un prédateur Cette écrivaine s’amuse tout au long du roman à construire un récit dont la forme cyclique et répétitive engouffre le lecteur dans le mode de vie …

Une enfance de Jésus, J. M. Coetzee, Éditions du seuil, Littérature étrangère, Le fil rouge, Le fil rouge lit, littérature, lecture, livre, littérature sud-africaine, bibliothérapie, livres qui font du bien, littérature du réfugié, terre d'accueil

Dans la peau d’un réfugié

Imaginez que vous arrivez dans un nouveau pays. Vous avez fui votre terre natale et avez tout laissé derrière. Dans cette patrie d’accueil, la langue vous est étrangère, les coutumes, non familières. Vous êtes accueilli dans un centre pour réfugiés, mais il s’avère une véritable blague bureaucratique et vous ne trouvez ni la personne responsable de vous assigner une chambre, ni celle en charge de vous donner un repas. Vous finissez par dormir sous un amas de tôles, avec comme seul repas deux maigres tranches de pain à la margarine. Maintenant, imaginez ce scénario à nouveau, mais cette fois ajoutez-y la présence d’un enfant dont vous seul êtes le responsable. Stressant, frustrant et étourdissant, n’est-ce pas? Bienvenue dans la peau de Simon, le protagoniste du roman Une enfance de Jésus de l’auteur sud-africain J. M. Coetzee. Nager en pleine perte de repères  Simon n’est pas le père de David. Un peu par hasard et un peu par obligation, les deux réfugiés se sont retrouvés soudés ensemble. C’est donc main dans la main qu’ils découvrent ensemble leur terre …

En cuisine avec Kafka, Baking with Kafka, Tom Gauld, Alto, traduction, bande-dessinée, planches, bd, littérature, lecture, le fil rouge, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, bibliothérapie,

Blagues pour les littéraires et leurs acolytes

Tous les jours, nous défilons notre page d’accueil Facebook, remplie de memes et de GIF, et nous lisons des tonnes de blagues. Des drôles, des pas trop drôles, certaines avec trop de fautes d’orthographe pour qu’on les trouve pertinentes, d’autres vraiment bien réfléchies sous lesquelles on va même taguer notre meilleur.e ami.e! En cuisine avec Kafka est un peu la représentation littéraire de notre fil Facebook. La version « blagues réfléchies ». Il s’agit d’une succession de très courtes séquences, une planche chacune, qui propose des blagues, entre autres, sur la littérature et la culture geek. Ça se lit rapidement et ça permet de décrocher, sans l’aspect média social qui nous aspire jusqu’à ce qu’on oublie qu’on avait des plans cette journée-là. On n’est même pas obligé de dire à nos amis qu’on l’a lu! (Mais je vous propose quand même d’en parler autour de vous, ça en vaut la peine.) Le titre, Baking with Kafka en version originale, fait référence à l’une des planches du livre. Par contre, j’aurais choisi un autre titre pour l’ouvrage complet, …

lefilrougelit, Adolescence, Éditions Philippe Picquier, Bibliothérapie, je veux devenir moine zen, Le fil rouge, les livres qui font du bien, littérature, littérature japonaise, livres, Miura Kiyohiro, parentalité

Je veux devenir moine zen ! ou l’art de laisser grandir

Ryôta est un enfant turbulent, bagarreur, mauvais élève et très doué pour s’attirer des ennuis. Son père, qui pratique le zen tous les dimanches, décide donc de l’emmener avec lui au temple pour ses heures de pratique. Dans ces moments, il est alors un tout autre enfant, calme, introverti, obéissant. Un dimanche matin, alors qu’il n’a que 8 ans, Ryôta annonce à son père qu’il souhaite devenir moine, et lui demande de l’aider dans les démarches à accomplir. C’est pile là que ce court roman m’a étonnée, car, malgré ce que le titre m’a laissé croire, l’auteur ne me racontera pas l’histoire de Ryôta. Enfin, pas tout à fait… De la difficulté d’être parent Il s’agit plutôt de l’histoire de ses parents, et de toutes les difficultés qu’ils vont rencontrer à partir de l’annonce de sa vocation et pendant les années qui vont suivre. Pour commencer, comment réagir à une telle annonce, faite en plus par un enfant aussi jeune ? Puis, les années passant et l’enfant s’affirmant, comment réagir face à ses convictions, mais aussi …

Club de lecture : Le meilleur a été découvert loin d’ici

16 décembre, Café 8oz. La dernière séance de la session a toujours un petit quelque chose de spécial. Pour une première fois, depuis le tout début des clubs de lecture, nous arrivons quelques minutes de retard, accueillies par les participant.e.s qui sont déjà bien attablé.e.s. On pensait que vous alliez arriver avec un père Noël là ! C’est sur cette note que débute notre dernière séance du samedi, tout en humour, avec une belle neige qui tombe à l’extérieur, autour de la grande table du Café 8oz. L’ambiance est de circonstance puisqu’on parle d’un roman graphique aussi doux que ce samedi de décembre : Le meilleur a été découvert loin d’ici de Mélodie Vachon Boucher. L’abbaye, Berlin, souvenirs Outre l’évidente beauté des images,  c’est la fragmentation de l’œuvre à laquelle nous nous attardons le plus. Il y a ce besoin de silence, de recueillement dans une abbaye qui nous touche tous beaucoup. Au point d’en vouloir plus, d’être un peu triste de la quitter pour Berlin au fil des pages. On se questionne d’ailleurs longuement …

le fil rouge, lefilrougelit, littqc, les livres qui font du bien, journal, nanowrimo, défi littéraire, création littérature, écriture, rituel d'écriture, écriture, écrire, November writing challenge

NaNoWriMo 2017 : retour sur un défi d’écriture exigeant

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois du défi d’écriture NaNoWriMo, j’ai tout de suite voulu y participer. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un défi d’écriture qui consiste à écrire un roman en 1 mois, soit en novembre. Le défi est d’écrire 50 000 mots pendant ce mois. Des tonnes de gens y participent autour du monde et c’est ce sentiment de communauté qui m’a attirée. Or, c’était en plein mois de novembre 2016, alors j’ai décidé de me lancer le défi pour 2017. En septembre 2017, j’ai planifié que j’allais participer à l’édition de cette année-là. J’en ai parlé un peu autour de moi — mais pas trop —, la vérité c’est que je n’arrivais pas à décider sur quoi j’allais écrire. J’ai en tête plusieurs idées de roman que j’ai accumulées au fil des années et je devais mettre la main sur une d’entre elles, m’y investir et la planifier. Les choses ne se sont pas passées comme je le pensais et c’est finalement le samedi avant le 1er …

Retirer un terme : éditions seuil éditions seuilRetirer un terme : Bibliothérapie BibliothérapieRetirer un terme : daraya darayaRetirer un terme : delphine minoui delphine minouiRetirer un terme : Guerre GuerreRetirer un terme : journalisme journalismeRetirer un terme : Le fil rouge Le fil rougeRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : le pouvoir des mots le pouvoir des motsRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : les passeurs de livres de daraya les passeurs de livres de darayaRetirer un terme : siège de daraya siège de darayaRetirer un terme : Syrie SyrieRetirer un terme : une bibliothèque secrète en syrie une bibliothèque secrète en syrie

Les passeurs de livres de Daraya : le pouvoir des livres sur fond de guerre

Tout a commencé par une photo publiée sur la page Facebook de Humans of Syria. Deux hommes, entourés de livres, une bibliothèque secrète. Il n’en fallut pas plus pour piquer la curiosité de la journaliste Delphine Minoui, spécialiste du Moyen-Orient. Il est difficile de décrire ce livre qui dépeint autant les horreurs de la guerre en Syrie que la beauté et le pouvoir des mots. De faire cohabiter ces deux thèmes semble presque absurde et, pourtant, nous n’avons pas ici affaire à une fiction, mais bien à des parcelles d’une véritable histoire, d’une bibliothèque secrète et des hommes qui y trouvent espoir, force et résilience. De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans …

bibliothérapie, poésie et théâtre, l'oie de cravan, deuil, les livres qui font du bien, Le fil rouge, Daphné B., rupture, Delete, le fil rouge lit, lecture, littérature, livres

Deuil et quête de soi, ici et à l’autre bout du monde; Delete de Daphné B.

Curieuse de nature, je glane mes idées de lectures à gauche et à droite, retenant parfois des titres précis, mais plus souvent, le nom de certains auteurs, des sujets et des thèmes. Il y avait un moment déjà que je gardais le nom de Daphné B. en mémoire, après l’avoir entendue à quelques reprises à la radio, mais c’est lorsqu’elle a lu un passage de son nouveau livre de poésie Delete que je me suis dit que je devais la lire. J’ai donc profité de ma dernière visite dans une librairie pour me procurer son recueil. J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce court livre avec sa couverture toute simple,  affichant le profil d’une cowgirl sans doute dessiné aux Prismacolor. Il est plutôt rare que je me tourne vers la poésie, préférant spontanément les grosses briques et les longues sagas, et pourtant, je l’ai dévoré! Il faut dire que l’extrait de la quatrième de couverture m’a mise en appétit, alors que j’étais encore à la librairie. « Les mots utilisés …