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Le rosier de la Pointe : le destin des roses de Pointe St-Charles

Il y a de ces livres qui éveillent des émotions fortes même si l’intrigue n’a rien de particulier en apparence. Justement, ce n’est souvent qu’une façade, une clôture qu’il faut franchir afin de découvrir un univers des plus riches qui suscite une curiosité sans bornes. C’est le cas du roman d’Alice Zorn, Le rosier de la Pointe, traduit en français cet automne. Le titre original, Five Roses, rappelle, à juste titre, l’enseigne géante « Farine Five Roses » qu’on peut apercevoir de loin dans le sud-ouest de Montréal. Cette affiche illuminée bien connue a une importance capitale dans le déroulement des évènements de l’histoire et relie le destin de trois femmes. Le genre de récit qui me parle vraiment, mais vraiment beaucoup. Trois femmes liées les unes aux autres Le rosier de la Pointe raconte trois histoires : celle de Fara, de Rose et de Maddy. Ces femmes habitent toutes les trois Montréal et, au départ, ne se connaissent pas. Mais au fil de l’histoire, différentes situations vont les amener à se rencontrer et à tisser des liens …

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Réconfort dans la plume de Tove Jansson

J’épluchais les nouveautés dans une petite librairie indépendante et je suis tombée sur L’art de voyager léger et autres nouvelles de Tove Jansson. La couverture du recueil m’était tombée dans l’œil : l’autrice elle-même, portant un bandeau de fleurs, se baigne nue dans une eau grise. En arrière-plan, un petit chalet. L’image est surprenante, mais le calme qu’elle dégage la rend aussi très apaisante. C’est bien le reflet de ce que j’ai retrouvé à l’intérieur du livre. La découverte d’une autrice Née en 1914, Tove Jansson est d’origine finlandaise. Ces deux éléments biographiques sont importants pour saisir le cadre spatio-temporel et les sujets touchés dans les quinze nouvelles composant le recueil. À noter que, si moi je l’ai découverte avec ce recueil, l’autrice est assez connue dans le milieu littéraire. D’ailleurs, si vous aimez l’écriture de Julie Delporte, vous ne devriez pas être en reste, parce qu’elle s’en inspire beaucoup. Les histoires du livre m’ont dépaysée un brin, les pays européens sont pourtant un lieu fréquent dans la littérature que je consomme. On réalise tôt, sous la …

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Un siècle en trois tomes

Lire Le Siècle, de Ken Follett, c’était le projet d’un été. Moi qui espérais lire un bon nombre de romans durant les vacances scolaires, je peux dire que ce fut un échec. Par contre, j’ai lu 3249 pages avec les trois tomes de cette série et je ne peux pas dire que je me suis ennuyée. Trois tomes, trois guerres Même en format de poche, ces romans demeurent des briques. D’un autre côté, il y a tant à dire sur le XXe siècle, notamment trois grands événements marquants. Chaque tome a comme thème central une guerre. Le premier, La Chute des Géants, traite donc de la Première Guerre mondiale, le deuxième, L’Hiver du Monde, de la Seconde, et le dernier, Aux portes de l’Éternité, de la guerre froide. Par contre, bien que les grands conflits mondiaux soient les thèmes principaux, l’auteur touche de nombreux autres sujets qui ont marqué ce siècle. Il s’agit donc bien de romans historiques et non pas de récits de guerre. Les autres grands thèmes incluent notamment l’avènement des syndicats, les droits des femmes, …

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Chroniques d’un cœur vintage: quand la sensibilité se raconte

L’automne est définitivement ma saison préférée, en grande partie grâce à la richesse et à l’effervescence du milieu littéraire et culturel. L’offre est d’une telle abondance; je voudrais tout lire et tout voir! Manque de temps oblige, il faut cependant faire des choix et des compromis qui sont souvent déchirants. Or, cette année, il y avait un spectacle que je ne voulais absolument pas manquer : Chroniques d’un cœur vintage d’Émilie Bibeau, dont j’ai découvert les talents d’autrice au fil de ses présences à l’émission Plus on est de fous, plus on lit. Premier spectacle solo Seule sur scène, Émilie nous donne accès à ses réflexions sur l’amour, l’amitié, la solitude, la curiosité et la sensibilité. Une sensibilité pour ressentir le monde, la capacité d’être émerveillée, enthousiasmée, émotionnée, bref, avoir la sensibilité d’un cœur vintage. Le spectacle est simple; une mise en lecture de textes d’autofiction entrecoupée de monologues où les mots de l’autrice résonnent aux côtés des mots de Dany Laferrière, Colette, Simone de Beauvoir, Cioran et Julian Barnes. Des auteurs qui accompagnent quotidiennement Émilie, …

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Chroniques d’une anxieuse : hypocondriaque

Tous les bobos m’appartiennent. Quand j’en vois un sur le net, il devient mien. Sang dans les selles, pipi foncé, toux, mucus pogné dans la narine droite, mal de cœur, acné, gonflement du bedon et envie de chier à toutes les demi-heures. C’est moi ça : j’pense que j’ai le cancer, l’hépatite B et une maladie incurable assez obscure qui n’a été répertoriée qu’en 1956 au Zimbabwe. Je me donne cinq mois à vivre, gros max. C’est une belle activité d’après-midi de lire nos symptômes sur internet. Pas malsaine du tout. La peur d’avoir toutes sortes de maladies, je l’ai ça. Je suis hypocondriaque. Je me dis souvent que si j’avais vécu au dix-septième siècle, je serais sûrement décédée avant mes vingt ans. Je sais pas trop pourquoi. J’ai juste l’impression que mon corps n’est pas fait pour endurer la vie. Endurer mon stress. Aucun corps n’est assez résistant pour survivre à une dose aussi élevée d’hormones-angoissées-prêtes-à-péter-au-frette. Ça va le tuer à petit feu et me rendre folle par la même occasion. Plus tard, je serai …

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« Ultraviolet » de Nancy Huston: l’incroyable grandeur d’un minuscule roman

Nancy Huston est une auteure que je connais et que j’aime depuis longtemps. Ses nombreux livres, qu’ils soient de la fiction ou des essais, font partie de mes lectures des dernières années et sont un pan de ma bibliothèque personnelle. Ce n’est que dernièrement que j’ai découvert le minuscule roman Ultraviolet qu’elle a publié pour un public adolescent. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cette plaquette qui, par l’intermédiaire d’un journal fictif, aborde avec délicatesse et justesse les remises en questions d’une jeune fille au seuil de sa nouvelle adolescence. À la suite de ma lecture, j’affirme sans aucun doute que ce petit roman est en fait un « grand » roman, parce qu’il est fait d’un tissage très réfléchi et méticuleux de thèmes, de personnages et d’une narration qui en font une oeuvre d’une étonnante force – qui est aussi ô combien passionnante. C’est avec plaisir que je vous la fais découvrir dans cet article. Un journal pour pouvoir « dire » Le roman Ultraviolet prend place quelque part en Alberta pendant l’été …

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Créatures du hasard: donner la parole aux femmes

Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis captivée par l’Amérique latine depuis des lustres. Ce n’est donc pas surprenant que Lula Carballo, autrice québécoise d’origine uruguayenne, ait piqué ma curiosité lorsque j’ai entendu parler de son premier roman, une oeuvre dédiée à sa grand-mère, où l’autrice retrace le quotidien de son enfance en Uruguay. Ce roman écrit en fragments m’a beaucoup plu. Si les origines de l’autrice nous incitent à croire que l’histoire se déroule en Uruguay, le récit est tellement universel par son authenticité que l’intrigue pourrait tout aussi bien se dérouler au Québec. Les morceaux de l’enfance de Lula se succèdent au fil des cent-cinquante pages du roman, et forment un casse-tête volontairement incomplet, où le.la lecteur.trice doit combler les trous par lui.elle-même. Le non-dit est aussi important ici que l’énoncé. L’histoire d’une famille contaminée par la dépendance au jeu Lula grandit au cœur d’une famille et d’un quartier très pauvres. Les habitants de sa rue brûlent leurs déchets à l’avant de leurs maisons et les coups de feu retentissent …

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Lignes de faille ou avoir 6 ans

Une fiction à quatre voix Je suis retournée plusieurs fois vers la plume de Nancy Huston. Tout comme les fileuses Mari-Anne et Marjorie, je suis complètement envoûtée par cette auteure canadienne qui vit désormais à Paris. Lignes de faille, une incroyable fiction qu’elle a écrit en 2006 et qui lui a valu le prix Femina est un pur bonheur et brille par son originalité. Ce roman que j’avais adoré est tombé entre les mains de ma soeur qui voulait lire quelque chose et qui se fiait à mes conseils… Aussitôt sa lecture achevée, je me suis mise en mode relecture pour découvrir à nouveau cette oeuvre qui m’avait fait chavirer quelques années plus tôt. Ce qui m’a d’abord plu c’est la manière si pertinente qu’elle a de construire un récit. On se trouve plongé dans une sorte de journal intime, où chaque narrateur s’exprime au «je». Ses quatre protagonistes ont une voix, une personnalité et une existence si complète qu’il est difficile de ne pas les imaginer en chair et en os. On les retrouve tous …

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Une bouteille dans la mer de Gaza: les courriels de l’espoir

Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti est un récit d’une sensibilité à fleur de peau, dépeignant deux personnages mus par un désir de réconciliation malgré l’adversité.  L’auteure y brosse, à travers les yeux de deux jeunes adultes, un portrait du conflit israélo-palestinien, décrivant, par leur correspondance électronique, leur tentative de nouer une relation, de bâtir la paix entre eux deux. C’est en constatant l’ampleur du conflit séparant les personnages que le récit apparaît dans toute sa force, alors que Tal et Naïm nouent une amitié, envers et contre tous. Une histoire qui défie les frontières Une bouteille dans la mer de Gaza, c’est l’histoire de Tal Lévine vivant à Jérusalem qui, à la suite d’un attentat au café au coin de sa rue, décide d’écrire une lettre à un destinataire inconnu dans l’espoir d’établir un dialogue avec quelqu’un hors de son pays. Elle demande alors à son frère Eytan, qui effectue à ce moment-là son service militaire dans la bande de Gaza, de jeter à la mer la bouteille dans laquelle …

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Mystères et souvenirs de jeunesse

L’automne est de retour et pour être franche, l’été torride que nous venons de traverser ne me manque pas du tout! Par contre, je me surprends à m’ennuyer de mes étés de jeunesse, quand j’attendais avec impatience le moment où mes parents me déposeraient pour une semaine au camp Baseley. C’est probablement parce que je viens de terminer ma lecture du deuxième tome de L’Esprit du Camp. Les artistes Axelle Lenoir et Caroline Breault nous ont offert dernièrement la conclusion de ce diptyque. L’histoire se déroule en 1994 dans une colonie de vacances près du petit village de Dégelis. L’héroïne, Élodie, se voit forcée par sa mère de passer son été comme monitrice au camp du Lac à l’Ours. Elle se retrouve ainsi à devoir gérer une troupe de campeuses rousses diaboliques et prouver à ses collègues qu’elle peut survivre à cet été d’enfer. Elle se noue d’amitié avec une monitrice, Catherine a.k.a. Miss Perfection, et découvre qu’une terrible créature semble menacer leur sécurité. Un récit intrigant agrémenté par les magnifiques illustrations d’Axelle et la touche colorée …