Year: 2017

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En attente du prochain…

Je suis une grande impatiente. Rien ne m’énerve plus que de devoir attendre, et ce, peu importe dans quelle circonstance de la vie. Or, lorsqu’il s’agit de patienter pour la sortie d’un livre, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une suite, je deviens complètement intenable. Évidemment, le tout a débuté avec la série Harry Potter. Tout commence toujours avec les aventures du sorcier dans mon cas. Je me rappelle parfaitement l’attente interminable qui me torturait terriblement entre chaque lecture. Quel temps perdu qu’est celui où je ne pouvais me mettre sous la dent les nouveaux mots de J.K Rowling! Dans ces moments pénibles, mon imagination débordante de gamine ne pouvait s’empêcher d’inventer des scénarios improbables pour la suite des choses. Apparemment, plus nous vieillissons et moins nous changeons. Quinze ans plus tard, je me prête encore au même jeu. D’une part, je revis ce même sentiment d’attente, mais cette fois-ci avec l’oeuvre de George R.R. Martin. D’autre part, je me surprends à émettre moult théories sur ce qui attend les lecteurs dans le sixième livre de la …

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Nous sommes belles, avec ou sans cheveux : « D’où je me trouve » d’Alexandra Gendron-Deslandes

J’ai la même coupe de cheveux depuis des années. Ma tentative de les faire pousser est aboutie à un retour à la même tête, car pourquoi changer une formule gagnante? Pourtant, j’ai toujours trouvé ça plate, d’avoir la même coupe, et de ce fait, je me suis souvent entendu dire: « Ah, je me raserais tellement les cheveux, ce serait moins compliqué! » Mais après ma lecture du récit D’où je me trouve, ma réflexion a bien changé. Alexandra Gendron-Deslandes avait initialement l’intention de faire un documentaire sur les femmes ayant subi une perte de cheveux, ou celles qui ont pris la décision de se raser la chevelure. C’est après avoir elle-même traversé cette réflexion, puis avoir décidé de passer à l’action, que l’auteure a voulu rencontrer d’autres femmes afin de connaître leurs sentiments, leurs perceptions et leurs questionnements pour, écrit-elle, « sonder comment l’absence de cheveux avait fait événement dans [leur] vie ». Alexandra a ensuite reconstitué ces entretiens sous forme de fragments, par séquence, tel un montage documentaire. Or, ce montage est demeuré papier, est devenu un « documentaire …

Larguer les amours; la rupture sous toutes ses coutures

En juin, j’ai vécu une rupture plutôt difficile – lesquelles ne le sont pas, tsé – quoi que nécessaire. Depuis, mes lectures semblent teintées par celle-ci. J’ai le goût de lire des essais qui parlent d’indépendance, de désir, de vie, de liberté. De me plonger dans les histoires des autres pour mieux comprendre la mienne. De lire les opinions et réflexions de femmes qui m’inspirent pour me sentir un peu moins seule, me comprendre un peu mieux et, bien sur, mieux comprendre le monde qui m’entoure. Larguer les amours, c’est un peu tout ça. Ce sont 20 textes sur le thème de la rupture, mais d’abord et avant tout sur la beauté et sur la complexité des rapports humains. Vingt femmes couchent sur papier leurs déboires amoureux. Elles sont écrivaines, poétesses, scénaristes, dramaturges, journalistes. Elles ont l’écriture dans le sang, et le sang qui s’enflamme pour des amours foutus d’avance.   Larguer les amours, ce sont des variations sur le thème de la rupture, l’exploration de cet instant cru, brutal, fou, de cette fois où …

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Lire et voyager léger : le principe des livres-nomades des auberges d’Europe

L’été 2017 a été, pour moi l’occasion de faire un super voyage. En effet, commençant ma route à Bayonne (en France), j’ai marché le chemin de Compostelle tout le long de la côte atlantique de l’Espagne jusqu’à Santiago et ensuite jusqu’à Finisterre, qui est le « boutte du boutte » de la terre, comme on dit si bien au Québec. En tout, j’ai marché un peu plus de 1000 km, traversé l’Espagne à pied en 44 jours et fait travailler un grand nombre de muscles de mon corps qui se la coulaient douce depuis que ma routine rédaction de mémoire se résumait en ordi et lectures toute la journée. Bref, j’ai profité de la nature au jour le jour (belle ou mauvaise, on oublie que la côte espagnole est « frette » et souvent pluvieuse), fait des rencontres formidables et appris à voyager léger. Un pack-sac pesant maximum 8 kg (sans calculer l’eau), que je devais traîner sur mon dos 6 à 10 heures par jour, c’était ça le plan. Donc, j’allais manifestement porter les trois mêmes kits de vêtements tout l’été et …

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Oh, Billie

Je lis en marchant. Ça fait toujours réagir les gens. On m’arrête souvent pour me demander comment je me débrouille ou si je n’ai jamais eu d’accident en pratiquant cette activité controversée. Vous serez peut-être surpris de l’apprendre, mais j’arrive à lire tout en anticipant la présence des obstacles, les feux rouges ou les gens à ne pas bousculer. Lire en marchant, sans jamais faire d’accident, j’en étais plutôt fière. Jusqu’à Maxime. Par trois fois, lors de ma lecture, j’ai failli. Un poteau d’arrêt, un cycliste et un piéton qui marchait dans ma direction ont risqué un face à face malheureux avec ma personne, trop captivée par les mots que je dévorais. Parce que je n’arrivais pas à détacher mes yeux de ce roman aux couleurs vives et attrayantes — le troisième, et dernier, de la trilogie de Beauchesne, qui met de l’avant le personnage attachant de Billie Fay — mes superbes statistiques sont tombées à l’eau. Dans ce troisième tome, Billie déménage avec sa meilleure amie, poursuit le Cégep, vend des grilled-cheese dans un …

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Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy (parce que Coco c’est déjà pris)

Je n’ai pu utiliser un autre titre que celui du roman pour cet article : il est trop bon! C’est bien ce titre accrocheur qui m’a attirée vers ce roman. Je me suis dit que ça devait être le livre d’une auteure avec l’esprit un peu fou, et cette perspective m’a aussitôt séduite. À tous les chats qui s’appellent Luc Dès la première page, la dédicace donne le ton du roman. Résumé Catherine, enseignante de français et célibataire, nous fait part de son quotidien pour le moins rocambolesque. Jean-Philippe 514 555-2062 Appelle quand tu veux. Un jour, elle a l’audace de répondre à la proposition écrite sur un petit papier trouvé dans un roman de Françoise Sagan qu’elle a emprunté à la bibliothèque. Sans occuper toute la place dans son histoire, ce mystérieux Jean-Philippe contribuera à apporter un vent de changement dans sa vie. Quelqu’un l’a écrit, c’est à la deuxième personne du singulier de l’impératif présent, je tombe dessus : je me sens concernée. Un ton humoristique Le personnage de Catherine n’est pas caricatural; …

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Deux lignes, un coït et ainsi de suite

Écrit par Anne Archet, une anonyme anarchiste écrivant sous un pseudonyme, Amants se trouve à être un joli livre rose et grand comme ma main, de 202 pages, imagé par moment par la talentueuse Mathilde Corbeil (googlez-la!). Il est paru en avril 2017, sous les Éditions du remue-ménage. Sous la couverture se révèlent beaucoup de souvenirs coquins de coïts. Sept cent quarante et un ébats pour être exacte. Faites le calcul vite vite, pour que ce nombre de coïts puisse entrer dans 202 pages, on comprend que la quantité l’emporte sur les détails des expériences en soi. Sans toutefois que l’auteure ait lésiné sur la qualité d’écriture. En fait, c’est sérieusement tout un exercice de style que renferme ce livre. Amants nous propose une lecture simple et efficace : deux lignes : un coït. Répétez. Et c’est ainsi pour la quasi-totalité du livre. On passe de Uldéric à Amaury et par Télesmond (mention spéciale au choix des prénoms de ses amants!). On a droit à un défilé d’une ligne, un punch, carrément. Ce livre s’adresse vraiment aux …

Le bruit des vagues

Je l’avoue, je suis éprise des histoires d’amour. Elles me fascinent par leur complexité, mais aussi par leur temporalité. Qu’elles soient destructrices ou émancipatrices, ces histoires occupent la plupart de nos pensées et nous font évoluer en tant qu’êtres humains, à une vitesse incroyable. Ces histoires nous brisent, nous forgent et nous rendent plus fort. Les épopées amoureuses sont omniprésentes dans la littérature. De Musset à Anna Gavalda, elles ont façonné les classiques d’hier et ceux d’aujourd’hui. Si les récits romanesques peuvent sembler, à bien des égards, porteurs de légèreté et d’insouciance, il n’en demeure pas moins que certains personnages trouvent en l’amour une manière de déjouer les préjugés et de dénoncer la société dans laquelle ils évoluent. C’est le cas précis de l’auteur anglais Ian McEwan. Ses œuvres s’articulant autour de l’amour, de la dérision et du mensonge, on est happé par ses romans psychologiques et sa plume unique. D’Amsterdam à Expiation, on lui doit une quinzaine de romans et plus de 15 millions de livres vendus à travers le monde. Parmi les œuvres …

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« Ce sont des choses qui ne se font pas » Sauf pour Emma!

Je suis une grande amoureuse de l’œuvre de Sophie Bienvenu, je vous en ai déjà parlé ici, ici et ici. Alors lorsque j’ai su qu’elle publiait un premier livre pour les jeunes, j’ai d’emblée voulu le découvrir. Or, en sachant que ce roman jeunesse parlait de stéréotypes de genre, qu’il abordait les questions du féminisme, de la liberté et de l’affirmation de soi, je ne pouvais pas être plus heureuse! Je plaide pour des œuvres jeunesse inclusives, non-moralisatrices et féministes. Illustré par la Montréalaise Camille Pomerlo, La princesse qui voulait devenir générale est un roman jeunesse qui brise les stéréotypes attachés aux genres. Emma rêve d’être générale, tandis que son frère rêve d’être une reine. Leur père, le Roi Philippe, les empêchera d’être ceux qu’ils rêvent d’être, parce que « ce sont des choses qui ne se font pas ». Cette phrase sera au centre de tout ce que son père dira et croira. Heureusement, Emma croit en ses rêves et en sa volonté d’être ce qu’elle veut vraiment être. Elle quittera donc le royaume …

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Le Cercle, du roman au grand écran

Le roman Le Cercle de l’auteur canadien Dave Eggers a été publié pour la première fois en 2013, avant d’être adapté du cinéma en 2017 par James Ponsoldt. Il est question de vie privée, de transparence, de partage, de mensonges, et aussi de ce que devrait être une communauté parfaite. En se basant sur le mode de fonctionnement des grandes compagnies telles que Google, la fiction se mêle doucement à la réalité. L’histoire de Mae commence par la réalisation d’un de ses rêves, au moment où son amie Annie lui décroche un poste au sein de la compagnie Le Cercle, qui est la meilleure entreprise du monde. Le Cercle a révolutionné le domaine informatique en mettant sur pied TrueYou, le réseau social ultime sur lequel il est impossible de se cacher derrière une fausse identité. En étant relié aux numéros de carte de crédit, au numéro d’assurance sociale et aux autres informations personnelles, l’identité virtuelle de chacun est maintenant impossible à falsifier, dédoubler ou même voler. D’abord employée au service à la clientèle, Mae découvre …