Month: février 2018

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La place de la lecture et des livres quand on a des enfants, toute une histoire!

Que font les enfants quand ils ne vont pas à l’école? Ils jouent, ils expérimentent, ils s’inventent des histoires… et ils lisent. Assis, debout, allongés, par terre, sur le canapé, dans leur lit, aux toilettes, dans leur cabane, dans la voiture, à table… Dans notre quotidien non-scolarisé et dans celui de maman à plein temps, j’aimerais vous parler de la place qu’occupent les livres pour nous. Je suis une fervente lectrice. Pas depuis toujours, car j’ai découvert la littérature sur le tard, juste au moment de choisir mon cursus universitaire. Je ne me souviens pas avoir passé des heures entières, dans mon enfance, plongée dans un bouquin. Je lisais, oui, mais parce que l’école me le demandait. Je lisais les ouvrages du corpus, ceux qu’il fallait présenter à la fin de mes études en vue d’un diplôme. Je ne me souviens pas d’avoir passé des heures de pur plaisir comme je peux en passer aujourd’hui et comme je vois ma fille de neuf ans en passer devant le huitième tome du Journal d’un dégonflé ou …

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Les buveurs de lumière : une dystopie chaleureuse

Jenni Fagan, auteure écossaise couronnée de nombreux prix littéraires, nous amène en 2020, dans la communauté fictive de Clachan Fells, en Écosse. Le monde entier est plongé dans une ère glaciaire; la température, en mars, atteint -56 degrés. Je ne me sentais donc pas trop déboussolée, après le temps que nous avons eu récemment! 😉 L’histoire se déroule dans un quartier de caravanes, où vivent Constance Fairburn et sa fille Stella, transgenre. C’est là que débarque Dylan MacRae, jeune homme qui a vécu toute sa vie dans un cinéma indépendant de Londres avec sa grand-mère et sa mère. Cette dernière lui a, à son plus grand étonnement, légué une des caravanes dans ce coin de pays. Entourés d’autres personnages excentriques, ces êtres tentent de survivre. Car il s’agit bien de survie : l’école est fermée, on empile les vivres, et on ne se balade pas à n’importe quelle heure du jour, et surtout pas habillé.e.s n’importe comment. À travers tout ça, c’est le récit de ces trois personnages qui habite le roman. D’abord, Stella, la préado …

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Les romans graphiques, un nouvel amour est né

L’hiver, temps qui s’allonge L’hiver est officiellement installé depuis le 21 décembre. Une nouvelle année débute. Dans mon coin du pays, presque chaque matin, au réveil, après le museau de mon chat, je vois tomber la neige sur Percé. Ailleurs, ce sont les grands froids qui perdurent. Depuis quelques années, je m’associe à la saison hivernale. Le paysage blanc, immaculé et pur, qui se renouvelle chaque jour, me touche et me rejoint dans ma personnalité. J’ai besoin d’un silence nouveau pour apprendre à me recomposer. J’ai l’impression que le temps prend son temps et qu’il me laisse le saisir, le regarder et l’habiter. J’aime sortir dehors et marcher entre les arbres ou sous la lune brillante et vive en pleine nuit. Je sens le vent pousser mon corps et le froid pointer mes joues. J’habite le paysage, je suis entourée et traversée par lui. Enfin. Avec l’hiver, de nouvelles lectures Avec l’hiver, de nouveaux projets, de nouvelles lectures et de belles découvertes. Même si je lis des bandes dessinées depuis quelques années, les romans graphiques, …

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Quand les philosophes s’invitent à la table

Commencer 2018 avec une œuvre aussi intéressante et originale que ce que Normand Baillargeon propose dans son tout dernier essai À la table des philosophes est le signe d’une année prometteuse. Enrichissant, instructif et vulgarisé, ce livre est un véritable coup de cœur! Normand Baillargeon, professeur de philosophie à l’Université du Québec à Montréal,  aborde le thème de la nourriture d’un point de vue philosophique et historique et ce, d’une manière divertissante. On ne peut le nier, l’alimentation est parmi l’un des sujets les plus discutés dans notre société. Outre qu’elle est essentielle à la survie de l’être humain, l’alimentation est liée aux divertissements (émissions et livres culinaires), aux traditions culturelles (la cabane à sucre) ou encore elle participe à créer des bons moment entre amis et en famille. Plus sombrement, la croissance démographique, les changements climatiques et la destruction de nombreux écosystèmes forcent l’être humain à réfléchir sur son rôle en tant qu’acteur de changements vis-à-vis ces problématiques majeures. Bien sûr, le sujet de l’alimentation ne peut échapper à toutes ces réflexions. En effet, …

Nos vies parallèles

L’amour. Ou plutôt cet ardent désir de posséder, de donner et de désobéir à notre conscience pour laisser nos maux nous guider. Cet état qui nous enivre ou nous envenime, qui désamorce tous nos processus de défense et nos convictions les plus creuses. Cette emprise qui réchauffe chaque parcelle de nos corps, qui fait de nous des êtres à la fois puissants et vulnérables. Ce drôle de sentiment qu’est l’amour… Lorsqu’on l’accepte, on sait déjà qu’il n’y aura plus aucune chimère semblable. Car l’amour n’est pas une continuité, c’est une histoire unique. Le passé, le présent et le futur ne s’appliquent plus. L’amour est intemporel. Et puis il y a aussi le premier. Celui qui nous définit, qui nous semble impossible à affronter. C’est celui qui nous hante encore aujourd’hui, à moitié éveillé de ce mélange d’émotions. On ne s’en remet jamais complètement. Bien que conscients du pouvoir de cet éloge, nous refoulons souvent notre élan sentimental. De peur d’avouer mes faiblesses, j’ai très longtemps boudé les romans pouvant susciter ce genre d’éveil en moi. …

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Homo Sapienne: du territoire intérieur

Le Groenland. Lorsque j’entends son nom, je pense à l’immensité brute de ce territoire, à sa blancheur, à son opacité. Ce n’est pourtant pas ce qu’aborde Niviaq Korneliussen, jeune auteure groenlandaise, dans son premier roman, Homo Sapienne. Depuis sa parution originale en 2014, ce livre a fait couler tellement d’encre, que je me suis longuement demandé « pourquoi diable ai-je choisi d’en parler pour mon premier article au Fil Rouge?». Au cœur de mon doute, toutefois, subsiste quelque chose qui me rattache aux personnages peuplant les (trop courtes) 213 pages du roman: l’importance de la subjectivité, et le discours intérieur comme réalité première. De l’enfermement Homo Sapienne est un de ces livres qu’on entame, la tête pleine d’attentes bâties par toutes les critiques qui nous préviennent: vous ne pouvez qu’être chamboulée par cette lecture. Pourtant, les premières pages se font dures. Sous la plume tranchante et inventive de Niviaq Korneliussen, rien n’est filtré ni embelli. Si, dans l’imaginaire populaire, le Grand Nord se charge de romantisme, il en est autrement dans le quotidien de ceux …

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Toucher les collégiens par des essais québécois

Étant enseignante de littérature au collégial, je devais intégrer à mon corpus du cours de Littérature québécoise un essai québécois. Étant incapable de n’en choisir qu’un seul, j’ai décidé de créer un recueil comprenant près d’une dizaine d’extraits d’essais québécois. L’essai n’étant pas toujours un genre littéraire accessible pour de jeunes adultes ou même intéressant, le fait d’en lire plusieurs sur des sujets variés ne pouvaient que leur donner un aperçu du genre et, ainsi, leur ouvrir les portes de celui-ci. Mon but n’était vraiment pas de le leur faire aimer nécessairement, mais bien que l’« essai » soit maintenant un concept tangible et démystifié. Le blogue tient d’ailleurs à initier notre communauté littéraire à l’essai de façon annuelle par le biais de notre défi littéraire #jelisunlivrequébécoisparmois : vous trouverez les recommandations des fileuses ainsi que leurs lectures ici, ici, là et là. Un recueil qui choque Durant l’été, j’avais fait un blitz de lecture d’essais québécois, ayant des coups de cœur pour plusieurs d’entre eux. Ces lectures ne m’ont pas laissée de marbre et j’ai tenté …

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3 livres pour accompagner mon projet de vie à la campagne

À la fin du mois d’octobre dernier, j’ai fait le grand saut : j’ai quitté Montréal, ma ville de toujours, pour vivre à la campagne. Début septembre, mon copain et moi sommes tombés amoureux d’une maison, mais surtout d’un terrain dans les Cantons-de-l’Est, et nous avons fait une offre. Deux mois plus tard, nous avons mis les pieds dans notre nouveau chez-nous et rencontré nos nouveaux amis : les dizaines d’oiseaux qui volent constamment devant nos fenêtres, les petits suisses qui gambadent et les cerfs qui viennent nous dire coucou dans la neige (image qui paraît clichée, mais qui correspond à notre réalité, sans exagération!).     La campagne, nous n’y connaissons pas grand-chose. Je suis née et j’ai grandi en plein cœur de Montréal. Mon copain a quelques souvenirs de sa très jeune enfance passée en région rurale, mais c’est tout. Par contre, nous avons de beaux projets. Ainsi, nous avons choisi un terrain relativement grand, car en plus de désirer se rapprocher de la nature, trouver plus de tranquillité et profiter d’une vie active, le …

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Le dernier mot : un magnifique et touchant roman graphique

L’analphabétisme n’est pas un sujet facile à aborder. Pourtant, Caroline Roy-Element en a fait la toile de fond de ce brillant roman graphique qu’est Le dernier mot. Illustré avec grande finesse par Mathilde Cinq-Mars, cet ouvrage a attiré mon attention dès les premières pages. J’aimais déjà beaucoup les réalisations de Mathilde, mais je ne connaissais pas les mots de Caroline. Et on remarque bien vite, en tournant les pages, que les deux femmes ont collaboré en parfaite symbiose, leur travail respectif s’imbriquant l’un dans l’autre de manière tout à fait naturelle. Certains messages sont transmis par les mots alors que d’autres sont communiqués par les illustrations. Un sujet tabou Le propos n’est pas banal : un lettreur retraité annonce à sa progéniture lors de son 82e anniversaire de naissance qu’il ne sait ni lire ni écrire. Tout un choc pour cette famille, tenue dans l’ignorance depuis tant d’années. À travers les yeux d’un des petits-enfants, une jeune femme dans le début vingtaine, on assiste aux réactions des enfants du vieil homme analphabète, de l’avocate au professeur …

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Favoriser le bien-être… par l’écriture aussi

L’année dernière, j’ai vécu une période pas drôle de ma vie. Rien n’allait comme je le voulais, ni personnellement ni professionnellement. J’avais le sentiment d’être prisonnière d’une toute petite pièce et de me heurter à un mur dès que j’essayais d’aller dans une direction. Alors, comme je n’arrivais pas à prendre de petites décisions, j’ai décidé d’agir de manière plus radicale : changer de job, changer de ville, changer de pays. J’ai donc quitté Montréal pour aller travailler à Mexico, en pensant naïvement que le changement d’air et les tacos allaient régler tous mes problèmes. Étonnamment (not!), ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé. Par contre, ça m’a permis d’ouvrir les yeux sur le fait que j’avais besoin de mener une réflexion un peu plus profonde sur les causes de mon insatisfaction permanente, dans le travail et dans la vie. J’ai donc commencé un petit travail d’écriture quotidien pour réussir à mettre des mots sur mes frustrations. Cet exercice m’a fait tellement bien que j’avais envie de le partager, en espérant que ça puisse être utile …