Month: mars 2018

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Gourmandise et autres plaisirs de la table : les plus beaux livres de cuisine

J’adore autant la cuisine que j’adore la littérature, alors je suis aux anges quand je mets la main sur de beaux livres de cuisine. Je suis une grande gourmande et une curieuse insatiable, c’est pourquoi j’ai toujours le nez dans ce genre de livres. Tout ce qui a trait à l’art de vivre me fait vibrer. Je voulais vous inspirer à mon tour en vous proposant mes coups de cœur, ces livres qui m’apportent beaucoup de bonheur. *** Autour de moi, je constate que mes ami.e.s ne possèdent plus de livres de cuisine. Sur Internet, en un clic, on trouve des milliers de recettes pour tous les goûts, et ce, gratuitement. Tant mieux, mais je trouve cela dommage… Je trouve beaucoup de plaisir à feuilleter des livres de cuisine. Le simple fait de laisser un commentaire manuscrit à côté d’une recette en guise d’appréciation ou d’accumuler les post-it aux pages de plats à essayer font de ces livres des objets qui prennent de la valeur, parce qu’ils sont remplis de souvenirs de ces moments éphémères partagés …

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L’amour selon Nicole Krauss

L’histoire de l’amour est un de ces livres qui ne sort pas du lot au premier regard. Une couverture simple, un titre qui semble cliché, rien ne donne envie de le choisir plus qu’un autre. Je ne me rappelle même pas l’avoir acheté, et pourtant, il y a quelques semaines de cela, à la recherche de ma prochaine lecture, je suis tombée sur lui. Ce livre que j’allais refermer quelques jours plus tard, la larme à l’œil et un sentiment de vide m’envahissant. Un vide non seulement parce que jamais plus je ne pourrai le redécouvrir pour la première fois, mais aussi parce que c’est une histoire infiniment triste, mais remplie d’optimisme et d’espoir. C’est un livre coup-de-poing, mais qui le fait tout en douceur. J’ai été chamboulée par la facilité avec laquelle Nicole Krauss nous rend ces deux histoires, celle de ses personnages, mais aussi celle que ses personnages ont créée. Une deuxième histoire qui, elle aussi, est remplie de douceur et qui, grâce à des extraits insérés ici et là, a su apaiser …

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Du livre au film : The Glass Castle

À Noël dernier, une pluie de livres s’est abattue sur moi à mon plus grand plaisir, et à celui de mon portefeuille. J’avais demandé les mémoires de Jeannette Walls, The Glass Castle (Le château de verre), car j’avais vu le film sorti en 2017 quelques mois auparavant, et je l’avais bien aimé. J’aime toujours comparer une œuvre d’un médium à l’autre me permettant ainsi d’unir une œuvre à travers deux de mes passions. Normalement, je lis le livre en premier et ensuite j’écoute le film, mais cette fois-ci, j’ai su qu’un livre existait après le visionnement de l’œuvre cinématographique seulement. Laissez-moi donc vous présenter ce livre que j’ai adoré et ce film qui ne m’a pas déçue. Le livre où Jeannette se dévoile Le livre dépeint la vie de Jeannette Walls, une vie de nomade favorisée par ses parents marginaux : sa mère, artiste en tout genre (peinture, écriture de théâtre, de romans, de nouvelles) et son père, inventeur alcoolique ayant pour but de construire un château de verre qui révolutionnera leurs vies et leurs problèmes …

Club de lecture : Homo sapienne

Mardi soir, 23 janvier, café La graine Brulée  À l’hiver, notre groupe du mardi est petit, nous sommes cinq. Nous savions que ça allait créer une dynamique bien différente de nos autres groupes dans lesquels nous sommes parfois jusqu’à 12 participantes. Nous ne savions pas exactement quelle ambiance un aussi petit groupe allait créer, nous espérions avoir plus de temps pour élaborer, élaguer, partager et c’est exactement ce qui est arrivé. Il faut dire que la session a commencé en force avec Homo sapienne de Niviaq Korneliussen. Alors, qu’en avez-vous pensé ?  C’est d’une voix presque à l’unisson qu’on s’entend dire que nous avons toutes aimé. Du récit au style en passant par l’indéniable talent de l’auteure, ce fut une magnifique lecture pour toutes. On ne pouvait commencer autrement qu’en abordant la préface. C’est plutôt rare qu’un roman ait une si pertinente préface qui est parfaitement adapté et d’actualité. Elle a piqué la curiosité des participantes, « ça mets bien la table » dit l’une d’entre elles. Dans le cœur du sujet  On plonge vite dans …

Club de lecture : Les noyades secondaires

Samedi, 20 janvier, Café Sfouf Première séance de 2018, nous arrivons au Café Sfouf, toutes deux un peu fébriles, tout en sachant un peu plus à quoi s’attendre qu’à nos débuts. Il faut dire que ça fait maintenant plus d’un an que nous offrons les clubs de lecture. En plus, cette session, ce groupe du samedi est majoritairement constitué d’anciennes participantes que nous accueillons à bras ouverts! Nous sommes bien entendu tout aussi heureuses de faire connaissance avec les nouvelles participantes qui, nous le sentons, se grefferont bien au groupe. Pour notre première rencontre, nous avons donc lu Les noyades secondaires de Maxime Raymond Bock, un recueil de récits qui cartographie Montréal, à travers les époques et les gens qui y vivent. Alors, qu’en avez-vous pensé? La première conclusion qu’on en tire, c’est l’impression d’avoir lu sept romans en un. Bien qu’il y ait de subtils liens entre chacun des récits, ils se tiennent tous seuls et sont  bien différents les uns des autres. Il est évident que les fouilles pour découvrir tous les liens …

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Hommage à ce livre que je n’ai pas compris

Dernièrement au club de lecture, nous avons lu La dévoration des fées de Catherine Lalonde. Depuis, les vers de l’auteure ne m’ont pas quittée. Même si je n’ai pas encore pris le temps de le relire, j’y ai beaucoup réfléchi pour essayer de comprendre ce que j’ai lu. Les difficultés que j’ai rencontrées face à ce livre m’ont forcée à remettre mes habitudes en question et à trouver de nouvelles façons d’aborder mes lectures. Ralentir la lecture Le fait est que, très rapidement, je me suis rendu compte que je ne comprenais pas grand-chose dans ce livre – pas même son titre à vrai dire. Mais puisque l’objectif était de pouvoir en discuter avec les filles, il fallait bien que j’arrive à en sortir quelque chose! Alors, grande première pour moi, j’ai décidé de m’asseoir tranquillement à ma table, armée de patience et d’un stylo, et de prendre des notes directement dans le livre. Je n’ai pas du tout l’habitude d’analyser un texte autant dans le détail, alors cela a été long… parfois je ne …

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La révolution sexuelle n’a pas tué les stéréotypes de genres

Vous connaissez probablement Lili Boisvert grâce à son émission Sexplora, dans laquelle elle parle sans tabous de toutes sortes de sujets reliés à la sexualité, ou peut-être l’avez-vous vue dans le duo Les Brutes, formé d’elle-même et de Judith Lussier, qui présente de courts vidéos dans lesquels elles survolent des problématiques sexistes, raciales, privilégistes, etc. Une chose est sûre, Lili Boisvert veut faire changer les choses au sein de notre société contemporaine, et elle n’emploie aucun détour pour faire passer le message. Avec Le principe du cumshot, son premier essai publié au printemps dernier chez VLB éditeur, son désir de renverser les stéréotypes sexuels et de genres se fait entendre et, disons-le, le titre en soi est un message revendicateur dès le premier abord. Le principe de qui? En pornographie, le cumshot est la scène finale où l’on voit l’actrice recevoir en plein visage – ou ailleurs – la jouissance de l’homme, tout en restant passive. (J’ai eu envie d’écrire la jouissance de l’Homme, avec un H majuscule.) Selon Lili Boisvert, cette scène ultime est …

Chercher Sam (l’autre)

J’ai découvert le nom de François Blais au détour d’un article qui faisait connaître au grand public certaines des lectures que les enseignants proposaient à leurs étudiants lors de leur cours de littérature. On y parlait avec détails et exclamations de Document 1, roman dont je n’avais jamais entendu parler. Sans savoir ce qui m’attendait dans ma lecture, je suis tombée sous le charme de cette plume vive et hilarante. Peu d’ouvrages m’amènent à rire à haute voix, ou à narrer mes lectures à qui veut bien les entendre. Ceux de François Blais le font. Ainsi, après avoir dévoré et adoré Document 1 je me suis lancée dans une seconde lecture de Blais : Sam. Et quelle lecture ce fut. Découvrir Sam Bercée par la langueur qui accompagne habituellement les vacances de Noël, je me suis plongée dans cet objet intrigant. Un titre simple, une couverture présentant le portrait d’une femme qui nous rappelle Twiggy, sur un fond gris, voici Sam. Mais qui est celle femme mystérieuse? Et surtout, d’où vient-elle? Alors qu’il fouille dans les …

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Plonger de Christophe Ono-dit-Biot, l’autopsie d’une histoire d’amour

Avec ce roman, pas de mauvaise surprise. Cette histoire est tragique et on le sait dès le premier paragraphe : Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une exhortation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. À mi-chemin entre le roman d’amour et le roman policier, Plonger de Christophe Ono-dit-Biot nous emmène au cœur d’une relation vouée à l’échec entre deux êtres diamétralement opposés, qui se rejoignent toutefois sur un point : leur égoïsme. Vous l’aurez compris, ces deux personnages n’ont pas vraiment attiré ma sympathie. César, le narrateur, raconte à son fils l’histoire de sa mère, Paz, retrouvée morte alors que ce dernier n’était encore qu’un bébé. Ce récit, César ne le fait pas seulement pour son fils, il le fait aussi (surtout) pour lui : pour essayer de comprendre comment il a pu perdre la femme qu’il a tant aimée. On apprend donc que Paz est une jeune photographe d’origine espagnole, fougueuse, indépendante, insolente et avide …

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Lire des femmes de diverses origines en mars… et toute l’année

En 2018, je me suis résolue à lire davantage d’œuvres littéraires non occidentales, car il me semblait que mes lectures étaient très enracinées en Amérique du Nord et en Europe occidentale, et surtout réalisées par des personnes blanches. Diversifier mes lectures me permettrait de mieux connaître les expériences de vie et les terrains de luttes de celles et de ceux dont la réalité quotidienne est tout autre que la mienne, en raison de leur appartenance ethnoculturelle et de leur parcours migratoire. J’ai voulu partir à la rencontre de ces personnes qui disposent d’assez peu d’espace dans la société pour diffuser des représentations justes et positives d’elles-mêmes et de leur communauté. Avec l’arrivée du mois de mars et à l’approche de la Journée internationale des femmes, visant à souligner les contributions des femmes à travers le monde et à mettre en évidence les obstacles et les violences qui demeurent encore à enrayer pour parvenir à une réelle égalité entre les genres, j’ai jugé qu’il était plus que temps d’accorder une plus grande place aux femmes de …