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N’essuie jamais de larmes sans gants : quand l’amour transcende la mort

Rares sont les livres qui font l’unanimité. J’ai pourtant l’impression que celui-ci fait partie de cette catégorie, la catégorie des livres qui marquent chaque et unique lectrice et lecteur qui a le bonheur et le privilège de se faire raconter cette histoire. Par l’universalité qui transcende l’oeuvre et qui la fait briller, un peu plus fort, dans les bibliothèques et les cœurs, je crois que ce roman, N’essuie jamais de larmes sans gant, sera dans le top 5 de mes lectures marquantes de 2018. Gagnant du prix des libraires du Québec (et d’une tonne d’autres prix aussi!), c’est chez Alto qu’il a été publié au Québec. Cette lecture m’aura fascinée du début à la fin et m’aura donné envie de ralentir le temps, de rester encore un peu plus longtemps dans ce récit qui pourtant n’est pas court. C’est plus de 800 pages que nous offre l’auteur avec ce roman et sincèrement, j’en aurai pris plus. Je me suis tellement attachée aux personnages que j’ai refermé cette brique le coeur pilé et les yeux humides. « …

Griffintown – Un western moderne !

C’est en direct de mon appartement en plein cœur du quartier Griffintown que j’ai choisi de vous parler de ma récente lecture: Griffintown de Marie Hélène Poitras. Un roman qui était dans ma PAL depuis un moment déjà mais par lequel je me suis récemment laissée tenter. Peut-être puisque je quitterai ce quartier que j’habite depuis 1 an en juillet prochain et que je me sens déjà un peu nostalgique, j’ai eu envie de vous partager mon amour pour ce petit coin et ma critique sur ce roman de type western moderne que nous propose Marie Hélène. Un peu d’histoire… Si vous n’êtes pas familier avec ce coin, sachez qu’il s’agit en fait simplement d’un des quartiers les plus populaires en ce moment de la ville de Montréal et qu’il se situe entre le Vieux-Montréal, la Petite-Bourgogne et Pointe St-Charles. Véritable boom immobilier, et champs de condos aujourd’hui, Griffintown n’a pas toujours eu cette allure qu’on lui connait maintenant. Ancien quartier ouvrier, aujourd’hui déserté par les industries et ses occupants, on raconte bon nombre d’histoires de fantômes et de quartier hanté quand on …

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Club de lecture de la Ville de Québec : Remèdes pour la faim

Depuis l’automne dernier, j’ai la chance d’animer les séances du club de lecture du Fil rouge dans la ville de Québec. Pour notre dernière rencontre de la session d’hiver, notre choix s’est arrêté sur Remèdes pour la faim, un récit autobiographique écrit par Deni Y. Béchard.  Avant chaque rencontre, je suis toujours un peu fébrile de connaître l’appréciation du livre choisi par les participantes bien que je dois dire que les échanges sont toujours captivants, et ce, même quand la lecture du mois ne fait pas l’unanimité. Dans le cas de Remèdes pour la faim, j’étais encore plus préoccupée de l’appréciation du livre, car il s’agit d’une brique de presque 600 pages sans grands rebondissements et la dernière chose que je souhaite est que la lecture devienne une corvée pour les participantes. C’est donc avec ce petit stress en tête que je me suis rendue au lieu de la dernière rencontre. Or, ce stress a vite disparu, car tout le monde a réussi à terminer le livre avant la rencontre et la plupart des participantes ont beaucoup aimé leur lecture. …

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Chercher l’autre et trouver soi

Quelle est l’œuvre que je recommande à une amie au cœur brisé? C’est, sans hésitation, Un si joli visage de Lori Lansens (Les filles, 2006; Les égarés, 2017). J’ai lu ce roman alors que j’apprivoisais le célibat après avoir été en couple pendant presque dix ans. Drôle, touchant et inspirant, ce roman m’a, à ce moment, fait beaucoup de bien. Mary Gooch est captive dans sa petite ville ontarienne, dans son emploi de subalterne à la pharmacie, dans ses magazines à potins et dans ses émissions de télévision. Elle est aussi emprisonnée par son corps très lourd, puisqu’elle a, pendant toute sa vie, calmé ses angoisses et noyé ses chagrins avec de la nourriture. Elle s’inquiétait de ce qu’elle allait manger et ne pas manger. Du moment et de l’endroit où elle mangerait ou ne mangerait pas. Elle s’inquiétait d’avoir trop mangé ou de ne pas avoir assez mangé. Elle redoutait l’hypertension, le diabète de type 2, l’athérosclérose, la crise cardiaque, l’AVC, l’arthrose. Le mépris des inconnus. La vérité qui sort de la bouche des enfants. …

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Hôtel Lonely Hearts : Les dessous de Montréal

Il y a de ces livres qu’on choisit pour leur couverture. Ce fut le cas pour Hôtel Lonely Hearts : je ne connaissais ni l’auteure, ni la trame narrative du roman. Le premier chapitre m’a tout de suite sortie de mes habitudes littéraires pour plusieurs raisons, et cet effet demeura tout au long du récit. D’abord, le roman est écrit par une femme québécoise anglophone, ce qui, d’emblée, est une première exploration pour moi. Ensuite, les personnalités très excentriques des personnages m’ont déstabilisée. Finalement, l’époque dans laquelle prend place l’histoire, le Montréal des Années Folles et de la Grande Dépression, m’était plutôt inconnue point de vue lecture.  Montréal crasse Bienvenue dans le monde naïf, désillusoire, choquant et plein d’humour de Heather O’Neill, que Dominique Fortier, elle-même romancière notable, nous traduit de l’anglais vers le français. On y découvre Montréal sous son jour le plus sombre, au détour de ses ruelles et à travers les yeux de ceux que la ville a rejetés. Il est étrange, donc, que malgré le plongeon tête première dans la prostitution, les …

La quête de soi

De synthèse de Karoline Georges, c’est le type de roman qui prend du temps à s’installer. Une fois bien en place, il est cependant presque impossible pour son lecteur de ne pas vouloir en connaître la fin. Mes attentes et ma barre étaient très hautes, je dois l’admettre: j’avais vu qu’il avait été nommé par de nombreux médias comme étant l’un des meilleurs romans de 2017. Je n’ai pas été déçue. J’ai pourtant eu pas mal de difficulté à vous écrire ce que j’ai réellement pensé de ce roman bien particulier. Karoline Georges signe ici son quatrième roman et, pour être bien honnête, je ne connaissais pas du tout cette auteure avant de me plonger dans ce livre. À la suite de la lecture de celui-ci, je peux cependant dire que Karoline fait désormais partie de ma liste d’auteurs « à surveiller / à découvrir davantage ». Résumé Dans De synthèse, on suit une femme née dans les années 70, fascinée par sa propre image. Alors qu’à l’adolescence elle se voit offrir l’opportunité d’être mannequin – ce …

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Ici, ailleurs : Fuir pour oublier

J’ai découvert Matthieu Simard un peu par hasard, sur les tablettes de ma librairie de quartier de l’époque. J’ai commencé avec La tendresse attendra et je n’ai pu m’empêcher de lire sans attendre tous les autres livres de sa bibliographie, les uns après les autres, en un court laps de temps, dans mon petit appartement de Verdun. J’attendais Ici, ailleurs comme j’ai pu attendre mes Moon Shoes, bien entourés au stylo dans le catalogue Sears, en ’94. Résumé Marie et Simon ont fui la ville en espérant renaître à la campagne. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont destinés à une fin tragique; ils seront le couple du « meurtre suivi d’un suicide ». Fisher dira qu’il ne l’avait pas vu venir, les Lavoie diront que nous étions pourtant « du ben bon monde », Alice ne dira rien et nos sangs se mélangeront dans les craques du plancher de la maison centenaire que nous venons d’acheter. Nous sommes invités à les suivre dans leur quête d’oublier le drame qui les a poussés …

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Blagues pour les littéraires et leurs acolytes

Tous les jours, nous défilons notre page d’accueil Facebook, remplie de memes et de GIF, et nous lisons des tonnes de blagues. Des drôles, des pas trop drôles, certaines avec trop de fautes d’orthographe pour qu’on les trouve pertinentes, d’autres vraiment bien réfléchies sous lesquelles on va même taguer notre meilleur.e ami.e! En cuisine avec Kafka est un peu la représentation littéraire de notre fil Facebook. La version « blagues réfléchies ». Il s’agit d’une succession de très courtes séquences, une planche chacune, qui propose des blagues, entre autres, sur la littérature et la culture geek. Ça se lit rapidement et ça permet de décrocher, sans l’aspect média social qui nous aspire jusqu’à ce qu’on oublie qu’on avait des plans cette journée-là. On n’est même pas obligé de dire à nos amis qu’on l’a lu! (Mais je vous propose quand même d’en parler autour de vous, ça en vaut la peine.) Le titre, Baking with Kafka en version originale, fait référence à l’une des planches du livre. Par contre, j’aurais choisi un autre titre pour l’ouvrage complet, …

Le mangeur de bicyclette, un tourbillon par Larry Tremblay

Ça fait plusieurs décennies déjà que Larry Tremblay fait partie du paysage littéraire québécois. Il s’y est même taillé une place importante ; de nombreux prix, des adaptations au théâtre, des traductions et des publications à l’étranger en témoignent. Nous vous en avons même parlé à maintes reprises sur le Fil Rouge, notamment pour L’orangeraie et Le Christ obèse.  Le mangeur de bicyclette est une réédition d’un roman publié pour la première fois en 2002. Oui, oui! Quinze années plus tard, ce récit réapparaît dans le paysage littéraire québécois pour notre plus grand plaisir. Il s’en est passé du temps! Heureusement, ce roman est tout aussi contemporain et correspond encore aux univers créés par l’auteur. Je n’ai pas du tout été déçue. Après avoir terminer la lecture, je me suis même ennuyée de son univers déjanté, déstructuré, sans frontière et profondément humain. Une bouffée d’inventivité qui fait du bien et qui rejoint l’universel. Poudre de kumkum Petit fait cocasse, j’ai lu à plusieurs reprises un autre livre du même auteur, Poudre de kumkum, publié la même …

L’âme des horloges

L’avenir ressemble beaucoup au passé. Dès la lecture de cette phrase, je me suis dit que ce livre allait répondre à mon besoin de fantaisie. Je croyais me retrouver dans un univers à la Diana Gabaldon, même si je n’en ai jamais lu. Je croyais qu’il allait y avoir des retours en arrière, des voyages dans le futur. Eh bien, ce fut tout le contraire! Pas de quétaineries ou de moments clichés, alors que je tombais en amour avec la bouillonnante Holly, adolescente amoureuse d’un jeune homme adulte dans les années 80. Tout commence par une dispute C’est à la suite d’une chicane avec sa mère que Holly décide de quitter le nid familial. Malheureusement, cette décision amènera plusieurs conséquences. Lors de cette fugue, Holly pensera au passé, lorsqu’elle entendait des voix qui referont alors surface. Ces voix seront appelées plus tard les voix de la radio. Ce qui amènera aussi la disparition mystérieuse de son petit frère. Alors que je croyais continuer d’être sur les traces de Holly, les parties du roman suivantes avancent dans …