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Les peurs : 4 albums jeunesse pour les aborder en toute simplicité

Cet été, un de mes plus grands rêves s’est enfin réalisé : travailler dans une bibliothèque (la plus belle à part de t’ça!). J’étais aux anges, je touchais le ciel de mes longs bras et des palpitations de bonheur m’ont parcourue toute entière lorsque mes collègues m’ont demandé d’élaborer une heure du conte. Imaginez la joie : quand j’étais petite, j’adorais aller aux heures du conte et, maintenant, c’est moi qui allais les faire! Wô. J’étais libre de choisir les livres, la thématique et la formule. Toutefois, malgré cette latitude, je ne vous cacherai pas que l’angoisse me tenaillait juste à imaginer un groupe d’enfants, leurs yeux rivés sur moi, mes mains tremblantes tenant un livre et ma voix chevrotante incapable de lire comme du monde. J’étais terrorisée à échouer ce rêve tant désiré. Un éclair de génie m’a alors traversé : pourquoi ne pas faire une heure du conte sur les peurs? Lire des albums jeunesse qui abordent toutes sortes d’angoisses pendant que je tente de vaincre l’anxiété de prendre parole devant un groupe …

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Crazy Rich Asians, le livre que j’attendais

D’abord, laissez-moi vous raconter un peu mon histoire. Je suis née en Chine, puis j’ai été adoptée par un couple de Québécois alors que je n’avais que six mois. J’ai grandi à la campagne, puis en banlieue de Montréal, avant d’aménager dans la métropole il y a de cela déjà quelques années. J’ai donc grandi dans un milieu plutôt occidental, sans toutefois renier ou nier mes origines que représentent mon physique. D’ailleurs, je me faisais rappeler assez fréquemment mes origines, que ce soit lorsqu’un inconnu me félicitait pour mon aisance en français ou encore lorsque quelqu’un me lance un Ni Hao!  ou encore Konichiwa! dans la rue, qu’il soit bien intentionné ou non. J’avoue que c’était parfois difficile de grandir ainsi, entre deux cultures. Pas 100% occidentale, pas 100% orientale. Lorsque j’ai vu le titre Crazy Rich Asians dans la liste des films attendus en 2018, je me suis sentie interpellée. Après une recherche rapide, j’ai découvert qu’il s’agit du premier roman de la trilogie, écrit par Kevin Kwan et publié pour la première fois en 2013. Je l’ai donc …

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Habiter la nuit

Jusqu’à 24h/24 La nuit se lève, je n’avais jamais lu de documentaire de ma vie. Cependant, j’affectionne la photo surtout lorsqu’on la retrouve contextualisée dans les pages d’un livre, et la thématique de la nuit m’a charmée avant même d’ouvrir l’ouvrage. Aussi, depuis ma lecture du roman de Martine Delvaux sur l’œuvre de Nan Golding la photographe, j’ai développé un intérêt pour les mélanges photos-textes et surtout pour les idées inédites qui en ressortent. Dénicher 24h/24 La nuit se lève, et en être ravie Donc, c’est en fouillant sur le site web d’Héliotrope, la maison d’édition, que je suis tombée sur cette pièce extraordinaire – dans le sens littéral du terme qui sort de l’ordinaire -, dans la section Beaux livres. Et en effet, lorsque je l’ai sorti de son rayon à la bibliothèque, le livre m’a rappelé qu’il n’est pas comme les autres : il est énorme… et c’est bien ainsi. Cela rend hommage au travail photographique de Marie-Reine Mattera et d’Emmanuel Joly. Ces deux photographes qui ont appris en France, mais qui sont bien connus …

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Les réseaux sociaux et l’anxiété de performance en littérature

Il n’y a plus rien d’étonnant lorsque vient le temps d’aborder la question de l’anxiété de performance liée à l’avènement des réseaux sociaux . Depuis Facebook, Instagram et tutti quanti, l’expression «l’herbe est toujours plus verte chez le voisin» prend des proportions ridicules directement liées au nombre de gens auxquels nous sommes en mesure de nous comparer. Malheureusement, ces gens, pour la plupart des inconnus, sont maintenant des millions, et ce, à quelques clics seulement. L’uniformité stylistique qui s’étend à nos gardes-robes, à nos maisons ou à notre manière de cuisiner s’étend également à nos lectures. Combien de photos soigneusement mises en scène de livres peut-on trouver sur Instagram? Il n’y a pas de limites. C’est parfois inspirant, ça nous permet peut-être de trouver des idées pour nos prochaines lectures ou d’avoir plus facilement accès à des auteurs auto-publiés. Par contre, bien souvent, les mêmes titres à la mode reviennent sans cesse dans nos newsfeeds, créant une impression de répétition lassante. Depuis quelques années, j’ai l’impression que les gens s’efforcent d’avoir tous les mêmes goûts …

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Le bricolage poétique de Roxane Desjardins

Mon coloc a récemment décidé de se débarrasser de presque tous ses livres. C’est dans un bonheur incrédule que je me suis emparée de tout ce qui me passait sous la main. Parmi mes nouvelles acquisitions : Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire de Roxane Desjardins. Ce recueil est arrivé dans ma vie comme un baume sur une plaie ouverte dont je ne soupçonnais pas l’existence. « Comment c’était avant, est-ce que ça m’est vraiment déjà arrivé, d’être confortablement emmitouflée dans les chaudes couvertes de l’enfance. » Enchantement désordonné Visuellement parlant, j’étais déjà conquise. Le recueil est beau, mettant en vedette une illustration à la fois enfantine et étoffée. À l’intérieur, du pêlemêle et du beau. J’avais l’impression, le temps de 93 pages, d’entrer dans l’esprit de Roxane Desjardins et de partager toutes ses blessures, ses joies et ses peines. Le plus bel aspect de ce livre, c’est son ordre incertain, ces choix que nous avons à faire tout au long de notre lecture. C’est que chaque poème a sa construction particulière, qui …

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La difficile tâche de trouver un successeur à Harry Potter

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, Harry Potter a la sienne. Après avoir passé un an à le lire en famille, nous nous sommes retrouvés un peu orphelins, complètement démunis face au grand vide laissé par Harry derrière lui. Que lire à présent ? Il y avait quelque chose dans la lecture longue qui a fait que nous nous sommes particulièrement attachés aux personnages et à l’intrigue, puisque ces derniers ont fait partie de notre quotidien et ont alimenté nos conversations pendant des mois. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls, Marion a déjà parlé bien mieux que moi de son amour des pavés. Revenir à des récits plus courts nous laissait sur notre faim et ne rassasiait plus la curiosité et l’envie de grandes aventures qu’Harry Potter avait déclenché chez nous. Alors nous avons tenté d’autres séries, mais, bien que plusieurs d’entre elles nous aient semblé prometteuses, nous n’avons pas accroché et avons souvent arrêté notre lecture à la fin du premier tome. Coup de chance Par hasard, j’ai lu un entretien …

The year of less: le récit d’une année sans achats et bien plus

The year of less avait capté mon attention à plusieurs reprises, lors de mes trop longs moments passés à magasiner des livres sur Internet. C’est évidement un peu ironique de dépenser pour un livre dont le sujet principal tourne autour d’une année sans dépenses. Pourtant, je l’ai justement acheté pour m’inspirer à faire ce type de défi, je l’ai lu en l’espace de 48h et je ne regrette rien! Beaucoup plus qu’un guide pratique pour diminuer ses dépenses et réfléchir à sa consommation de biens matériels, The year of less est le récit d’une année dans la vie de  l’autrice Cait Flanders et de sa quête vers un mode de vie qui lui convient mieux. Du personnel à l’universel Dans The year of less, Cait Flanders écrit sur son rapport à l’alcool et à la nourriture, sur la  sobriété, sur le divorce de ses parents, sur sa carrière et nous invite à entrer dans son intimité, à partager ses démons et ses états d’âmes. C’est très personnel et c’est, à mon avis, la meilleure manière de …

Cuba raconte-moi une histoire

«Viva Cuba libra !» Une simple phrase si connue qui résume si bien cette lecture. Dire que j’avais choisi ce livre que pour sa magnifique couverture (et oui, choix un peu superficiel, mais ça me réserve souvent de belles surprises!). Et ce fut effectivement le cas cette fois-ci aussi! Je fus complètement charmée par cette lecture. Chantel Acevedo, l’autrice du titre enchanteur Lointaines merveilles, a su créer des personnages féminins forts dans une époque historique importante à Cuba. Je me suis laissée bercée par son histoire et par la manière dont elle la raconte. Elle donne une voix forte à son personnage principal, Maria Sirena, qui est elle-même conteuse. C’est donc grâce à la voix de son personnage que je me suis laissée guider dans cette histoire. Lointaines merveilles est raconté par une Maria Sirena âgée. Elle se trouve dans un petit village de Cuba quand l’ouragan Flora frappe le pays. Contre son gré, Maria se retrouve  dans l’ancienne demeure du gouverneur avec sept autres femmes âgées de son village. Tandis que la tempête fait des …

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Antioche: les filles en criss

Dans Antioche, la pièce de Sarah Berthiaume publiée chez les éditions de Ta Mère, les trois personnages,  Antigone, Jade et sa mère Inès, se révoltent de l’intérieur, un peu comme chaque fille dans le monde. Les trois femmes en crisse permettent de portraiturer chacune à leur manière une femme révoltée par les injustices qu’elle vit selon différentes caractéristiques (le groupe d’âge, la situation amoureuse, les origines, etc.).  Antioche établi une résistance contre le monde établi. Le terme «emmuré» est souvent employé pour décrire le quotidien des femmes; elles sont enfouies sous le poids de la routine et des normes établies. Les trois femmes cherchent à fuir ce qu’elles vivent: l’ennui. La pièce se construit sur des sujets importants et actuels, comme l’immigration, la révolte et l’adolescence. Jade Jade passe son temps sur son ordinateur à discuter avec un homme qu’elle ne connait qu’à travers son écran et qui garde l’anonymat. Ensemble, ils bourrent leur crâne de conspirations capitalistes et leur désir de rébellion devient de plus-en-plus éminent. Jade veut fuir l’ennui qu’elle vit chaque jour et l’incertitude …

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Repousser les frontières de la poésie avec Baron Marc-André Lévesque

Il y a quelques mois, mon exploration de la poésie québécoise m’a fait découvrir un auteur hors du commun – et son nom en témoigne – , Baron Marc-André Lévesque. Le poète a beau toujours attendre que la Reine lui accorde son titre de noblesse autoproclamé, cela ne l’a pas empêché de publier deux flamboyants recueils aux Éditions de l’écrou,  Chasse aux licornes (2015) et Toutou tango (2017). Je m’y suis plongée avec une grande curiosité, et le style unique de l’auteur m’a charmée. Une prose agréablement déjantée et atypique D’emblée, il faut souligner l’originalité de la poésie de Baron;  on est très loin ici d’une poésie dite traditionnelle, autant dans la forme que dans le contenu. L’auteur joue beaucoup avec la langue française, notamment en reproduisant le parler québécois par l’omission de certaines syllabes et en réinventant la syntaxe des phrases.  Très imagée, son écriture mêle le fantastique et le réel.  Les sous-titres « Bain de foudre », « Un sundae aux dragons » et « Les matelots s’en câlissent » du recueil Chasse aux licornes en témoignent d’ailleurs. J’ai personnellement …