Year: 2019

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, les livres qui font du bien, Une virée américaine, François Jobin, À l'étage, États-Unis, Mexique, voyage, littérature québécoise

Jusqu’au Mexique ou juste avant

C’est souvent en sortant de notre liste de livres à lire que l’on fait de belles trouvailles. Je marchais donc dans les allées de la bibliothèque lorsqu’une couverture dans les teintes d’orangé a attiré mon œil. On dira ce qu’on voudra, mais une première de couverture attrayante amène souvent bien des lecteurs à se plonger dans ses pages. Le bref résumé et l’étiquette apposée déclarant qu’il s’agissait d’un auteur québécois ont achevé de me convaincre. Je me suis donc plongée dans Une virée américaine, le sixième livre de François Jobin. L’origine de la virée américaine Le protagoniste, Zacharie Desforges, vit dans le petit village de Saint-Lude. Alors que certains villages ont pour principale caractéristique la tranquillité, ce n’est pas le cas de celui-ci. À Saint-Lude, la famille Charron fait sa loi. Le père fait trembler de terreur les plus vieux, tandis que son fils répète le scénario avec les plus jeunes. Un beau jour, Zach en a assez de subir les assauts de Mario, le plus jeune de la lignée des Charron. Il rouspète finalement, mais …

Julie Delporte, Bande dessinée, Le fil rouge, Le fil rouge litm Bibliothérapie, Les livres qui font du bien, Drawn and quarterly, Finlande, Femme, Féminisme, Art, Lecture, Littérature, Nordique, Froid, Anxiété, Anxiété de performance, Syndrome de l'imposteur

This woman’s work, lire Julie Delporte en anglais

Le dernier bijou de Julie Delporte, intitulé This woman’s work, paru en 2019 chez Drawn and Quarterly, est une œuvre à saveur autobiographique, comme la plupart de son travail. Cette nouvelle sortie est la version traduite de Moi aussi je voulais l’emporter, dont la parution, il y a à peu près un an pile, a enflammé les réseaux sociaux pendant plusieurs mois. Depuis, je suis entrée dans une espèce de bulle nommée Julie Delporte et je me suis mise à m’abreuver de toute sa bibliographie. J’ai décidé de relire ce chef-d’oeuvre en anglais, pour voir quel effet cela me ferait. Julie Delporte mentionne régulièrement qu’elle souffre du syndrome de l’imposteur et j’espère que ma critique pourra contredire ce sentiment. La pression d’être une femme À la base, This woman’s work devait être un livre sur Tove Jansson, la créatrice des Moomins, mais petit à petit, l’œuvre s’est transformée d’elle-même en une réflexion sur le rôle de la femme et ce qu’on assume de celui-ci. La femme mère, la femme maîtresse, la femme amoureuse, etc. Delporte réussit à …

le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, lecture, livres, livres qui font du bien, Sans domicile fixe, Susin Nielsen, la courte échelle, SDF, pauvreté, amitié, mensonge, littérature jeunesse,

Sans domicile fixe: la force du déni

Le dernier roman de Susin Nielsen raconte l’histoire du jeune Félix, 12 ans, qui est sans domicile fixe (SDF). Déjà, le titre éveille l’intérêt, ainsi que la page couverture représentant un campeur Westfalia. Mais on ne peut qu’imaginer brièvement le récit que l’autrice s’apprête à nous livrer. Une histoire touchante, enlevante, construite comme un thriller psychologique qu’on a du mal à lâcher tellement c’est passionnant. Le roman vise la tranche d’âge 12-15 ans, mais si on a déjà lu d’autres ouvrages de Susin Nielsen, on sait que l’auditoire s’étend bien au-delà du jeune public. Félix, le SDF de 12 ans ¾ Le récit de Sans domicile fixe débute dans un poste de police, alors que le jeune Félix Knutsson discute avec l’agente Lee. Les informations sont livrées au compte-goutte afin de laisser planer le mystère sur la raison de sa présence au poste. Astrid, la mère de Félix, est interrogée au même moment, sans qu’on en sache la raison, et Félix insiste sur le fait qu’Astrid est une bonne mère. Il semble s’être produit un …

le fil rouge, voyage au Japon, bibliothérapie, Japon, histoires d'amour, importation de la soie, le fil rouge lit, littérature, livres, les livres qui font du bien, soie, Alessandro Baricco, Gallimard,

Soie d’amour

Alessandro Baricco est un auteur qui a certainement marqué la communauté littéraire avec Soie, ouvrage paru originellement en italien, en 1996. Son écriture touchante, toute en finesse et en douceur, m’avait paradoxalement happée avec ce roman, et j’avais ensuite découvert Océan mer, puis plus tard Mr Gwyn. Sans le savoir, j’avais quitté Soie seulement pour mieux y revenir… La soie L’histoire prend racine en France, dans le petit village de Lavilledieu, en 1861. Hervé Joncour, un homme discret et à son affaire, heureux en mariage avec Hélène, toute aussi discrète et à son affaire, est le personnage au cœur du roman. Son parcours de vie, tout tracé d’avance par son père, prend un tournant des plus originaux alors qu’il devient importateur d’œufs de vers à soie pour son petit village. Le bout du monde Entraîné et motivé par son mentor, un homme tout à fait éclectique et marginal, Hervé Joncour traversera donc la France, l’Autriche, la Russie et l’Océan, puis, à l’aide de contrebandiers hollandais, rejoindra la terre lointaine du Japon, là où personne ne l’attend. Ce voyage en est un …

Il n’y a que les fous: Courtes histoires pour un été rempli de folies

L’été, il y a deux sortes de lectures que je privilégie: soit les gros romans captivants qui te font tourner chaque page à une vitesse folle ou bien les recueils de nouvelles. J’aime pouvoir embarquer rapidement dans un univers, le vivre à fond et passer au prochain. C’est pourquoi, lors de mon dernier voyage, j’ai apporté avec moi Il n’y a que les fous, un recueil de nouvelles sous la direction de Casie Bérard. Elle a su rassembler des auteurs incroyablement talentueux, mais également complètement déjantés. En ouverture, Cassie Bérard nous dit ceci: «On ne sait pas trop pourquoi ils font ce qu’ils font. S’imaginer des complots, tordre le langage, craindre le vol, tomber dans des amours impossibles, suer en public, tuer en public, toujours franchir les limites. Mais ils le font.» Et effectivement, au fil des nouvelles, on voit bien que la folie peut jouer sur plusieurs plateaux et sous plusieurs formes. Il n’y a que les fous qui ne trouve pas nouvelle à son pied Ce recueil abrite sous ses pages plusieurs auteurs …

Minuit moins deux avant la fin du monde Mireille Gagné poésie Le fil rouge lecture livres

La fin du monde est à minuit

« Enfant il a volé une poupée à sa sœur par un tout petit trou dans le pied l’a vidée de sa mousse on l’a retrouvé dans la garde-robe inconsolable la bouche ouverte pleine de bourrure il essayait de se remplir. » (p. 45) J’ai découvert Mireille Gagné en octobre dernier, lors de la dernière édition de la Nuit de la poésie organisée par Québec en toutes lettres. C’était la première fois que j’assistais à l’événement et j’ai été étonnée par le nombre de spectateurs venus assister aux lectures – nombre qui dépassait sûrement la capacité sécuritaire de la salle, d’ailleurs! La poète gruoise (on n’a pas assez souvent l’occasion d’utiliser le gentilé de L’Isle-aux-Grues!) y a lu des extraits de son dernier recueil. Sa lecture a été mon coup de cœur de la soirée et, dès le lendemain, j’ai couru à la librairie me procurer son livre : Minuit moins deux avant la fin du monde. Tic, tac… Tic, tac… Le titre du recueil fait référence à l’horloge de la fin du monde, créée en …

Folk: un voyage au Far West

Iris et La Pastèque nous offrent une bande dessinée digne du Far West, Folk. On pourrait croire par sa couverture marrante que nous allons nous retrouver avec une petite bande dessinée sans plus, mais c’est mal connaître les choix de La Pastèque et le talent de son autrice et illustratrice, Iris. J’ai connu Iris grâce à sa collaboration avec Zviane pour la trilogie de L’ostie d’chat. Une série que je vous conseille fortement d’ailleurs. Par la suite, je l’ai découverte en solo grâce à ses zines, Justine, son blogue et ses réseaux sociaux. J’apprécie ses dessins qui sont assez minimalistes, mais dont on reconnaît les expressions. J’admire aussi son talent pour illustrer des décors. Il y a de la vie dans son art! Lorsque j’ai su qu’elle sortait une nouvelle série qui se déroulait dans le Far West et dont le personnage principal est un jeune homme pouilleux, égoïste et profiteur, j’ai tout de suite reconnu son style! Comme pour son personnage dans L’ostie d’chat, Iris semble aimer créer des personnages mal-aimés qu’on finit par trouver …

Le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien, la plupart du temps on m'appelle Gabrielle, Stefanie Meunier, Lémeac, éditions, littérature québécoise, club de lecture le fil rouge, résilience, amitié,

Club de lecture juin 2019 : La plupart du temps je m’appelle Gabrielle

Il y a déjà quelques années, j’étais tombée comme on tombe sur les plus significatifs des livres, par hasard, sur un titre qui avait piqué ma curiosité: Ce n’est pas une façon de dire adieu. Il y a quelque chose qui m’émeut dans ce titre, une vulnérabilité, une fragilité, une grande vérité. Je garde un souvenir précis de certains aspects de ce roman, mais c’est principalement l’ambiance qui s’y tramait, qui me reste, au final. L’odeur de la pluie, la musique des Beatles, les rues grises de New York… À partir de ce moment-là, je me suis mise à suivre l’œuvre de Stéfani Meunier, l’autrice au pouvoir d’évocation puissant. J’étais alors plus qu’heureuse lorsque les participantes du club de lecture du Fil rouge ont voté pour La plupart du temps je m’appelle Gabrielle, son dernier roman, pour notre lecture commune de juin. Une douceur étonnante À l’unanimité, nous nous sommes entendues pour dire qu’il y a avait une telle douceur dans ce roman! Douceur qui nous étonnait néanmoins, car il n’y a rien de doux …

L'empire des anges, Bernard Werber, le fil rouge, le fil rouge lit, livres, lecture, littérature, bibliothérapie, philosophie, réflexions littéraires, univers, paradis, les livres qui font du bien,

Relire ou pas LE livre marquant de votre jeunesse?

Récemment, j’ai été titillée par l’idée de revisiter cette œuvre qui m’avait donné la piqûre pour la littérature. Elle a changé à jamais ma vie en me mettant sur le chemin des lettres, des réflexions philosophiques sur le monde qui nous entoure; ses lois, mécanismes, secrets et mensonges. Revisiter ce pilier de ma vie duquel découle que de bons souvenirs, c’est risqué.