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La méditation pleine conscience: quatre lectures pour débuter

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Marjorie Rhéaume

La méditation pleine conscience est une pratique dont tout le monde semble louanger les bienfaits. En lisant sur le sujet, j’ai appris bien des choses, dont une qui m’est particulièrement restée en tête. Si on attend quelque chose de notre pratique méditative, si on attend un état de bien-être, si on s’attend à se sentir mieux après, vaut presque mieux ne pas commencer. Ce n’est pas qu’elle ne sert à rien, maintes études en ont prouvé les bienfaits. C’est plutôt que c’est une pratique de l’instant présent, d’observation et de contentement. C’est une pratique qui prend du temps, qui nous permet d’être plus ouvert sur soi et sur ce qu’on ressent et à travers laquelle on peut apprendre à mieux se connaître, certes, mais ce n’est pas une question de performance, ni d’amélioration, ni de bien-être à tout coup.

Je dis ça parce que c’est ce que beaucoup pensent, moi y compris, de la méditation. Par contre, la méditation pleine conscience vient briser cette idée et c’est pourquoi je la trouve si intéressante. Il est simplement question d’observation et d’acceptation, peu importe l’état, peu importe l’inconfort.

Quand je m’intéresse à un sujet, je n’y vais pas à moitié, j’ai même écrit un article à ce sujet. Alors quand j’ai commencé à m’intéresser à tout ce qui a trait à l’instant présent et à la pleine conscience, j’ai acheté quelques livres sur le sujet, question d’en savoir plus. À travers mes lectures, j’ai beaucoup appris et j’ai entrouvert la porte à une toute nouvelle façon de voir les choses. Ça a l’air intense dit comme ça, je l’accorde. Rien de tout cela n’a changé ma vie (ça change pas le monde…sauf que), j’avoue même ne pas être une fan du terme pleine conscience qui, à mon avis, fait très « spirituel » alors qu’il n’en est rien.

Je vous propose donc quatre lectures pour en savoir un peu plus sur la méditation, pour accompagner votre pratique ou juste pour s’inspirer.

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Marjorie Rhéaume

 Pour débuter: Méditer, jour après jour de Christophe André

Christophe André c’est un peu le Kabat Zinn français. Leur approche est semblable et tous deux sont axés sur une pratique de pleine conscience qui consiste à observer ce qui se passe en nous pour mieux comprendre. Comme Jon Kabat Zinn, Christophe André est focusé sur la pratique et sur le côté terre-à-terre de la méditation pleine conscience.

Méditer, ce n’est pas se couper du monde, mais au contraire se rapprocher de lui pour le comprendre, l’aimer et le changer.
C’est aussi un moyen, accessible à tous, de cultiver la sérénité et le goût du bonheur.
Cet ouvrage est conçu comme un manuel d’initiation à la pleine conscience, la plus fascinante des méthodes de méditation, étudiée et validée par la recherche scientifique.
Au travers de 25 leçons, vous aborderez l’essentiel.
Depuis les bases: comment utiliser la respiration, le corps, la conscience de l’instant présent; jusqu’aux méditations approfondies: faire face à la souffrance, stabiliser ses émotions, construire la paix de l’esprit et du coeur…
Ce manuel pratique et poétique comporte : des textes pour comprendre, des peintures pour ressentir, un CD pour pratiquer.

Ce qui est bien avec Méditer, jour après jour, c’est que le livre réunit non seulement des textes et des exercices simplement expliqués, mais aussi des peintures et un C.D de méditation. En plus du fait que le livre est en soi très beau, les textes sont simples et les liens avec les peintures présentées à chaque début de chapitre sont toujours vraiment pertinents et fascinants.

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Marjorie Rhéaume

Pour en savoir un peu plus: Où tu vas, tu es  de Jon Kabat Zinn

John Kabat Zinn c’est un des gros noms de la pleine conscience. Je ne le connais pas beaucoup, si ce n’est de par son nom qui ressort toujours dans les rayons de développement personnel dans les librairies.

Des recherches scientifiques récentes ont démontré que la pratique de la méditation et de la pleine conscience avait des effets remarquables sur le corps et l’esprit.
Au cours de la méditation, l’attention se porte sur le moment présent. Dans cet état, il n’y a pas de jugement, pas de passé, pas de futur, pas de pensées incessantes. Votre conscience est simplement là, dans le silence et le calme absolu.
« Où tu vas, tu es » s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent commencer ou approfondir une pratique de méditation pour se libérer du stress et trouver le chemin de la guérison.
En apprenant à vivre dans le présent et en s’éveillant votre conscience, vous aurez accès a des ressources de joie, de créativité, de santé et d’intelligence dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.  – 4ème de couverture.

Ce que j’aime dans ce livre, c’est que l’auteur n’essaie pas de nous faire croire que la méditation est quelque chose de magique ou d’instantané. Il aborde un sujet après l’autre, de la respiration à l’éveil, de façon claire et pratique. Pas question de lévitation ou de mantras, il affirme haut et fort que, malgré les bienfaits de la méditation à long terme, c’est une pratique quotidienne qui demande un effort, une discipline et envers laquelle on ne doit attendre de résultats rapides et directs.

C’est vraiment un des meilleurs guides pour en apprendre plus sur la méditation en pleine conscience et le principe de l’instant présent. On y retrouve à la fois des explications pratiques et des informations sur tous les aspects de la méditation, que ce soit  physique, mental ou en lien avec les émotions.

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Marjorie Rhéaume

Pour s’inspirer: petite philosophie de la méditation de Élisabeth Couzon

Petite philosophie de la méditation, c’est le livre de chevet parfait. Ce n’est pas un livre continu mais plutôt une série d’affirmations, de méditations, de citations et d’explications sur lesquelles réfléchir. Les illustrations sont jolies, les instructions sont simples et c’est le type de livre parfait pour rester motivé et inspiré tout au long de sa pratique .

Cette Petite philosophie de la méditation vous guidera sur le fabuleux chemin de la pleine conscience au gré de citations commentées et d’exercices pratiques. Au programme, à travers citations, commentaires et exercices: ce qu’est la méditation, ses bienfaits, l’équilibre corps/esprit, la pleine conscience, le moment présent, la pratique de la méditation, les attitudes qui fondent la pratique, la méditation au quotidien, la méditation et l’amour bienveillant. Extrait: « Prenons quelques minutes pour écouter notre mental. Quelle est sa tonalité aujourd’hui? Est-il doux, compatissant, silencieux ou au contraire dans un jugement implacable? Ou tout autre encore? Notons ce que nous observons. Mettons maintenant notre conversation interne en arrière-plan. Goûtons les sensations qui sont les nôtres dans notre corps. Respirons: l’air frais qui entre dans notre nez, l’air plus chaud qui en ressort. Ouvrons nos yeux pour contempler ce qui nous entoure: une feuille qui vole au vent, un parfum qui émane d’une plante, le chant d’un oiseau. Notons comme tout cela est changeant, abandonnons-nous à l’apaisement que nous propose la nature et respirons. »

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Marjorie Rhéaume

Pour la pratique: Mettre en pratique le pouvoir du moment présent de  Eckart Tolle

Eckart Tolle est majoritairement connu pour son best-seller Le pouvoir du moment présent…que je n’ai vraiment pas apprécié. Par contre, mettre en pratique le pouvoir du moment présent recueille tous les exercices de méditation du best-seller, sans le ton condescendant de l’auteur. Je le conseille parce que c’est vraiment un condensé qui permet de se centrer sur sa pratique, dans le présent, à l’aide d’une multitude d’exercices. C’est le plus spirituel des quatre, mais c’est tout de même une bonne lecture pour se poser des questions et apprendre à être dans le présent.

Au travers de lectures méditatives et d’exercices spirituels, l’ouvrage explique comment regarder le monde dans l’instant présent pour apaiser nos pensées et atteindre la voie du bien-être intérieur. Tel un guide, l’objectif double de ce livre est de nous faire entrer dans un état de conscience supérieure et de nous indiquer comment y demeurer. La lecture de cet écrit demande une réelle participation de la part du lecteur. Elle se doit d’être faite dans un état de présence totale afin de bien s’imprégner des notions qui y sont dispensées.

Alors voilà, Bonne lecture.

 

 

Celle qui va tout lire Fred Vargas te salue

Dix ans après tout le monde (estimation vague de personne qui ne se souvient plus de ses cours de statistiques), j’ai ENFIN appris l’existence de Fred Vargas.

Avant d’être libraire, métier que je pratique depuis environ 2 ans, je n’avais jamais entendu parler de Fred Vargas. Pourtant, depuis que je sais lire, j’ai une fascination pour (à peu près) tous les types de romans dits « de genre », des romans de science-fiction aux romans policiers, les romans noirs, etc. Au primaire, j’étais tellement fangirl de la série Arthur et Andréa-Maria de Chrystine Brouillet. Quand j’ai appris que la Courte échelle en avait fait deux éditions intégrales, j’ai un peu crié (puis je me suis dépêchée de les commander).

C’est pour cette raison que j’ai trouvé étrange de n’avoir jamais porté attention à elle, cette fameuse Fred Vargas que mon ancienne collègue Isabelle (coucou Isa!) adorait par-dessus tout! J’ai donc décidé, le mois dernier, de commencer à découvrir son univers.

Plutôt que de commencer par ses plus connus, ou bien par le plus récent, Temps glacières (que j’ai vraiment très hâte de découvrir : l’Islande et Robespierre, ça me convainc assez aisément), j’ai choisi de lire Ceux qui vont mourir te saluent, publié en 1994, mais écrit quelques années plus tôt, avant même L’homme aux cercles bleus, son premier roman publié.

Le titre m’a beaucoup interpellée, moi qui suis une amatrice de l’Antiquité gréco-latine, et j’ai également été charmée par le synopsis, que voici : Une gravure de Michel Ange se retrouve sur le marché, et tout porte à croire qu’elle a été volée à la Vaticane, grande Bibliothèque du Vatican. Henri Valhubert, éditeur d’art, trouve louche l’arrivée sur le marché de cette gravure ainsi que les voyages répétés de sa femme, Laura, à Rome, pour voir leur fils, Claude, et ses deux amis Tibère et Néron (oui, oui, comme les empereurs!). Il s’y rend donc… pour mourir assassiné, le soir de son arrivée, en se rendant à la fête où il croit trouver son fils.

S’en suit de nombreuses découvertes sur le passé de Laura et de son ami d’enfance Monseigneur Lorenzo Vitelli, mais également sur le passé de l’enquêteur français envoyé pour étouffer l’affaire, mais qui ne fait qu’à sa tête, Richard Valence. En effet, celui-ci préfère énerver l’inspecteur Ruggieri, le responsable de l’enquête du côté italien, avec ses manières parfois douteuses et sa nonchalance.

Au début de ma lecture, je n’arrivais pas à lire plus d’un chapitre à la fois (vous savez, le mémoire de maîtrise à rédiger, le travail, etc.), mais il est arrivé un stade, à partir de la page 50 environ, où j’étais tout simplement incapable de m’arrêter. Je me suis arrêtée dans un café près de chez moi et j’y suis restée jusqu’à ce que je termine ma lecture. L’ambiance de Rome, le détachement, parfois feint, de Richard Valence, les empereurs qui vivent une amitié fusionnelle, leur amour pour Laura, la femme (presque) fatale elle-même fusionnée à Claude et ses comparses, l’humour subtil de Vargas, tout y était pour faire un roman policier comme je les aime, délicat et intelligent.

En plus, d’après quelques critiques rencontrées sur les internets, j’aurais bien fait de commencer ma lecture de Fred Vargas par le premier qu’elle a écrit, puisqu’il serait l’un de ses moins bien réussis… Si c’est le cas, je ne me peux plus d’attendre de lire les autres! Donc lorsque j’aurai terminé mon mémoire, vous pourrez me trouver dans une grotte, entourée de la bibliographie complète de cette auteure, avec la quantité de nourriture suffisante pour permettre aux Stark de survivre à un long hiver à Winterfell (laissez-moi penser au temps où ils étaient ensemble, heureux et vivant(e)s, je vous prie) et assez de bougies pour lire toute la journée jusqu’à ce que j’aie lu tous ses romans et toutes ses nouvelles. Avant de partir, je vous lancerai, salut romain inclus, un « ave César, celle qui va mourir te salue » bien senti.

Le Serment des Horaces - Jacques-Louis David. Anecdote: Je tenais à illustrer le salut romain, mais sans Nazis, et j'a trouvé cette toile (sur la page Wikipedia du salut romain, tiens donc), puis j'ai réalisé que j'avais déjà utilisé une toile de David pour illustrer mon article sur Harry Potter à l'école de la philosophie! C'est ça. (Scusez, c'était plate comme histoire, finalement.)

Le Serment des Horaces (1785) – Jacques-Louis David.
Anecdote: Je tenais à illustrer le salut romain, mais sans Nazis, et j’a trouvé cette toile (sur la page Wikipedia du salut romain, tiens donc), puis j’ai réalisé que j’avais déjà utilisé une toile de David pour illustrer mon article sur Harry Potter à l’école de la philosophie! C’est ça. (Scusez, c’était plate comme histoire, finalement.)

Dites-moi, connaissiez-vous Fred Vargas? Quel est votre roman préféré de cette auteure formidable?

Écolo de la racine à la pointe

Stratégies d’écolos

Depuis l’inexistant bogue de l’an 2000, l’homme semble plus consciencieux de son environnement et de sa planète. L’écologie est à la mode les amis, ce qui est tout à notre honneur. Certains posent de petits gestes en se prêtant aux joies du compost et des jardins communautaires. D’autres plus déterminés et audacieux, comme mon admirable amie Ariane Pilon, deviendront végétaliens ou végétariens. Moi, j’ai choisi une autre alternative.

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai eu la chance de travailler avec un jeune homme impliqué, engagé et intelligent dans une multinationale aux valeurs très controversées. Ce cher PP fabriquait son propre savon, participait à plusieurs groupes militants et ce qui me dégoûta profondément sur le moment, ne se lavait plus les cheveux depuis déjà un mois.

Lorsque celui-ci m’annonça cette décision prise de façon consciente et lucide, je ne comprenais pas ce choix.

Tes cheveux doivent puer?

Tes cheveux ne sont pas gras?

Ça ne te pique pas au fond de la tête?

Etc, etc, etc.

Quelques mois plus tard, j’avais complètement changé mon fusil d’épaule. Je me lançais également dans l’aventure afin d’anéantir le shampoing commercialisé. Après ma rencontre avec PP, j’ai commencé à m’informer de façon plus approfondie sur les différentes alternatives aux fameux shampoings que l’on connaît. Bref, j’ai compris que mon ancien collègue n’était pas le premier à se prêter au jeu. Shampoing sec, recette de grand-mère, absence de lavage total; des solution en voulez-vous, en voilà!

Rencontre révélatrice sur le blogue Antigone XXI

C’est alors que je suis tombée sur un témoignage inspirant sur le blogue Antigone XXI. Une jeune femme avait arrêté de se laver les cheveux  au shampoing commercialisé pour se tourner vers une recette faite maison et appliquée une fois par mois. Je ne pouvais pas trouver mieux comme alternative. En plus, la recette était facile à concevoir, ne coûtait pratiquement rien et permettait d’économiser une quantité phénoménale de litres d’eau habituellement gaspillés. Tout ce dont vous avez besoin:

Recette

  1. Bicarbonate de soude
  2. Vinaigre de cidre
  3. Huile essentielle de Ylang Ylang

De façon générale, ce sont des produits que vous pouvez vous procurer très facilement. Pour ce qui est de l’huile essentielle, vous pouvez la trouver dans des boutiques de produits naturels et parfois même, dans des pharmacies. Lorsque vous avez tous les ingrédients, vous pouvez poser votre geste écolo.

Le bicarbonate de soude 11637889_10152995680113391_2062570020_n

  • Mélangez une partie de bicarbonate de soude pour quatre parties d’eau. Si vous avez les cheveux très longs, comme moi par exemple, vous pouvez augmenter la dose de bicarbonate de soude.
  • Brassez bien le mélange jusqu’à ce qu’il prenne la forme d’une pâte.
  • Appliquez le mélange sur la racine de vos cheveux et répandez celui-ci partout sur votre cuir chevelu. Tentez de bien englober toute la surface du crâne.
  • Laissez reposer pendant quelques minutes et rincez à l’eau tiède.

*Certains sites conseillent d’appliquer le mélange de la racine à la pointe. Je ne pourrais approuver la chose puisque ce n’est pas ma technique, mais libre à vous de le tenter. De plus, les avis sont également partagés sur l’état des cheveux lors de l’application, mais il semblerait que l’application peut se faire sur le cheveux sec autant que sur le cheveux humide. Cependant, je conseille fortement de brosser la crinière avant l’expérience.

** Je vous recommande de trouver un copain ou une copine qui se fera un plaisir de jouer les laveurs de cheveux pour un court instant. Il peut être assez ardu de s’appliquer soi-même le mélange.

Le vinaigre de cidre et l’huile essentielle de Ylang Ylang11638126_10152995680103391_1304555161_n

  • Mélangez une partie de vinaigre de cidre (il faut absolument utiliser ce type de vinaigre afin d’obtenir l’acidité nécessaire) pour quatre parties d’eau.
  • Ajoutez deux gouttes d’huile essentielle de Ylang Ylang au mélange.
  • Appliquez le mélange sur la pointe des cheveux.
  • Laissez reposer pendant quelques minutes et rincez légèrement à l’eau froide.

* Certains sites conseillent d’appliquer le mélange sur l’entièreté de la chevelure. Je ne pourrais approuver la chose ce n’est pas ma technique, mais une fois de plus, libre à vous de tenter la chose.

** L’odeur du vinaigre peut être désagréable pour certains, d’où l’ajout d’huile essentielle. Cependant, plusieurs proposent de nombreuses alternatives telles que l’ajout de menthe, de lavande ou d’autres huiles essentielles.

*** Lorsque vous rincez ce mélange, il est important que le rinçage se fasse à l’eau froide puisque la température de l’eau permettra de conserver l’humidité de votre cheveux, de lisser celui-ci et de le rendre plus brillant.

Puis le tour est joué. Il ne vous reste plus qu’à répéter l’opération une fois par mois.

Si seulement tout était aussi facile.

La période d’adaptation

Bien entendu, il y aura une période d’adaptation. Les premiers mois sont les plus difficiles. Les cheveux sont gras, mêlés et le fond de la tête pique. Il est donc extrêmement important de peigner et de mouiller les cheveux chaque jour. D’ailleurs, sachez qu’il ne faut jamais brosser votre crinière lorsque celle-ci est humide. Cette façon de faire endommage votre cheveux qui est plus fragile lorsqu’il est mouillé.

11349036_10152995680063391_229177986_n* Il faut également laver sa brosse quotidiennement, c’est-à-dire retirer tous les cheveux qui y sont faits prisonniers. D’ailleurs, la brosse en poils est fortement recommandée pour l’opération. De plus, si vous utilisez une brosse avec un manche en plastique, il faut plonger celle-ci dans un mélange de bicarbonate de soude (une cuillère à café) et d’eau froide pendant une bonne vingtaine de minutes. Par la suite, il ne vous reste qu’à la rincer à l’eau chaude. Par contre, si votre manche est en bois, vous pouvez simplement saupoudrer celui-ci d’une cuillère à café de bicarbonate de soude, le laisser agir et rincer à l’eau chaude.

De plus, si vous êtes un ou une maniaque du lavage de cheveux, vous ne pourrez pas passer de sept lavages par semaine à un lavage par mois. Il faudra graduellement laver ses cheveux de moins en moins jusqu’à atteindre le un lavage par semaine. Il ne faut pas traumatiser son poil de crâne non plus. Vous pouvez utiliser les shampoings secs entre les différents lavages au commencement de l’expérience. Vous pouvez d’ailleurs concocter votre propre shampoing sec à l’aide de fécule de maïs.

Personnellement, je vous conseille de commencer cette expérience en été. Ayant utiliser cette stratégie, je vous confirme qu’elle fonctionne bien puisque nous sommes souvent à la plage et que nos cheveux sont donc plus souvent attachés, ce qui permet de moins dévoiler (du moins au commencement) l’état de nos cheveux qui sont en plein changement.

N’ayez surtout pas peur du gras de vos cheveux! Il s’agit du meilleur revitalisant! Ce sébum naturel que produit votre cheveux doit être redistribué de la racine à la pointe afin de renforcir celui-ci et de l’hydrater de façon naturelle. Vous n’aurez jamais vu vos cheveux aussi en santé de toute votre vie.

Bien entendu, si vous adhérez à ce mode de vie, il n’est plus question de colorer ses cheveux ou d’y faire des permanentes. Il faut tout de même être cohérents dans nos choix. Les fers à friser et à lisser devraient également être bannis de vos habitudes.

Vous êtes une héroïne parce que…11113968_10155505330655220_2097638054786436370_n

Si vous choisissez de boycotter les shampoings commercialisés, vous choisissez également de réduire votre exposition aux produits chimiques néfastes qui s’y retrouvent:

  • Ammonium lauryl sulfate
  • Sodium lauryl sulfate
  • DEA/Diethanolamine
  • Parabens
  • Parfum

Par le fait même, vous contribuez, à votre façon, à éliminer une certaine quantité de produits nocifs qui se retrouvent dans la faune et la flore marine, tout en offrant à vos cheveux un lavage complet sans perturbation de vos hormones et en économisant des sommes importantes d’argent. Vos cheveux en sortiront plus forts et plus volumineux pour un look écolo et réfléchi. C’est souvent en posant de petits gestes que nous accomplissons de grandes choses.

Alors, ai-je réussi à vous convaincre à adhérer au No-Poo?

5 recettes végétaliennes, fraîches et simples pour célébrer l’été

Que l’on soit végétalien ou non, l’été est la saison idéale pour faire le plein de légumes du marché et se bourrer de fruits frais. La nature est généreuse, c’est le moment d’en profiter et surtout, d’explorer! Mais durant l’été, chaleur oblige, on a aussi envie de se la couler douce, d’être un peu plus paresseux. Le mot d’ordre; simplicité.

Or, on croit souvent (à tort) qu’un mode de vie végétalien demande énormément de préparation, que les recettes sont laborieuses et dithyrambiques, que cela prend un temps fou de cuisiner et qu’il faut posséder des connaissances alchimiques. Pour ma part, je suis depuis plus de deux ans adepte d’un végétalisme sans souci, à effort minimal mais à saveur maximale, aux ingrédients accessibles et non transformés. J’aime manger les aliments tels qu’ils sont dans leur intégrité naturelle. Simplement parce que ça me fait sentir bien et que cela me garde du temps pour le reste des choses de la vie. Je sais que vous me comprenez.

Les cinq recettes que je vous propose sont donc crues (on évite le four sous la canicule!), sans gluten, végétaliennes, rafraîchissantes, savoureuses (approuvées par de nombreux goûteurs), simples et ultra rapides à réaliser! Elles ne nécessitent jamais plus de cinq ingrédients et de cinq minutes de votre temps. Bref, elles sont la meilleure manière de fêter l’été dans votre bouche. Bonne impression et plaisir garantis!

• Notez que ces recettes conviennent pour deux portions ou une seule très grosse, sauf en ce qui concerne la tarte choco-érable qui donne environ six bonnes parts ou huit petites parts.

• Pour toutes les recettes nécessitant des bananes, choisir des bananes bien mûres pour un goût idéalement sucré (un indice : la banane doit être bien picotée de tâches noires!). En passant, les bananes sans tâche et présentant encore une légère coloration verte sont passablement indigestes.

1. Smoothie melon-basilic

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Une slush santé avec tout ce qu’il faut pour se réhydrater de manière savoureuse matin, midi ou soir! PARTY! De quoi égayer définitivement la compagnie lors d’un cocktail. À consommer sans aucune modération mais dans vos plus beaux verres.

Ingrédients
1 melon d’eau moyen
1 branche de basilic (variation : menthe)

Outil
Un mélangeur

Procédure
Évider le melon d’eau en retirant les pépins noirs et mettre la chair dans le mélangeur. Ajouter le basilic. Mélanger. Verser dans de beaux verres à cocktail et décorer avec des feuilles de basilic. La version melon-menthe est tout aussi délicieuse. Assoiffé?

2. Bol de « céréales » aux fruits et « lait » de bananes

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Ça peut paraître étrange dit de même, mais le lait de bananes, c’est vachement bon. N’hésitez pas à plonger dans ce bol de céréales fruité et vivant qui goûte les après-midi d’enfance dans les champs de bleuets.

Ingrédients

2 bananes fraîches
Essence de vanille
2 poires (ou pommes)
Une poignée de raisins secs (ou, encore mieux, de mûres blanches séchées)
1 cassot de fruits des champs à votre goût (bleuets, framboises, fraises, mûres)
Cannelle (facultatif)

Outil

Un mélangeur

Procédure

Pour faire le «lait», déposer les bananes tranchées dans le mélangeur avec assez d’eau pour les recouvrir entièrement. Ajouter quelques gouttes d’essence de vanille, puis mélanger jusqu’à l’obtention d’un liquide très lisse. Réserver. Couper les poires (ou pommes) en cubes fins et les déposer dans un bol. Ajouter, les raisins sec (ou mûres) et les fruits des champs désirés. Verser le « lait » de bananes dans le bol. Saupoudrez de cannelle pour une touche épicée.

3. Spaghettis de courgettes au pesto Kale-Avocat-Basilic

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Les pâtes de courgettes sont une bonne façon d’intégrer plus de légumes dans notre assiette. En plus d’être créatives et super légères, elles sont croquantes (style al dente) et bourrées de vitamines. Un régal de fraîcheur et d’onctuosité!

Ingrédients
2 grosses courgettes
1 avocat
1 citron
3 feuilles de Kale
2 bonnes branches de basilic (au moins 15 feuilles)

Outil
Un Spiralizer (aussi appelé Spirooli, à acheter en ligne ou dans les épiceries santé. L’invention du siècle pour une trentaine de dollars.)

Procédure
Couper les queues des courgettes et les « spiralizer » (Cliquez ici pour une démonstration). Réserver dans un bol. Dans le robot culinaire, déposer la chair d’un avocat, les trois feuilles de Kale, les feuilles de basilic et le jus d’un citron. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une sorte de pâte assez homogène. Verser le pesto ainsi obtenu sur les pâtes de courgette et bien mélanger le tout.

4. The Real Banana Split

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Breaking news! On peut officiellement se gaver de crème glacée à l’infini! N’est-ce pas excitant? Tout ce qu’il nous faut; des bananes congelées et un bon mélangeur/robot culinaire. À nous le Mont Everest! Avis aux sceptiques: la texture de cette crème glacée de bananes est aussi lisse et somptueuse que celle de la traditionnelle glace molle à la vanille! Now that’s the real thing…

Ingrédients
4 bananes coupées en courts tronçons puis congelées
2 bananes fraîches
Poudre de caroube (facultative)

Outil
Un mélangeur à haute vitesse (style Vitamix) ou un robot culinaire

Procédure
Avoir préalablement pelé, coupé et congelé les tranches de bananes (dans un plat Tupperware) pour au moins 3 heures. Les déposer dans le mélangeur haute-vitesse (absolument haute-vitesse, sinon ça va sentir le pneu) ou dans le robot culinaire. Si c’est un robot culinaire, il faut y aller par petits coups et doucement sinon risque de briser la machine (true story). Déposer la «crème glacée» dans un bol creux. Garnir d’une ou deux bananes fraîches, d’une cerise, et si on se sent cochon, d’une coulisse de sirop de caroube.

• Pour faire le sirop de caroube, il suffit de mélanger, selon les quantités désirées, de la poudre de caroube avec un peu d’eau et de mélanger le tout, manuellement ou dans un mélangeur.

5. Tarte glacée choco-érable

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Pour les occasions spéciales (ou non), on confectionne la décadente tarte choco-érable. Elle démentit à elle-seule tous les préjugés latents concernant le véganisme… Avis aux dents sucrées, sans chocolat, elle permet de combler les plus folles rages de sucre sans l’effet dopant. Vous dormirez en paix (mais rêverez quand même à cette fabuleuse tarte).

Ingrédients

10 bananes fraîches
½ tasse de poudre de caroube
¼ tasse de sirop d’érable
12 dates
½ tasse de mûres blanches séchées

Outils

Un mélangeur
Un robot culinaire
Moule à gâteau

Procédure

Dans le robot culinaire, broyer les dates et les mûres blanches jusqu’à l’obtention d’une pâte collante et consistante. Étaler la pâte au fond du moule à gâteau pour former une croute uniforme. Dans le mélangeur, mixer les bananes fraîches (ne PAS ajouter d’eau!) avec le sirop d’érable jusqu’à ce que le liquide soit homogène, lisse et dense. Verser dans le moule à gâteau. Mettre au congélateur pour au moins 6 heures. Décongeler une demi-heure avant le service (pas plus, pas moins, sinon cela fond ou reste trop gelé). Garnir de fraises fraîches ou congelées pour décorer.

• Poudre de caroube: je sens vos questionnements. Pour en savoir davantage sur cet aliment et plusieurs autres, consultez mon précédent article (« Histoire d’une fille végétale ») à propos de mes essentiels végétaliens.

Vous avez des inspirations, idées gourmandes, photos de vos créations culinaires? Partagez-les moi via Instagram en utilisant le hashtag #unetevegan. En passant, mon compte au nom très original @fanie.demeule n’attend que de se connecter aux vôtres! Toutes les photos du présent article sont mes créations originales et proviennent de mon Instagram 🙂

À votre santé!

Miss Marvel

Il n’est pas rare de me voir avec un chandail où on retrouve un personnage de Marvel ou des Comics. Depuis ma sixième année du primaire, je porte des chandails avec mon amour, Spiderman. C’est tout de même grâce à lui que je n’ai plus peur des araignées! Encore aujourd’hui, je tripe sur les super-héros. Cependant, il est rare que j’ai la chance où que je prenne le temps de lire les bandes dessinées. Je regarde beaucoup les films ou les émissions. J’affectionne beaucoup Spiderman et les X-men, Batman est assez chouette aussi. Y’a en d’autres que j’aime moins, comme Hulk ou Capitaine America. Et que dire des méchants, on s’entend tous pour dire que ce sont les personnages les plus intéressants dans les histoires!

C’est l’année dernière que j’ai appris qu’il allait y avoir une nouvelle Miss Marvel (bon, je ne vous cacherai pas que je n’avais pas entendu parler d’elle avant) OUPS! En fait, ce qui m’a surtout attirée dans cet article du journal METRO, c’est qu’il parlait d’un nouveau personnage de Marvel comme étant une jeune adolescente de la communauté musulmane. Cela fait plusieurs années que je me passionne pour les pays et la culture de l’Orient. Je fus immédiatement intriguée.

Photo : Karina

Photo : Karina

Résumé du tome 1Après avoir été exposée à une mystérieuse brume dans son New Jersey natal, Kamala Khan, une ado d’origine pakistanaise, découvre qu’elle est désormais dotée des mêmes super-pouvoirs que son idole Carol Danvers (alias Miss Marvel «première du nom», créée en 1968). Le problème, c’est que cette jeune fille de son temps vit au sein d’une famille très conservatrice. Elle n’adhère pas forcément aux principes de son entourage, mais elle les respecte. Problème: ses parents lui imposent de fréquenter la mosquée locale et lui interdisent de sortir le soir. Difficile, dans ces conditions, de tester ses pouvoirs…

Dès que j’ai ouvert la BD j’ai eu le sourire aux lèvres. Nous faisons la rencontre de Kamala Khan, une jeune adolescente qui adore le monde des Supers Héros et qui se trouve à être une vraie geek. Elle vit avec le dilemme de deux cultures différentes, celle de sa famille (culture musulmane) et celle avec laquelle elle a grandit et qui l’allume, l’Amérique. Par cela, elle se sent enfermée chez elle, alors que des amis d’école tente de l’inviter à faire la fête. Voilà que les problèmes commencent.

Alors qu’elle contredit les règles de ses parents (qui lui apporteront malheur), une chose étrange lui arrive. Au moment où elle semble rêver, elle fait la rencontre de Miss Marvel et voilà que l’aventure commence !

Kamala a le pouvoir de se transformer en Miss Marvel, le pouvoir de grandir et de devenir petite comme une fourmi (petit clin d’oeil à l’univers d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carrol. Une adolescente qui tente de trouver sa place dans le monde et son identité, parfait pour représenter Alice!) Suite à cette découverte, elle tentera de sauver le frère de son meilleur ami, ce qui nous introduit au méchant.

Dans ce premier tome, nous n’avons que les cinq premiers épisodes de la série et déjà j’en veux plus! Je suis impatiente de lire la suite!

Photo : Karina

Photo : Karina

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Photo : Karina

Un chat parmi les autres

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J’ai découvert le slameur David Goudreault du temps où je vivais à Sherbrooke et je découvre aujourd’hui le romancier David Goudreault, avec son premier roman coup de poing La bête à sa mère.

Déjà dans le temps, les images fortes et sans censure qu’évoquaient David durant les soirées de littérature me restaient accrochées dans l’esprit des jours durant. J’ai encore en tête quelques scènes de ses slams d’ailleurs.

La bête à sa mère, dont l’histoire se situe en plein centre-ville de Sherbrooke, risque de me suivre longtemps. C’est que je suis très visuelle !

Titre évocateur et accrocheur: La bête à sa mère. Poignant résumé en quatrième de couverture : «Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatries et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics.»

 J’ai attendu avec impatience de tenir le petit livre gris entre mes mains et je manque de mots (une fois de plus) pour dire ce que j’ai vécu à travers ces lignes. Je suis une émotionnelle, moi. Je ressens plus les choses que je ne suis capable de les expliquer. Mais voici tout de même ce que j’ai pensé de ce roman qui donne voix à un personnage de l’ombre avec sa propre vision de ce qu’est la vie et qui ne suit pas les rangs, que ce soit par choix, par obligation ou par sa différence.

C’est beau de voir ça!

Le personnage central, bien ancré dans le récit (narration au «je») a plus de difficulté à s’ancrer dans sa vie. C’est un exclu de la société, qui dès l’enfance se voit imposer ce titre de nuisible.

Il est rare qu’on prenne le temps de se mettre à la place de ces gens, trop occupés à garder «la tête dans le sable». On préfère ne pas se questionner et suivre les autres en maudissant tous en chœur ceux qui ne suivent pas les lois.

Un jeune homme seul, sans père, avec une mère instable et suicidaire se retrouve «barouetté» d’une famille d’accueil à une autre. Il ne faut pas oublier durant tout le récit que le personnage principal, bien qu’il soit «passionné» de littérature, souffre d’un trouble de l’apprentissage, la dysphasie. Les informations s’enregistrent alors dans son cerveau pour une compréhension légèrement décalée par rapport au reste du monde. Bien que la plupart de ses gestes, de ses actions et de ses pensées entrent en contradiction avec la norme, il arrive qu’il se lance dans une réflexion qui te brasse et tu te demandes bien qui a le plus raison entre les deux, lui ou moi?

«L’incohérence crasse du petit monde m’exaspère. Oh non, il a tué un chat! So what, calvaire ! On se bourre la face d’animaux morts à longueur d’année. Des centaines. Des milliers. Des dizaines de milliers dans une vie. Évidemment qu’il y en a un paquet qui sont torturés en cours de route, élevés dans des conditions dégueulasses, séparés de leurs mères et gavés de force avant d’être assassinés pour nourrir des limaces humaines. Et je devrais culpabiliser d’avoir tué mon propre chat, que j’ai élevé et tant aimé ? »

Dans ce cas-ci, je ne suis ni pour les animaux morts pour être mangés, ni pour le chat tué, mais ça porte tout de même à réfléchir.

C’est sous la forme d’un plaidoyer qu’il veut nous faire voir sa manière de penser les événements qui l’ont amené à commettre un acte grave. «Mais on ne peut arriver à sa conclusion avant de connaître l’histoire. Voici ma version. Je me livre à cœur ouvert. Ça ne changera rien, peut-être. Peut-être tout, aussi. Si ça n’excuse pas mon geste, ça peut l’expliquer. […] C’est ma vérité et c’est la seule qui compte… Je vous laisse en juger. Je vous jugerai aussi, en temps et lieu.»

*

Quelle métaphore puissante et criante entre le jeune homme et les chats !

Le chat de ruelle, qui se bat pour sa survie.

Un chat de ruelle, c’est bien pratique, ça mange la vermine. Mais c’est plein de bibittes. Ça pu même si ça se lave, ça se multiplie, ça s’entretue et ça se magane. Ce n’est pas toujours beau à voir. Ça essaie de rester fier pareil, mais ce n’est pas toujours facile. Chaque jour c’est à recommencer. Mais le petit, s’il est trop vite arraché du sein de sa mère sans être sevré, il va devenir agressif. Le chat de ruelle est un animal familial. Il a besoin de caresses, de tendresse et d’amour pour être heureux.

À travers le récit, on voit se dessiner une relation ambiguë entre le personnage central (sans identité) et les chats qui croisent sa route. Mais, ironie du sort (pour nous, puisque pour lui ça semble être d’une logique…), il en vient à travailler pour la SPCA, dans le seul but de ramasser suffisamment d’argent pour acheter de belles fleurs à sa mère qu’il revoit pour la première fois depuis qu’ils ont été séparés il y a plusieurs années de cela, par les services sociaux.

*

Un récit où il nous est impossible de fermer le livre en cours de lecture, sauf peut-être pour reprendre son souffle après une scène racontée à vif (c’est très cru et dérangeant).

Un roman qui fait réfléchir sur la vie de ces jeunes abandonnés par leurs parents, à leur propre sort et sur ceux qui ne voient pas la vie de la même manière que les autres.

Un livre qui grafigne la peau.

Une plume talentueuse et accrocheuse.

Un tour de force pour un premier roman. À LIRE !

*Attention âmes sensibles.

Comme dirait ma propre mère «on ne sait pas ce que les autres ont vécu en se levant le matin avant d’aller à l’école ou au travail, alors si on pouvait arrêter de les juger un peu ! »

*

«Premier Québécois à remporter la Coupe du Monde de poésie, à Paris en 2011, David Goudreault prend la parole et rend l’écoute. Travailleur social de formation, il utilise toutes les poésies en tant qu’outils d’expression et d’émancipation dans les écoles et les centres de détention de la province de Québec, au Nunavik et en France. Il organise et anime les cabarets Lis Ta Rature pour l’Association des Auteurs de l’Estrie et les compétitions Française Vive la parole libre, qu’il parraine aux côtés de Grand Corps Malade, pour l’Association France-Québec depuis 2012. David Goudreault fût récipiendaire de la médaille de l’assemblée nationale du Québec  à l’automne 2011 pour ses réalisations artistiques et son implication sociale. Il fût invité d’honneur du Printemps des poètes de Normandie de 2012 à 2014 et reçu le titre de Patriote de l’année du CSQE en 2013. Il a co-produit, avec Frank Poule, ses albums Moins que liens (2009) et  ÀpprofonDire (2011). On y retrouve des collaborations avec Gaële, Mathieu Lippé, Boogat et France Book (Misteur Valaire) pour ne nommer que ceux-là. En 2014, il lance son album La Faute Au Silence, réalisé par Jipé Dalpé, un succès critique et commercial, où l’on retrouve des collaborations avec Grand Corps Malade et Kim Thuy. Il publie un premier récit poétique intitulé Premiers soins aux Écrits des Forges à l’automne 2012 et un recueil de Poésie, S’édenter la chienne, à l’automne 2014. Ce dernier fut recommandé par Pierre Foglia dans le journal La Presse. Il est aussi publié en France aux éditions Universlam dans un recueil intitulé Mines à Vacarmes (2012) colligeant une quinzaine de ses textes. Au printemps 2015, il publie, aux Éditions Stanké, son premier roman fort attendu, La bête à sa mère.»

Source : http://www.davidgoudreault.org

*D’autres suggestions de lecture, si vous appréciez: Ma belle blessure de Martin Clavet et Sam de Sophie Bienvenu.

Critique – Nos gloires secrètes de Tonino Benacquista

Dernièrement, j’ai découvert l’auteur Tonino Benacquista et je suis un peu tombée en amour avec le monsieur que je me promets de découvrir davantage dans les prochains mois.

En fait, j’écoutais « Malavita », un film un peu léger réalisé par Luc Besson (que j’aime beaucoup beaucoup) et je me suis mise à creuser davantage sur l’histoire du film car j’aime les films de mafia et je me demandais si l’histoire était basée sur des faits réels (genre le parrain, moi j’aime vraiment ça !). J’ai découvert en faisant mes recherches que non seulement « Malavita » en Italie c’est un mot qui signifie Mafia (intéressant !), mais qu’il s’agissait en fait d’une adaptation d’un roman du même nom de Tonino Benacquista. Alors je suis allée en librairie, faire ma curieuse, et je suis tombée sur son dernier livre «Nos gloires secrètes» qui se trouvait dans la section « suggestions de nos libraires » justement, ça tombait drôlement bien! J’aime tout le temps jeter un œil dans cette section parce que je vous aime vraiment les libraires de ce monde (et je ne dis pas ça car certaines collaboratrices du fil rouge sont libraires ou l’ont été ;)). Vous me faites très souvent découvrir des livres forts intéressants!

FullSizeRender« Nos gloires secrètes » c’est un livre regroupant 6 nouvelles (gagnant du prix de la nouvelle de l’académie française en 2014) entourant 6 personnages tous différents et plus intrigants les uns que les autres.

On y retrouve un meurtrier qui vit dans l’ombre de son crime et qui est fasciné par celui-ci, un poète qui souhaite se venger et ce, ma foi d’une excellente façon, un vieux parfumeur romantique dont les odeurs sont bien encrées dans sa mémoire, un antiquaire dur comme le fer, un enfant malade bien singulier et très brillant et un milliardaire trop solitaire. Les six personnages ont un point en commun, ils ont tous leur petite gloire secrète! Un grand secret, une vérité qu’ils cachent ou quelque chose d’inavouable dans leur passé.  Chaque histoire est une petite surprise!  Si le début de la première nouvelle vous paraîtra un peu lent, c’est bien accroché que vous resterez dès la deuxième et la troisième. J’ai trouvé les histoires justes assez longues pour nous permettre de se faire une bonne idée du personnage qui nous est présenté, ce qui est rare dans les nouvelles je trouve.

D’ailleurs, le quatrième de couverture nous laisse avec une question que j’ai trouvé fort intrigante : Lequel d’entre nous ne garde pas, enfouie au plus profond, sa gloire secrète? Je vous laisse réfléchir à la vôtre ! 😉

Bref, un petit livre de 254 pages qui se lit tout seul avec un petit sourire en coin tout le long!

À ajouter à votre liste de lecture dès maintenant.

Mon amour pour Schmitt

Je suis tombée amoureuse de la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt quand j’étais en secondaire un.

Grâce au petit Oscar.

mon-amour-pour-schmitt-01« Vous aurez une lecture obligatoire ce mois-ci: Oscar et la dame rose. », dit ma professeure.

« Ah non! Pas encore un livre obligatoire! », dirent les élèves de la classe.

C’est comme ça qu’ma grande histoire d’amour avec Schmitt a commencé.

Toute ma vie, je m’étais fait dire que les lectures scolaires étaient décevantes. J’ai eu la preuve que c’est faux puisque j’ai été agréablement surprise lorsque j’ai lu ce roman.

Oscar et la dame rose, ce sont des lettres écrites par un petit garçon mourant de 10 ans, atteint du cancer. Il y raconte ses douze derniers jours de vie.

Une histoire touchante qui m’a donné envie d’pleurer à beaucoup trop d’reprises.

Une phrase de ce livre résonne encore parfois dans ma tête: « Regarde chaque jour le monde comme si c’était la première fois. » Conseil que je tente de suivre le plus possible.

Eric-Emmanuel m’a imprégnée de sa sagesse et de sa belle vision de la vie.

Suite à ce coup d’foudre littéraire, j’ai commencé à garnir ma bibliothèque de son talent.

La Part de l’autre, Odile Toulemonde et autres histoires, Le sumo qui ne pouvait pas grossir, La Femme au miroir, L’élixir d’amour, Les deux messieurs de Bruxelles, Ma vie avec Mozart et, bien entendu, mon petit Oscar.

J’ai pas fini de tous les acheter, mais j’y compte bien.

Mon (deuxième) préféré dans ceux que j’ai déjà est Les deux messieurs de Bruxelles, recueil de nouvelles sur l’amour.

«  […] les nouvelles très romanesques d’Eric-Emmanuel Schmitt parlent de l’amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi amour de l’art ou amour de l’humanité. À travers un suspens subtil et ensorcelant, elles dépassent à chaque fois les apparences pour déjouer l’attendrissante complexité du coeur humain. » – Extrait du résumé du livre

mon-amour-pour-schmitt-02L’amour n’a jamais été aussi beau que dans les mots de Schmitt.

Son recueil contient cinq nouvelles complètement différentes, mais qui parlent du même sentiment. La morale: l’amour peut venir sous plusieurs formes.

Ses courtes histoires sont toutes particulièrement attachantes. Par contre, j’avoue avoir un penchant pour celle ayant comme titre Le chien.

J’adore le style d’écriture d’Eric-Emmanuel. Il choisit toujours les bons mots et on peut y percevoir une magnifique poésie.

Demain, je vais aller m’acheter Les Perroquets de la place d’Arezzo et je vais le déposer sur ma table de chevet.

J’ai besoin de réveiller mon amour pour Schmitt…

Un bol, un oeuf, trois idées repas

Manger dans des bols, c’est la mode. Ça l’air que c’est tellement la mode qu’il y a même un livre de cuisine sur le sujet. Je ne comprends pas trop pourquoi, tout à coup, c’est bien populaire. Peut-être est-ce en rapport aux bols dragon? Mais bon, peu importe. Étant assez fan des mélanges tout-ce-qui (-reste-dans-le-frigo) je me suis dit que j’allais donc partager trois de mes recettes favorites qui mélangent un peu de tout, dans un bol, avec un oeuf.

Par contre, contrainte de temps, je n’ai pas eu le temps de refaire les recettes spécialement pour cet article. N’ayez crainte, j’ai sorti mes « talents » d’illustratrice pour la cause.

 

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Marjorie Rhéaume

Pour le déjeuner, c’est vraiment une question de restants. La viande qui traîne (depuis pas trop longtemps tout de même), les légumes qui commencent à être fatigués et même le vieux pain. Ma version favorite est sans contredit celle qui mélange merguez, choux de Bruxelles, patates et baguette de pain. Vous pourriez aussi facilement y ajouter un poireau, du bacon, des piments, mais les patates et le pain sont des incontournables pour en faire un bol déjeuner.

Faire cuire le tout dans une poêle, ajouter le pain dur (il ne restera pas ainsi) et ensuite faire cuire un oeuf au plat, seul dans une poêle, quelques minutes le temps qu’il fige. Pour le déjeuner, j’en mets habituellement deux, question de ne pas avoir faim une heure après.

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Marjorie Rhéaume

Pour le bol dîner, on veut quelque chose de rapide et de simple. Le mélange de pois chiches et d’épinards est assez gagnant parce qu’il combine protéines et fer. Faites revenir dans une poêle les  pois chiches que vous aurez égoutter auparavant (si vous les achetez en canne). J’aime mieux les faire revenir quelques minutes pour qu’ils deviennent juste un petit peu croustillants en y ajoutant des oignons. J’ajoute beaucoup de cumin pour donner du goût, ainsi que du sel et du poivre. Vous pourriez tout aussi bien ajouter de la poudre de carri, du garam masala, des épices tandori, à votre goût. Finalement, vous n’avez qu’à ajouter les épinards et mélanger jusqu’à ce que les épinards soit prêts. On fait cuire l’oeuf à plat et voilà.

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Marjorie Rhéaume

La version du bol souper est une de mes recettes fétiches. Tellement qu’il n’est pas rare que j’en mange au moins une fois semaine. C’est simple, goûteux et ça dépanne bien. Vous aurez besoin de couscous (environ 1 tasse pour deux personnes). Si vous trouvez du couscous israélien (de plus grosses boules de semoule), c’est encore mieux. J’ai découvert ce type de couscous il n’y a pas si longtemps et je trouve que ça fait toute la différence. P.S c’est encore mieux si vous faites cuire votre couscous dans un peu de bouillon de poulet.  Faites revenir des carottes, céleris et oignons dans une poêle jusqu’à ce que ce soit cuit. Mélanger les légumes et le couscous, ajouter des épices à couscous ou du ras el hanout (les deux sont semblables), ajoutez ensuite les épinards. Mettez le tout dans un bol, faites cuire l’oeuf à plat et votre souper est prêt.

Ces trois recettes sont super malléables et, en fait, vous pouvez faire un peu ce que vous voulez. Ce sont toutes des recettes pleines de saveurs qui sont rapides, simples et auxquelles vous pouvez facilement ajouter votre touche personnelle.

 

 

 

 

 

À la recherche de New Babylon

Je n’ai jamais été une fan du western, des cow-boys et des récits se déroulant au Far West ; je suis plutôt du genre fantasy, magiciens et Moyen-Âge. Par contre, je suis une fan de tous les récits présentant une originalité bien à eux, que ce soit au niveau de la structure, de l’écriture ou du contenu.

Ce sont ces petits détails qui m’ont attirée vers À la recherche de New Babylon, de Dominique Scali. Pour la petite histoire, l’auteure devait participer à une séance de signatures à la librairie où je travaillais et j’avais envie de me renseigner sur son livre avant de la rencontrer. En examinant ledit bouquin, je tombe sur un résumé évoquant une ville qui n’existe pas, où la seule loi serait l’absence de lois, et où « on aurait constamment le souffle coupé, à cause des paysages, et ultimement parce qu’on y finirait la gorge tranchée ». Génial, je sais. C’est ce que je me suis dit en feuilletant les premières pages, jusqu’à ce que je lise une citation en exergue.

« Je savais que ça finirait comme ça. Avec moi qui crève et vous qui regardez. »

J’en ai eu la chair de poule. Celle qui exalte, qui annonce un bon présage. J’étais accrochée. Par la suite, j’ai fait la connaissance de l’auteure, j’ai discuté avec elle pendant un long moment, et puisqu’elle était absolument adorable, je me suis fait une joie de me procurer son livre. Que j’ai énormément apprécié, cela va de soi.

Mes frissons ne me trahissent jamais.
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À la recherche de New Babylon relate de façon fragmentée les récits de quatre personnages complexes aux personnalités très singulières: Charles Teasdale, le pyromane qui a failli mourir pendu une dizaine de fois ; le Révérend Aaron, qui écrivait beaucoup et n’avait rien d’un saint ; la jolie Pearl Guthrie, qui a connu une trentaine de faux mariages sans jamais trouver l’amour ; le vacher Russian Bill, fils d’une comtesse russe, qui passait sa vie à attendre que l’on vienne l’assassiner. Quatre idéalistes dont les destins s’entremêlent, s’entre-déchirent. Quatre rêveurs pour qui le bonheur ne viendra sans doute jamais.

Les personnages constituent la force de ce roman particulier, de même que la plume habile de l’auteure. Oui, j’ai adoré l’écriture de Dominique Scali, qui parvient à transmettre énormément d’informations sans forcément les indiquer textuellement et qui, surtout, réussit à nous faire découvrir de multiples facettes des personnages sans jamais tomber dans le piège des descriptions psychologiques abusives. Enfin, déjà charmée par la première citation en exergue du roman, j’ai été emballée de découvrir qu’il y en avait une avant chaque nouveau chapitre et, au fil du récit, j’ai compris qu’il s’agissait de réflexions faites par Charles Teasdale sur son passé, sur la mort, sur la violence d’exister. Je les attendais avec impatience, et je n’ai jamais été déçue!

Seul petit bémol: si vous aimez les histoires claires, dont le fil conducteur est parfaitement bien établi du début à la fin, vous aurez sans doute un peu de mal à suivre, car les fragments nous transportent régulièrement du passé au présent. Cependant, si vous avez envie de découvrir un univers finement détaillé et d’apprivoiser des personnages uniques en leur genre, n’hésitez pas à vous payer cette petite découverte. Peut-être aurez-vous la chair de poule, vous aussi…

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À la recherche de New Babylon, Dominique Scali

Éditions La Peuplade

452 pages

ISBN: 9782923530956