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Découverte web: Zen Pencils

zenPencilsEn surfant les interwebs, j’ai découvert, à mon plus grand plaisir, le site web Zen pencils. Le slogan du site suffit pour en résumer le contenu, soit  « cartoon quotes from inspirational folks » . 

Zen pencils, c’est l’oeuvre de l’illustrateur australien Gavin Aung Than et , comme le slogan le dit , on retrouve des planches de bd inspirées des grands qui ont marqué l’histoire. Ce qui a vraiment capté mon intérêt  dans les dessins de l’auteur, c’est le traitement qu’il apporte à chacune des citations, comment il passe d’un point A et nous fait traverser un chemin complètement inattendu jusqu’au point B. En plus, on peut voir qu’il prend la peine de faire des recherches, qu’il s’informe et ne fait pas que se baser sur une simple citation. À la fin de chaque BD on retrouve aussi un résumé des accomplissements de la personne qui a inspiré les planches.

Premièrement, voici un portait de Gavin Aung Than qui explique la création de Zen Pencils, ses inspirations et son processus .

Mon article ne sera pas très long, j’avais simplement le goût de partager avec vous cette découverte que je trouve inspirante.

Sur ce, je vous laisse avec une liste de quelques unes de mes BD favorites provenant de Zen pencils. Si jamais je me décide à me procurer le livre, je vous en parlerai à coup sûr.

Confusius : Find a job you love

Hunter S Thompson : Buy a ticket 

Kurt Vonnegut : The life of art 

JK Rowling : The fringe benefits of failure

Frida Kahlo : Strange like me 

AMY POEHLER: Great people do things before they’re ready

MAYA ANGELOU: Phenomenal Woman

Raconte moi la Seconde Guerre

Il y a de cela quelques années, je me suis prise de passion pour les romans qui relatent la Seconde Guerre mondiale. Que l’histoire soit fictive ou réelle, j’voulais la lire. Pourtant il y a eu d’autres horreurs dans l’histoire, mais celle-ci… me passionne. Pourtant j’ai la chance d’avoir aucun ancêtre qui a participé à cette guerre pour diverses raisons. Puis, en 2012, j’ai eu la chance d’aller en Normandie (France), et j’ai pu voir deux cimetières créés suite à cette guerre, le cimetière américain et juif.

Je vous présente quelques romans dont j’ai apprécié ma lecture et qui se déroulent lors de la Seconde Guerre.

Photo : Karina

Photo : Karina

LE JOURNAL D’ANNE FRANK

(Martine en parle également ICI)

Lorsqu’on s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale, nous nous devons de lire Le journal d’Anne Frank. C’est l’initiation, le classique de cette époque. Nous retrouvons Anne Frank, une adolescente de 13 ans comme les autres. Elle se décrit comme étant téméraire, ayant beaucoup de caractère et sensible. Elle nous parle de sa passion pour l’histoire grecque, pour les romans (et surtout de ces intriguants romans pour adulte)!

Anne Frank vit dans une annexe. Dans ce lieu, nous retrouvons son père qu’elle adore, sa mère et sa sœur. Au courant des jours, une autre famille s’installe dans l’annexe avec un adolescent un peu plus vieux qu’elle. Et plus tard, un dentiste fera son apparition. La cohabitation ne sera pas toujours facile, il y aura place à plusieurs confrontations.

Nous découvrons une jeune adolescente qui vit sa relation avec sa mère de façon très difficile. Ce sentiment prendra beaucoup de place dans le journal d’Anne. Parce que c’est une adolescente qui tente de comprendre qui elle est. Elle vivra plusieurs sentiments très forts, dont celui où elle croit que tous les habitants de l’annexe sont contre elle. Elle grandira et apprendra à être patiente, à gérer ses émotions. En plus, de son journal, elle développera une amitié avec l’adolescent. Ensemble ils se protégeront l’un et l’autre et découvrirons de nouveaux aspects de leur sexualité.

Ce que j’ai aimé au courant de ma lecture est de découvrir certains concepts du féminisme. Dans les écrits d’Anne Frank, nous pouvons découvrir des démarches que les féministes de l’époque ont travaillées et que même la culture juive a intériorisées. Parce que nous avons affaire à une jeune femme indépendante qui se voit avec un avenir.

Photo : Karina

Photo : Karina

INCONNU À CETTE ADRESSE – Kathrine Kressmann Taylor

Inconnu à cette adresse est l’une de mes lectures marquantes du secondaire. C’est en secondaire 5 que nous étudions la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes même allés visiter le Musée de l’Holocauste. J’en garde de bons souvenirs et je crois que c’est à ce moment que ma fascination pour cette période a commencé.

Ce livre est une courte nouvelle écrite sous forme épistolaire. Nous faisons la rencontre de deux allemands qui ont fait carrière aux États-Unis suite à la Grande Guerre. L’un d’eux se trouve à être juif. Leur correspondance commence suite au départ de l’un des deux allemands (le catholique) dans leur pays natal. Il souhaite construire sa vie avec sa famille. Suite à la Grande Guerre, il se trouve à être riche, car son pays est endetté. La présence d’un nouveau parti politique avec un leader dynamique et charismatique fait son apparition. Celui-ci réclame la mort des juifs. Malheureusement pour le juif, son meilleur ami croira aux paroles de ce Hitler. Influencé, il priera ce dernier de ne plus lui écrire, puisque ça pourrait lui apporter des ennuis. Le juif mettra en doute les paroles de son vieil ami. Et c’est alors que se produira un événement qui changera le court de leur histoire.

Cette nouvelle avait été écrite dans l’espoir que cette nouvelle guerre ne fasse jamais son apparition.

 

LE PIANISTE – Wladyslaw Szpilman

Vous êtes sûrement plusieurs, comme moi, qui avez vu le film sur la vie de ce pianiste polonais, qui a eu le malheur d’être juif à la mauvaise époque. La seule image qui me restait du film est lorsqu’on le retrouve à la fin : mince, sale et avec un manteau d’hiver d’un nazi.

C’est avec cette image que j’ai commencé ma lecture. Nous faisons la rencontre de Wladyslaw et de son histoire. Un peu comme le journal d’Anne Frank, sauf qu’il a écrit son histoire après son aventure. Le ton de l’auteur est plutôt neutre et semble détaché. Cependant, ceci ne nous empêche pas de ressentir les émotions du personnage, ses peurs, sa faim. C’est l’un de mes romans préférés en ce qui concerne la Seconde Guerre, parce qu’elle est vraie et ressentie.

Photo : Karina

Photo : Karina

LA TRILOGIE : LA BICYCLETTE BLEUE – Régine Deforges

La Bicyclette bleue | 101, avenue Henri-Martin | Le Diable en rit encore
Je me rappelle, j’avais peut être 10-11 ans quand je me promenais pour l’une des premières fois dans la bibliothèque des adultes avec ma mère à la recherche d’un roman à lire. C’est alors que ma mère me proposa le tome 1 de cette trilogie, me disant que c’était un livre qu’elle avait beaucoup apprécié. Je me rappelle l’avoir regardé en me demandant ce qu’elle pouvait bien y trouver, car l’image était totalement affreuse. Quelques années plus tard, je suis «tombée» de nouveau sur ce livre. «Pourquoi pas?» Et que dire?!
Magnifique! Cette trilogie est peut-être l’une des meilleures que j’ai lue. C’est que dans ces livres, il y a tout! Il y a de l’action, de la passion, de l’amour, de l’amitié et de la trahison. L’une des choses que je préfère dans ce livre, c’est le réalisme de cette histoire, avec toutes ces références aux grands méchants et héros de cette époque (Gaulle, la Gestapo, etc.). Et puis… il y a les personnages. Cette chère Léa Delmas que j’aime tant. Puis, il y a ce François Tavernier (le Darcy français). Je crois que c’est avec cette trilogie que j’ai vécu le plus de sentiments, étant réellement plongée dans l’action de roman. Puis… puis il y a tous ces personnages si attachants! Que cela soit les jumeaux, le Père, l’Oncle… Camille, Laurent, Sarah, et tous les autres. Toutes ces aventures que Léa vit, toutes ses pertes, toutes ses larmes et ses joies… ah. Que j’aime cette trilogie!
(Suite à une recherche, j’ai découvert que Mme Deforges a continué sa trilogie, il y en a en tout 10 tomes que j’ai tous lus par la suite. Par contre, je ne les trouve pas particulièrement intéressants.
Photo : Karina

Photo : Karina

LA PART DE L’AUTRE – Eric-Emmanuel Schmitt

(Tout comme moi, Marika est tombée en amour avec Schmitt. Vous pouvez lire son article ICI)

Hitler est un être humain, Hitler est un homme. Qui l’aurait cru ? Je dois l’avouer, cette lecture fut longue, parce qu’il est difficile de s’attacher au personnage principal, Hitler. Cette lecture est vraiment particulière, parce qu’il est comme immoral d’avoir de l’empathie pour ce personnage et cela même pour le gentil Hitler. Parce que ce qu’il y a de particulier dans ce roman, c’est qu’il est séparé en deux parties. La première est la vraie histoire et la seconde est un Hitler qui a été accepté à l’école des Beaux-arts. Suite à cela, celui-ci devient plus… humain. Heureusement, dans l’histoire, nous retrouvons le personnage Onze !

Ce livre fait en sorte que j’aime de plus en plus cet écrivain. Ma première lecture de l’auteur est Oscar et la Dame en rose, un roman que je vous conseille vivement !

Suggestions de lectures de vacances !

Au moment où vous lirez cet article, je serai sous le soleil chaud de Cuba pour des vacances bien méritées. Je m’en vais m’offrir quelques cours de Kitesurf à Camaguey et je vous raconterai mon expérience à mon retour, c’est promis ! D’ici là, j’ai pensé vous fournir quelques suggestions de lectures si vous aussi vous êtes en vacances et que vous manquez d’idées.

Alors voici mes suggestions :

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1- La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen, dont l’équipe du Fil rouge avait fait une belle critique de groupe que voici  : https://chezlefilrouge.co/2015/02/10/retour- sur-la-deesse-des-mouches-a-feu/

2 – Ma vie rouge Kubrick de Simon Roy dont Alexandra avait fait une très bonne critique que voici : https://chezlefilrouge.co/2015/03/11/ma-vie-ta-violence-notre-kubrick/

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3- Les perroquets de la place d’Arrezzo d’Éric-Emmanuel Schmitt dont Marika nous exprimait son amour dernièrement et que j’ai personnellement adoré : https://chezlefilrouge.co/2015/06/23/mon-amour-pour-schmitt/

4- Dépasser l’horizon de Mylène Paquette, un livre que je me promets de mettre dans ma valise puisqu’il est sur ma table de chevet depuis trop longtemps. Mylène, prépare toi car à mon retour c’est certain que je parlerai de toi à nos lecteurs! J’ai vraiment hâte de lire ce livre qui raconte l’incroyable épopée de la demoiselle.

682324-gf5- Les 4 accords tolteques de Don Miguel Ruiz, un petit livre de croissance personnelle que je vais aller me chercher avant mon départ sans fautes! C’est suite à plusieurs suggestions d’amis proches que j’ai vraiment eu envie de le lire, en fait. Je suis bien curieuse de voir ce que ce petit livre fort intriguant nous apprend et qui semble marquer bien des esprits.

6- A beautiful mess – photo idea book de Elsie Larson et Emma Chapman, je glisserai ce livre dans ma valise c’est certain pour les journées où je manquerai d’inspiration pour mes photos. Ce livre très bien réalisé nous propose 95 idées originales de photos à faire de nos amis, du monde et de nous-même.

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7- Carnet de mandala à colorier anti-stress – Vous en trouverez de toutes sortes dans une librairie près de chez vous, c’est garanti, c’est très à la mode présentement. Non, mais quelle excellente idée pour les journées pluvieuses, vous ne trouvez pas ?

8 – Finalement, et une chance car ma valise sera trop lourde sinon, j’emporterai le livre J’adore New-York d’Isabelle Laflèche, dont je viens de faire l’achat récemment après le conseil d’une amie (allô Gen!). Une lecture détente de style «Chick lit» pour mes journées où j’aurai envie de rire un bon coup, croire que l’amour triomphe de tout et mettre mon cerveau à off sur la plage !

Et vous, vos suggestions pour l’été c’est quoi?

« Nous étions le sel de mer » de Roxanne Bouchard : Nouvelle lecture de juillet du défi littéraire

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Suite au tout dernier vote  sur le groupe Facebook de l’événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, nous allons lire « Nous étions le sel de mer » de Roxanne Bouchard. Ce fut un vote assez majoritaire, en espérant que nous puissions en discuter en grand nombre  à la fin du mois.

Voici la description du roman, publié chez VLB éditeur.

« C’est Vital. Ça a l’air qu’il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l’a dit dans sa radio. Tu veux qu’on t’en raconte, des histoires de marins? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p’tite! »

Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d’une femme qui, jadis, avait viré le cœur des hommes à l’envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s’estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d’un double scotch.

Pour en savoir un peu plus sur l’auteure (Source : site de VLB éditeurs )mo_bouc1036

Il y a une dizaine d’années, Roxanne Bouchard a décidé d’aller en mer. Elle a appris à faire de la voile, d’abord sur le Saint-Laurent, ensuite en Gaspésie. C’est là que des pêcheurs l’ont invitée à leur bord, pour lever les cages à homards et pour constater de visu que les levers de soleil sur Bonaventure ne mentent jamais. Nous étions le sel de la mer est son cinquième roman.

Sur ce, l’équipe du Fil rouge vous souhaite, à tous et à toutes, une bonne lecture.


Nous étions le sel de mer, Roxanne Bouchard, VLB éditeurs, 2014.
ISBN : 978-2-89649-582-5
360 pages

Amblystome tome 1 – La Terre agonisante

J’ai déjà mentionné dans un article précédent que je ne jugerais plus un livre d’après sa couverture ; bien que ce soit vrai, je dois avouer que, malgré tout, je ne suis pas insensible au charme que dégage une couverture attrayante… et que cela peut encore me donner le petit coup de pouce nécessaire pour que je veuille en savoir plus sur le contenu d’une œuvre.

J’avais remarqué le tome 1 de cette série dès sa parution : l’esthétisme de l’illustration de couverture, peinture entremêlant futurisme et canons de beauté présents dans l’art classique, m’avait beaucoup plu. Le titre Amblystome, inscrit en grosses lettres blanches au milieu de l’image, avait piqué ma curiosité et je m’étais dit que je finirais bien par le lire, ce récit de science-fiction écrit par M.V Fontaine, pseudonyme d’un mystérieux auteur québécois.

J’ai fini par le faire… et je ne le regrette pas!

La première scène de cette série se déroule en 2053, où un groupe de scientifiques se rend au cœur des Rocheuses afin d’analyser le contenu d’une étrange voûte, que la fonte des glaciers a permis de révéler au grand jour. Se produit alors un Événement, qui provoque l’effondrement de la société, la disparition de l’électricité et entraîne d’importants bouleversements environnementaux. Le premier tome de la série Amblystome se déroule une centaine d’années après cet Événement, dans une société où les riches imposent leur tyrannie et où la majorité de la population vit dans un obscurantisme profond, priant la déesse Pandore, qui aurait peut-être ouvert la fameuse boîte et libéré tous les maux.

L’histoire suit plusieurs personnages en parallèle, mais principalement deux jeunes femmes habitant la cité d’Uthmer, Flora et Minéra. Flora, habitante démunie de la basse-ville, est une traqueuse d’objets issus de la période pré-Événement. Élevant seule son jeune frère Léo depuis l’assassinat de son père, un archiviste respecté, elle détient des documents manuscrits qui contiennent sans doute des réponses concernant l’Événement et ses causes. De son côté, Minéra, petite-fille du tyran de la cité, rêve de devenir une soignante afin de venir en aide aux castes les plus défavorisés. Autour d’elles gravitent de nombreux personnages, nobles, bandits, soldats ou érudits, dont les destins finiront par s’entremêler pour tendre vers un seul et même objectif : découvrir ce qui s’est réellement passé le jour de l’Événement.

Lorsque j’ai commencé le livre, je dois avouer que j’ai eu un moment d’incertitude quant à mon intérêt à poursuivre ma lecture ; l’écriture m’agaçait un peu avec sa propension à tout dire plutôt qu’à suggérer, j’avais l’impression de lire un roman destiné aux adolescents, mais traitant de sujets très durs, très adultes (les scènes de sexe et les séquences violentes sont nombreuses à travers le roman), ce qui jure un peu avec la plume, autrement riche et efficace, de l’auteur. Malgré tout, page après page, j’ai découvert un univers extrêmement bien défini, qui m’a donné envie d’en savoir plus!

Amblystome

Il faut le reconnaître, l’auteur sait comment construire un monde, le faire fonctionner de manière cohérente et y faire évoluer ses personnages avec brio. J’ai particulièrement aimé le fait que l’action se déroule sur le territoire de l’ancienne Amérique du Nord, et que de petits clins d’œil laissent sous-entendre que les ruines des anciennes villes sont toujours en place (par exemple, les personnages déchiffrent sur les cartes des inscriptions comme « Les Rhuses » pour Les Rocheuses, « Monral » pour Montréal, etc.) Aussi, M.V. Fontaine est parvenu à créer de nouvelles races crédibles (les néo-animaux), à instaurer un système monétaire propre à son univers (les habitants sont payés en litres d’eau) et, surtout, à montrer à quel point notre monde effectuerait une énorme régression si tous les acquis de la modernité se trouvaient anéantis.

Les personnages qui peuplent l’univers d’Amblystome sont nombreux, mais je dois avouer qu’ils ont tous un petit quelque chose qui m’intrigue ou m’amuse, ce qui fait en sorte que les différents changements de points de vue ne sont pas trop difficiles à encaisser (contrairement à des récits où l’on aime seulement, disons, deux ou trois personnages et où on s’ennuie d’eux lorsque la focalisation est mise sur d’autres!) J’ai apprécié la détermination de Minéra, prête à tout pour apporter du soutien aux miséreux ; la résilience et l’ingéniosité de Flora, qui trouve toujours de nouvelles façons de se tirer d’un mauvais pas ; le flou entourant Kerwick, le mystérieux homme mi-humain, mi-androïde, dont l’amnésie cache sans doute des réponses concernant l’Événement ; le caractère ambivalent et difficile à cerner de James Rozenski, un traqueur expérimenté dont l’antre est rempli d’œuvres d’art des siècles passés ; le sarcasme et l’humour mordant d’Élias, un jeune noble qui entretient une relation secrète avec Minéra ; le mystère derrière la longévité du tyran Uthmer, qui serait né avant l’Événement…

Tous ces éléments (univers, originalité et personnages), combinés à une action au rythme effréné, ont été suffisants pour me faire passer outre l’écriture qui me faisait un peu grincer des dents : dès que j’ai eu terminé le premier tome, s’achevant sur un énorme « cliffhanger », j’ai su que je voulais vraiment connaître le reste de l’histoire. Le lendemain, je me précipitais à la bibliothèque pour me procurer les deux tomes suivants…

En conclusion, je pense que la série Amblystome vaut la peine d’être découverte ; les trois premiers tomes sont disponibles et le quatrième reste encore à venir. Si, comme moi, vous avez tendance à accorder une grande importance à l’écriture lors de votre lecture, mais que vous êtes capables d’apprécier une œuvre originale et entraînante même si elle ne correspond pas à tous vos critères habituels, je vous conseille fortement de donner une petite chance à cette série méconnue! Aussi (et plus encore), je la recommande à quiconque souhaite s’initier à la science-fiction québécoise, aux lecteurs occasionnels qui veulent une série accrocheuse et bourrée d’action, mais aussi aux adolescents plus vieux, qui se trouvent à la limite entre la littérature jeunesse et les rayons adultes.

Et, pendant qu’on y est, qu’est-ce qui vous importe le plus lorsque vous lisez un roman? L’histoire? Les personnages? L’action? L’écriture? Un équilibre de tous ces éléments? Peu importe la réponse, il est clair qu’on a beaucoup à gagner en élargissant nos horizons…!

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Amblystome tome 1 – La Terre agonisante, M. V. Fontaine

Éditions Québec Amérique

ISBN: 9782764425657

Pis toi, ton adolescence? : La littérature jeunesse pour ados

«Il n’y a pas de feux d’artifice dans son visage presque parfait, il y a seulement un peu de désir et du malaise. C’est un mélange que je n’aime pas, j’aurais voulu voir de l’amour, un petit peu, au moins pour ma bouche, pour nos baisers. De l’amour amusé, genre, au moins.
Pour atténuer le malaise, il serre ma tête un peu plus fort entre ses mains et m’embrasse, les paupières fermées. Elles sont scellées si étroitement que je ne peux pas voir ce qu’il sent en lui, dans son coeur ou dans son corps, quand il goûte à ma bouche. Il joue avec mes sentiments sans le savoir.» – Coeur de slush, Sarah-Maude Beauchesne

L’adolescence, c’est pas tant fun quand on y repense. Contrairement à la croyance populaire (si croyance populaire il y a), je n’ai pas passé mon adolescence la tête dans les livres (c’est après que ça s’est gâté tout ça), j’étais plutôt toujours dans ma tête. À l’adolescence, tout est vraiment intense et si on est chanceux, ça se calme un peu à l’âge adulte («on» exclue beaucoup beaucoup la personne qui parle ici). C’est peut-être pourquoi je suis toujours autant attirée par la littérature pour adolescents. Les préjugés viennent en lot lorsqu’on aborde la nature de la littérature jeunesse : «ce n’est pas de la littérature», «ça s’adresse juste aux jeunes», «c’est toujours la même chose», «c’est mal écrit donc c’est mauvais», etc. Alors? C’est vrai tout ça?

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«Ce n’est pas de la littérature»: Je n’embarquerai pas dans un grand débat sur la nature de la vraie ou de la fausse littérature ici. On est souvent loin de Proust ou de Flaubert, et c’est bien parfait comme ça. La littérature jeunesse peut être une porte d’entrée pour tous ceux qui disent ne pas aimer lire, jeunes ou adultes, et entre vous et moi: l’important ça reste de lire, ce qui ne veut pas dire que certaines oeuvres de littérature jeunesse ne mériteraient pas un petit travail d’édition avant la publication… Certains éditeurs mettent malheureusement cet aspect de côté lors de la publication d’oeuvres jeunesse, mais comme ils sont facilement repérables, il est facile de les éviter.

«Ça s’adresse juste aux jeunes» : Il est vrai que l’auteur avait probablement en tête un public cible lors de l’écriture de son roman, ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas intéressant pour un adulte, ne serait-ce que pour se faire raconter une histoire, ou pour se rapprocher de l’ado qui ne veut pas vieillir en lui. 😉

«C’est toujours la même chose»: Très faux! Depuis quelques années, les sous-genres de littérature jeunesse pour adolescents ne cessent d’augmenter: dystopie, sentimentale, horreur, fantastique. Il s’agit de s’intéresser et de trouver le genre qui nous allume. Au contraire, pour ceux qui préfèrent les romans ancrés dans le réel, de beaux romans d’amour sont aussi parus durant les dernières années, on n’a qu’à penser à John Green ou Rainbow Rowell.

«C’est mal écrit donc c’est mauvais» : Comme je l’ai souligné plus haut, certains romans sont tout simplement mal écrits. Cependant, il est possible de trouver de la littérature jeunesse avec une qualité littéraire. Je pense entre autre ici à Coeur de slush de la talentueuse Sarah-Maude Beauchesne, un roman jeunesse parfait qui démontre bien qu’il est possible d’allier histoire d’amour et plein de feels adolescents.

Quelques titres à découvrir:

Eleanor & Park – Rainbow Rowell
Fangirl – Rainbow Rowell
All the bright places – Jennifer Niven
Coeur de slush – Sarah-Maude Beauchesne  (Psst..! Martine en a aussi parlé ici.)
Nos étoiles contraires – John Green
La face cachée de Margo – John Green  

Et vous, qu’en pensez-vous de la littérature jeunesse pour adolescents? Des suggestions de lectures pour nos lecteurs?

 

 

Jonas Jonasson et son monde farfelu

Je ne fais habituellement pas de critique alors soyez indulgents avec moi!

Donc voilà, j’ai découvert Jonas Jonasson pas l’entremise de ma famille. Ce livre, tout le monde l’avait lu, en parlait et en parlait en bien. Ma curiosité a été piquée et j’ai fini par le lire. Non mais, simplement avec le titre on est séduit, vous ne trouvez pas?

Ce livre est tout simplement un petit bijou. Tout au long du livre, on suit deux histoires parallèles, soit le récit de la vie d’Allan Karlson et les péripéties qui lui sont arrivées et en parallèle, nous voyons les événements ayant lieu suite à son 100e anniversaire. En gros, ce n’est pas compliqué, Allan est ce que l’on peut appeler  »mardeux ». Il échappe à tout, tout le temps, et cela sans faire d’efforts. Allan est un homme qui n’attend rien de la vie et qui ne recherche qu’à bien manger, dormir et boire un coup une fois de temps en temps. Grâce à lui et ses aventures, on se rend compte de la simplicité avec laquelle on peut voir la vie et que, en fin de compte, ce qui doit arriver et arrivera. J’ai vraiment adoré ce livre, en partie à cause de sa légèreté et des fous rires qui nous viennent subitement à plusieurs moments durant sa lecture. Suivre les aventures de cet homme qui ne se soucie de rien et qui se dit que tout finira bien par s’arranger, nous sort de notre routine en nous faisant voyager à travers différents pays et différentes époques.

Ce que j’aime avec l’écriture de cet auteur, c’est sa simplicité et son humour, mais aussi les morales et les leçons dont on prend conscience sans vraiment s’en rendre compte, mais qui nous viennent doucement après la lecture. Grâce aux personnalités des personnages, nous pouffons de rire et nous nous attachons vite, se demandant ce qu’il pourra bien leur arriver. Loin d’être comme les romans avec des fins prévisibles, on entre dans les histoires de Jonasson avec plaisir et surprise. Le fait qu’il nous montre deux histoires, qui finalement n’en font qu’une, rend la lecture moins monotone et l’on ne sait jamais sur quelle histoire on va tomber quand on tourne la page.

Heureusement pour nous, monsieur Jonasson a écrit un autre roman qui se nomme: L’analphabète qui savait compter.

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Sur le même ton que le roman précédant et avec le même genre d’écriture, Jonasson nous offre encore un autre petit bijou. L’on suit cette fois Nomeko dans son périple pour se sortir de sa vie dans le ghetto pour une vie meilleure. Dans une époque où les noirs sont encore des humains dans une classe à part, Nomeko se retrouvera liée à une bande de personnages tous très colorés. Cette  bande avec laquelle elle finira par parcourir beaucoup de chemin passera par une gamme de mésaventures inculant même une rencontre avec le roi. Un peu comme avec Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, nous suivons deux histoires parallèles, mais cette fois, au lieu de voir le passé de Nomeko, nous suivons des gens qui auront une influence sur la suite de l’histoire. Encore une fois, on ne peut prévoir ce qui arrivera ensuite et c’est un délice de tourner page après page.

Je vous recommande fortement ces deux livres empreints d’humour et de réalité et qui montrent combien parfois la vie est bien faite et qu’il nous reste qu’à suivre ce qu’elle a de prévu pour nous. J’attends donc avec impatience le prochain livre que nous offrira Monsieur Jonnasson.

Mon préféré reste Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, mais je vous laisse vous faire votre idée. De toute façon, les deux valent la peine d’être lus, sur ce bonne lecture!

Second début : le renouveau féminisme

IMG_3259La dernière petite plaquette de la collection Document publiée par Ateliers 10 s’adresse à quiconque voulant mieux comprendre d’où part le féminisme au Québec et où il s’en va. Dans Second début de Francine Pelletier, on découvre ce que c’est d’être une femme dans le Québec actuel et aussi, passé. À travers son parcours de féministe, avec la revue La vie en rose, Francine Pelletier offre une réflexion nécessaire sur la place du féminisme dans notre société. Elle nous explique les combats vécus lors de l’émergence du mouvement féministe et nous entraîne au fil des vagues, des revendications et des époques qu’a connu le Québec. Elle place d’emblée un portrait de notre société en abordant la fusillade de la Polytechnique, elle ne peut faire autrement. Cet événement, synonyme d’une haine envers les féministes, englobe et enveloppe une aura de pensées et d’événements qui viennent définir le féminisme québécois.

Heureusement, Francine Pelletier prend conscience que la relève féministe des femmes de 25 à 35 ans reprend du flambeau et ose se dire féministe, un mot qui a souvent fait peur dans les dernières décennies. Elle aperçoit en ces jeunes féministes un second début et voit une relève qui saura continuer de nommer et de critiquer les inégalités dont les femmes sont victimes.

Cette relève féministe ose nommer des inégalités qui sont restées sous silence très longtemps, TROP longtemps. Il suffit de penser à la commémoration des 25 ans des victimes de Polytechnique, c’est seulement à ce moment que les vrais mots ont été prononcés ; il s’agissait d’un attentat contre les femmes.

L’essai est fortement contemporain, on y traite de Charlie Hebdo, de Ghomeshi, de Dominique Strauss-Kahn, de Nelly Arcan et j’en passe. La réflexion de l’auteure nous entraîne à réaliser l’étendue et la nécessité du féminisme dans une société moderne comme la nôtre. On y parle d’hypersexualisation, de culture du viol, du culte de la beauté, du sexisme ordinaire, des progrès et des portes à ouvrir. Le phénomène #Agressionnondénoncée est aussi significatif de cette nouvelle ère du féminisme.

C’est l’importance de ne plus craindre le silence qui mène vers cet important renouveau.

Second début est un incontournable pour unifier le féminisme d’aujourd’hui et celui d’où tout a débuté. L’expérience et l’engagement de Francine Pelletier m’ont permis à moi, jeune féministe de 24 ans, de mieux comprendre toute l’étendue des combats menés avant ma naissance. Cet essai m’a aussi rendue fière de réaliser cet élan féministe chez les jeunes générations et m’a donné espoir d’une société québécoise encore plus égalitaire.

Je conseille sans aucun doute cette petite plaquette fuschia à tous celles et ceux qui veulent ou participent à un renouveau du féminisme québécois.


Pour celles et ceux qui auraient envie de découvrir davantage les publications de cette collection, Marjorie avait fait la critique du numéro 06 de Véronique Côté, La vie habitable.

Étudier en littérature : top 10 de mes lectures les plus marquantes

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Tout au long de mes études en littérature, j’ai eu la chance de faire la connaissance d’auteur-es exceptionnel-les qui ont su m’amener dans leur univer respectif et me faire vivre d’incroyables émotions lors de mes lectures. Ce n’a pas toujours été des lectures heureuses ou significatives, mais j’ai toujours aimé découvrir par le biais de mes enseignant-es. Les littéraires comprendront cette passion qui nous habite lors du premier cours d’une session quand on apprend enfin les oeuvres qui seront à l’étude. J’ai eu la chance de lire, d’analyser et de comprendre de nombreux textes classiques et incontournables de la littérature étrangère, française et québécoise. Je pense que je serai toujours un peu nostalgique de ces trois années où j’ai consacré toute mon attention et mon temps à lire et à découvrir. Durant ces trois années, j’ai eu des coups de coeur pour des livres qui ont su me captiver et forger mes intérêts littéraires. J’ai aussi cogné des clous en me forçant à lire des textes obligatoires qui ne m’attiraient aucunement. Toutefois, chaque découverte, chaque mot lu, a su faire grandir ma passion pour la littérature.

Mais faut le dire, c’est pas de tout repos. Je m’explique, premièrement on est un peu victimes des préjugés. Les gens ont cette vision des étudiants en littérature : ils ne travaillent pas et ne font que lire à longueur de journée. Oui, c’est vrai qu’on lit beaucoup, mais on travaille aussi, et ce, même en lisant! Deuxièmement, on redoute tous le regard de Mais qu’est-ce que tu veux faire après? Là, je ne parlerai que pour moi, mais ma réponse a souvent été automatiquement de dire Enseigner! C’est vrai que l’enseignement m’a toujours intéressée (et je garde en tête l’idée de faire ma maîtrise pour le faire) mais il y avait aussi dans cette réponse un désir de ne pas subir le regard de qu’ossa donne comme le disait Yvon Deschamps. Je pense que c’est pareil pour pas mal de gens qui étudient en Art.

Quand on est convaincu d’être au bon endroit, c’est plus facile de moins s’en faire avec ces questionnements et ces préjugés. Du moment où j’ai été convaincue que je voulais étudier en lettres, le cheminement a été bien plus agréable, car je savais que je faisais les choses pour les bonnes raisons, pour moi, et non pour plaire aux autres. Bref, malgré ces deux points légèrement importants, il y a beaucoup d’avantages à étudier dans le domaine qui vous plait entièrement. Je m’étais déjà fait dire en début de bacc qu’à la fin, j’aurais perdu le goût de lire. Ça m’avait fait extrêmement peur, parce que je me disais que ma vie n’aura donc plus de sens (!).

J’ai compris ce que cette personne voulait dire. Trop lire des choix imposés peut devenir lassant à la longue et demande de la rigueur. Habituellement, on ouvre son livre juste quand on en a envie, mais lorsqu’on est étudiante en littérature, il faut parfois se réserver et se créer des moments pour parvenir à respecter ses échéanciers de lecture. En début de session, j’angoissais suite à la rédaction de mon horaire de lecture, même si je dois avouer qu’il n’avait rien de plus excitant à la fois, de placer droitement lesdits livres à l’étude sur ma table de chevet et de déjà rêver à ces prochaines heures de lecture qui m’attendaient pour les prochains mois!
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Je rêvais aussi, parfois, d’avoir droit de véto sur le choix de mes lectures et c’est maintenant le cas!  Entrer dans une librairie et choisir un livre en fonction d’un critère: mon désir, ça n’a pas de prix. Toutefois, je suis extrêmement reconnaissante de ces découvertes et de ces lectures effectuées dans mon baccalauréat. Sauf que, tsé, parfois avoir le choix… ça fait du bien! Je me suis donc amusée à faire une liste (et oui, encore) de ces livres qui ont marqué mon parcours en études littéraires. Vous vous doutez bien qu’elle pourrait se rallonger par dizaines cette liste, mais je me suis limitée aux livres qui resteront très longtemps dans mon coeur et que je prendrai plaisir à partager et à relire.

L’aveuglement de José Saragamo

Beloved de Toni Morisson

Disgrâce de J.M Coetzee

L’amant de Marguerite Duras

Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir

Sphinx d’Anne Garetta

L’événement d’Annie Ernaux

Côtes des nègres de Mauricio Segura

Fun home d’Alison Bechdel

Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Et vous, avez-vous senti un jugement vis-à-vis votre choix d’études? Et qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre parcours ?

Fête nationale du déménagement!

On va se le dire, peu de Québécois célèbrent la Fête nationale du Canada. D’abord parce qu’ils sont encore en train de se remettre de leur St-Jean, mais surtout… Parce qu’ils déménagent! Sans me proclamer spécialiste en déménagement, j’ai quand même une bonne moyenne: cette année, j’en suis à mon septième en sept ans. Oui, oui, depuis 2009 (inclusivement), j’ai changé d’appartement à chaque été! J’ai heureusement eu droit à l’aide de mes parents qui ont, quant à eux, une moyenne encore plus impressionnante que la mienne – ils ont surtout une couple d’années d’avance sur moi. Comme je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde (d’avoir de l’aide et/ou que vos parents soient experts en la matière), j’ai décidé, à l’approche de la date fatidique (peut-être est-elle déjà passée pour certains), de vous élaborer un petit guide du parfait déménageur! Vous me remercierez quand toutes vos boîtes seront défaites et que vous profiterez enfin de votre nouvel environnement, mojito à la main. Je suis toujours partante pour un mojito.

Faire le ménage

Changement d’adresse. Je l’ai mis dans la catégorie «faire le ménage» parce qu’une fois que c’est fait, vous aurez l’esprit en paix. N’attendez surtout pas la veille de votre déménagement pour faire vos changements d’adresse, vous risquez d’en oublier et si le service n’est pas disponible dans l’immédiat vous allez être fâché contre vous-même. Faites une liste de tous, je dis bien TOUS les services qui ont besoin de votre adresse et réservez-vous un après-midi pour tout faire d’un coup. De nos jours, presque tout se fait en ligne, c’est un vrai jeu d’enfant!

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Ma liste de changement d’adresse.

Nouveaux meubles. Votre nouvel appartement est tel-le-ment plus spacieux! Vous allez enfin pouvoir avoir un énorme divan et une table en bois massif! Mais… attendez donc d’être installé avant de vous emballer. Un nouvel environnement peut nous sembler vraiment plus spacieux, mais une fois tous nos meubles entrés il n’aura pas tellement une plus grande superficie, seulement une disposition différente. Attendez un peu avant de vous procurez de nouveaux meubles. Une fois que vous aurez réellement évalué l’espace disponible, suivez les conseils de Martine et partez à la chasse aux merveilles sur internet! Vous pouvez aussi opter pour une virée au Ikéa entre amies, c’est toujours une aventure trépidante. Sinon, il y a l’option moins glamour, mais tellement plus nice à raconter à vos invités: prenez des marches dans votre nouveau quartier, c’est garanti que vous trouverez des meubles en très bon état sur le bord du chemin qui n’attendent que de se retrouver dans un nouveau foyer! Soyez prudents avec les matelas et coussins, mais c’est ainsi que mon copain et moi avons trouvé notre divan!

Vos vieux articles. La partie la plus amusante  utile du déménagement, c’est d’enfin vider nos garde-robes et armoires. Cela fait souvent place à des Oh mon Dieu, j’avais ça moi? et des Pourquoi je garde encore ceci?. C’est le meilleur moment pour faire le tri des vêtements que vous ne portez plus et de la vaisselle que vous avez en double ou en triple. Pour ajouter au plaisir, faites une soirée avec vos amies, du vin et des petites bouchées et partagez avec elles ce dont vous voulez vous débarasser. Il y a probablement dans le lot des objets qu’elles ont secrètement toujours voulu vous voler. Petit conseil : les souliers que vous gardez pour une occasion spéciale, mais dont il n’y a eu aucune occasion assez spéciale dans les 4 dernières années, vous pouvez vous en départir. Donnez les items qui restent à un organisme qui se fera un plaisir de donner une deuxième vie à vos biens, tel que Renaissance, L’Armée du salut, la Fondation des grands frères et grandes soeurs, la Société Saint-Vincent-de-Paul et plusieurs autres. En plus de libérer vos placards, vous aurez l’esprit heureux d’avoir donné aux gens dans le besoin.

Profitez-en aussi pour jeter les pots qui dorment profondément dans le frigo. Sérieusement, si vous n’avez pas touché à votre bouteille de ketchup dans la dernière année, je doute que vous la consommiez d’ici sa date de préremption (qui est peut-être déjà passée, faudrait vérifier).

Nettoyer l’appartement. Soyons honnête pour un moment. La première chose que vous ferez en emménageant, ce sera de nettoyer partout, partout. J’ai pas raison? Cette étape permet au mental de s’approprier l’espace, effacer les preuves qu’un inconnu a habité ici avant nous. Mais si l’appartement est déjà propre, cette tâche vous sera grandement simplifée, n’est-ce pas? Si vous aimez arriver dans un nouvel appartement déjà propre, pourquoi vous laissez votre ancien en piteux état? Pour de vrai, prenez 15 minutes avant de quitter définitivement votre ancien logis et passez au moins le balai et nettoyez la tache gomante un peu louche dans le salon… Juste pour montrer que vous avez un peu de respect pour les lieux et leurs nouveaux habitants.

Les boîtes!

L’élément principal du déménagement, celui sans lequel rien ne serait possible : les boîtes sont essentielles, mais peuvent tellement être un casse-tête parfois! Voici mes petits trucs :

En deux temps ; pour ne pas faire une indigestion de carton, commencez vos boites un peu à l’avance (pas trop quand même) en y rangeant ce dont vous êtes sûrs que vous n’aurez pas besoin d’ici la date du déménagement: les vêtements et accessoires d’hiver, les extras draps et couvertures. Planifiez ce qui vous est utile et empaquetez ce qui n’est pas urgent. Par exemple, gardez vous une ou deux assiettes par personne, une fourchette, un couteau, une cuillère et une tasse. Le reste peut aller se cacher!

La dernière semaine, remplissez les boîtes restantes dès que vous utilisez quelque chose que vous n’aurez plus besoin d’ici le déménagement. Si jamais vous êtes un peu plus pressé dans le temps, invitez quelques amis, ouvrez des bières, mettez de la musique entraînante et chacune se charge d’une pièce différente! Plus de plaisir et d’efficacité, que demander de mieux?

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Kit du parfait petit déménageur! via mon instagram @keglerd

 

Identification. Ça peut sembler anodin, mais dès que vous finissez une boite, prenez un Sharpie et identifiez-la. Allez-y super simple : inscrivez dans quelle pièce cette boîte devra se retrouver dans le nouvel appartement. Ce sera tellement plus simple le jour venu! Vous n’aurez pas à superviser chaque nouvelle boîte qui passe la porte et les gens qui vous aident ne seront pas en constant questionnement. La boite Salon va dans le salon, that’s it. Si vous n’êtes pas encore sûrs d’où vont aller certains items, ou encore si la boîte est un mélange de différentes pièces, inscrivez seulement une catégorie d’objets : vaisselle. Ou livres. Ça ne sert strictement à rien d’écrire assiettes+tupperwares+serviettes+livres de recettes+filtres à café.

En rafale : – Il n’y a pas que des boîtes qui peuvent contenir des objets! Utilisez vos sacs réutilisables, vos sacs à dos, vos valises, des poubelles vides, le panier à linge sale, etc. Pourquoi mettre tout cela dans une boîte quand ils peuvent servir de boîte par eux-mêmes?

– Plusieurs personnes utilisent du papier-journal pour séparer la vaisselle dans les boîtes et éviter qu’elle se frotte et se casse. Conseil de ma maman, utilisez plutôt des essuie-tout! Ils ne risquent pas de tâcher votre vaisselle puisqu’ils ne contiennent pas d’encre et vous pouvez les réutiliser par la suite!

– Vous pouvez trouver vos boîtes vides un peu partout: épiceries, pharmacies, etc. Mais ma cousine a trouvé le meilleur spot : la SAQ. Oui, ce sont des boîtes comme les autres, mais certaines viennent avec un espèce de quadrillé en carton, pour séparer les bouteilles lors du transport, vous voyez de quoi je parle? Vous pouvez les utiliser pour séparer vos verres et vos tasses!

– Plutôt que de faire huit boîtes avec vos couvertures et serviettes, utilisez-en quelques unes pour recouvrir vos miroirs, cadres et écrans d’ordinateur. Ça les protège et vous sauve de l’espace!

– Lorsque vous démontez vos meubles, mettez les vis dans des petits sacs ziploc et identifiez ces derniers (base de lit ou table de cuisine). Ça évite de se retrouver avec plein de vis mélangées dont on ignore l’utilité.

Le jour J

Planifiez à l’avance comment vous allez déplacer vos meubles et vos boîtes : le camion de votre père, de votre ami, un camion loué? Et qui va vous aider? Si vous comptez sur vos amis, un petit je suis in! sur votre statut Facebook ne tient pas tout à fait comme une obligation. Revérifiez avec eux s’ils sont toujours disponibles et confirmez la veille à quelle heure vous les attendez. Il ne faut pas oublier de les remercier : bière et pizza sont un classique, mais vous pouvez aussi leur offir une surprise lors de votre pendaison de crémaillère.

Si votre budget le permet, vous pouvez faire appel à des déménageurs professionnels. Soyez conscient que plus vous approchez du 1e juillet, plus leurs tarifs augmentent. Assurez-vous de les réserver le plus tôt possible afin d’avoir le choix de la plage horaire. Si vous habitez aux alentours du Plateau-Mile-End-Petite-Patrie et que vous déménagez dans un rayon de 10 km, soyez écolos et encouragez l’entreprise de déménagement à vélo!

En conclusion, pour un déménagement réussi, ça vous prend des bons amis/famille prêts à vous aider et sur qui vous pouvez compter, ainsi qu’un budget bières-et-rafraichissements. Mes derniers conseils seraient de boire beaucoup d’eau, surtout en période de grandes chaleurs, et de défaire vos boîtes dès la premières semaine. Croyez-moi, vous vous sentirez chez vous beaucoup plus rapidement et si vous attendez trop longtemps… Il se peut que des boîtes se ramassent dans le fond d’un garde-robe jusqu’au prochain déménagement!