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Christian Guay-Poliquin : Mon nouveau coup de cœur des Éditions La Peuplade

Les Éditions La Peuplade sont pour moi une réelle révélation. Ukraine à Fragmentation, Nirliit et Niko ont fait partie des mes coups de cœur de la dernière année. Encore une fois, j’ai été emballée par des titres publiés par cette maison d’édition en lisant les deux romans de Christian Guay-Poliquin, Le fil des kilomètres (réédité par BQ) et Le poids de la neige. J’ai commencé par la lecture de ce dernier qui a fait son entrée en librairie cet automne. Avant même de l’avoir terminé, je savais qu’il fallait me procurer son premier roman pour poursuivre mon plaisir.

Le fil des kilomètres

Dans Le fil des kilomètres, nous suivons le périple d’un homme qui retourne dans son village natal, un ancien village minier où il n’a pas mis les pieds depuis 10 ans. Alors que ce dernier cherche à revoir son père malade, le lecteur l’accompagne sur la route du kilomètre 0 au kilomètre 4736. L’atmosphère est lourde et angoissante. La chaleur accablante étouffe et une panne d’électricité dure depuis plusieurs jours. Le chaos commence à régner. Des magasins sont dévalisés, des milices bloquent les routes, des agressions sont commises et des maisons sont désertées. Malgré tout, le narrateur n’a qu’un seul objectif en tête, revoir son père.

Le nom du narrateur et des lieux ainsi que les raisons pour lesquelles il n’y a plus d’électricité ne sont pas mentionnés explicitement même si certains indices sont donnés. L’incertitude entourant l’absence de repères crée un climat ambigu qui a fait en sorte que, captivée, j’ai tourné les pages les unes après les autres sans m’arrêter. Habitée par l’urgence d’arriver à destination du narrateur, j’ai voulu le suivre jusqu’au bout dans cette épopée.

Le poids de la neige

En lisant Le fil des kilomètres, j’ai réalisé que Le poids de la neige est la suite de celui-ci. Par contre, je crois que les deux livres peuvent sans problème être lus dans le désordre comme je l’ai fait.

Dans le second roman de Christian Guay-Poliquin, la panne d’électricité se poursuit et les vivres manquent de plus en plus. L’hiver est commencé et nous retrouvons le narrateur du premier roman au kilomètre 4736 gravement blessé à la suite d’un accident de voiture. Il est cloué à son lit dans la véranda d’une maison abandonnée en compagnie d’un vieil homme qui a accepté de prendre soin de lui en échange d’une place lors du prochain voyage vers la ville au printemps. Celui-ci est pressé de retrouver sa femme malade.

Très vite, nous sommes plongés dans ce huis clos entre ces deux hommes dont le cours de la vie a dévié abruptement. Au fil de la lecture, le climat de méfiance et de suspicion laisse place peu à peu à une certaine complicité entre les deux hommes qui doivent apprendre à vivre ensemble pour résister à l’hiver. Le rythme est plus lent que dans Le fil des kilomètres, mais l’auteur réussit encore une fois à nous envoûter à un point tel que nous sommes incapables de mettre le livre de côté.

Un style imagé, mais pas trop

Sans aucun doute, la plume de Christian Guay-Poliquin est ce que j’ai le plus apprécié au cours de la lecture de ces deux romans. Son langage est soutenu et recherché et ses figures de style sont élégantes, parfois surprenantes et toujours bien choisies. Aucun détail n’est oublié.

J’ai particulièrement aimé, dans Le poids de la neige, la description des divers paysages d’hiver qui se déclinent au fil des jours sous les yeux de l’homme blessé. Confiné à l’intérieur d’une maison aux abords de la forêt, il observe par la fenêtre le déploiement de la nature et rapporte au lecteur les différentes formes sous lesquelles se manifestent le vent, la neige, le ciel et les arbres au cours d’un hiver.

La neige et le vent ont cessé subitement, ce matin. Comme une bête qui, sans raison apparente, abandonne une proie pour en chasser une autre. Le silence nous a surpris, dense et pesant, alors que nous avions encore l’impression que les rafales allaient arracher le toit et que nous serions aspirés dans le vide.

Quand on regarde par la fenêtre, on dirait qu’on est en pleine mer. Partout, le vent a soulevé d’immenses lames de neige qui se sont figées au moment même où elles allaient déferler sur nous.

Rarement, le style d’un écrivain vient autant me chercher. À certains moments, je me suis sentie envahie par l’émotion tellement je trouvais les descriptions jolies. Je vais assurément relire ces deux livres pour porter une attention plus particulière à l’écriture. Je vous invite à faire de même et à vous imprégner du style de Christian Guay-Poliquin. Vous ne serez pas déçus.


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L’audace d’être un littéraire

Des études littéraires? Pourquoi?

À ma première journée universitaire, j’ai eu un cours de création littéraire. D’entrée de jeu, le professeur nous a demandé pourquoi nous avions choisi des études littéraires. Quelqu’un a dit que c’est parce qu’il aimait lire, un autre, qu’il aimait écrire.

Mais le professeur a insisté. Pourquoi sommes-nous ici?

La classe est restée silencieuse un moment. Je pense que personne ne le savait vraiment. Le professeur a continué de nous regarder avec un sourire en coin. Et il a fini par nous dire : « Mais c’est parce que vous êtes audacieux! » Au début, je pense que personne n’a vraiment compris. Audacieux de quoi? Pourquoi? Il nous a expliqué sa façon de voir les choses, mais voici ce que j’en ai retenu.

Parce qu’il ne peut en être autrement.

Choisir d’étudier en Littérature, c’est sans cesse se faire demander « Pourquoi? » On ne demande pas à un étudiant en médecine pourquoi il a choisi cette branche : c’est bien évidemment parce qu’il veut améliorer la vie des gens. Un étudiant en Littérature, lui, que veut-il, que souhaite-t-il faire de sa vie? La réponse est bien souvent qu’il ne le sait même pas lui-même.

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Photo prise sur Weheartit.com.

Si l’on choisit la Littérature, c’est bien avant tout par passion. On est conscient que les débouchés sont limités et l’on connait tous cette image clichée de l’artiste pauvre qui arrive à peine à vivre. Toutefois, nous, les littéraires, nous sommes des rêveurs. Nous sommes conscients que le précipice dans lequel nous nous jetons est plutôt élevé, mais nous sautons quand même. C’est un peu ça la beauté de la vie : arrêter de se poser des questions et sauter.

Étudier la Littérature, c’est audacieux parce qu’on se fait confiance, parce qu’on étudie une passion plutôt qu’un métier. Et tant pis si l’argent ne coule pas à flots : l’amour et la passion déborderont de nos pores de peau.


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Harry Potter et l’enfant maudit : De petites attentes et de grandes déceptions

La sortie d’un livre de la série Harry Potter fait partie de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je passais absolument toutes mes vacances de Noël emmitouflée sous les couvertures en compagnie de mon trio d’humains fictifs favori. Je sais pertinemment que plusieurs personnes de ma génération ont été exactement dans la même position, c’est-à-dire dans l’attente interminable de la suite des aventures à Poudlard. Or, apparemment toute bonne chose à une fin et un jour le septième livre est apparu. Pour être franche, j’étais tout à fait satisfaite de la série de A à Z. Dans ce cas, pourquoi vouloir aller remettre du glaçage sur un gâteau où se trouve déjà la cerise?

Les Potterheads comme moi auront déjà compris que je fais allusion à la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit qui a été publiée en français il y a quelques semaines. D’abord présentée sur scène à Londres, le texte de la pièce a été publié le 31 juillet 2016 (certains auront compris l’importance de cette date) dans sa version originale en anglais. Il s’agit d’une histoire écrite par J.K Rowling, Jack Thorne et John Tiffany. Malheureusement, cette expérience de co-écriture ne m’apparaît pas comme gagnante. Ceci dit, mettons-nous en contexte avant d’aborder la critique avec un résumé de l’œuvre.

Le récit se déroule dix-neuf ans après les événements de la bataille de Poudlard. En fait, l’histoire commence avec l’épilogue de Harry Potter et les reliques de la mort, c’est-à-dire au moment où Harry et sa famille se présentent sur le quai du Poudlard Express. Harry est marié à Ginny Weasley avec qui il a eu trois enfants, James, Albus Severus et Lily. Rappelez-vous, Albus fait son entrée à Poudlard et il s’inquiète de la répartition du Choixpeau qui pourrait l’envoyer à Serpentard. Son papa le réconforte à lui affirmant que son deuxième prénom (Severus, vous savez) provient d’un ancien élève de Serpentard et qu’il s’agit probablement du sorcier le plus courageux qu’il ait jamais connu. Albus finit par monter dans le train en compagnie de son amie Rose Granger-Weasley (vous comprenez) et c’est à partir de ce moment que le huitième livre prend véritablement son envol. Albus fait la rencontre de Scorpius Malefoy dans le train et très rapidement, les deux garçons se lient d’amitié. Le fils de Potter est envoyé à Serpentard tout comme son nouvel ami et c’est donc les aventures de ce duo qui nous sont offertes à travers plusieurs années. Évidemment, les deux jeunes hommes doivent vivre avec la réputation et le lourd passé de leurs papas qui sont devenus des personnages emblématiques dans l’histoire des sorciers. Vivre avec un tel fardeau n’est pas chose facile pour les deux jeunes sorciers qui se font rappeler sans cesse qu’ils ne sont pas dignes d’être nés Potter ou Malefoy. Les deux garçons, plutôt téméraires (ça ne vous rappelle pas d’autres sorciers, clin d’oeil, clin d’oeil), vont tenter de changer les choses, entre autres, en réécrivant l’histoire.

D’entrée de jeu, je fais partie de ceux qui se sont toujours demandé quelle aurait pu être la relation entre Drago et Harry, si Harry avait accepté de serrer la main du jeune Serpentard à son arrivée à Poudlard. J’étais donc bien intriguée de savoir comment se développerait l’amitié entre un Malefoy et un Potter. J’ai le regret de vous annoncer que je suis plutôt déçue de ce qui en a découlé. Évidemment, la forme du théâtre n’offre pas la possibilité de développer un personnage de façon aussi approfondie qu’au sein d’un roman. À mon avis, cela aurait été nécessaire. Malgré la proposition intéressante de ce duo, Albus et Scorpius ne sont pas particulièrement attachants. Ils m’ont semblé un peu fades, vides et sans consistance. Et malgré qu’il ne faudrait pas que je les compare, c’est plus fort que moi, ils ne sont vraiment pas à la hauteur du trio d’antan.

L’intrigue en elle-même me semble un remâché. J’ai eu l’impression de lire un collage d’éléments des tomes précédents. Un peu de Harry Potter et la coupe de feu ici avec le tournoi des trois sorciers, un peu de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban là avec le retourneur de temps, un peu de Harry Potter à l’école des sorciers dans ce coin avec la mort des parents de Harry et pour finir pourquoi pas d’un peu de Harry Potter et les reliques de la mort sur le dessus avec la bataille de Poudlard. Parmi tout ceci et cela, je n’ai pas su retrouver la huitième histoire, celle qui devait m’amener ailleurs. Heureusement, certains des personnages qui nous manquaient sont de retour et je ne peux nier que plusieurs de ces retrouvailles ont mis un petit baume sur mon coeur. Malheureusement, je les ai trouvé caricaturés. Comme si, parce que l’espace manquait (le genre du théâtre), nous ne pouvions que les présenter et les faire intervenir  à travers les caractéristiques les plus clichés qui s’y rattachent.

Même le style de l’écriture ne m’a pas particulièrement plu. Je ne reconnaissais pas la plume de ma sorcière bien-aimée. J’avais la mauvaise impression de lire une fanfiction écrite dans un sous-sol par un admirateur nostalgique. Tout se passe trop rapidement alors qu’on sait à quel point cet univers mérite patience et réflexion. La baguette de Rowling, si habile à ficeler les détails par le passé, n’a pas réussi à user de son charme cette fois-ci.

En somme, je n’avais pas de très hautes attentes face à ce huitième tome, car j’avais l’impression que tout avait déjà été dit, et ce, de façon impeccable. Je ne pouvais tout de même pas m’empêcher d’y jeter un coup d’oeil. En ce sens, mes petites attentes sont devenues de grandes déceptions. Comme quoi, il vaut parfois mieux se poser plus tôt pour ne pas échouer plus tard. Dumbledore aurait dû donner ce sage conseil à J.K Rowling.

Et vous, vous est-il déjà arrivé d’affectionner une série qui finit par décevoir?

Crédit photo: Michaël Corbeil


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Une fileuse au Salon du livre : mes conseils pour aborder nos auteur-e-s

Depuis près de 10 ans, je vais religieusement au Salon du livre de Montréal. Au départ, j’y allais principalement pour rencontrer Anne Robillard et ses chevaliers d’émeraude (ou encore ses agents secrets de sa série A.N.G.E. Oui! oui! J’ai beaucoup admiré cette auteure lors de mon secondaire). Mais à force d’y aller, j’ai pu constater que je pouvais rencontrer d’autres auteur-e-s dont je lisais les romans.

Cette année, le Salon du livre de Montréal se tiendra du 16 au 21 novembre 2016. Je suis déjà impatiente d’y aller, je compte presque les dodos! Et comme à chaque année, le Salon du livre se tiendra à la Place Bonaventure (au métro du même nom).

À force d’y aller, j’ai quelque-uns-e-s de mes ami-e-s qui me demandent des conseils, surtout en ce qui concerne la manière d’aborder un-e auteur-e. Je suis une personne très timide, il m’est alors souvent difficile de faire les premiers pas, mais dans ce genre de contexte je trouve que c’est plus facile. Et au pire, la seule chose que tu auras dite à l’auteur-e aura été ton nom et un merci et c’est ben correct !

Étant une personne qui aime l’organisation, je vais vous partager quelques-uns de mes conseils.

PRÉ-SALON

  • Regarder dans sa bibliothèque les livres des auteur-e-s que nous aimerions rencontrer. On peut même y aller avec de l’international, parfois ils sont présents! (J’ai eu la chance de rencontrer Guillaume Musso, Marc Levy, Éric-Emmanuel Schmitt, Kathy Reichs…) Hé oui, vous avez le droit d’apporter un livre de chez vous au Salon du livre, ça permet de ne pas dépenser de l’argent pour un nouveau livre de l’auteur-e dont on fait la connaissance. Ça permet également d’en discuter, de lui dire ce que nous avons aimé, etc.
  • Ensuite, faire une liste des auteur-e-s présent-e-s, tout en inscrivant l’heure et le kiosque (une fois au Salon, prenez une de leur revue, vous allez y trouver un plan. C’est facile de s’y retrouver).
  • Une chose que je peux vous dire, c’est de ne pas apporter tous les livres que vous avez de l’auteur que vous rencontrez, non seulement parce que ça va être trop lourd, mais aussi pour les autres personnes qui attendent dans la file.
  • Apportez un lunch de la maison. Il y a bien une aire de restauration, mais bon, un repas d’épargné, un livre de plus dans le sac à dos!

RENCONTRE AVEC LES AUTEUR-E-S

  • Arrivez 30 à 45 minutes d’avance. Vous n’êtes pas obligés d’être devant son kiosque, mais tenez-vous autour, cela vous permettra d’être le plus efficace possible. Évidemment, tout dépend du nombre d’auteur-e-s que vous souhaitez rencontrer! Cependant, pour certain-e-s- auteur-e-s, je vous conseille d’arriver une heure d’avance (oui, ça peut paraître fou). Prenons par exemple Patrick Senécal, plusieurs personnes désirent le rencontrer (heureusement il est souvent présent) Si vous  le souhaitez aussi, préparez-vous mentalement à attendre longtemps! Ça peut être la même chose avec des auteur-e-s internationaux.
  • Prendre une grande respiration, souriez et avancez vers elle ou lui.

Certain-e-s auteur-e-s sont plus faciles d’approche que d’autres (exemple : Simon Boulerice). Une chose qui est sûre, ne vous gênez pas pour leur dire que vous aimez leur travail, ou pour leur demander s’il y aura une suite. Sachez même que parfois les auteur-e-s sont intimidé-e-s de nous rencontrer. Mais, comme la plupart des humains, elles ou ils aiment recevoir de l’amour et se faire dire comment ils sont bons. Après tout, c’est de leur bébé dont on parle!

Quel-le-s auteur-e-s aimeriez-vous rencontrer au Salon du livre? Pour ma part, je sais que je vais aller visiter ma bonne amie Debbi qui publie sa première BD avec les Éditions BerBer!

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Un mot vaut mille images

Je n’ai pas encore de titre, de profession, de corps de métier, bref de carrière officielle, mais une chose est sûre : dans toutes les sphères de ma vie, j’ai besoin d’utiliser ma créativité. Mais parfois, sous la pression, elle tombe en panne. C’est alors que je me tourne vers les mots pour me guider.

J’ai réalisé seulement récemment que les mots, les miens ou ceux des autres, étaient ma bouée de sauvetage lorsque les idées se perdent dans le brouillard. Pourtant, ce n’est pas d’hier que j’ai ce réflexe. Au cégep, le thème donné pour notre travail de fin d’études ne m’inspirait pas du tout, alors j’ai simplement sorti des expressions et des phrases en lien et j’ai décidé de les illustrer.

Curieuse de cette découverte, je me suis demandé en quoi les mots m’étaient rassurants. Je crée principalement des images : je suis photographe et designer textile. Les images des autres m’inspirent donc beaucoup. Mais je suis aussi amatrice de littérature (sinon je n’écrirais pas sur ce blogue!), de musique, de danse et de théâtre. Je crois que j’ai besoin d’inclure toutes ces formes d’expressions créatives dans ma vie, professionnelle comme personnelle.

Motif : Roxanne Kègle Demers

Motif : Roxanne Kègle Demers

Lorsqu’un projet ou un thème donné, dans le cadre d’un cours par exemple, me laisse de glace ou, au contraire, me semble trop vaste pour être exploré en une seule image, je dresse la liste des mots qui me font penser à ce thème. Le champ lexical, des mots-clés, des descriptions, des atmosphères ou des émotions, tout y passe. Puis j’en retire les mots qui me font le plus vibrer. Ces mots deviennent mon nouveau thème, imposé par moi.

Je crois que cela me vient du fait que j’aime transmettre une émotion, plutôt que d’obliger celui qui regarde à voir la même chose que moi. Sauf que dessiner des vecteurs de sensations, ce n’est pas une tâche facile. C’est là que les mots m’aident à trouver le chemin à exploiter.

Je suis également amoureuse de la langue française, dans toute sa complexité et dans les façons de la parler. Je ne crois pas qu’on puisse « mal parler », c’est simplement qu’on s’enfarge parfois dans les mots du tapis. J’aime écouter des chansons avec des paroles fortes, des paroles qui dressent le poil sur les bras et qui chatouillent la gorge. Nous avons la chance d’avoir plusieurs poètes contemporains accessibles à tous, par le biais de leur musique.

En devenant consciente de ce besoin dans ma démarche créative, j’ai ainsi facilité mon accès à un produit final qui me satisfait. Avant cela, je passais tellement de temps à démarrer ma recherche d’idées que je n’avais plus le temps de développer jusqu’à la fin. Les mots me donnent la petite poussée dont j’ai besoin pour commencer la course à pleine vitesse.

Je crois avoir appris beaucoup sur moi-même en réfléchissant à cette facette de ma créativité : la psychologie et l’art ne sont pas totalement dissociables. N’hésitez pas à partager, dans les commentaires, comment les mots et l’art vous aident à cheminer lorsque vous faites face à une réflexion qui semble sans issues.


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Visites libres : les plus jolies bibliothèques québécoises

Les bibliothèques, parfois synonymes d’ennui chez certains (qui n’a jamais eu la larme à l’œil à la simple idée de passer une fois de plus la journée le nez dans ses livres, pressé d’en finir avec une fin de trimestre particulièrement éprouvante?), servent toutefois de véritables refuges chez d’autres. À travers leurs allées silencieuses et leurs tables jonchées de vieux livres oubliés, chacune d’entre elles se distingue par son unicité et figure toujours parmi mes endroits préférés. Si les plus grandes bibliothèques nous fascinent par leurs rangées infinies, leurs sols aux milles pas feutrés et leurs histoires chuchotées au détour d’une allée, celles au Québec n’ont en revanche rien à leur envier. Portes ouvertes sur ces lieux inspirants, où leurs doux silences côtoient à la fois la beauté, la découverte, l’innovation et bien évidemment, le plaisir de lire.

1. La Maison de la littérature 

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Probablement ma préférée au sein de cette liste, la Maison de la littérature abrite non seulement une bibliothèque publique, mais aussi une exposition permanente dédiée à l’univers littéraire québécois, des salles réservées aux personnes désirant travailler, un studio de bande dessinée, un studio de création ainsi qu’une résidence d’écrivains. Aménagé dans un décor chaleureux et lumineux, l’espace offre enfin un accès facile aux lecteurs désirant s’immerger davantage dans le monde littéraire d’ici et d’ailleurs (40, rue Saint-Stanislas, Québec).

2. Westmount Public Library 

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Maîtresse de mille et une surprises et découvertes, la magnifique bibliothèque de Westmount recèle d’agréables secrets, et ce, à chacune de mes visites. Discrète (cette dernière étant presque entièrement dissimulée derrière les arbres du parc Westmount), celle-ci s’impose toutefois par son charme et son élégance, grâce à son architecture néo-Tudor nous rappelant ces vieilles librairies anglaises contenant de multiples trésors et volumes aux coquettes reliures. Parmi ses joyaux figure la petite serre rattachée à la bibliothèque (malheureusement temporairement fermée en raison de rénovations), dont l’intérieur recèle de multiples variétés de plantes et de fleurs en tout genre. L’endroit est aussi fort intéressant en raison de son espace jeunesse (grand et joliment décoré), situé au dernier étage (et facilement reconnaissable en raison de la gigantesque cabine téléphonique Doctor Who, présente au bas des escaliers) et des petits coins lecture retrouvés ici et là dans tous les coins de la bibliothèque. Sa découverte permet également l’exploration des alentours, puisque celle-ci est environnée de jolies maisons et d’espaces verts, ces derniers propices à d’agréables moments de lecture lors des jours d’été (4574, rue Sherbrooke O, Westmount).

3. La bibliothèque Marc-Favreau

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(crédit photo: Montréal Métropole Culturelle.org)

Située à deux pas du métro Rosemont, la bibliothèque Marc-Favreau est non seulement prisée par les citoyens du quartier Rosemont—La Petite-Patrie, mais aussi par de nombreux autres Montréalais désirant profiter de l’espace pour travailler. Son intérieur lumineux et la présence de bois « brut » font clin d’œil à l’architecture scandinave, offrant ainsi un vent de fraîcheur et de simplicité. L’endroit, accommodant pour ses nombreux services (on peut manger au premier étage, des micro-ondes y sont même disponibles), s’avère parfait pour tous étudiants en quête de l’endroit idéal pour réviser (500, boulevard Rosemont, Montréal).

4. Bibliothèque du Boisé

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(Crédit photo: rja-architecte.com)

Située dans le quartier Saint-Laurent (Montréal), la Bibliothèque du Boisé en vaut certainement le détour : son architecture, en relation harmonieuse avec la nature environnante, offre une expérience hors du commun! Si certains lecteurs trouvent certaines bibliothèques quelque peu étouffantes et mal éclairées, celle-ci fait exception à la règle. Grâce à ses murs vitrés, les lecteurs peuvent ainsi admirer l’extérieur tout en profitant de la lumière naturelle (2727, boulevard Thimens, Saint-Laurent).

Et vous, quelles sont vos bibliothèques préférées?


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Découverte : la géométrie de Guillaume Wolf

C’est dans une boutique du quartier Mission, à San Francisco, que j’ai découvert Guillaume Wolf. Son livre aux allures minimalistes a tout de suite attiré mon attention. Je l’ai pris sans trop savoir à quoi m’attendre, outre le mélange entre citations et sérigraphie qui saute aux yeux en l’ouvrant.

Ce n’est qu’une fois posée à Montréal, bien après mon voyage, que j’ai finalement pris le temps de me plonger dans son premier livre : You are a circle.

You are a circle: a visual mediation for the creative mind

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Chaque page comporte une petite citation, un bout de phrase, un poème, qui fait réfléchir sur le processus créatif, sur la créativité et, en même temps, sur la vie en général. À droite de cette page, on retrouve aussi un cercle, imprégné, de style sérigraphie.

C’est le type de livre qu’on ouvre de manière hasardeuse, chaque matin, en quête d’inspiration. C’est un petit trésor de citations et de motivation qui ne tombe jamais dans le préfabriqué et le facile. C’est intelligent et bien fait, on peut simplement prendre le temps de regarder les cercles ou bien lire chacune des citations. Pour reprendre les mots de Wolf, ce livre est une invitation à trouver le courage de créer. Que ce soit dans les petites créations du quotidien qui font de la vie quelque chose de beau ou bien pour un projet bien précis, ce livre porte à réflexion, il permet de se poser, de s’arrêter et d’être inspiré.

Je crois que c’est le type de livre à tenir près de soi, à explorer, crayon à la main, pour en savourer pleinement la grandeur et l’utiliser de manière concrète, comme un outil de réflexion et de mise en action.

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You are a message: meditations for the creative entrepreneur

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Reprenant le même format que lors de son précédent livre, Guillaume Wolf A.K.A Prof. G revient en force avec un livre visant spécialement les entrepreneurs créatifs.

Cette fois, les sérigraphies sont faites de triangles et les conseils et citations sont axés sur l’entrepreneuriat, la création et le branding. Étant lui-même spécialiste de la psychologie derrière l’image de marque et prof en design — d’où le surnom de Prof. G — en plus d’avoir des années d’expérience en tant que directeur de la création et consultant pour différentes compagnies, Guillaume Wolf maîtrise finement son sujet.

Ce que j’aime de ce livre, c’est la manière dont les choses y sont présentées. Tout est direct, sans détour et axé sur la psychologie et l’humain derrière une marque, une entreprise, un projet. C’est avant tout créatif et intuitif.

À travers ces deux livres, j’ai non seulement été réellement inspirée à me dépasser, à penser hors des lignes et à pousser mes réflexions plus loin, mais j’ai aussi découvert l’univers de Guillaume Wolf. Un univers qui m’a plu et captivée.

Ces livres, créés de A à Z par Wolf, publiés de manière indépendante, sont deux découvertes auxquelles je reviendrai sans cesse, en quête d’un petit quelque chose, d’une phrase, d’une image, de ce petit plus qui se retrouve dans ce qu’a réussi à faire Guillaume Wolf avec You are a circle et You are a message.

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Pour en savoir plus sur l’auteur, je vous invite à visiter son site web.

Je vous laisse sur sa conférence TED Talk: How to create the future.

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Les superbes : quand le succès et l’ambition dérangent

Léa Clermont-Dion et Marie-Hélène Poitras signent un ouvrage des plus pertinent en cet automne frisquet, Les superbes, une enquête sur le succès et les femmes. Écrit sous deux formes, soit des entrevues avec des superbes et aussi, sous forme de correspondance entre les deux auteures, ce bouquin vient démontrer toute l’injustice dont les femmes ambitieuses qui réussissent sont victimes.

J’ai été choquée et consternée, mais malheureusement pas surprise, de lire les témoignages de femmes au sujet des commentaires et comportements sexistes qu’elles ont subis, tout simplement, car elles étaient des femmes. Les dommages collatéraux que peuvent faire ces injustices sont trop nombreux et profondément graves.

Les deux auteures, Marie-Hélène Poitras et Léa Clermont-Dion, ont le courage de s’indigner devant des situations sexistes qu’elles ont toutes deux vécues : Marie-Hélène Poitras lorsqu’elle a publié le roman à succès Griffintown, et Léa Clermont-Dion à la suite de la diffusion de son documentaire Beauté fatale. Les commentaires et les insultes qu’ont reçus ces superbes sont tout simplement inacceptables et démontrent toute l’importance d’un livre comme celui-ci. Le tweet violent qui a suivi la parution du bouquin et qui est devenu une enquête de la SQ ne peut faire autrement que de démontrer qu’il faut parler de ce fléau de notre société : les femmes qui ont du succès dérangent et ce sexisme et cette misogynie dont elles sont victimes peuvent être très menaçants.

Faisant preuve d’une grande vulnérabilité (ce qui pour moi est une des plus belles qualités) les auteures s’ouvrent aux lecteurs et démontrent toute l’intimité de leurs démarches. J’ai apprécié leurs correspondances, leurs échanges, leurs solidarités et la belle vulnérabilité dont elles faisaient preuve en se mettant à nue de cette façon. Cette vulnérabilité surmontée d’une indignation nécessaire, qu’on devrait toute avoir, parcourt le livre dans chaque entrevue accordée à une superbe.

Les entrevues toutes passionnantes et pertinentes questionnent des superbes au sujet de leur cheminement et de leurs ambitions personnelles. Les femmes questionnées sont toutes de vraies superbes. Elles m’ont fait comprendre que le sexisme ordinaire est dans tous les domaines et milieux confondus et m’ont confirmé qu’il y a clairement un problème vis-à-vis du succès des femmes. On y voit aussi que les femmes sont toujours représentées pour leur physique. On s’attend d’elles à ce qu’elles soient belles et souriantes. Le passage où l’auteure Perrine Leblanc s’est fait dire que son succès était dû à sa beauté m’a mise en furie. Non seulement on ne fait que s’intéresser au physique des femmes, mais en plus on justifie leurs succès à cause de leur physique… c’est abominablement insultant.

Le bouquin est illustré merveilleusement bien par Mathilde Corbeil que j’apprécie beaucoup et rencontre des femmes de tous domaines, mais principalement ceux qui ont un succès d’un oeil extérieur, voire des femmes du monde public. J’aurais souhaité y rencontrer des femmes de tous les jours, qui vivent dans l’ombre et qui font face aussi à des comportements misogynes dus à leurs ambitions. Je pense à des entrepreneures, des travailleuses sociales, des docteurs, etc., à des femmes qui ont rarement la parole. Cette petite critique ne vient pourtant aucunement dénigrer ou nuire au travail incroyable de Léa Clermont-Dion et Marie-Hélène Poitras, qui ont su écrire un livre avec un thème tabou et en faire un véritable sujet de société.

Il reste que j’ai adoré Les superbes, dès la seconde où j’ai reçu le livre à ma porte, j’étais déjà dans mon sofa à parcourir l’ouvrage. J’ai lu presque d’une traite ce livre qui se lit, non seulement excessivement bien, mais qui pose des questions et qui offre des réflexions nécessaires. Les événements remplis de sexisme et de misogynie de cet automne viennent redéfinir toute l’importance de voix de femmes qui osent dénoncer et critiquer une société encore trop traditionnelle. Finalement, je pense que je vais troquer l’expression surexploitée inspirante pour superbe!


Le fil rouge tient à remercier les éditions VLB et Sylvie Savard pour le service de presse.

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Tout ce que j’aimais, ou le roman nécessaire pour ton coeur et ton âme !

 

Ce livre est arrivé dans mes mains presque de façon mystique. Me balandant dans les rangées de la libraire, le livre m’appelait si fort (à vrai dire, même en lisant le 4e de couverture je n’étais pas spécialement interpellée) que j’ai du me résoudre à l’acheter. Une espère de magie a opéré et j’ai su la laisser me guider, donc, vers « Tout ce que j’aimais« . Ce livre fut une si grande révélation pour moi, il est arrivé au moment où j’avais besoin de savoir que ces choses existaient, je les désirais sans le savoir.

Je l’ai relu au moins cinq fois depuis, avec autant de ferveur chaque fois. Je suis tellement tombée en amour avec cet univers, ces mots, que j’ai tenté d’en faire une adaptation au théâtre (toujours en cour de processus)! Ça viendra, je l’espère !

9782742755400

Milieu artistique et intello du New-York des années soixante-dix, l’histoire est racontée au passé par son narrateur, nous sommes donc les témoins de ses moments de vie. Nous suivons deux couples, amis, voisins, vivant dans cette même réalité, gravitant le monde au même rythme, partageant certains traumas non-évitables.

L’auteur nous propose l’existence dans tout ce qu’elle a de prometteur et d’hystérique, puis l’importance qu’elle peut prendre lorsqu’elle est partagée et aimée. Tomber réellement en amour avec un humain, en amour d’amitié, par admiration artistique, leurs créations, la littérature, des oeuvres à découvrir qu’on arrive à réellement voir… Ils sont les amis dont on surprend une conversation, dans laquelle l’un termine la phrase de l’autre.
L’ado qui consomme, l’anxiété, les troubles alimentaires, un grand deuil insurmontable, se perdre dans l’autre, sans l’autre, toutes ces trajectoires humaines, attachantes, troublantes, ambigües, racontées et menées par une de main de maître !

La profondeur émotive des personnages, leur évolution au fil du temps sont d’une finesse rarement lue. Bousculement des grands principes, se créer une famille de vie, remettre en question les piliers de vie pour se la rendre époustouflante et palpitante malgré les épreuves, ces liens indéfectibles qui supportent tout ou presque, tout y est !
Les images Woody Allan-esque vous viendront à l’esprit (le chauvinisme en moins et c’est beaucoup plus raffiné), mais vous y retrouverez aisément l’ambiance si familière qui a toujours autant de charme et de pouvoir sur l’imaginaire.

Pour celles.eux qui désirent tenter le slow reading, ce roman est ce qu’il vous faut pour votre première expérience (1ere fois en slow reading et/ou 1ere fois avec l’auteure !). Les personnages prennent forme dans notre quotidien, nous habitent et la coupure sera difficile à la fin du livre (la fin est d’une si grande humanité..). Tiens… on se prend un bon verre de vin ?

Tout ce que j’aimais, un livre pour l’âme et le coeur,
un remède rare !

« Je savais ce que je voyais: un chagrin sec, un chagrin devenu ancien et familier. Il pénètre les os et c’est là qu’il vit, car il n’a pas besoin de chair… » S.H.

« …cet homme-enfant qui erre encore de ville en ville en cherchant sans cesse au fond de son sac de voyage un visage à porter et une voix pour parler. » S.H.

 

Dans ma valise, je rapporte…

C’est immanquable, à chaque départ son lot de cadeaux. Mes premiers voyages, j’essayais de faire plaisir à mes proches en leur achetant un trésor d’ailleurs. Après plusieurs années à parcourir le monde, j’essaie désormais de m’inclure aussi là-dedans. Pour moi, le moment le plus difficile au retour, c’est la nostalgie de l’endroit. On a encore envie d’y être et pourtant la lecture peut nous y ramener si facilement! C’est pourquoi je passe souvent dans une librairie sympathique en fin de voyage (pour ne pas m’infliger l’insoutenable pesanteur de mes achats tout au long du voyage) et je bombarde de questions le libraire : Où se trouve la section des auteur(e)s locaux? Quelle fiction l’a profondément touché? Les questions s’enfilent ainsi au gré des conversations littéraires jusqu’à ce que j’aie trois ou quatre options devant lesquelles j’hésite longuement.

Et je quitte, avec un morceau de pays sous le bras, un endroit encore inédit que je pourrai visiter chaque fois que je le désirerai.

If you’re going to San Francisco

Ville mythique, j’ai eu envie d’y retourner mille fois tout, comme Alexandra dans les Chroniques d’une anxieuse : j’te jure, tu vas revenir! Un auteur m’a aidée à y retrouver son essence (rétro en plus!). Armistead Maupin et ses Chroniques de San Francisco (Tales of the city). Ces dernières se situent dans les années 70 et 80 et relatent entre autres la vie Mary-Ann Singleton, fraîchement débarquée à San Francisco, Mouse (Michael) Tolliver, Mona Ramsey, Brian Hawkins et Mme Anna Madrigal. La série compte neuf tomes qui habilement donnent le ton de l’époque et leurs enjeux (homosexualité, bisexualité, drogue, VIH, etc.) dans une atmosphère de découverte, d’éclatement et d’émancipation.

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C’est tout en haut des escaliers de la célèbre librairie indépendante City Lights Books, mentionnée par Gabrielle dans Destinations littéraires estivales et par Marjorie dans “We should all be feminists”, que mon âme a vagabondé du côté de la poésie et je me suis laissée tenter par le recueil de poésie Howl and others poems d’Allen Ginsberg et Scattered poems de Jack Kerouac. Poésie expérimentale, écriture spontanée, on peut tenter de trouver une catégorie à leur prose, mais il faut surtout savoir qu’on se retrouve facilement happée par ces chefs-d’œuvre; un cri de colère de la Beat generation.

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Mystérieuse Nouvelle-Orléans

Après une petite marche dans l’un des effroyables cimetières de la ville, j’ai décidé de m’arrêter dans l’historique maison coloniale qui abrite la librairie Garden district, où l’on m’a conseillé Claire Dewitt and the city of the dead de Sara Gran. J’étais à la recherche d’une histoire brumeuse où l’âme tourmentée de la « Big Easy » serait à l’honneur. Je l’ai non seulement adoré parce que c’est un véritable bijou de roman policier sans en être véritablement un (dans la mesure où s’y glisse un peu de fantaisie), mais aussi parce que la protagoniste, Claire Dewitt, est magnifiquement dépeinte : à peine remise d’une dépression nerveuse, son retour à New Orleans après Katrina, sa vocation de détective… Envoûtant.

Par le même libraire dévoué, j’ai rapporté Victory over Japan d’Ellen Gilchrist, un recueil de quatorze nouvelles de femmes et de filles sudistes déterminées et fortes. L’écriture simple et les phrases courtes de Gilchrist donnent un ton enfantin à certaines nouvelles racontées par des enfants.

“I got a few more cookies and went back up into the treehouse to finish my book. I could read all kinds of books. I could read Book-of-the-Month Club book. The one I was reading now was called Cakes and Ale. It wasn’t coming along too well.”

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Et vous, quels livres vous ont fait (re)découvrir un pays ou une ville?

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