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Le maître des livres: la littérature qui soigne

Amadouer la bête

Mis à part quelques Dragon Ball lus dans ma jeunesse, je n’avais aucune expérience en matière de manga. Alors quand j’ai nommé le titre de la série que je cherchais, Le maître des livres de Umiharu Shinohara, au libraire et qu’il m’a demandé si c’était un «shhhyenihusfggen» (je vous jure que le mot n’évoquait rien de plus pour moi à cet instant), je me suis abstenue de répondre autre chose que «?!?». Grâce à mon solide sens de la déduction (oui, mais non), j’ai pu comprendre que ce mot mystère évoquait un type du manga. En fait, le terme est défini selon le lectorat ciblé par le magazine dans lequel les premières planches ont été publiées. Le maître des livres a été prépublié dans le Weekly Manga Times, un magazine ciblant principalement les jeunes hommes adultes âgés de 15 à 30 ans. (Ah!) Le seinen manga (parce que c’est un seinen, finalement) présente des histoires un peu plus sérieuses et complexes. La lecture du premier tome fut une expérience plutôt ardue pour mon très cher cerveau-habitué-de-lire-de-gauche-à-droite-depuis-plus-de-23-ans. Je me suis tout de même adaptée rapidement, au point de me surprendre à lire du Zviane à l’envers!

Pour bien m’immerger dans la culture du manga japonais, j’ai visité quelques lieux dédiés exclusivement à la lecture du manga et à ce qui l’entoure. Je me suis procurée les trois premiers tomes de la série chez L’Oeil de chat, un chouette café manga situé à Sherbrooke et j’ai acheté deux autres tomes au O-Taku Manga Lounge à Montréal.

Les livres qui font du bien

En tant qu’obsédée des livres, la couverture (des livres!) et le titre (contenant le mot LIVRE) m’ont immédiatement créé un nouveau besoin. Un manga qui aborde la littérature, un livre qui parle de livres; impossible de passer à côté. En prime, le personnage principal, un bibliothécaire, a une approche très bibliothérapeutique avec sa clientèle. Les livres qui font du bien, ça vous dit quelque chose? Et bien c’est exactement de cela qu’il s’agit dans Le maître des livres.

L’histoire 

Le maître des livres nous transporte au Japon, dans le quotidien des gens qui fréquentent La rose trémière, une bibliothèque spécialisée dans la littérature enfantine. Le personnage central de la série est un bibliothécaire qui semble peu sympathique à première vue, mais à qui le lecteur ne peut que s’attacher une fois qu’il décèle en lui cet immense amour pour la lecture ainsi que son don d’aider les gens à travers la littérature pour enfants. Les histoires gravitent autour des employés, des usagers de la bibliothèque et de leur entourage; on y rencontre des habitués, des enfants, mais aussi des adultes.

Il n’y a évidemment pas beaucoup d’action, mais la lecture n’en devient pas ennuyante pour autant. Chacun des tomes est composé de plusieurs petites histoires qui nous démontrent comment des classiques de la littérature pour enfants peuvent avoir un effet thérapeutique sur la vie des gens, des petits comme des grands. J’entame le sixième tome (d’une série de 14, dont une dizaine de traduits en français) et j’éprouve toujours autant de plaisir à lire ces histoires de gens un peu perdus qui retrouvent leur chemin grâce à un livre salvateur. C’est une lecture légère et amusante qui se termine le temps d’une soirée.

Une ode à la littérature pour enfants et au pouvoir de la lecture.

bibliothécaire

Quelles sont vos séries manga favorites ?

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Tu me places les yeux : ces souvenirs d’enfance perlés de tendresse

J’approche le 200e article sur ce blogue, mais encore aucune critique de poésie,  excepté dans le cadre du défi #unlivrequébécoisparmois. Ce n’est pas que je n’apprécie pas ce genre littéraire, au contraire, je pense seulement que je vis un petit sentiment d’infériorité quand il vient le temps d’analyser, d’écrire sur ma lecture, comme si j’étais inadéquate à saisir le sens des mots. J’ai toutefois pris la décision de lire et d’écrire sur Tu me places les yeux, recueil de poème d’Aimée Lévesque, publié chez La peuplade.

C’est la description du recueil de poésie qui m’a convaincue. En la lisant, j’avais déjà les larmes aux yeux. La simple évocation des souvenirs d’enfance, de la nostalgie d’une grand-mère, m’a touchée. C’est comme si dans ces mots, j’ai ressenti un désir, un besoin de me plonger dans ce recueil coloré pour moi aussi, à mon tour, revisiter les souvenirs d’enfance reliés à ma grand-mère qui me bercent encore chaque fois que j’y repense.

« Après le décès de sa grand-mère, la petite-fille de cinq ans devenue grande revisite la maison beurrée d’images où elle se faisait garder, saute dans l’enfance comme dans des mets chinois. Elle avance dans les coutures et se rappelle l’odeur du pain et du café, les gestes doux, la figure de la famille qui colle et les brassées de couleurs. À mesure qu’est fondé un halo chaleureux, sa grand-mère reste un rire en filigrane, une présence inaccessible sauf par le truchement de ses objets, qui vont des catalogues Sears à la pâte à biscuit, du métier à tisser à la télévision toujours ouverte. Chaque pièce de la maison (et du chalet, et la cour) trace les contours d’une sagesse d’étagère, d’un héritage brillant crème domino. »

Ces brides de phrases, leur mélodie, la tendresse et la douceur qui en émanent m’ont traversée. J’ai ressenti la mélancolie et la nostalgie qui émanent de ces souvenirs racontés, maintes fois repensés.

Il s’agit d’un très touchant et tendre recueil de poésie, le genre de lecture qui fait vraiment du bien, qui nous attendrit un peu et qui, à mon sens, m’a fait réaliser toute la beauté de cette relation grand-mère/petite-fille dont j’ai été choyée de vivre. Tu me places les yeux, c’est un baume sur cette douleur intense que je ressens de vivre sans cette femme à mes côtés et de passer mon temps à me demander comment serait la vie si elle nous accompagnait, si son rire faisait partie de notre quotidien, à ma famille et à moi.

Ce recueil m’a plongée dans mon enfance, dans ces années où je me faisais garder chez elle, cette grand-mère tendresse, et les larmes ont coulées. Non de tristesse, au contraire, de gratitude d’avoir eu la chance de la côtoyer, ne serait-ce que durant 7 ans et d’être encore habitée si fortement de sa présence et de son influence.

Pour cela, je dis merci à Aimée Lévesque. L’émotion agrémentée d’odeurs de mets chinois qui parcourent ces pages ont su se frayer un chemin droit dans mon cœur. Je suis peut-être inadéquate à analyser la poésie, mais cette fois-ci, je l’ai ressentie. N’est-ce pas là toute la beauté de la poésie ?

Avez-vous déjà lu un recueil de poésie qui, pour vous aussi, a mis des mots sur ce que vous ressentiez?

 


Le fil rouge tient à remercier les Éditions de La peuplade pour le service de presse.

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Prix littéraire des collégiens 2017 : ce que des étudiants ont pensé de Mektoub de Serge Lamothe

Enseignante de littérature dans un cégep, j’ai motivé un groupe de douze étudiants à participer au Prix littéraire des collégiens 2017 au cours de la session d’hiver. Toutes les deux semaines, nous nous rencontrons pour discuter des œuvres sélectionnées, pour les décortiquer et les critiquer et ainsi en déclarer une gagnante du Prix littéraire des collégiens 2017.

Mektoub de Serge Lamothe était la lecture pour la troisième rencontre du Prix.

Mektoub provient de l’arabe et signifie « C’était écrit! » Serge Lamothe ne pouvait pas choisir meilleur titre que celui-là. Déjà la fatalité était prédestinée à être le sujet principal de l’oeuvre.

Les étudiants ont qualifié Mektoub de « bizarre, poussé, mystérieux ». Nullement péjoratifs, ces termes représentent bien l’incompréhension générale soulevée par cette barrière floue entre rêve et réalité, cette oscillation entre passé et présent, cette évolution dans différentes dimensions.

Un roman en deux parties, deux personnages, qui porte une réflexion sur le destin, sur les réalités qu’on croit contrôler et sur celles qu’on ne contrôle pas. Maya et Galaczy se croisent de façon imaginaire toute leur vie durant, sans jamais se rejoindre. Certains moments, très forts en émotion, les font s’adresser directement l’un à l’autre. Le personnage de Maya étant mieux construit et plus complet que celui de l’archiviste usurpant l’identité de Galaczy, les étudiants s’y sont plus attachés.

Ils ont d’ailleurs aimé le concept de l’accident qui obsédera l’homme. Quarante ans plus tôt, la femme qu’il devait rencontrer a été victime d’un accident de la route. Il en viendra à l’aimer, malgré le caractère impossible d’un futur. Pourtant, ces deux parfaits inconnus, au fil des années, se rejoindront dans cette fatalité, sans comprendre ce qui les lie réellement l’un à l’autre.

Un texte invraisemblable, mais plausible; le lecteur devait lâcher-prise tout comme les personnages qui ne possédaient pas de libre arbitre.

La force de ce roman est décidément l’originalité dans la façon de traiter le sujet.

Un verdict oscillant entre 7-7,5/10 pour certains et 8,5/10 pour d’autres. Plusieurs l’ont considéré comme leur préféré pour le moment.

La prochaine lecture du Prix littéraire des collégiens sera Les maisons de Fanny Britt.

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Un long soir; microrécits à saveur d’exil

Un long soir, de Paul Kawczak, est une petite tablette qui se lit, du début à la fin, en l’espace d’une heure, peut-être deux.

C’est la forme de ce livre qui m’a d’abord attirée, outre la couverture assez tape à l’oeil. J’ai eu envie de sortir de ma zone de confort de lectrice, sans pour autant m’engager longuement dans une nouvelle lecture. Une série de courts récits me semblait donc la réponse à mon envie d’aventure littéraire.

Je n’aurais pu mieux tomber en termes d’aventure et de dépaysement. Non seulement la structure de type microrécits, mélangée à une écriture poétique et imagée, est venue me rejoindre, mais les thématiques, celles de l’exil, de la quête, du voyage, du passé et du désir sont aussi parfaitement mis en scène et adaptés à la forme.

Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été impressionnée par toute la force et l’émotion qui se dégagent de chacun des récits. Séparés par chapitres, les lieux, autant les maisons que les pays, sont au cœur de presque tout les récits, d’une manière ou d’une autre. On se retrouve dans une quête propre à l’exil, une quête marquée par les lieux du passé,  racontée de manière contemplative à travers un subtil mélange qui nous pose comme spectateur et acteur à la fois.

Six heures du soir sur la colline, et l’été s’endort sur la ville paisible : le temps s’arrête, comme il le fait dans cette série de courts textes en prose. Chacun est un roman contenu en quelques phrases, réduit à son cœur précieux de désir et de rêve. Il en émane un sentiment indicible d’absolu et de perte, une nostalgie d’exil auréolée d’un érotisme diffus, perçant toujours à l’horizon de ces saynètes et paysages fantasmés. Paul Kawczak peint les moments d’un exotisme intérieur – des tigres et des enfants, des serpents et des chevaliers, Asie ou Amazonie –, suit les chemins d’une fuite en soi à travers jungles, villes et campagnes organisées « en petits creux, caves ou alcôves intimes ». Le soir est tendre, éternel, en lui se figent les instants, le temps qu’on leur dise adieu. ( quatrième de couverture )

Tout est matière à réflexion et à poésie dans Un long soir . Comme la quatrième de couverture le met si bien en mots « En lui se figent les instants, le temps qu’on leur dise adieu». Un peu, peut-être, à l’image d’une photographie, chaque court récit est un moment, un lieu, un tout concentré qui n’a pas besoin d’autre contexte ni explication que le moment lui-même. 

C’est, à mon avis, un travail très difficile de ne pas s’étendre, de condenser un tout dans si petit, en y injectant autant de grandeur . C’est ce que Paul Kawczak fait dans Un long soir et, pour ces raisons, je suis bien heureuse d’avoir pris la chance de sortir de mon confort de lecture et d’y avoir découvert ce livre.

Et vous, quel type de lecture vous fait sortir de votre zone de confort ?

Le Fil Rouge tient à remercier La Peuplade pour le service de presse.

 

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La course au mouton sauvage, entre le réel et la magie

Je pense avoir manqué un bout. Cela doit faire plus de quatre ans que j’ai La course au mouton sauvage d’Haruki Murakami dans ma bibliothèque, sans y toucher. Avec plus de 35 ans d’ouvrages publiés, ça m’aura pris un bon bout avant de découvrir un auteur que plusieurs adorent, dont plusieurs fileuses (Kim D. vous raconte sa passion murakamienne ici et Raphaëlle B. vous a fait la critique de Kafka sur le rivage ici.)

Une première lecture surprenante

Il y a quelques semaines, j’ai décidé de me plonger dans le troisième roman de l’auteur datant de 1982 et le premier assumé dans son style littéraire, le réalisme magique. Je ne pense pas avoir déjà lu un roman appartenant à ce style, alors je l’avoue, j’étais parfois surprise par la tournure des événements, mais, je le redis, je suis une débutante par rapport à l’œuvre de Murakami. Avec un certain recul, je me rends compte que j’ai bien aimé ce roman et que je vais probablement continuer de découvrir son oeuvre avec bonheur.

Le train était formé de deux voitures et transportait au total une quinzaine de passagers. Tous ligotés l’un à l’autre par les solides liens de l’indifférence et de l’ennui.

Le mouton au cœur du roman   

La course au mouton sauvage prend forme vers la deuxième moitié du roman quand le protagoniste de l’histoire se voit donner une photo à publier dans son magazine représentant plusieurs moutons dans une plaine entre deux montagnes. Par la suite, un homme très civilisé, représentant une organisation de l’extrême droite, visite notre protagoniste sans nom et se doit de retrouver un certain mouton avec une étoile sur le dos représenté sur la photo, et de comprendre le mystère englobant celui-ci. Il faut savoir que dans le roman, les moutons sont des créatures qu’aucun Japonais n’avait vues avant l’ère Meiji (1868-1912), le mouton possède donc un aspect mystique et rarissime. La tâche semble absurde, néanmoins, le protagoniste l’accepte, se retrouvant à peine deux mois après son divorce. Cette mission a plus l’aspect d’une aventure que d’une tâche désagréable. C’est la possibilité de sortir du quotidien, d’être surpris, et, si la mission n’est pas réussie, d’une échappatoire à une vie plus ou moins agréable.

J’écartai furtivement ses cheveux pour poser mes lèvres sur son oreille. Il y eut un léger frémissement de l’univers. Un univers minuscule, microscopique. Là où le temps coulait comme une brise tranquille.

Une familiarité étonnante et un mélange de culture

C’est avec sa girlfriend que le narrateur anonyme part vers Sapporo pour se lancer sur les traces du mystérieux mouton. Au cours de sa quête picaresque, l’homme se voit faire face à lui-même, mais également à quelques souvenirs passés. L’histoire se partage entre le confort de Tokyo et les rigueurs du Hokkaïdo. C’est à travers la représentation des lieux qu’on se rappelle que l’histoire a bel et bien lieu au Japon. Le protagoniste est un homme très contemporain qui écoute régulièrement du rock ou qui lit Les aventures de Sherlock Holmes. De ce fait, les personnages ne sont jamais représentés comme un stéréotype japonais, bien au contraire. L’auteur mêle aisément les cultures, ce qui donne un aspect très familier au roman.

Cependant, entre parler avec franchise et dire la vérité il y a un monde — comme la distance entre la proue et la poupe d’un bateau. La franchise apparaît d’abord, la vérité vient en dernier.

Un dernier chapitre encré dans le réalisme magique

La fin est étonnante, encore plus pour ceux qui n’ont jamais lu du Murakami, et celle-ci compense les quelques longueurs que j’ai ressenties lors de ma lecture. L’auteur mélange la magie au réel et les questions aux réponses pour concocter une fin surprenante. Il va sans dire que les idées de l’auteur sont très originales et forgent son style littéraire au plus grand plaisir de son public.

Quelles sont vos œuvres préférées de l’auteur? Êtes-vous passionné par le réalisme magique?

Comme une princesse — Pour aller au-delà des stéréotypes de genre

Préalablement, j’avais fait mention de l’album Pas belle, toujours dans cette optique pour contrer tout ce que l’on impose aux filles et aux femmes au quotidien : l’importance de la beauté, de l’apparence, de l’apparence parfaite… Un album dont la couverture totalement craquante nous laisse voir cette petite bouille, toute mignonne, avec d’énormes lunettes. Comme une princesse de Brigitte Minne, brillamment illustré par Merel Eyckerman, est efficace, authentique et vrai.

Il est inévitable de se sentir attiré par cet album. Il faut prendre le temps de le feuilleter, de le lire, de regarder les illustrations. Vous serez totalement charmé et touché.

Vous ferez la rencontre de cette petite Marie à grosses lunettes, aux dents en moins. Marie est différente. Totalement charmante, mais différente. Pour son anniversaire, Marie reçoit une belle robe de princesse, mais elle ne se sent pas du tout princesse et le confie à son papa. Celui-ci décide de lui prouver qu’il y a plein de princesses différentes et que même avec ses belles joues rouges, ses petites dents en moins et ses lunettes rondes, elle est une princesse.

Mais Marie n’est pas convaincue…
Selon elle, elle ne ressemble pas aux belles princesses.

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Je ne suis pas une princesse. Les princesses ne portent pas de lunettes, il ne leur manque pas de dents, Papa. Regarde Blanche-Neige et Cendrillon et la belle au bois dormant, etc. La princesse au petit pois reste coincée dans la gorge de Marie.

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Au cours d’une magnifique journée, papa décide de faire une promenade avec sa petite demoiselle. Ensemble, ils feront l’école buissonnière pour aller à la rencontre de princesses, mais pas n’importe quelles princesses…. La coiffeuse aux doigts d’or malgré un bec-de-lièvre, la pâtissière talentueuse bien que quelque peu enrobée, la très vieille dame, princesse de son mari depuis cinquante ans… Toutes entourées d’amour et comblées de leurs grands talents, elles sont toutes des princesses à leurs manières. Uniques et fortes.

Vous suivrez avec attachement cette relation père – fille pleine de tendresse. Page après page, c’est un magnifique message d’amour de l’autre et de soi que l’album porte. Apprendre à s’aimer telle que l’on est, être fidèle à soi-même et être authentique. Cet album apporte aux enfants (et je dirais même aux adultes) une confiance en eux, mais surtout une confiance envers les autres.

On referme cet album avec douceur, sourire aux lèvres et profondément touché.
On referme cet album en se disant que finalement, oui, chaque femme à sa manière est une princesse.

Un album phare pour parler de l’acceptation de soi.

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Comme une princesse
Brigitte Minne

Illustrations de Merel Eyckerman
Éditions Talents hauts
26,95 $
Dès 4 ans

 

Autour des livres : Rencontre avec Fanny Britt, écrivaine

Quand l’une des fileuses demande aux autres des recommandations de lecture, rares sont les fois où l’un des livres de Fanny Britt n’apparaît pas dans la liste des titres suggérés. Que ce soit Hélène, Louis ou Tessa, les personnages imaginés par cette auteure québécoise marquent les cœurs à la recherche d’un peu de douceur. En plus d’avoir une dizaine de pièces de théâtre, deux bandes dessinées et un essai à son actif, son premier roman Les maisons est en lice pour le Prix littéraire des collégiens 2017. À notre grand bonheur, elle a très gentiment accepté de répondre à notre questionnaire « Autour des livres ».

1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture ?

Les livres étaient partout, chez nous. Ma mère était une grande lectrice et les livres avaient une grande valeur. Ma mère n’avait pas beaucoup de sous et je me souviens que toutes les dépenses étaient comptées. Une fois, elle a trouvé un billet de cent dollars sur la rue (littéralement!). Je me souviens avoir été marquée par le luxe extrême qu’elle s’était payée avec cet argent inespéré tombé du ciel : un immense livre beaucoup trop cher pour ses moyens à l’époque. C’était Le bouquet, un grand livre du linguiste Claude Duneton répertoriant les expressions françaises les plus inusitées. Il était plus gros qu’un dictionnaire et a trôné de nombreuses années dans le bureau de ma mère.

2. Avais-tu un rituel de lecture enfant ou un livre marquant ? Et maintenant, as-tu un rituel de lecture ?

Je ne peux pas dire que j’ai un rituel de lecture. La lecture fait partie de moi, je lis de toutes les manières, dans le bain, dans le métro, au lit, dans le salon, quand j’ai le temps, quand je n’ai pas le temps. C’était pareil quand j’étais enfant. Je me souviens que lorsque j’ai reçu un des livres de la série d’Anne of Green Gables, vers 8 ou 9 ans, à Noël, j’ai quitté la fête en prétextant la fatigue pour me retrouver au lit avec mon livre, pour le commencer. J’ai toujours été couche-tôt, mais je me demande parfois si c’est surtout parce que j’ai hâte d’aller lire.

3. As-tu une routine d’écriture, des rituels ? Dans quel état d’esprit dois-tu être pour écrire ?

Pas forte non plus sur la routine et les rituels d’écriture. Très jeune j’ai pris l’habitude d’écrire dans toutes sortes de conditions, dans le bruit ou le silence, le lieu privé ou public, fatiguée ou reposée. Ce qui ne veut pas dire que j’écris tout le temps, que je « performe » toujours, loin de là. Les jours d’écriture médiocres sont bien plus nombreux que les jours exaltés. L’état d’esprit idéal serait : avoir dormi suffisamment, pas de mal de tête, pas de soucis digestifs, devant une fenêtre avec vue sur quelque chose de venteux.

4. Quels sont les livres qui t’ont donné envie d’écrire ?

Dans l’enfance : les livres de Lucy Maud Montgomery et Judy Blume et Roald Dahl et Jacques Prévert et Charlotte, Anne et Emily Brontë. Jeune adulte : le théâtre de Serge Boucher, Jean-Marc Dalpé, Caryl Churchill, John Osborne. L’hiver de force, de Ducharme.

5. Quel est le livre qui t’a le plus fait cheminer personnellement et pourquoi ?

Impossible de donner une seule réponse à cette question. La poésie de Paul Éluard, tendre et fiévreuse et d’une grande simplicité, a été marquante pour moi et m’a fait survivre au début de la vingtaine, que j’ai eu douloureux. La précision et la largeur des propos d’Annie Dillard me portent depuis plusieurs années aussi. La nouvelliste Lorrie Moore écrit comme je voudrais écrire.

6. Si tu pouvais vivre dans un monde littéraire, ce serait lequel ?

Si j’étais naïve, je répondrais « dans le Yorkshire des sœurs Brontë ». Mais ce serait sans compter la tuberculose, les sols infestés, la pollution et l’infantilisation systématique des femmes. Même l’Avonlea d’Anne Shirley puait l’inégalité et le conformisme. Mais j’y ai tout de même rêvé longtemps.

7. Quel livre relis-tu constamment sans même te tanner ?

La poésie d’Emily Dickinson.

8. Quel est ton mot de la langue française préféré ?

Éperdu(e).

9. Quel livre aurais-tu aimé avoir écrit ?

Ça m’arrive à peu près chaque fois que je lis un livre qui me souffle. J’aurais aimé écrire The woman upstairs de Claire Messud, j’aurais aimé écrire Chante avec moi d’Olivier Choinière, j’aurais aimé écrire Jane Eyre de Charlotte Brontë, j’aurais aimé écrire La vie secrète des jeunes, de Riad Sattouf.

10. Si tu écrivais ta propre biographie, quel serait le titre ?

« Jamais contente ».

Saint-Henri : quartier de ciels ardents

Hier, j’ai cru sentir l’odeur du varech, que je connais par cœur, dans la ruelle derrière mon appartement sur la rue du Couvent. Mon appartement est pourtant très loin du fleuve salé. Je suis sortie pour confirmer. Un rayon de soleil tendre et frais dissimulait mal la souillure du printemps présente dans la ruelle, sur les trottoirs, dans l’air même. Un rayon d’une lumière matinale, belle, mais sans merci, découpait toutes les ombres avec une précision fanatique. Partout, les déchets laissés derrière par l’hiver abondaient. Aujourd’hui, cela fait deux ans que j’habite le quartier Saint-Henri.

Il y a quatre ans, je suis partie de l’Outaouais pour égarer mon futur dans Montréal. Puis, j’ai choisi Saint-Henri. J’ai décidé de me faire bercer** par l’histoire ouvrière, par les trains qui déchirent la nuit et par les carcasses d’usines vides.

**Embourgeoisement : je m’installe dans un quartier qu’on a toujours voulu avoir les moyens de fuir; j’utilise le verbe bercer pour décrire mon arrivée.

Bordée à l’est par l’autoroute 15, au nord par Westmount et l’autoroute Ville-Marie, à l’ouest par la rue Atwater et au sud par le canal Lachine, la paroisse de Saint-Henri naît du démembrement de la paroisse de Montréal le 2 juillet 1867. À l’époque, les trafiquants de fourrures y venaient pour les vendre sur place. L’odeur émanant des trop multiples restaurants chics d’aujourd’hui masque des décennies de puanteur de tanneries, de cuir et de sueur. Grâce à Gabrielle Roy et son célèbre roman Bonheur d’occasion, le quartier fait partie de l’imaginaire collectif québécois. Saint-Henri incarne l’image du Québec ouvrier industriel pré-Révolution tranquille. Michèle Lalonde nous l’a confirmé. De Saint-Henri à Saint-Domingue, les contremaîtres « fixe[nt] l’heure de la mort à l’ouvrage ».

Quarante-cinq ans plus tard, les sédiments du passé sont visibles partout. Immanquablement, je les reconnais, même si avant d’arriver dans la métropole, je ne les avais que lus. En 1945, Gabrielle Roy écrivait : « Le train passa. Une âcre odeur de charbon emplit la rue. Un tourbillon de suie oscilla entre le ciel et le faîte des maisons ». C’est peu dire que dire que le quartier a changé. Mais, malgré l’absence de suie, les espoirs des habitant-es sont encore noircis. Saint-Henri : quartier de luttes populaires. Avec sa population encore majoritairement francophone, moins scolarisée et moins propriétaire que la moyenne montréalaise et avec un plus haut pourcentage de ménages vivant sous le seuil de faible revenu que le reste de la ville, Saint-Henri demeure un lieu propice à la fermentation de l’insurrection populaire. Ça boucane encore en dedans.

À l’origine, Saint-Henri était un village où venaient les « autochtones et coureurs des bois » pour contourner « les rapides du fleuve en empruntant les terres où se situe l’actuel quartier ». Un lieu de convergence, certes, mais un lieu de convergence est un lieu transitoire et impermanent. On n’y reste que rarement par choix. Aujourd’hui encore Saint-Henri accueille une panoplie de jonctions d’artères différentes. Les autoroutes, les voies ferrées, même les métros y convergent et repartent dans d’autres directions. Tout pointe vers la sortie dans ce quartier si bien délimité; un quartier coincé dans lequel depuis longtemps on y vit un peu trop à l’étroit : « rue Beaudoin, on n’entendait dans la maison que la poussée de la vapeur sous le couvercle de la bouilloire […] Pour recevoir Jean, la jeune fille avait brossé, ciré, épousseté; et elle avait fait disparaître tous ces petits vêtements, ces pauvres jouets défoncés, ces petites choses d’enfants qui rappelaient leur vie étroite et bousculée » (Bonheur d’occasion, p. 229). Un quartier depuis longtemps pris en sandwich entre un autre plus riche et le canal, aussi impossible à outrepasser.

Arpentant une rue bordée de poubelles et de vertiges, soudainement, une effusion chétive d’amour : un enfant que je connais un peu me fait allô de la main. Saint-Henri : quartier de ciels ardents, de ciels tendres, de ciels qui font rêver. Marie Uguay a dit que la ville « contient la vie dans son fourmillement majestueux, désordonné en apparence, mais parfaitement ordonné à notre insu » (Journal, p. 28). Il n’y a pas de prétention de fourmillement majestueux à Saint-Henri. Le jour, ça grouille un peu sur la Notre-Dame et comme partout ailleurs à Montréal, il y a les animaux métropolitains qui vivent foncièrement, s’approchant peut-être d’un quotidien majestueux. Les écureuils volent furtivement la nourriture dans les cuisines et les pigeons sont trop gras pour daigner voler à l’approche de pas. Sinon, le dimanche le parc Sir-George-Étienne-Cartier s’anime un peu. On joue à la pétanque ou au soccer entre amis. Mais la nuit, le quartier dort. Seule l’odeur nauséabonde de friture (qui réussit tout de même à enivrer mes sens) fourmille alors que je marche pour regagner la rue du Couvent après la fin du boulot.

Le quartier dort… enfin presque. Loin des rues saintes d’Antoine, Jacques, Rémi, Marguerite et Émilie, j’ai découvert, un vendredi soir où l’appel d’aventure se faisait plus urgent, un endroit à Saint-Henri qui grouille quasi imperceptiblement la nuit. Nous immisçant dans une vieille bâtisse désaffectée, mon amie et moi avons découvert un monde clandestin à même le quartier que je croyais si bien connaître. Une sorte de tanière pour les artistes de la rue. Ils y viennent pratiquer leurs tags sur les hauts murs des anciens lofts. Nous promenant sur la pointe des pieds à travers les dégâts d’eau et les vitres cassées nous avons été prises d’horreur en entendant d’autres pas que les nôtres. Mais, voulant nous prouver plus brave l’une que l’autre, nous n’avons pas prononcé une parole. Finalement, ce n’était qu’un artiste qui s’exerçait à barbouiller les murs de ses pensées. Trop soulagées pour véritablement le remarquer, plus tard en regagnant ma demeure, nous ne l’avons pas reconnu lorsqu’il nous a saluées en promenant ses chiens. Je me suis mise à regarder mes voisins différemment après cette soirée, me demandant quelles occupations secrètes ils pratiquaient dans ce quartier qui ne finit plus de me surprendre.

À présent, je comprends ce qu’Uguay veut dire lorsqu’elle écrit dans son Journal : « émotion à la vue d’un lieu où s’inscrit un ancien état d’âme, une ancienne impression, d’anciennes paroles, d’anciennes rencontres, alors que le lieu ne contient aucune magie » (p. 83). Ici, à Saint-Henri, il n’y a pas de magie. Pourtant, à mon insu, sans que je sache trop comment, un passage s’est créé entre Saint-Henri et mon cœur, un passage secret dont je suis la seule à connaître les effets. À force d’usure, le passage achemine bien des émotions, et, sait-on jamais, un jour peut-être, acheminera-t-il une petite dose de magie.

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja.

Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes.

Découvrant le trésor que son amie lui a laissé, Azadah se met à rêver de son futur. Voilà comment se termine l’histoire. Dans l’album jeunesse, il y a peu de mots, mais beaucoup d’images qui nous permettent de rêver. Jacques Goldstyn a le pouvoir de faire des dessins parfois très simples, d’autres complexes, mais toujours puissants. Ces illustrations mettent en valeur le beau pays d’Azadah.

Lors de ma dernière rencontre avec Jacques Goldstyn au Salon du livre de Montréal 2016, il m’a parlé de l’histoire de cette photographe: Anja Niedringhaus. Parce que cette femme a réellement existé et son parcours, quoi qu’impressionnant, est malheureusement très triste. Cette femme fut assassinée lors de son dernier voyage. Je fus touchée de voir cet homme porter tellement d’amour et de respect envers cette femme. C’est bien ce que j’apprécie le plus de cet auteur, la mission qu’il s’est donnée: celle de nous faire découvrir toutes ces personnes importantes qui passent parfois inaperçues, mais qui laissent leur marque pour la liberté.

Vous pouvez retrouver le travail de cette femme juste ICI.

Et vous, est-ce que vous avez des personnes que vous admirez avec autant de passion que Jacques Goldstyn et Anja ?

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Azadah, Jacques Goldstyn

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Au bonheur de lire… mais comment choisir?

Comment choisit-on sa prochaine lecture? De quelle façon un livre atterrit-il sur votre P.A.L, votre Pile à lire? Où trouver des idées, des recommandations, des coups de cœur? 

J’ai questionné les fileuses à ce sujet: comment choisissaient-elles leurs prochaines lectures? La quantité de réponses reçues ne peut que vous choyer, vous saurez maintenant quoi faire pour inspirer vos choix et augmenter vos P.A.L.

#lefilrougelit : Si vous êtes sur la plateforme Instagram, vous ne pouvez passer à côté de notre hashtag qui vous montre les lectures de tous les abonnés du blogue. Un choix très diversifié et plus de 2000 publications pour vous éclairer.

Goodreads : Ce site web et application vous permet de créer votre propre bibliothèque numérique: ce que vous avez lu, ce que vous voulez lire et ce que vous lisez en ce moment. De nombreuses fileuses l’utilisent et vous pouvez rejoindre le réseau de blogueurs, auteurs, amis, etc. Si vous voulez en savoir plus, Martine découvre Goodreads ici.

Les libraires : À chaque mois, le site web des Libraires vous suggère leur sélection de cinq livres, mise de l’avant dans leur réseau de plus de 100 librairies indépendantes. Ce site est parfait pour encourager l’achat local. Ils ont aussi de nombreuses thématiques qui suivent l’actualité et qui peuvent inspirer vos choix de lecture. Ils se sont même alliés à notre équipe pour vous présenter des suggestions pour notre défi littéraire #jelisunlivrequébécoisparmois.

Les librairies : Évidemment, faire un tour en librairie est la façon idéale d’obtenir des conseils justes par des gens passionnés. Vous pouvez flâner, vous laissez tenter par une jolie couverture et/ou un titre accrocheur (de nombreuses fileuses sont séduites par ces deux aspects), ou tout simplement, demander l’avis de libraires motivés qui sauront trouver le livre parfait pour vous satisfaire.

En plus, la revue Les libraires est publiée six fois par année et est distribuée gratuitement dans les librairies indépendantes. Vous pourriez vous retrouver à la maison avec en main un nouveau livre et une revue complète consacrée à la littérature. Rien de mieux pour avoir de nouvelles inspirations lecture (et très dangereux pour le portefeuille).

Plus on est de fous, plus on lit : Marie-Louise Arsenault anime cette émission quotidienne littéraire à la radio de Radio-Canada, en semaine de 13h à 15h. On y parle de livres, de littérature, d’écriture et de création avec de nombreux invités. Un incontournable!

Les coffrets littéraire Le fil rouge : Je ne pouvais pas faire un article d’idées lecture sans parler de nos coffrets littéraires. Un roman québécois, un produit d’un artisan d’ici, un sachet de thé, un mini-magazine et des à-côtés papiers, que demander de plus! Une belle surprise à chaque mois!

 Et si ce n’est pas suffisant…

les fileuses ont encore des idées pour vous :

Lire toute la littérature d’un auteur. Vérifier les recommandations lecture de nos auteurs préférés. Surveiller les rentrées littéraires, les sorties de livres. Suivre des blogues culturels ou des booktubeuses. Découvrir les œuvres de maisons d’édition. Lire selon nos humeurs et intérêts, nos ressentis du moment. Lire selon un thème qui correspond à un moment de notre vie.

Mon seul conseil : Lisez! Peu importe la raison qui vous a mené à prendre un livre entre vos mains, ouvrez-le et laissez-vous emporter. L’acte de lire est la plus belle chose qui puisse vous arriver.