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Arlington Park : juste une de ces choses de la vie

Le quotidien est densément rempli par nos bavardages sur tout et rien, mais il est également rempli de toutes ces choses qui ne sont pas dites. Ce que je pourrais qualifier de petits mensonges dans les « oui, ça va bien » alors que pourtant on se retrouve souvent épuisé par le rythme où va la vie, ont attiré ma curiosité. À quelle image parfaite s’accroche-t-on quand on dissimule l’épuisement du quotidien? Le roman de Rachel Cusk que j’ai choisi de lire révèle une facette cachée, et vécue, du quotidien dans la vie domestique. Sujet banal ? Bien au contraire…

Le cynisme dans le quotidien

À Arlington Park, il pleut cette journée-là. La pluie tombe sur toutes les demeures du riche quartier anglais et elle teintera de gris le roman. Celui-ci fait la narration d’un jour bien précis, mais qui en fait aurait pu être n’importe quel autre jour dans la vie des femmes dont il est question dans le récit.

Je le rappelle, Rachel Cusk s’attarde dans ce roman au quotidien. Ce cher quotidien qui nous guette tous avec ses responsabilités routinières qui deviennent des fardeaux insupportables à un moment où à un autre pour chacune des femmes dans l’histoire. Ces femmes qui sont toutes, je dois absolument le préciser, des mères. Ça et le quartier où elles vivent sont les points communs centraux qui unissent les personnages, et ils permettent la construction d’une solidarité bien particulière.

Les femmes d’Arlington Park forment un groupement complexe qu’on a l’occasion de comprendre de très près grâce à Rachel Cusk. Pour celles et ceux qui connaissent la plume détaillée de Nathalie Sarraute, coup de cœur personnel, vous ne serez pas dépaysés avec l’écriture de Rachel Cusk. Tout est dans la profondeur avec laquelle l’auteure creuse les sentiments éprouvés et la description de la complexité hiérarchique des rapports entre les gens.

Être mère

Être mère ne veut pas dire être heureuse de l’être 100 % du temps, et l’espace que Rachel Cusk donne à la violence, à l’insatisfaction et aux espoirs de ces femmes m’apparaît essentiel : c’est si rare!

En lisant le collectif de ces histoires de mères, je n’ai pas pu passer à côté de la remise en question du rôle des femmes dans notre société. Il s’agit d’un enjeu féministe important et le livre rappelle bien que ces situations où les femmes « choisissent » d’avoir une vie professionnelle tout en portant à bout de bras le bon fonctionnement de la vie familiale sont généralisées.

Dans le roman, les femmes sont éreintées, déçues d’elles-mêmes et de leur vie, à fleur de peau. Ces femmes se sont oubliées parfois complètement, et on a accès aux moments touchants où elles en prennent conscience : lorsque nue devant un miroir, pour Solly Kerr-Leigh.

Des instants de lumière, quand un souvenir ou des inspirations apparaissent dans la tête des femmes, donnent un répit au déluge de déprime qui a imbibé les vies de ces mères, mariées pour la plupart.

Chaque femme d’Arlington Park porte en elle des réflexions, un passé, des aspirations, des rages. C’est un exercice que j’ai trouvé difficile de réaliser que sans trop chercher je peux identifier des mères de mon entourage à l’une d’entre elles.

Merveilleusement bien écrit et très prenant, le livre de Rachel Cusk transpire l’humanité et le réalisme. Bien que potentiellement inquiétante, la lecture oblige à se poser des questions essentielles sur notre bonheur et celui des mères qui nous entourent.

C’est peut-être un beau prétexte pour s’ouvrir sur le sujet à notre entourage…

Oserez-vous reconnaître quelqu’un parmi ces mères d’Arlington Park?

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Ma version préférée de la fin du monde, avec Amin Maalouf

Personnellement, je ne suis pas une grande fan de film-catastrophe. Ils m’apparaissent souvent exagérés et irréalistes. Ma seule exception c’est The Day After Tomorrow. Alors, il y avait peu de chances que je m’intéresse à un livre catastrophe. C’est pourquoi le roman d’Amin Maalouf, Le dernier siècle après Béatrice, fut une si grande révélation. J’ai adoré la narration lente et posée de l’auteur, si différente du rythme effréné des grandes catastrophes. Ici, l’enjeu est sournois, ce qui rend la question de l’évitement encore plus épineuse.

Après une carrière journalistique, Amin Maalouf se consacrera à la littérature, privilégiant le roman historique d’inspiration occidentale. Dans cette catégorie, son roman le plus connu est probablement Léon l’Africain. Il propose un regard différent, à la découverte de l’autre. C’est une écriture qui s’apparente aux chroniques, une narration épique de faits réels. La narration lente nous oblige à nous poser le temps de notre lecture, à être réflexifs face aux enjeux du passé. Dans ce sens, Le dernier siècle après Béatrice est une entorse au style de l’auteur, puisque Maalouf propose une vision du futur. C’est sans doute ce qui m’a le plus plu dans ce roman de fin du monde : le traitement historique du futur.

Dans ce roman, le narrateur se donne comme tâche de raconter dans l’ordre et avec le plus de précision possible les événements qui mèneront à la fin de l’humanité. C’est un chroniqueur humble toutefois. D’emblée, il pose qu’il n’est pas la meilleure personne pour cette tâche, mais que bien malgré lui il s’est retrouvé au cœur de ces événements, impliqué plus que d’autre. C’est pourquoi il lui revient maintenant d’écrire ce témoignage. Tout commence en Égypte, avec le mythe des « fèves de scarabées » et la promesse d’avoir un fils si on les consomme. Rapidement, ces fèves gagnèrent en popularité, se répandirent à travers le monde et le mythe s’avéra être vérité. Qu’arrive-t-il alors s’il y a un déséquilibre de plus en plus important entre le nombre de naissances de bébé fille et de bébé garçon? Plus encore, qu’arrive-t-il si ceux qui consomment ladite fève ne peuvent désormais avoir que des garçons? La fin du monde approche, inéluctable, mais lente et douloureuse. Cette fois j’y ai cru, peut-être allons-nous vraiment tous y passer.

Et vous, quel livre vous a le plus fait croire que la fin du monde était proche?

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Marcher avec les ours

Il existe, à divers endroits du globe, des routes mythiques, espèce de sentiers destinés aux excentriques qui ne recherchent qu’une chose : marcher. Marcher sur des kilomètres et des kilomètres à travers les campagnes ou les forêts. Les possibilités de randonnées que l’on retrouve à travers le monde ne sont pas toutes bien connues par le public. Bien entendu, il existe des exceptions à la règle. Le plus connu de ces sentiers est sans contredit le chemin de Compostelle, qui traverse la France et l’Espagne. Sorte de pèlerinage destiné aux fidèles dans un premier temps, cette route recueille maintenant des milliers de personnes par année qui marchent pour des buts différents, dont Marion, fière fileuse, qui parle de son expérience juste ici.

Également, il y a quelques années, l’effervescence autour d’un livre de Cheryl Strayed a fait connaître le Pacific Crest Trail, qui longe l’océan Pacifique de la frontière canadienne jusqu’au Mexique. Avec Wild, l’auteure trace un portrait franc de son parcours et de la difficulté que peut être une aventure de la sorte.

Lire l’aventure des autres

Ces récits m’ont toujours fascinée. Je suis une marcheuse; la marche est mon principal moyen de locomotion. Bien entendu, je ne connais en rien les difficultés que peut engendrer une expérience aussi unique et imprévisible que celle relatée dans ce type de livre. Je suis toutefois curieuse de les découvrir dans l’espoir de pouvoir, un jour, tenter ma propre aventure dans les bois.

En parcourant des documents qui abordent le sujet des longues randonnées, je suis tombée sur une recommandation d’un ouvrage non pas explicatif, comme le sont bon nombre de documents sur le sujet, mais bien autobiographique. Charmée à l’idée de découvrir une nouvelle vision de la chose, je me suis rapidement procuré l’ouvrage en question. Promenons-nous dans les bois, œuvre de Bill Bryson, nous plonge au cœur d’une aventure à la fois drôle et touchante, informative et amusante.

Choisir de partir

Bryson, journaliste et auteur, décide, vers la fin des années 1990, de se lancer dans l’expédition la plus importante de son existence; celle de traverser le sentier des Appalaches. Ce sentier mesure plus de 3 500 km et passe à travers plusieurs états américains entre le Maine et la Géorgie. De prime abord, le projet semble audacieux, bien entendu, mais réalisable. Motivé, l’auteur nous raconte avec moult détails les recherches et la planification qu’il a faites pour arriver à ses fins. De sa crainte des ours, expliquée et appuyée à l’aide de statistiques des attaques sur le sentier par le passé, ou du découragement qu’il ressent en visitant le magasin de plein-air de son quartier. Vous, le saviez-vous, que les sacs imperméables ne le sont pas vraiment et qu’il vous faut aussi vous procurer une toile imperméable pour l’abriter en cas de pluie? On découvre comment une aventure aussi importante nécessite un investissement monstre et un brin de folie. Et on rit, beaucoup, parce que l’auteur nous raconte avec désinvolture, avec une ironie à peine voilée, les bêtises qui existent en société.

Et le tout devient presqu’irréel lors de l’arrivée invraisemblable de son acolyte, Kalt, cet homme qui s’est porté volontaire pour marcher avec lui. Armé de barres chocolatées Snickers et d’un vieux sac d’armée, Kalt débarquera de l’avion en soufflant péniblement et en nous laissant deviner que la suite ne sera pas de tout repos. Tant mieux pour nous.

Bryson nous fait donc le récit de cette longue aventure, ne taisant aucun détail disgracieux. Il est bon de voir un récit à la fois drôle et honnête. La plume incisive de l’ouvrage nous fait voir les côtés sombres de la marche en forêt, les difficultés que l’on peut y vivre et les gens stupides, aussi, que l’on peut y rencontrer. Mais elle parle aussi de la beauté de la forêt. De cet abandon que l’on retrouve dans la marche, de cet autre monde qui existe à quelques pas de la civilisation qui nous entoure.

Marcher, mais réfléchir aussi

Et, justement, l’auteur ajoute à son texte des éléments sur l’environnement, il fait état de la décrépitude des forêts américaines, des dangers qui les guettent toujours. On suit la randonnée de deux hommes, mais on traverse aussi l’histoire, on apprend sur les origines du sentier, on découvre comment il a été construit, quelles espèces s’y sont éteintes, qui y a battu des records, quelles histoires d’horreur, aussi, ont habité cette route.

Promenons-nous dans les bois possède un ton décapant et humoristique qui lui est propre. Il fait rire, réfléchir et voyager, ne serait-ce qu’un peu. Il est à mettre entre les mains de tout explorateur, des grands comme des petits chemins.

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6 romans pour réchauffer son cœur

Comme j’étais un peu morose à l’arrivée du temps froid, l’inspiration a tardé à venir, dernièrement. C’est alors qu’une amie (coucou Soline!) m’a parlé d’une tradition norvégienne extraordinaire, la påskekrim, qui m’a tellement emballée que j’ai retrouvé ma joie de vivre! Voici de quoi il en retourne : aux vacances de Pâques, les habitant.e.s de la Norvège quittent vers un chalet – hytte –, où ils et elles en profitent pour lire des romans policiers. Cette coutume est née – tenez-vous bien – en 1923! Il me semble qu’on est un peu en retard, vous ne croyez pas? Et pourtant, la température hivernale du Québec me fait dire que le désir de s’enfermer dans un chalet au cœur de la forêt pour lire un roman (policier, ou pas) n’est pas un sentiment étranger aux Québécois.e.s! De plus, si le mois de novembre n’est pas la période la plus joyeuse, j’ai l’impression que rien ne fait plus de bien que de décrocher, dans le bois, avec des bouquins, des couvertures, des bougies, des boissons chaudes… Retrouver un sentiment de bien-être, bref!

Je vous propose donc six livres qui font écho à cette ambiance, question de retrouver un peu de feel good vibes dans ce mois un peu « plate ». Bon, je l’avoue, mes choix ne sont pas des plus  « joyeux »… Ils répondent plutôt à l’idée du page-turner, le type de livre qui, justement, vous donne envie d’hiberner! Vous en tirerez la satisfaction d’avoir lu quelque chose de vraiment excitant, promis.

sans-titreStation Eleven de Emily St. John Mandel

Révélation littéraire de 2016, Mandel nous transporte dans le futur, alors que 99% de la population de notre planète est tuée par l’épidémie de grippe de Géorgie, et que ses dernièr.e.s habitant.e.s cherchent à survivre. On suit trois personnages, qui, tous à leur manière, permettent à l’auteure de tracer le portrait d’un monde post-apocalyptique loin des clichés. Marjorie en a retiré une moins bonne impression, mais à vous de juger!

À lire en prenant un petit scotch sur glace, question de retrouver un peu de chaleur dans cet univers troublant.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

En voilà un qui est difficile à fermer… Mi-enquête, mi-réflexion sur la littérature, le roman de Dicker nous entraîne dans un monde intriguant, qui nous happe entièrement. On y suit l’écrivain Marcus Goldman, qui, en panne d’inspiration pour son prochain roman, rend visite à son ancien professeur Harry Quebert. Peu après son arrivée dans la ville d’Aurora, le corps de Nora Kellergan est retrouvé sur le terrain du professeur… Marcus en tirera-t-il un nouveau livre à succès, ou se laissera-t-il emporter par son enquête? Lisez ce que Raphaëlle en avait à dire, lors de sa lecture!

À lire avec un café bien chaud, pour garder l’esprit éveillé pendant cette longue enquête.

La trilogie Vernon Subutex de Virginie Despentes

Véritable fresque de la France contemporaine, la trilogie de Despentes est effrayante et sans compromis. Son écriture est cinglante, mais aussi sanglante… Qu’arrivera-t-il à tous ces personnages singuliers, chacun aux prises avec une solitude profonde? Croyez-moi, vous voudrez savoir où vous amènera Virginie Despentes. Florence en parle comme de romans sur la communauté, et je ne peux qu’être en accord avec sa vision.sans-titre

À lire avec une bière ou un verre de vin (ou plusieurs…), sans contredit, si l’on veut vraiment s’imprégner de cette saga!

La servante écarlate de Margaret Atwoodsans-titre

Si vous n’avez pas entendu parler de ce livre à ce jour, vous habitez sûrement sur une autre planète, ou alors, vous n’avez pas Internet. C’est la série télé tirée de ce roman d’Atwood qui a remis son roman sur la carte… au grand (dé)plaisir des lectrices. C’est que ce roman, pas plus que la série télé, n’est pas facile à recevoir. Pour citer ma collègue Ariane : « visualiser et lire ce chef-d’œuvre à une époque où l’on a parfois l’impression de régresser au niveau des droits des femmes et des minorités, ça laisse présager le pire…». Par contre, le roman est captivant, peut-être justement de par sa teneur réaliste, et permet de réfléchir à des enjeux sociaux, comme le rapporte si bien ma consœur Ariane.

À lire en buvant une tisane, pour sentir un peu de chaleur dans ce monde dystopique…

Le jeu de la musique de Stéfanie Clermont

sans-titreJ’ai dévoré le roman de Stéfanie Clermont en quelques jours. Peut-être étais-je encouragée par sa forme, celle d’un « roman par nouvelles » : des nouvelles liées entre elles, mais pas écrites de la même façon, pas de la même longueur… Puis, il y a l’amitié qui relie tous ces personnages, leur grand désir de liberté comme leurs difficultés et leurs désirs profonds. L’écriture de Clermont fascine, et les histoires font écho à des choses que j’ai moi-même vécues, et que vous avez peut-être vécues aussi. Un livre qui nous a beaucoup touchées, les filles du Fil rouge et moi (lisez l’entrevue que Martine et Marjorie ont réalisée avec elle!).

À lire avec un bon chocolat chaud, qui vous réconfortera autant que ces pages empreintes de poésie.

La trilogie L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas averti.e.s, sur ce blogue! On est toutes fans de ces bouquins, comme le prouvent les articles se trouvant ici, ici et ici. La prose de Ferrante vous enveloppera de la chaleur italienne, et vous ne voudrez plus quitter ses héroïnes et leurs acolytes.

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Photo par moi, en mai 2017! Aperol Spritz sur la côte amalfitaine. 🙂

À lire avec un Aperol Spritz, boisson bien typique de l’Italie!

Quel livre auriez-vous envie de lire pendant un week-end de pause, bien à l’abri des aléas de l’hiver?

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Visite libre : À la découverte de la bibliothèque du Parlement

 

Cet été, j’ai décidé avec ma meilleure chum d’aller à Ottawa. L’idée m’est venue parce que je n’avais tout simplement jamais visité cette jolie ville qui est pourtant seulement à deux heures de Montréal. Après avoir réservé un Amigo Express qui allait nous permettre de nous rendre dans une autre province en une journée en écoutant du Adèle dans l’tapis, je me suis attelée à faire un beau tableau Pinterest sur la capitale du Canada. C’est à ce moment que j’ai découvert toutes les petites merveilles qui nous attendaient : le Byward Market avec ses pubs irlandais, ses marchands sympathiques et ses restaurants de smoothies et de bagels délicieux, le Musée des beaux-arts du Canada avec la fameuse « Maman » de Louise Bourgeois à son entrée (et ses couloirs infinis de tableaux de peintres impressionnistes) et le canal Rideau, bien sûr.

Puisque j’étudie pour être bibliothécaire, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder les bibliothèques qu’on pourrait visiter, sachant qu’Ottawa abrite la Bibliothèque nationale du Canada (et sûrement plein d’autres belles places remplies de bouquins). Mon instinct disait vrai : en pitonnant sur mon clavier je suis tombée sur des photos à couper le souffle d’une bibliothèque qui me donnait l’impression d’être sortie tout droit de Poudlard et des fantasmes d’Hermione ou de Rory Gilmore. Je n’arrivais pas à y croire, la bibliothèque du Parlement du Canada me donnait l’eau à la bouche : tout en elle était magnifique et nous pouvions la VISITER. Difficile en voyant sa magnificence de se rendre compte qu’au Canada se trouve une bibliothèque d’une aussi grande beauté (avec des moulures de bois sculptées pis toute).

La future bibliothécaire en moi était sur le cul.

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Comment faire pour la visiter, me demandez-vous?

Eh bien, afin de visiter la bibliothèque du Parlement, il faut se rendre au kiosque d’information du Parlement situé au 90, rue Wellington. Il n’est pas possible de réserver une visite par téléphone ou sur internet (sauf pour un groupe de plusieurs personnes), il faut donc se rendre à ce bâtiment juste en face du Parlement, très tôt le matin le jour même où on souhaite faire la visite (on est arrivé à 10 h et il ne restait que deux billets). Au kiosque d’information du Parlement, il est possible de choisir le genre de visite que l’on souhaite faire (et la langue de la visite aussi) : une visite du Parlement en entier, de l’édifice est (salles patrimoniales), du bâtiment Centre (Sénat, Chambre des communes et bibliothèque) ou encore une visite se consacrant uniquement à la bibliothèque du Parlement.

Nous avons, évidemment, choisi la dernière option parce que bien honnêtement le reste ne nous intéressait pas vraiment. À noter que toutes les visites sont GRATUITES (oui, oui!).

Un p’tit brin d’histoire

Notre visite étant prévue à 15 h, nous avons décidé de nous balader dans la ville, mais également d’aller fouiner l’allure extérieure de la bibliothèque. Situé à l’arrière complètement du Parlement (au 111, rue Wellington), l’édifice de la bibliothèque est impressionnant par sa forme circulaire et ses airs gothiques. Bâtie entre 1859 et 1876, elle est un vrai bijou d’architecture, mais également d’histoire. On apprenait qu’un incendie a eu lieu en 1916 au sein même du Parlement qui en aurait détruit plusieurs édifices, sauf quelques-uns, dont… la bibliothèque avec ses précieux livres qui ont miraculeusement été épargnés! (Et c’est à cet instant que tous les #bookworm soufflent en cœur le plus grand soupir de soulagement.)

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15 h tapante

Je voyais les minutes défiler, il était 14 h 50 et on allait être en retard, fidèles à notre habitude. Mais il n’était pas question que je rate cette chance inouïe de voir cette merveille du monde littéraire. Faque on a couru et on est arrivées à 15 h, pile-poil, devant le Parlement, à droite, à côté d’une statue (dont j’ai oublié l’allure, désolée), c’est là que se situe le point de rencontre pour toutes les visites (mais ça on vous l’explique au kiosque d’information, pas de panique!). Puis la visite bilingue a enfin débuté sous le regard bienveillant de notre guide (une ex-Montréalaise full smat). On a alors traversé le Hall de la Confédération, puis le Hall d’honneur pour se rendre jusqu’aux portes magistrales qui donnent sur la bibliothèque. C’est à coup de 20 personnes que l’on pouvait entrer dans l’antre du savoir et, lorsque nous avons pu enfin traverser les portes qui nous bloquaient la vue, c’est une vision indescriptible, plus grande que nature, qui nous attendait.

J’ai eu, oui, les larmes aux yeux.

Dans une salle circulaire, des boiseries sculptées à la main présentaient des moulures à chaque fois différentes, sous un dôme majestueux qui éclairait par son puits de lumière les livres bien rangés. De petites échelles en bois et des escaliers étaient présents un peu partout autour de nous afin que les usagers puissent grimper d’un étage à l’autre de la bibliothèque. Au centre se trouvait le bureau des bibliothécaires qui avaient l’air ennuyés par notre présence (et je les comprends quand même). Tout autour il y avait également des tables destinées aux usagers de la bibliothèque, qui est d’ailleurs spécialisée et parlementaire, donc non accessible pour monsieur-madame Tout-le-monde.

Ma meilleure chum et moi on est restée longtemps les yeux éblouis, complètement bouche bée. La visite durait environ 20-25 minutes, tout juste assez de temps pour admirer l’endroit qui donnait l’impression d’être des Moldus en visite à Poudlard, espérant trouver un manuel de sorcellerie dans cet étendu infini de vieux bouquins, qui pourrait nous aider à intégrer les rangs aux côtés de Harry Potter.

À tous les #geeklibrarian ou #bookworm de ce monde, je vous conseille vraiment d’aller voir ça, c’est si beau, pour vrai, vous allez capoter. Et sûrement verser quelques larmes.

Et vous, quelle est LA bibliothèque que vous rêvez de visiter?

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John Green conquiert à nouveau notre cœur avec Tortues à l’infini

J’ai toujours un peu souffert d’anxiété, ce n’est un secret pour personne… mais ça l’a déjà été pour moi. Quand j’étais adolescente, je me demandais constamment si c’était normal, de ressentir autant les émotions, d’avoir besoin de me retrouver seule aussi souvent (quitte à aller m’isoler dans un cubicule du département de musique de ma polyvalente pour être loin des gens, du bruit et des situations sociales). J’angoissais à l’idée d’aller dans des partys (durant lesquels je finissais quelques fois dans un coin, à écouter de la musique sur mon disque-man pour me couper des gens et « recharger mes batteries »).

J’aurais aimé tomber sur un auteur aussi compréhensif que John Green pendant mon adolescence. Je dois avoir lu absolument toute son œuvre, et chaque fois, je me reconnais un peu dans ses personnages qui sont si foncièrement… humains. Avec des doutes, des défauts, des peurs, et, dans le cas du personnage principal de son dernier roman Tortues à l’infini, de troubles obsessifs compulsifs dus à une grande anxiété.

Aza est une adolescente qui souffre d’une pathologie psychologique, mais son personnage est loin de se résumer à son diagnostic. C’est une jeune femme fonceuse, courageuse, qui ressent profondément les choses. Celle-ci se lance dans une quête effrénée avec l’aide de sa meilleure amie Daisy (qui, elle, éprouve une passion sans borne pour Star Wars) pour retrouver le père milliardaire de son ami d’enfance (et peut-être amoureux) Davis.

En premier lieu, Daisy désire vraiment obtenir la récompense monétaire offerte lorsque quelqu’un renseigne la police au sujet du père de Davis. Mais, très vite, leur mission devient basée sur bien plus que la récompense. Les sujets de l’argent, des classes sociales, de l’amour inconditionnel et de la famille sont tous abordés avec tact et minutie tout au long du roman, de même que le sujet délicat de la médication. Je lève tout haut mon (absence de) chapeau à l’auteur, qui ne porte aucun jugement sur les actions de ses personnages. Il n’est aucunement moralisateur; c’est comme s’il observait ses personnages comme étant des personnes mues par une vie qui leur est propre.

Comme d’habitude dans les romans de John Green, tout n’est pas absolument rose dans les relations entre les personnages ou dans le synopsis même. Ses personnages ont toujours des défauts, font des faux pas, et les relations amoureuses comme amicales restent imparfaites. Il sait même rendre réaliste nos fameux troubles de communication à l’ère des messages textes, des réseaux sociaux… et de la fan fiction de Star Wars.

Un autre aspect que j’apprécie tant des histoires de John Green est qu’il ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles. D’ailleurs, on apprend toujours toutes sortes de choses en lisant ses romans. Dans Tortues à l’infini, Davis est un grand passionné des étoiles (petit clin d’œil à Nos étoiles contraires?) et d’astronomie et on en apprend sur ce domaine en même temps qu’Aza.

Comme tous les romans de cet auteur prolifique, certains passages m’ont tiré quelques larmes, mais lorsque j’ai refermé le livre, je me sentais comme… plus vivante, et surtout, plus indulgente envers la Ariane que j’étais adolescente. Je pense que c’est l’effet que la littérature de catégorie « jeune adulte » a sur moi en général. On dirait que j’accepte à retardement la personne que j’étais à l’âge des protagonistes. Je trouve ça encore mieux qu’une thérapie… et on va se le dire, c’est beaucoup plus plaisant!

Y a-t-il des romans jeunesse qui vous ont aidé à passer à travers des moments difficiles, que ce soit à l’âge adulte ou durant votre adolescence?

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Quand l’hiver n’a plus de fin…

C’est dans un flou continuel que le deuxième roman de la jeune auteure Maude Deschênes Pradet nous entraine. L’hiver ne s’est pas terminé et depuis, il y a pris toute la place.

C’est un véritable roman par fragments que cet Hivernages, on suit quelques personnages de chapitre en chapitre, s’entremêlant les uns sur les autres. Ils cherchent à survivre, à combattre cette solitude qui les isole de tout. La mort par le froid reste présente et une possibilité pour les personnages qui feront tous face à la force ultime de ce puissant hiver.  Leur instinct de survie prend le dessus et c’est ce qui fait de ce roman un roman plein d’espoir et ce, même si les possibilités semblent limitées pour les personnages.

Le froid est roi

J’ai particulièrement aimé l’ambiance dans lequel ce roman nous guide, et ce, dès les premières pages. J’avais froid. Je me sentais, tout comme les personnages, coincée dans un hiver qui ne veut pas se terminer. Dans une saison ultime qui reprend tous ses droits. Un peu comme le merveilleux Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, j’ai eu l’impression que l’hiver devenait un personnage à lui seul, qu’il était le guide et le point d’ancrage de ce roman.

On croise de nombreux personnages dans ce roman, que ce soit l’homme qui vit à Ville-réal dans la ville souterraine et qui décide de sortir après 20 ans se chercher de la nourriture, des chiens loups, Aude qui est née dans l’hiver même, de soeurs qui s’aiment trop. Il y a quelque chose de presque surnaturel dans ce roman, sans élément spatio-temporel, on ne sait jamais réellement à quelle époque nous sommes, ni où exactement. C’est ce flou qui m’a fait, honnêtement, croire au récit. J’ai abandonné l’idée de saisir les raisons pour lesquelles ces personnages sont coincés dans un hiver qui ne veut pas finir et je me suis laissée prendre au jeu de ce roman. Ce n’est pas dans mes habitudes de lectrice de lire des romans dans lesquels il y a des flous comme ceux-ci, mais j’ai trouvé l’expérience satisfaisante.

La plume de Maude Deschênes Pradet est très sensible, s’arrêtant souvent pour nommer, expliquer, nuancer. J’ai particulièrement aimé sa façon de raconter sans chercher à tout analyser, elle sait nous entraîner dans son univers et on se laisse guider avec plaisir. C’est d’ailleurs parce que j’ai bien apprécié ma lecture que j’ai ajouté à ma pile-là-lire le premier roman de l’auteure, La corbeille d’Alice, qui semble un peu plus s’accorder à mes goûts. Ce dernier y raconte le retour d’Alice du Sénégal. Elle arrive mal à se remettre de ce voyage et tente d’écrire sur l’histoire d’amour qu’elle a dû quitter là-bas.

Je recommande de lire ce roman emmitouflé dans une grosse couverture, avec un thé à la main à la limite du bouillant..

Et vous, avez-vous des romans d’ambiance où l’hiver devient un personnage de l’histoire à me suggérer?


Le Fil Rouge tient à remercier les Éditions XYZ pour le service de presse.

Le guide cadeaux des fileuses, partie 3 : idées d’expériences littéraires à offrir

Une expérience littéraire, qu’est-ce que ça mange en hiver ? Pour nous, il s’agit de tout ce qui tourne autour de la littérature, que ce soit une pièce de théâtre, une playlist ou bien un recueil de citations fait maison.

On a donc demandé aux fileuses de nous parler des expériences littéraires qui, selon elles, s’offrent bien en cadeau.

Une paire de billets pour aller voir Déterrer les os au Théâtre D’Aujourd’hui.

Bon, on a un parti pris ici puisque Fanie, l’auteure de Déterrer les os, a été une fileuse durant quelques années et nous avons adoré son premier roman, au point de le mettre dans notre coffret de septembre 2016. Nous irons voir la pièce, c’est assuré, et on vous invite à faire de même.

C’est une magnifique manière d’allier théâtre et littérature tout en offrant en cadeau un moment plutôt qu’un objet, quoi que vous pourriez toujours offrir le livre avec, comme marque page, une  paire de billet.

Théâtre d’Aujourd’hui.

 

Caroline propose d’offrir, en encadré, une citation du livre favoris de la personne à qui vous voulez faire un cadeau. C’est une magnifique attention qui ne passera certainement pas inaperçu.

@pinterest

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Dans le même esprit, il peut être tout aussi intéressant d’offrir le même type de cadeau dans un cahier.  Que ce soit avec des citations inspirantes, des passages de romans ou des poèmes de votre cru, l’important est d’offrir quelque chose de personnalisé à l’image de la personne.

@pearbeetle

 

 

Virginie propose de contribuer à une campagne de socio-financement littéraire, parce qu’encourager un projet qu’on aime, c’est aussi un beau cadeau.

Il y a parfois des collectes pour de superbes livres qui sont organisées (comme le recueil d’Histoires du soir pour filles rebelles). Je contribue souvent à des collectes de ce genre au nom de mes proches, pour que ce soit eux qui reçoivent la contrepartie. C’est éthique, local, démocratique, ça foisonne culturellement. Ça n’a presque que des qualités à mon sens, si on exclut le fait que les projets sont presque systématiquement en retard dans leurs délais de livraison. Mais un coupon expliquant la démarche fera bien l’affaire sous le sapin.

Connaissez vous le Café littéraire Chez L’Éditeur ? C’est à la fois un café, une librairie et un lieu de rassemblement qui accueille des lancements et des évènements du monde du livre. Pourquoi ne pas offrir un certificat cadeau? C’est ce que vous propose Joelle. Vous pourrez passer un après-midi à y boire une boisson de votre choix et feuilleter une panoplie de livres divers, passant du roman au livre de cuisine.

Martine propose d’offrir une carte cadeau des Libraires. C’est parfait si vous n’avez pas trouvé LE livre et que vous voulez laisser le choix à la personne de sélectionner un ou plusieurs livres. Les cartes cadeaux sont valables en ligne et proviennent du réseau des librairies indépendantes du Québec. Magasiner sur le site des libraires c’est, en soi, une expérience! Véritable librairie virtuelle, il y a de tout, pour tous.

Comme expérience, Marion propose de prendre l’avenue culinaire.

Je trouve que le temps des fêtes et un temps pour se gâter. Personnellement, j’adore recevoir des livres et des choses à grignoter, qui peuvent ensuite accompagner ma lecture, tout l’après-midi sous une grosse couverte à ne pas aller geler dehors. Une merveilleuse idée est d’offrir des pots Mason remplis de friandises, collations, noix assaisonnées. 

Je propose bien sûr, dans ce cas, de visiter les commerces en vrac qui permettent de remplir des pots de toutes sortes de petites douceur sans que ça coûte trop cher. 

Mes suggestions: Vrac en folie (Marché Jean Talon). J’adore leurs pommes séchées, leur mangues séchées (démentes!!) ainsi que leurs granolas. Ils vendent aussi des thés en vrac qui sont vraiment excellents et très chouettes à offrir, ainsi que des bons chocolats. Ils ont également une section de bonbons (miammm!) et il est facile d’en faire une petite sélection au choix. 

Sinon, il est facile de cuisiner quelque chose et d’en remplir des pots Mason. Pour ma part, je suis une fan incontournable des granolas de Marilou de Trois fois par jour, que je donne presque chaque année à mes proches. Sinon, je fais également des pacanes épicées qui se dégustent parfaitement en collation. 

Il ne faut pas oublier de décorer un peu les pots! 

On vous propose aussi:

Nos clubs de lecture Le Fil Rouge. Eh oui, on ose se faire de l’auto-promotion parce qu’on croit en nos offres et que, pour nous, les clubs de lecture sont une expérience hors-pair à offrir ou à s’offrir. C’est offrir un moment qui privilégie les rencontres littéraires et humaines, les moments pour soi et, bien entendu, les découvertes en tout genre.

Nos différents coffrets. Parce que l’expérience, c’est exactement ce qu’on cherche à créer avec nos différents coffrets. En plus d’offrir un bon roman , vous pourrez aussi offrir un moment de détente, de lecture et d’introspection. Avec un livre, un thé, un produit d’artisan ainsi qu’un petit magazine contenant des entrevues et textes exclusifs, c’est un peu de temps que vous offrirez avec nos coffrets.

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Puis nous nous sommes perdus de vue, histoires du grand-père que je n’ai pas eu

En mettant la main sur Puis nous nous sommes perdus de vue, j’ai tout de suite été charmée par la forme que prend ce court livre de 160 pages. Publié en 2017 aux Éditions de la Pleine Lune, ce recueil de nouvelles nous plonge dans les souvenirs de l’auteur, Donald Alarie. Cet auteur, né à Montréal, n’en est pas à son premier ouvrage, il a même reçu le prix de la création artistique du CALQ en 2006 pour l’ensemble de son œuvre.

Les gens, l’âme de Montréal, le cœur du livre

Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un Montréal ouvrier, à cheval entre la tradition et le renouveau. Une époque encore exempte de technologie, de réseaux sociaux et de mondialisation. Je ne peux m’empêcher de rattacher cette époque à celle décrite maintes fois par Michel Tremblay. On y retrouve le même type d’atmosphère; nostalgique et d’une grande simplicité.

Tout au long des 28 chapitres, Donald Alarie nous raconte sa vie, à travers une série de rencontres. Depuis sa plus tendre enfance, chaque chapitre se concentre sur une personne ayant marqué sa vie, d’une manière ou d’une autre. En référence au titre, ces personnes ont souvent fini par quitter la vie de l’auteur, laissant derrière elles une série de questions, de doux souvenirs ou même parfois de regrets.

Comme mon grand-père disait…

Tout au long de ma lecture, j’ai eu l’impression d’entendre mon grand-père raconter divers passages de sa vie, marqués par des rencontres fantastiques. C’est une histoire très intime et personnelle, que seul l’auteur était en mesure d’écrire. Il nous permet d’entrer dans son univers et ses souvenirs, à travers une écriture simple, efficace et tintée d’émotions. Il m’a permis de découvrir un Montréal en constante évolution, mais surtout, les gens qui y ont contribué.

À travers ses expériences avec autrui, nous suivons également son évolution personnelle. Donald Alarie se livre à son public sans retenue, sans censure. L’authenticité est au rendez-vous. J’ai été touchée par ses courtes histoires et cela m’a rappelé que chaque rencontre peut nous inspirer, nous apprendre quelque chose.

Et vous, quel est le dernier recueil de nouvelles ayant retenu votre attention?

 

Merci aux Éditions de la Pleine Lune pour le service de presse.

Le guide cadeau des fileuses partie 2 : idées cadeaux pour accompagner vos lectures

Trouver le livre « parfait » pour un proche peut parfois se révéler être une tâche ardue.  C’est pour vous aider à réussir qu’on vous a offert plusieurs suggestions des fileuses dans la première partie de ce guide cadeaux.

Outre le fait d’offrir un livre, nous aimons aussi l’idée d’offrir un cadeau qui viendra compléter l’expérience de lecture; une chaude couverture, un signet personnalisé, un chandelle d’ambiance.

 voici donc quelques suggestions cadeaux pour accompagner vos lectures.

Des chandelles pour égayer l’ambiance 

Roxanne propose la chandelle « feu de camps  » de Au naturel

Elle sent TROP BON et en plus, c’est fait à Montréal

Les chandelles de Marée sont fait à base de soya, sont écologiques et sont aussi fait au Québec. Pour les avoir mises à deux reprises dans différents coffrets, on peut vous le dire, elles sont de qualité, sentent bon et sont faites par deux entrepreneures d’ici qui se démarquent vraiment ! Encourager les artisans d’ici tout en parfumant sa maison, c’est un gros oui pour nous.

Maison Soya est une autre compagnie d’ici qui offre de belles chandelles aux odeurs et formats variés. Si vous êtes du genre à vouloir être constamment dans l’ambiance des fêtes, on vous propose la chandelle Mon beau sapin. Si, au contraire, vous avez envie de vous faire croire que l’hiver n’existe pas, optez plutôt pour le parfum fruit du dragon et poire.

Comptes instagram de Au Naturel, Marée et Maison Soya

Papeterie et marque-page pour garder le cap sur vos lectures

Roxanne propose les superbes signets- en bois !!! – de la compagnie Flower Ink. 

C’est parfait pour les collectionneurs de signets, les gens qui pratiquent le zéro déchet ou bien simplement pour avoir un signet qui vous suivra au fil de vos lectures .

Si vous connaissez quelqu’un qui aime le café et qui adore aller lire, des heures durant, dans les meilleurs cafés, le cahier café de la compagnie Kayé est LE cadeau parfait à offrir à tous les amoureux du café qui veulent documenter leurs expériences et goûts.

Pour l’amoureux.se de papeterie, il y a notre première collection de petits cahiers en collaboration avec des illustratrices d’ici. Nos trois cahiers aux pages vierges sont parfaits pour y noter vos lectures, y gribouiller ou pour laisser aller sa plume .

Comptes instagram Le Fil Rouge, Flowerink et page facebook Kayé Notebook

Un thé avec ça ? 

Offrir du thé – et pourquoi pas une tasse pour y boire- est toujours une valeur sûre. Depuis les débuts des coffrets, nous faisons affaire avec la compagnie montréalaise Pretty Tea qui offre une panoplie de thés de qualité, qui goûtent bon et qui arborent des titres plutôt originaux.

Alexandra propose  les thés de Monsieur T.

qui sont tout simplement délicieux et abordables. C’est un joli salon de thé de Québec et, que ce soit un blend de maté, de thé noir ou une tisane funky, tous leurs thés accompagnent merveilleusement bien la lecture d’un bon livre.

Herboème propose des infusions – et des produits pour le corps- se basant sur les doshas ; ces énergies vitales qui proviennent des pratiques ayurvédiques indiennes. C’est une petite compagnie d’ici qu’on vous invite à découvrir et qui fait certainement un cadeau original à offrir. Le site web propose même un petit quiz pour trouver son dosha, question de se procurer les bons produits.

Les doshas sont notre source d’inspiration principale. Tout droit sortis de l’Inde, ce sont trois énergies vitales combinant les éléments de la nature – Eau, Air, Feu, Terre et Espace. Chaque individu possède ces trois doshas en lui, mais seulement un ou deux sont prédominants. Herbohème a adapté ce concept ayurvédique à notre culture occidentale en utilisant des plantes d’ici.

comptes instagram de Monsieur T, Pretty Tea et Herbohème.