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S’initier au zéro déchet

On entend de plus en plus parler du mouvement zéro déchet, mais peu de gens s’imaginent vivre selon les règles de ce mode de vie. C’est plutôt un truc de hippie qu’on se dit, je vis en ville/en campagne, c’est trop compliqué. Et si elles n’existaient pas, ces « règles »? Si c’était en fait bien facile, mais qu’on n’osait pas s’y intéresser par peur d’être marginaux? Je vous invite à en connaître un peu plus sur ce mode de vie pas-trop-hippie et je vous conseille même des lectures pour vous convaincre que c’est bien moins compliqué que vous le croyez, le tout en un seul article! C’est assez simple ça, non?

Premièrement, pourquoi?

Questionnement légitime, on est en droit de se demander pourquoi il nous serait favorable de changer nos habitudes de vie, qui perdurent depuis des générations. Eh bien… justement parce qu’elles ne datent pas de bien longtemps et en à peine quelques décennies, nous avons accéléré le processus de dépérissement de la planète et fait évoluer le réchauffement climatique beaucoup plus rapidement. Si vous êtes surpris de cela, bienvenue dans le monde réel. Le 8 août, la Terre atteignait le jour de dépassement, c’est-à-dire que nous avons épuisé les ressources naturelles renouvelables disponibles pour cette année. En d’autres mots, il nous faudrait 1.6 planète pour subvenir à nos « besoins » annuels. Et cette date survient de plus en plus tôt, chaque année. Sans remettre la Terre au point de départ, l’Homme peut et doit se conscientiser et agir afin d’améliorer le sort de cette pauvre planète. Dans une galaxie près de chez vous était une fiction; lorsqu’il n’y aura plus que 6 milliards de tatas, ils seront promis à la disparition. Le zéro déchet, entre autres choses, est une habitude facile (après un peu de pratique) à prendre et, sans être une solution miracle, permet de créer un avenir un peu plus sain pour les générations futures.

Merci, mais je recycle déjà!

Le recyclage reste une forme de déchets. Les municipalités n’ont pas les infrastructures ni même le budget pour que les centres de recyclage soient efficaces. Et les citoyens ne sont pas assez informés non plus (je m’inclus là-dedans). Combien de fois par jour vous dites-vous « hmm, ça va à la poubelle ou à la récup’? Je vais le mettre au recyclage pour être sûre »? Le zéro déchet, ça commence en refusant d’utiliser des emballages. Y a-t-il quelque chose de plus ridicule qu’un légume emballé dans le saran wrap? Il y a de plus en plus de magasins qui offrent des aliments en vrac, équipez-vous de pots hermétiques et explorez les possibilités!

Mais en plus, le zéro déchet s’attaque à plus que seulement les emplettes hebdomadaires. Qu’en est-il de vos produits de beauté et d’hygiène et de tous vos produits ménagers? Des recettes de grand-mères peuvent être aussi efficaces et plus économiques en plus d’être moins nocives pour l’environnement (sans emballage et produits toxiques) et pour votre santé (sans irritants, allergènes, parfums, noms imprononçables). Si c’est pas une situation win-win-win ça!

Béa Johnson

Le livre Zero waste home est devenu un best-seller partout dans le monde, un succès indéniable signé Béa Johnson. Elle s’est lancé le défi, ainsi qu’à son mari et leurs deux enfants, de 13681935_10155036069924256_1379882349_oréduire leur quantité de déchets, voire même de les éliminer complètement. Elle a d’abord partagé leur évolution, leurs réflexions et leurs tracas sur son blogue zerowastehome.com, puis elle a eu envie de rejoindre un plus grand nombre de gens en publiant un livre qui décrit leur passage de la vie normale à un mode de vie zéro déchet.

Le livre Zéro déchet (en version québécoise, traduit par Laure Motet) est intéressant parce que l’auteure nous parle comme à un ami. Elle n’insinue pas tout savoir, elle précise même souvent qu’elle n’est pas spécialiste en quoi que ce soit, elle est seulement passionnée et avide de partager son expérience. Elle est consciente que le zéro absolu dans nos poubelles ne se fait pas du jour au lendemain et que certaines routines nécessitent plus d’ajustement que d’autres. C’est un excellent ouvrage de départ, pour se familiariser avec le concept et voir que d’autres ont réussi et sont encore en vie pour en parler!

Ce que j’ai particulièrement apprécié de ma lecture, c’est que la traductrice a pris la peine d’intégrer des établissements de références québécois (les équivalents de ceux qui étaient nommés dans la version originale). Ça crée une facilité à approfondir un sujet et trouver des réponses plus précises à certains questionnements que l’on pourrait avoir.

Blogues

La Famille (presque) zéro déchet illustre avec humour leur transition vers une vie simplifiée et sans déchets. Elle nous partage aussi leurs recettes maison, en plus de leurs échecs et leurs victoires.

Plus près de nous, le blogue québécois Sortir les poubelles présente l’évolution de Charlotte dans sa quête de diminution de ses déchets annuels. Remplis d’une foule d’informations, les articles d’expérience personnelle se mélangent aux articles de saviez-vous? et c’est ce qui crée une excellente référence pour toute personne curieuse de faire la transition. Marjorie avait d’ailleurs eu la chance de faire une entrevue avec la blogueuse il y a déjà plus d’un an! Vous pouvez lire son article : ici!

Ecoholic body

Je vais être honnête avec vous, je n’ai pas encore lu en entier ce livre d’Adria Vasil. Sauf qu’il s’agit plutôt d’une succession d’informations utiles que d’un essai, il est donc idéal pour prendre une page au hasard et lire 13918677_10155036069909256_1506748308_osur l’un des nombreux sujets abordés. L’auteure étudie toutes sortes de problématiques qui perdurent dans notre société actuelle et élabore sur des solutions ou des options à envisager. S’intéressant principalement aux produits qui nuisent à l’environnement et surtout à notre santé, Adria Vasil ne se gêne pas pour dénoncer de grandes compagnies qui se disent vertes, mais qui cachent des failles. Elle écrit avec humour et va droit au but, j’adore son écriture et son tact, elle n’a pas froid aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire! En plus, elle dénonce des règlementations défectueuses au sein des ministères canadiens, ce qui fait que je m’y retrouve plus que si elle était, par exemple, Américaine. Je n’ai pas trouvé de version en français, par contre.

Mettre en pratique tous ces beaux conseils

Après avoir lu ces livres et exploré ces blogues, vous voudrez vous aussi participer au mouvement grandissant du zéro déchet. Il y a plusieurs magasins d’alimentation naturelle qui offrent des aliments secs en vrac et, même si le commis de ma boulangerie semble encore surpris chaque fois, vous avez le droit de demander qu’on ne mette pas vos achats dans un sac à usage unique! Le concept du sac d’épicerie réutilisable est déjà bien établi au Québec, mais il ne faut pas que ce qu’on y met à l’intérieur soit sur-emballé.

Pour les Montréalais, réjouissez-vous! L’épicerie écologique LOCO ouvrait officiellement ses portes le 9 août! En plus de vous offrir uniquement des produits en vrac, y compris les produits d’hygiène et ménagers, on vous promet des produits biologiques, locaux le plus possible, afin de réduire au maximum les gaz à effet de serre qu’une épicerie hebdomadaire génère. LOCO offre les traditionnelles légumineuses et noix en vrac, bien sûr, mais aussi d’autres produits plus originaux, tels que du tofu, du miso, du sirop d’érable, du kombucha en fût et même un service de prêt-à-manger sans emballage! Pensez à apporter vos bocaux, sinon vous pourrez toujours vous en procurer en consigne et les retourner par la suite (ou les utiliser lors de tous vos prochains achats).

Vous n’avez plus de raison de dire que la diminution de vos déchets domestiques est une étape difficile après cela!

Calme : 1001 manières de ralentir

Calme, ce livre bleu azur, est une petite bible interactive proposant activités, réflexions et méditation sur l’art de ralentir.

Calme est en fait le projet de Michael Acton Smith et Alex Tew,  les deux britanniques fondateurs de l’application portant le même nom. L’application, tout comme le livre, se veut être un accompagnateur dans le parcours méditatif de chacun, un outil pour nous aider à relaxer et en apprendre plus sur la méditation en pleine conscience.

À mon avis, le focus de ce livre n’est pas vraiment la méditation pleine conscience et c’est bien ainsi. Il y a déjà une panoplie de bons livres à ce sujet. Calme, c’est plutôt un guide visuel qui nous aide à prendre notre temps, à contempler, à réfléchir, à ralentir.

13977981_10208431511999340_2010638701_oSéparé en différents chapitres représentant différentes sphères de nos vie (l’amitié, la nourriture, le voyage, etc.), on y retrouve conseils, idées détente, méditation et espaces contemplatifs à remplir. Le simple fait de feuilleter ce livre, visuellement magnifique, procure lui-même un sentiment de détente.

13940176_10208431512199345_974078694_oLe graphisme de ce livre en est vraiment le point focal. Il est un plus-value non négligeable qui fait de Calme un outil même de méditation et non seulement un livre sur le sujet. Il n’en reste pas moins que le contenu est intéressant tout en étant apporté de façon légère et amusante. Les faits rapportés sont basés sur des recherches scientifiques, les méditations proposées sont multiples et diverses et les activités proposées permettent vraiment d’apprendre à vivre de façon plus contemplative, dans le moment présent.

Une lecture légère où vous aurez autant de plaisir à lire les pages qu’à simplement le regarder et le feuilleter.

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Histoire d’O : Un roman graphique érotique qui ne laisse pas indifférent.

Si vous suivez quelques-uns de mes billets, vous savez sans doute que j’aime beaucoup la bande dessinée et les arts graphiques. J’apprécie beaucoup le rapport entre l’image et le lecteur. Je trouve que de cette façon, l’identification est parfois plus accessible. Bien que la majorité des BD que je consomme possèdent un ton humoristique, certaines d’entre elles se veulent beaucoup plus matures. C’est le cas d’Histoire d’O, le roman graphique – et pornographique – de Guido Crepax, publié en 1975 (!) aux éditions Delcourt.

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Histoire d’O est en fait une adaptation du très célèbre roman érotique du même titre, écrit par l’auteure Pauline Réage, qui narre le récit d’une femme appelée O : elle est complètement soumise aux sentiments qu’elle entretient envers René et Sir Stephen, ses amants. Elle se donne corps et âme – mais surtout corps – à ses relations amoureuses/sexuelles. O est emmenée par René à un château situé à Roissy (en France), où elle apprendra de son plein gré à être une soumise parfaitement docile, une complète esclave sexuelle.

Il est évident qu’à la lecture de ce résumé, l’œuvre de Crepax semble être tout sauf une œuvre féministe. Mais détrompez-vous : cette bande dessinée, bien qu’elle n’en soit pas une militante, ne réduit pas la femme à l’unique fonction sexuelle. O, malgré sa position de soumise, laisse transparaître sa force et le contrôle qu’elle possède sur son corps. Certes, elle « appartient » à ses amants, mais c’est ici que se situe l’intérêt du jeu BDSM : c’est avant tout un contrat tacite entre deux individus, et le personnage d’O le fait bien comprendre au lecteur à l’aide de plusieurs indices tout au long du récit (contrat verbal, symbole, objets contractuels, etc.)

Les illustrations présentes au sein de l’œuvre sont tout aussi riches de sens que le sont les mots, le récit. Inspirés des dessins de mode, les personnages ainsi que les décors sont tout en courbes, dans des lignes épurées et claires qui s’éloignent fortement de l’univers cartoonesque donné intuitivement au genre de la bande dessinée. Le clash est puissant et contribue grandement à l’expérience plus mature de la lectrice/du lecteur.

Tout au long de ma lecture, je ne me suis jamais sentie réduite ou faible par ma condition de femme. Au contraire, je dois vous dire que l’expérience était assez émoustillante (si je peux me permettre huhuhu!) À lire les rideaux fermés, tôt le matin ou tard le soir – ou en après-midi, c’est comme vous le sentez, t’sais.

Écrire l’indicible : Je suis une femme adultère

Je suis une femme adultère. J’ai commis un geste qu’on qualifie d’affreux, d’ignoble, d’égoïste. J’ai été jugée, sur le banc des accusées d’infidélité. Encore heureuse qu’on soit en 2016 et que je n’aie pas été brûlée.

Certes, je l’ai été autrement. Par les non-dits, par les « delete friend » sur Facebook, par la peur de mettre les pieds dans certains endroits. J’ai eu si mal, j’ai eu tellement de peine que j’ai quand même eu l’impression de brûler, à petit feu. J’ai été exténuée, à bout de souffle de repasser tout ça dans ma tête, à me culpabiliser, très fort, à me justifier. J’ai voulu partir bien loin, rejoindre les femmes infidèles d’autres temps.

On dit que la société actuelle valorise les relations ouvertes, les fréquentations, le polyamour, name it. C’est faux. On juge les personnes qui font des erreurs. On juge les femmes qui font des faux pas, qui ne restent pas dans la case qui leur est assignée. J’étais dans une bonne relation, stable, en cohabitation, pis toute. Mais j’étais mal. Je ne voulais plus être là, et je cherchais des raisons de rester. Ça s’appelle un pléonasme. Je restais parce que je pensais que c’était là que je devais être. Et quand c’est arrivé, la première fois, je me suis dit qu’il était peut-être temps que je réfléchisse, que je prenne une décision. Mais je restais. Et ça continuait.

J’étais torturée. Je ne voulais pas faire de mal à la personne avec qui j’étais, mais je ne pouvais pas me résoudre à la quitter. C’aurait été un échec. Un échec quant à ce qu’on attendait de moi. Je ne savais pas non plus que je pouvais quitter une personne parce que j’étais malheureuse. Je pensais qu’il aurait dû faire quelque chose, je cherchais des excuses, pauvre lui, il n’a rien fait. Mais qu’est-ce tu veux, on ne choisit pas de ne plus aimer. Pas plus qu’on choisit avec qui on tombe amoureuse.

Et puis, grâce à certaines personnes qui m’ont finalement forcée, en quelque sorte, pour mon bien, à le faire, je suis partie. Et j’ai dormi pendant des jours. Après, ça a été le déménagement, les règlements de compte (financiers, là!), et le début de ma maîtrise. Encore aujourd’hui, je me demande comment j’ai fait. Puis, mon « amant » est devenu mon amoureux, la personne qui m’est la plus chère, avec qui je partage beaucoup plus de choses, avec qui je me sens libre. Mais ça, c’est une autre histoire. Peut-être pour une autre fois.

Je ne veux certainement pas passer pour une victime. Mais j’ai pourtant énormément souffert. C’est ce que j’aurais aimé expliquer à ceux et celles qui ne m’ont pas laissé la chance de le faire. J’ai fait des crises d’anxiété comme jamais dans ma vie, je pensais entrer à Douglas d’un jour à l’autre, bientôt, demain. Ce n’était pas une décision facile à prendre. Je me sens horrible d’avoir jonglé entre le confort et la passion, d’avoir vécu dans le mensonge et dans la trahison. Or, ce que ça cachait, c’était un mal-être terrible, un sentiment d’être coincée dans quelque chose qui ne me plaisait pas, mais qui me semblait être « la chose à faire ».

J’ai perdu des ami.e.s, mais j’ai trouvé un amoureux. Je me suis rapprochée d’autres personnes qui ne m’ont pas jugée, ou qui ont eu le front de me dire que oui, mais qu’ils m’aiment quand même parce que ce n’est en rien l’entièreté de ma personne, le geste qui définit qui je suis. Il y en a qui ont compris que le cœur a des raisons que la tête ne peut comprendre.

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Anaïs Nin et Henry Miller

Comme toujours, j’ai cherché du réconfort dans les livres, même si de nombreuses personnes ont été à mes côtés pour vivre ce moment difficile. J’ai trouvé un apaisement énorme en lisant les mots d’autres femmes qui, même s’il ne s’agit en rien de la même situation, ni d’une personnalité commune, ont vécu quelque chose de similaire.

Anaïs Nin et Henry Miller.

Emma Bovary.

Les Mandarins de Simone de Beauvoir.

Marguerite Duras.

Anna Karénine.

Pourtant, je continue de penser que l’infidélité féminine est mal vue. On octroie des prix à des auteurs qui racontent l’histoire d’un homme cocu, on écrit des romans érotiques enlevants avec des histoires d’hommes qui ont des doubles vies, qui ont des maîtresses dont ben sensuelles. La femme adultère, elle, n’est pas ben ben smatte. Et elle est sous-représentée. Comment on pourrait écrire ça, me demandez-vous. C’est une bien bonne question, et je lance la balle à des femmes auteures qui auraient l’audace d’écrire leur histoire.

J’assume désormais ce que j’ai fait. Je regrette comment les choses se sont passées et j’aurais aimé ne pas blesser quelqu’un qui ne me voulait que du bien. J’espère sincèrement qu’il est aujourd’hui heureux, bien entouré, et amoureux.

C’est difficile, difficile même de l’écrire ici, « publiquement ». Je trouve que les mots ne sont pas justes. Pourtant, j’ai envie que d’autres filles puissent se dire que ça se peut, qu’on ne choisit pas de faire ça pour faire du mal.

 Que ce n’est pas grave de faire des erreurs; l’important, c’est de ne pas recommencer.

Connaissez-vous des romans qui parlent de l’adultère au féminin?

Fugues quotidiennes : le pouvoir des nouvelles d’Alice Munro –

Alice Munro révèle le miraculeux dans l’ordinaire. Souvent décrite comme la Chekhov de notre époque, Munro est maître de son art : la nouvelle. Elle relate surtout des vies de femmes. Elle raconte nos voisines, nos sœurs, nos mères, nos amies; bref, elle raconte les gens qu’on connaît. On se reconnaît et on reconnaît les nôtres, les humains, dans ses nouvelles. En effet, elle est une auteure d’un talent indéniable. Trois fois lauréate du prix du Gouverneur général du Canada, Munro a accumulé plusieurs autres prix dont, ça vaut quand même la peine de le mentionner, le très prestigieux Prix Nobel pour la littérature en 2013! Seule canadienne à avoir remporté ce titre. Et une de trop peu de femmes.

Je suis grande fan d’Alice Munro! J’ai suivi un cours à son sujet et ça m’a permis de goûter à plusieurs de ses recueils. Pour cet article, je vais faire l’éloge de Fugitives, son onzième recueil de nouvelles qui lui a valu le prix Giller à sa parution, car je le trouve particulièrement savoureux, mais je vous recommande de lire tout ce qu’elle a écrit!

Paru en 2004, Fugitives (titre original : Runaway) comporte huit nouvelles. Il a été traduit en français en 2008 par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso (L’Olivier/Éditions du Boréal). Les nouvelles ont en commun qu’elles racontent différentes fugues. Dit comme ça, ça paraît simple. Mais ce l’est et ce ne l’est pas. Fugitives retrace les vies ordinaires et douloureuses des personnages qui veulent toutes fuir, mais n’ont pas toutes la force de le faire. De son style simple et éloquent, Munro traite de thèmes universels comme l’amour, la perte et la chance et également, comme dans l’ensemble de son œuvre, la mort est omniprésente.

Dans la première histoire, qui a le même titre que le recueil, Carla est prise dans un mauvais mariage et trouve enfin la volonté de le quitter. Aidée par une voisine, Carla planifie sa fuite alors que chez elle, sur sa ferme, sa chèvre chérie, Flora, s’enfuit. Les parallèles entre la chèvre disparue et Carla sont timidement établis pour faire réfléchir la lectrice sur la captivité et le coût de la liberté. Munro frappe toujours fort avec les déceptions du quotidien et Carla finit par rapidement revenir s’installer dans sa vie et son mariage déchus.

Les trois histoires suivantes racontent des fragments de la vie de Juliet, d’abord une jeune universitaire qui abandonne ses études et sa vie à l’est du Canada pour s’établir dans un petit village perdu sur l’île de Vancouver suite à une rencontre passagère avec un homme dans un train, puis une jeune mère qui retourne visiter ses parents et enfin, une mère à son tour délaissée par sa fille qui est partie dès qu’elle eut atteint l’âge adulte sans jamais redonner de nouvelles. Les cycles de chagrins se répètent et les fugues vulgaires pour échapper au blême-tiède du quotidien ne s’effacent pas avec l’émoi des années qui passent à attendre et à se refaire une vie.

Finalement, dans « Tricks », Robin, une jeune femme seule et isolée, sort de son petit village une fois par année pour assister à quelques pièces de théâtre lors du festival de Stratford en Ontario. Là, elle rencontre un homme duquel elle tombe amoureuse, qui promet de la rencontrer à la même date et à la même heure l’année suivante. Une année d’espérance et de rêve pour finir avec un revirement tout aussi shakespearien que ceux du théâtre auquel Robin assiste. Je chavire encore à y repenser!

C’est simple : j’admire Alice Munro avec une ferveur de jalouse. À chaque fois que je lis une de ses nouvelles, j’aurais voulu l’avoir écrite. Elle étonne avec sa précision des décors, une telle précision que je pourrais m’y retrouver, avec ses personnages éclopés et forts à la fois, et surtout avec la force qu’elle donne au pouvoir qu’ont les histoires. Au travers son œuvre souvent autobiographique, Munro nous prouve la dignité inhérente qu’il y a à se raconter soi-même, à reconnaître le pouvoir de sa voix.

Même si la littérature est aussi une fuite, les histoires de Munro offrent d’infinies possibilités. Pour ça, je voudrai toujours la remercier.

(Aussi à découvrir : La Danse des ombres heureuses + Amie de ma jeunesse + Lives of Girls and Women [son seul roman, pas encore traduit en français à ma connaissance] + Du côté de Castle Rock).

Mes bédés de l’été

Lorsque l’été fait son apparition, j’aime bien me plonger dans des lectures plus légères par moments. La bédé est pour moi, une lecture parfaite d’été, généralement vite finie, elle semble un bon choix à amener au parc lors d’un après-midi au soleil, activité à laquelle je me suis adonnée plusieurs fois cet été, et que j’espère reproduire avant que la belle saison ne s’achève. Voici donc quatre bédés que j’ai savourées, couchée dans le gazon.

Club Sandwich de Zviane

Club Sandwich, c’est la dernière parution de Zviane. Dans cette bédé, nous retrouvons cinq histoires biscornues et amusantes, comme elle les décrit. Les histoires ont toutes été écrites dans le cadre des « 24 heures de la bande dessinée d’Angoulême », qui consiste à écrire une histoire de 24 planches en 24 heures, donc une planche par heure en moyenne, sans dormir, manger et boire tout en dessinant. La bédé regroupe donc cinq petites histoires sur une durée de cinq ans de création. Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est de voir à quel point le style graphique de Zviane a changé avec les années. Les histoires sont très simples, mais la bédéiste sait comment rendre une histoire exaltante dans toute sa simplicité et sa douceur. Un vrai bonbon pour l’esprit, digne de la renommée de la bédéiste québécoise.

Apnée de Zviane

Pour rester dans l’univers de Zviane, je suis tombée sur Apnée à la librairie Carcajou à Laval, je ne connaissais pas l’existence de la bédé, alors je me la suis vite procurée. Cette bédé n’est pas autant une lecture légère que les autres mentionnées dans cet article. En fait, après en avoir fini la lecture, je me suis longtemps demandé ce que j’en pensais. On parle de dépression, mais aussi de la vie et des autres, un habile mélange qui nous va directement au cœur. C’est vivre une expérience tout au long de la lecture, l’expérience pas facile du protagoniste. C’est un sujet lourd, mais qui reste important, car on comprend, on s’éveille à la difficulté que certains peuvent vivre afin de la vivre à travers Sophie. Apnée c’est la sensation que Sophie éprouve face à la vie. Apnée reste une très bonne lecture, en plus Zviane vient mêler son amour de la musique qu’on retrouve à travers plusieurs de ces œuvres.

Apnée me rappelle Les deuxièmes de la même auteure, si vous avez aimé cette bédé, Apnée peut également être un bon choix de lecture.

Chasses amoureuses de Mia Caron et Bach

Chasses amoureuses est le fruit d’une expérience réalisée au sein du quotidien de l’auteure Mia Caron. Pourquoi avoir peur de parler aux gens qu’on croise dans les endroits les plus anodins comme le gym, les restaurants ou le cinéma? Mia Caron s’est décidée à parler aux gens autour d’elle, de ce fait s’inspirant pour la création d’une bédé tout à fait étonnante, qui fait sourire. Ce livre est comme un petit guide pour oser aborder l’humain dans son état naturel, sous la forme de quêtes amoureuses. Ce qui m’a particulièrement plu est la présence de diversité sous plusieurs formes; il y a une diversité dans les histoires passant de rencontres anodines à plus farfelues. Il y a également une diversité au sein des chasses amoureuses, ce n’est pas seulement homme chasse femme et le contraire. Il y a une présence de couples homosexuels autant chez la femme que chez l’homme et cela m’a charmée, car c’est une réalité bien présente et elle n’est pas ignorée, elle est positivement banalisée. Ce sont 69 histoires pour oser sortir de sa petite bulle.

Joséphine de Pénélope Bagieu

Mon amour pour Pénélope Bagieu n’est pas inconnu, et enfin, j’ai réussi à me procurer Joséphine en librairie. Joséphine vient sous la forme de trois tomes, j’ai seulement lu le premier et encore une fois Bagieu m’a conquise. Sous le principe de petites histoires au quotidien d’une femme de trente ans qui cherche l’homme idéal et qui vit seule avec son chat, elle fait des achats compulsifs et utilise son esthéticienne comme psychologue. La vie de Joséphine ne semble pas être de tout repos et c’est ce qui plait au lecteur, de sourire aux petits tracas de Joséphine et de se reconnaître dans quelques-uns. Cette bédé se lit extrêmement vite, alors je conseillerais d’acheter les trois tomes à la fois pour prolonger le plaisir.

 

L’Épistolaire

Épistolaire : adj. Qui a rapport à la correspondance par lettres. 

Quand j’étais ado, je me disais qu’il n’y avait rien de plus romantique que de tomber amoureux de quelqu’un pour ses mots. Je rêvais de recevoir des lettres impromptues, des messages qu’on n’attendait plus. Parce que je lisais tout ce qui me tombait sous la main et que j’avais un fort penchant pour les histoires d’amour, je me prenais à rêver de poésie et de déclaration enflammée.

Quand j’étais ado, je rêvais d’être Elizabeth Benneth pis que M. Darcy débarque chez nous avec une lettre de dix kilomètres de long pour me dire qu’il m’aimait. Je rêvais de message à attendre, d’enveloppe à décacheter. Je rêvais de croiser sur une feuille de papier qui m’était destinée des mots qui étaient plus beaux que tous ceux qu’on retrouve dans les livres.

Je rêvais de ça, jusqu’à tant que je le vive.

Lui pis moi, on s’était bâti l’épistolaire à grands coups de mois passés à s’attendre. Fallait ben qu’on le fasse pour pas se laisser tomber dans l’oubli. À cause de la distance, des pays qu’on avait décidé de découvrir alors que notre relation était encore inexistante, on s’était mis à s’envoyer des messages. Des lettres, des cartes postales venues du bout du monde se présentaient parfois dans ma boîte aux lettres avec des semaines de retard. Mais la plupart du temps, c’est sur Internet qu’on ne se parlait pas de vive voix.

On s’écrivait pour prendre des nouvelles, raconter nos vies passées sur de nouveaux continents et apprendre à se connaître différemment.

J’attendais ses messages avec impatience. C’était toujours au milieu de ma nuit que mon iPad sonnait pour me dire qu’il m’avait écrit de son bout du monde. Je les lisais pas tout de suite, ses mots nouveaux, j’attendais le matin pour m’y jeter et en ressortir en souriant stupidement.

Mais c’était douloureux aussi, l’attendre tout le temps. Je lançais de l’amour subtil entre mes mots. J’espérais qu’il goutait à mes virgules, aux adjectifs que j’avais réfléchis de longues minutes. J’espérais qu’il ressentait tout ce que je mettais dans mes pauses, mes paragraphes, mes non-dits. À travers les mois qui passaient, je me suis mise à mettre des bouts de moi tellement grands dans mes messages que j’en étais mortifiée. Je choisissais les mots que je lui adressais, je les triais, les polissais. Je voulais qu’ils brillent. Je voulais que les phrases que j’avais mis tant de temps à trouver l’émerveillent.

C’est quand il est finalement revenu au pays, après des mois d’échange que j’ai compris comme cette correspondance m’avait donné le temps de rafistoler ce qui s’était brisé dans l’avant. Qu’en me donnant la chance d’utiliser les mots, l’écrit, tout ce qui s’emmêle habituellement dans ma bouche, avait finalement pris un sens. L’écrire a toujours été plus simple que le dire chez moi.

On a commencé à s’aimer à l’écrit, pis je pense que c’est beau.

Mais là, pour travailler, il est reparti au loin.

C’est drôle de penser qu’après tout ce temps à se r’garder din yeux, tout ce qu’on va se dire pendant des mois va garder une empreinte, que tous nos échanges seront faits par le biais d’Internet, encore.

C’est drôle de penser qu’on va se tenir les mains à distance, encore, en échangeant des mots qu’on va essayer de remplir de sentiments, qu’on va s’aimer de loin en appuyant fort sur nos virgules, sur chaque point, sur chaque lettre.

Des fois, c’est dur d’être loin.

C’est ça que mes romans d’ado auraient dû me rappeler.

Des fois, c’est dur d’être loin.

 

Tisser des toiles d’araignée

Une berceuse en chiffons, la vie tissée de Louise Bourgeois est un objet des plus précieux. Comme à leur habitude, La pastèque ont su offrir un livre d’une qualité incroyable et en faire un de ces objets qu’on ne veut jamais ranger tellement il est beau à admirer.

Racontant l’enfance et le début de la vie d’artiste de Louise Bourgeois, Amy Noveski, qui a écrit le texte original, et l’incroyable illustratrice Isabelle Arsenault ont su faire de cet album un délice autant pour les yeux que pour la poésie qui s’y glisse.

Il y a une très grande douceur dans ce livre, un hymne à la relation maternelle qui unissait Louise à sa mère. Cette femme qui l’a intégrée dans le monde du tissage et pour qui Louise avait tellement de respect et d’amour. Elle en a d’ailleurs fait une muse en créant des araignées géantes qu’elle nomma Maman.

Réparatrice de choses brisées, 

Sa mère avait quelque chose de l’araignée.

Si on abime sa toile, l’araignée ne s’énerve pas

Elle la tisse et la répare

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Je ne connaissais pas spécialement Louise Bourgeois, j’avais entendu son nom quelque fois, mais rien de plus. J’ai donc vraiment apprécié que les dernières pages lui sont consacrées. On y explique un peu sa vie, ses inspirations artistiques et ses réalisations.

C’est une lecture toute en délicatesse et en poésie qui fait découvrir une enfance tranquille, saine, et une relation mère-fille incroyablement touchante. Sans parler des illustrations qui sont à couper le souffle. J’aime le fait que les pages soient grandes et qu’on utilise les deux pages en continuité dans l’illustration. Le livre devient encore plus vivant et on se sent immergé dans l’univers raconté par Amy Novesky. Il s’agit d’un hymne émouvant à cette artiste et à la source de son inspiration qu’est l’enfance.


Le fil rouge tient à remercier La pastèque pour ce service de presse.

Turbo Kid

Si vous aimez les années 90 vous serez servi avec ce film et ce «comic».

Il y a de cela plusieurs mois, je suis allée voir le film «Turbo Kid» au cinéma (j’ai maintenant le DVD dans ma petite collection). Je n’avais pas de réelle attente face à ce film. Mais une fois bien assise dans la salle avec ma liqueur et mon popcorn, ce fut un coup de cœur ! Je ne suis pas une adepte de la violence, mais dans ce cas j’ai adoré la manière dont ce fut amené. Tout est tellement exagéré et amené au ridicule que ça donne un certain charme et surtout un certain humour au film, déjà que l’univers est plutôt éclectique. Les personnages sont pour la plupart exagérés et nous les prenons au ridicule. En fait, l’univers me fait beaucoup penser à «Mad Max», par ses décors désertiques, ses personnages colorés et ses méchants.

«La civilisation a été détruite et les rares survivants tentent de s’organiser dans un dépotoir où ils sont en constante recherche d’eau. Le Kid erre dans les décombres, rêvant régulièrement de ses parents, se construisant des armes avec ce qui lui tombe sous la main. Il finit par devenir ami avec Apple, une jeune femme dynamique et un peu envahissante. Lorsque cette dernière se fait kidnapper par les hommes du terrible tyran Zeus, le Kid se lance à sa recherche. La route sera tortueuse et sanglante, mais avec le bon équipement et de solides alliés, l’humanité a une chance d’en réchapper.» Cinoche.com

Voilà ce que les auteurs du film, RKSS et Jeik Dion, veulent créer : une série de BD sur les personnages les plus importants de l’histoire. J’ai également entendu dire qu’il allait aussi y avoir un jeu vidéo! Pour ce qui est des BD, je peux dire qu’ils ont commencé avec ma préférée, Apple, jouée par notre belle Laurence Lebœuf (oui oui, le film est en grande partie Canadien). Apple est un personnage très coloré et surtout excentrique. Elle est optimiste, naïve et remplie d’amour. Elle est tout simplement attachante. Apple est avant tout un robot qui est conçue pour devenir la meilleure amie.

Dans ce comic en noir et rouge, nous retrouvons la vie d’Apple avant le film. Nous découvrons d’où vient le mystérieux squelette qu’elle traînait avec elle avant de faire la rencontre du Kid. Nous découvrons également sa première arme et d’où elle a appris ses techniques de combat. Ce (trop court) comic est parfait pour ceux et celles qui veulent s’initier à l’univers de Turbo Kid, ou aux amoureux de ce film. Personnellement, je suis impatiente de découvrir leur prochain comic pour en découvrir encore plus sur cet univers et comprendre pourquoi la Terre est dans cet état. Bref, comprendre l’origine de tout.

Nos suggestions de romans québécois pour le 12 août #jelisunlivrequébécoisparmois

Ce mois-ci la littérature québécoise est à l’honneur dans tout le Québec. Depuis déjà deux ans, le 12 août est devenu la journée parfaite pour souligner l’amour qu’on a pour le milieu littéraire en encourageant librairie indépendante et auteurs québécois. On avait même dans les premiers jours du blogue fait une entrevue avec un des organisateurs de cette journée, Patrice Cazeault. Je trouve ça merveilleux que cette journée devienne une petite tradition de l’été pour célébrer les livres québécois. D’autant plus que cette journée augmente considérablement les ventes de livres québécois, ce qui est encore plus génial.

Voici le lien de l’événement Facebook pour participer cette année.


Ça tombe très bien avec notre défi parce que ce mois-ci, on lit le livre québécois de notre choix!

9782894487792De mon côté, j’ai décidé de lire Le vertige des insectes de Maude Veilleux. Ça fait quelques mois que ce livre me tente parce que de 1, la couverture m’a attirée quand je l’ai vu en librairie et de 2, j’ai envie d’un roman d’atmosphère et il me semble parfait pour ça. On y suit Mathilde après le décès de sa grand-mère et du départ de son amoureuse. À suivre! Roxanne en avait parlé ici.

Les suggestions d’Andréanne

À la recherche de New Babylon de Dominique Scali.

Raphaëlle en a écrit un article ici.
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Madame Victoria de Catherine Leroux.

Gabrielle en avait d’ailleurs fait une critique juste ici.
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La série des Paul de Michel Rabagliati.
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Hiroshimoi de Véronique Grenier. Pour lire l’article d’Andréanne, c’est juste ici.

UnknownLa suggestion de Clara

L’Euguélionne de Louky Bersianik « parce que c’est un classique féministe-québécois que je n’ai jamais lu ».
1379353-gfLa suggestion de Karina

« Pour le mois d’août, je vais lire À la recherche de New Babylon tout simplement parce que ça fait longtemps que je l’ai dans ma bibliothèque et que j’en entends que du bien! Je suis curieuse de découvrir cet univers du Far West. Je n’ai pas de réelle attente, je me garde le mystère de savoir ce que seront l’histoire et l’écriture de l’auteure que je ne connais pas du tout. »
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Les suggestions de Laurence

« La remontée de Maude Nepveu-Villeneuve, car j’ai beaucoup aimé la rencontre avec l’auteure lors du lancement à l’Arsenal et j’aimerais découvrir son travail. »
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Pour lire la critique, c’est juste ici.

« Trois princesses de Guillaume Corbeil, pour me replonger dans mon univers de petite fille, tout en restant très actuel. »

Pour lire la critique de Marion, c’est juste ici.

Les suggestions de Marion

« Pour le mois d’août, je vais lire le livre Les sangs d’Audrée Wilhelmy : version moderne et torturée du conte Barbe Bleue, le roman Les sangs propose un éventail de carnets qui retracent les sentiments et la personnalité des victimes d’un étrange homme. »
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« In between de Marie Demers. Ce roman puissant est parfait dans son imperfection, dans ses mots qui cognent et qui secouent, et qui nous rentrent dedans par leur justesse et leur recherche de vérité. On s’attache à l’héroïne et à sa quête d’identité, qui la mène un peu partout dans le monde. »
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« C’est l’histoire d’un auteur qui décide de reprendre des contes, La Belle au bois dormant, Cendrillon et Blanche Neige, pour jouer avec, les tordre et les travestir. Le résultat, regroupé sous le titre de Trois princesses, est saisissant, à « se jeter par terre » devrais-je dire. C’est que ces contes, féministes, politiques et ancrés dans l’imaginaire social contemporain, sont tellement riches qu’on sort de cette lecture à la fois bouleversés et transformés. »

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