Derniers Articles

Ligne brisée, Katherena Vermette, traduction Mélissa Verreault, Québec Amérique, roman canadien, littérature canadienne, the break, agression sexuelle, violence, racisme systémique, entraide féminine, féministe, le fil rouge, lefilrougelit, les livres qui font du bien, manitobain, littérature manitobaine, arbre généalogique

Lignée de femmes soudées

Cet automne, nous avons reçu un communiqué de presse de Québec Amérique annonçant la traduction française d’un roman manitobain ayant eu énormément de succès depuis sa parution. Il s’agissait de Ligne brisée de Katherena Vermette, la version française de The break, traduit par nul autre que Mélissa Verreault. J’ai tout de suite eu envie de découvrir ce roman. On en parlait comme d’un incontournable et les thèmes ont, d’emblée, suscité mon intérêt.

Il s’agit d’un roman traitant de la violence que subissent les femmes autochtones. C’est un roman choral qui suit plusieurs femmes toutes connectées de différentes manières, ces femmes sont de différentes générations, mais elles ont en commun de subir du racisme systémique. Elles s’unissent, se soutiennent, se séparent, s’éloignent, se révoltent, portent en elles des noirceurs, mais malgré tout, elles sont soudées.

L’histoire débute avec le viol d’une jeune fille de 13 ans auquel assiste, par sa fenêtre, sans le vouloir, une jeune mère tenant son enfant dans ses bras. Dès les premières pages, on se sent impliqué dans l’histoire, on veut savoir ce qui est arrivé à la jeune Emily.

Écrit comme un thriller, je suis rapidement rentrée dans le roman. Non seulement parce que j’étais révoltée par l’événement déclencheur du roman, le viol de la jeune fille, mais parce que je tenais à connaitre le déroulement de l’enquête du policier. Au fil des pages, ce n’est plus tant de savoir qui a violé Emily que de savoir de quelle manière elle s’en sortira, de quelle façon, le soutien se créera à son chevet, avec les femmes qui l’entourent.

La narration change au fil des chapitres, on suit une dizaine de femmes et un seul homme, le policier. Ces changements de narration nous permettent d’en savoir plus sur ce qui est arrivé cette nuit-là, mais aussi à nous faire découvrir les personnages de l’histoire sous différents regards et points de vue. J’aime bien les romans choraux et surtout, dans ce genre de contexte, car on arrive à se placer comme observatrice des événements et qu’on se met, nous-mêmes, à analyser et saisir le récit qui se place devant nos yeux. La langue est crue et brute, très orale. On arrive rapidement à saisir l’essence des personnages, de leur âge comme de leur intériorité par le langage.

Or, ce qui ressort le plus de ce roman, selon moi, c’est la connexion entre les femmes, leur entraide, leurs passés qui les hantent et qui forgent leur personnalité. J’ai particulièrement aimé la place que prenait la grand-mère, le lien qu’elle était pour les autres femmes de la famille. C’est un touchant récit intergénérationnel où l’on suit plusieurs femmes, toutes reliées par le racisme systémique qu’elles subissent en étant autochtones, mais surtout par leurs liens familiaux solides.

Vendu à plus de 50 000 exemplaires, ce roman en est un difficile, par la réalité qu’il dévoile, qu’il met en scène, mais cette représentation est totalement nécessaire. C’est aberrant ce silence canadien sur les violences sexuelles subies par les autochtones. À ce sujet, il faut absolument lire Soeur volées d’Emmanuelle Walter.

Bref, il m’est rare de lire des romans canadiens, encore moins du Manitoba, alors j’étais plus qu’heureuse de découvrir cette plume. Katherena Vermette a énormément de talent pour créer des personnages féminins forts et multidimensionnels. Je le recommande sans hésiter.

Avez-vous d’autres romans manitobains à me conseiller?


Le Fil Rouge tient à remercier les Éditions Québec-Amérique pour le service de presse.

Le fil rouge, Le fil rouge lit, bibliothérapie, littérature, livres, les livres qui font du bien, lecture, Tout ce que j'aimais, Siri Hustvedt, Éditions Babel, Littérature étrangère, littérature américaine, Art, inspiration

Tout ce que j’aimais, ou la place de l’art chez l’humain

Trouvé à la librairie de mon école, ce livre m’a tout de suite interpellée. Un roman assez épais de 450 pages, un auteur au nom exotique pour mes oreilles (Siri Hustvedt? Dis Siri, que veut dire Hustvedt?) et une quatrième de couverture bien invitante:

« Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d’artistes ont partagé les rêves de liberté de l’époque. De l’art et de la création, ils ont fait le ciment d’une amitié qu’ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n’a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies… »

À la lecture de ce résumé, je l’ai apporté à la caisse aussitôt. Les romans longitudinaux qui s’étendent sur plusieurs années, ou même sur la vie complète des protagonistes est une de mes formes d’histoire préférées. Ainsi, j’ai l’impression de connaître mieux le pourquoi du comment des actions des personnages. On entre dans leur vie complètement, on comprend mieux leurs forces et leurs faiblesses, on a plus d’empathie… Et puis la cerise sur le gâteau: le thème principal de Tout ce que j’aimais est la place des arts dans nos vies personnelles et dans notre société, de l’art visuel à l’écriture de livres. Et tout cela d’un point de vue étalé sur une trentaine d’années. D’une manière ou d’une autre, j’allais trouver ce que je cherchais, après plusieurs lectures décevantes en 2017.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi prenant. Durant deux semaines, tous mes trajets en autobus furent ponctués des aventures de Violet, Bill, Erica et du narrateur, Leo. Ce dernier est professeur de l’Histoire de l’art à l’université et se lie très vite d’amitié avec Bill, un grand peintre et artiste visuel en devenir. Le roman est surtout centré sur leur longue amitié qui ne se dénouera jamais malgré les aléas de leur vie et leurs problèmes amoureux et familiaux respectifs.

Tout est bien dosé. Il y a de belles réflexions de la part du narrateur sur l’importance de l’art et les relations de quelconque nature sont toujours pertinentes pour la suite de l’histoire. Le rythme est bien dirigé par Hustvedt, les drames arrivent toujours par surprise et m’ont donné les larmes aux yeux de nombreuses fois, pendant que j’étais dans l’autobus. Ce roman m’a rappelée à quel point l’art change le monde et que ce n’est pas à négliger. On peut changer le monde, un coup de pinceau, une phrase à la fois.

Ce livre fait du bien et je le recommande à tous ceux et celles qui ont besoin de remonter à la surface du grand océan qu’est le manque d’inspiration, pour créer des choses qui sont importantes pour nous.

« Chaque fois qu’un artiste meurt, son oeuvre commence lentement à remplacer son corps, devenant son substitut matériel dans le monde. On n’y peut rien, je suppose. Passés d’une génération à la suivante, des objets utiles, fauteuils ou vaisselle, peuvent sembler quelques temps hantés par leurs anciens possesseurs, mais cette impression disparaît assez vite sous leur fonction pratique. L’art, dans son inutilité, résiste à l’incorporation dans le quotidien et, s’il a le moindre pouvoir, il paraît respirer la vie de la personne qui l’a crée. » p.318

Et vous, quel est le livre en 2017 qui vous a donné l’inspiration qui vous manquait pour vos projets?

 

Gregory David Roberts, The mountain shadow, Shantaram, Grove Press, Inde, Bombay, le fil rouge, le fil rouge lit, livres qui font du bien, bibliothérapie, livre sur l'Inde

The Mountain Shadow : s’enraciner dans le tourbillon de Bombay

Me voilà de retour en Inde : physiquement et littérairement. Assise dans un restaurant de Bombay à la clientèle agitée, je lis The Mountain Shadow, la suite du récit Shantaram de Gregory David Roberts. Pendant que je mange un curry, dehors, des feux d’artifice explosent au milieu de la rue. Dans ce chaos coloré, humains, chèvres et chiens se partagent le trottoir pour assister à la scène.

Même si la mégapole indienne me semble plus belle que New Delhi, elle n’en demeure pas moins difficile à apprivoiser. À vrai dire, elle m’étourdit un peu. Heureusement que mon livre, lui, m’apaise.

Greggory David Roberts, The mountain shadow, Shantaram, Grove Press, Inde, Bombay, le fil rouge, le fil rouge lit, livres qui font du bien, littérature étrangère, bibliothérapie, livre sur l'Inde

Des criminels et des philosophes

Il y a quelque chose d’absolument réconfortant dans le fait de retrouver des personnages que l’on connaît dans de nouveaux contextes. Un peu comme retourner dans une ville jadis visitée. Dans cette suite, Lin, fugitif australien en sol indien, côtoie ceux qui constituent pour lui le visage de Bombay. On pourrait qualifier son entourage de famille de réfugiés à qui les mots père et fils font mal : des exilés de force et des exilés du cœur.

À ces personnages excentriques, grandioses et malheureux, se joignent des nouveaux tout aussi grands que nature. Dennis, le sleeping baba, plongé dans une transe depuis deux ans et Concannon, l’homme de main irlandais, représentent des facettes du quotidien de Lin. Ces vies, aussi diverses qu’extrêmes, symbolisent un arbre de choix auquel le protagoniste fait face. En effet, celui-ci est constamment amené à trouver sa limite et son équilibre. Dépendance et violence se présentent brusquement sur son parcours et troublent sa quête d’une vie où il pourrait se permettre de guérir et de se reconstruire.

Si l’on peut dire que ce deuxième livre est moins tumultueux que Shantaram, il s’avère plus empreint de philosophie et d’humour. Idriss, un sage habitant aux confins d’une montagne, campe le rôle de guide spirituel pour Lin et le place devant les conséquences de son implication avec la mafia de Bombay. Parce qu’il est en retrait de la ville, le philosophe permet une vue d’ensemble et un détachement de tous ces casse-têtes criminels. Il pose les questions essentielles, celles trop souvent reléguées à l’oubli dans la course perpétuelle du protagoniste.

L’Inde, pays de l’amour

Même si à première vue The Mountain Shadow semble surtout un récit d’aventures et de crimes, c’est l’amour qui fait tenir le tout. Dans son premier roman, Roberts a écrit que malgré les apparences, les Indiens savaient s’aimer comme peu de peuples réussissent à le faire. Vivre à plus d’un milliard sur un territoire demande une dose quotidienne d’amour difficile à s’imaginer. Selon lui, si l’on remplaçait les Indiens par toute autre nationalité, le pays serait sans doute à feu et à sang.

En décidant de faire de Bombay sa terre d’accueil, Lin adopte cette façon de vivre : l’amour est ce qui motive toutes ses actions. Et même s’il est parfois brimé dans son parcours, il apprend à placer celui-ci au centre de ses priorités : le reste suivra. Si cela était moins présent dans Shantaram, ou il était davantage question d’apprivoiser l’Inde et de trouver sa place, The Mountain Shadow permet la pleine expression de cet aspect : Lin aime une femme et une ville, et c’est ce qui le maintient en vie.

Gregory David Roberts, The mountain shadow, Shantaram, Grove Press, Inde, littérature étrangère, livre sur l'Inde, bibliothérapie, livres qui font du bien, le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, littérature

Marine Drive, Bombay

Des pages de Roberts jusqu’aux rues de Bombay

La série Shantaram est l’une de celle qui a le don d’ajouter une touche d’imaginaire à un lieu bien réel. Parce que ces deux livres contiennent des éléments autobiographiques, ils nous donnent l’impression que l’on pourrait croiser ces personnages à tout moment. Assise au Leopold café, je m’attends à y apercevoir Didier, le mafieux français, aussi romantique que distingué. Lorsque je sors pour marcher sur Marine Drive, les histoires de Roberts me remplissent la tête. Je me sens spectatrice de son univers littéraire.

En prenant bien le temps de la visiter, je crois comprendre pourquoi avoir choisi Bombay : elle s’adonne parfaitement à la littérature. De par sa vivacité et son esprit, elle a fait écrire deux énormes briques de 1000 pages à Gregory David Roberts. Malgré leur longueur, celles-ci s’avèrent de vraies page turner, elles nous emportent dans le tourbillon de Bombay. Et tranquillement, alors que je commence à m’installer, la ville m’inspire à mon tour et me fait noircir mes cahiers.

C’est en écrivant que je réalise à quel point mon retour en Inde m’a prise par surprise. J’avais oublié la frénésie et les défis qui viennent avec le pays. Tranquillement, je me laisse à nouveau charmer par les scènes cocasses du quotidien et je réapprends la dangereuse danse qui permet de se faufiler au milieu du trafic. Compressée à l’extrême dans un train de ville, ma main sur l’épaule du voisin, je trouve du répit entre les pages du livre The Mountain Shadow.

Et vous, avez-vous déjà apprivoisé un lieu avec la littérature? 

EnregistrerEnregistrer

Les résolutions littéraires des fileuses pour 2018, résolutions littéraires, défi littéraire, le fil rouge, le fil rouge lit, les livres qui font du bien, le pouvoir des livres, rituel de lecture, lire mais lire, résolution, 2018, nouvelle année,

Les résolutions littéraires des fileuses pour 2018

Ariane
– Malgré le fait que je recommence à travailler à temps plein en janvier, je ne veux pas perdre l’habitude de lire quotidiennement.

– Je veux continuer à choisir mes lectures « instinctivement » au lieu de me fier aux critiques ou aux modes.

Marjorie
-Augmenter mon nombre de lecture durant l’année. J’ai réussi – avec de l’avance- mon défi 2017 sur Goodreads qui était de 80 livres, mais je sais très bien que j’ai passé quelques moments sans lire durant l’année alors je sais que je peux lire plus. Pas que ce soit une compétition, mais c’est plutôt une question de mieux intégrer la lecture dans ma routine de tous les jours.

– Alterner mes lectures entre lectures pour Le fil rouge et lectures pour le simple plaisir (quoi que les deux sont un plaisir) simplement pour ne pas toujours associer la lecture au travail, perdre le plaisir de lire et voir la lecture comme une « obligation ».

– Comme l’an passé, je veux encore lire plus d’essais, plus de livres sur la créativité et toujours un peu plus sortir de ma zone de confort littéraire; donc un peu plus de poésie puisque c’est ce avec quoi je suis le moins familière.

Carolyne Ménard
Lire plus d’essais. Écrire, écrire, écrire.

Alexandra Truchot
Je vais me répéter car je n’ai pas réussi à tenir ma résolution en 2017 : j’aimerais prendre plus l’habitude d’aller à la bibliothèque. Ça serait mieux pour mon portefeuille. On dirait que des fois, je lis moins car je ne veux pas trop dépenser. Ça n’arriverait pas si j’allais plus souvent à la bibliothèque. Mais par paresse, je vais plus souvent dans une librairie. Bref, j’aimerais changer ça pour 2018!

Marie Anne Bérard
– Quand un livre est vraiment inintéressant, je ne dois plus me forcer à le lire jusqu’au bout.
– Maintenir mon rythme de lecture (20 à 30 livres par année), tout en essayant de lire plus sur mon domaine d’étude.

Frédérique
Résolution quelque peu contradictoire… J’aimerais toucher à des livres sur les marginalités et en même temps, m’attarder sur les livres abordant le quotidien. Tout cela est évidemment très prometteur pour enrichir mon expérience dans le monde et mes relations avec les autres.

Marion
On le dit beaucoup, mais dans mon cas, je ne le fais plus très souvent : je souhaite prendre plus de temps pour lire dans mon quotidien, et particulièrement le soir, avant de me coucher, moment où la fatigue et la paresse me pressent surtout, en ce moment, à m’endormir directement. Rien de mieux pour décrocher de sa journée et pour enrichir ses moments de pause que de plonger dans un roman. J’ai tendance à surestimer l’énergie que ça va me prendre en concentration, alors que ce que j’en retire est encore plus satisfaisant. Aussi, je souhaite lire plus d’ouvrages critiques et théoriques pour le fun. On s’entend, je lis déjà beaucoup de livres de ce genre dans le cadre de mes études. Cependant, j’ai envie de le faire pour des sujets qui m’intéressent et non plus juste pour des raisons académiques. Je crois qu’il peut être très enrichissant et libérateur de s’informer sur un sujet et d’acquérir des connaissances alors que la seule chose qui nous pousse à nous y intéresser est notre envie d’en savoir plus. Des exemples?
J’ai envie de creuser mes connaissances sur le véganisme et sur les différents débats qui entourent ce mode de vie (environnement, spécisme, etc.).

Aussi, j’ai envie de lire beaucoup sur la littérature jeunesse et les héroïnes féminines (Isabelle Smadja, etc.).

Finalement, j’ai envie d’en savoir plus sur des personnages à la fois historiques et littéraires ou culturels, comme par exemple, Pocahontas. Je suis récemment tombée sur une thèse de doctorat publiée sur les fondements historiques de son histoire, et j’ai adoré la lire.

Karina
Pour 2018, je voudrais vraiment moins consommer… Je constate que je mets beaucoup de mon budget dans l’achat de livres. Cet été, je me suis enfin procuré ma carte de bibliothèque et je compte bien l’utiliser. J’ai autour de moi des personnes qui lisent; je ferai donc acte de patience et j’emprunterai des livres. Il est certain que je souhaite toujours avoir la plus grosse bibliothèque, mais je crois qu’il serait bien que je lise ceux que je me suis déjà procurés! Pour cela, je continuerai à me faire des « challenges » littéraires (exemple : lire 52 livres dans l’année, etc.).

Kym
En 2018, je veux ouvrir mes horizons et lire davantage de littérature non occidentale. Je souhaite aussi inclure l’écriture personnelle à ma routine matinale quotidienne. Enfin, j’aimerais garder plus de traces de mes lectures en tenant un journal de lecture.

Marianne C Cossette
– Je souhaite donner une plume à ma nouvelle voix, et me battre (ou combattre…) pour prendre un temps chaque jour afin de me laisser l’espace de créer.

Caroline Lafleur
– 
Écrire tous les jours.
– Lire un livre par semaine.
– Lire plus de poésie.

Martine
Comme défi pour 2018, j’ai envie de remettre l’écriture à ma routine, tel un rituel. En fin d’année, principalement avec le #NaNoWriMo j’ai pris conscience de tout le bonheur que cela m’apportait d’écrire, alors je voudrais davantage m’y investir. Que ce soit en terminant le roman que j’ai commencé en novembre, en écrivant plus souvent dans mon journal intime, ou en continuant ma bonne habitude de noter une chose pour laquelle je ressens de la gratitude chaque soir.

Je souhaite aussi continuer à lire des essais sur des sujets qui m’intéressent de plus en plus; l’écoféminisme (et le féminisme en général), le véganisme, la naturopathie ainsi que la sociologie. Davantage varier mes lectures : roman, essai, poésie, bd, jeunesse, aussi!

Tenir mes bonnes résolutions de 2017 aussi; lire une heure par jour et tenir à jour mon compte Goodreads.

Roxanne
Au début de 2017, je voyais les gens commencer le défi 52 livres en un an avec les hashtags et tout, et je me disais « ben voyons, un livre par semaine ça peut pas être si difficile! ». Pourtant, je me suis seulement rendue dans la trentaine de livres lus cette année. J’aimerais donc réussir le défi #52livres2018. Je me motive en écrivant chaque livre lu dans un carnet, en plus c’est vraiment intéressant de relire tous les titres à la fin des douze mois, parfois il y en a qu’on a oublié!

Charlotte
1. Devenir collaboratrice pour un blogue (celle-là s’est réalisée un peu plus tôt 😉)
2. Lire un de mes poèmes en public
3. Finir d’écrire mon livre
4. Essayer d’arrêter d’acheter de nouveaux livres quand j’en ai 675 à lire chez moi

Virginie
Je suis une lectrice compulsive, à la limite du FOMO. Le club de lecture et maintenant ma participation au Fil rouge m’ont fait comprendre que le livre ne s’arrête pas au point final, mais continue au-delà, dans l’intériorisation de son contenu et le partage de sa lecture avec autrui. Ma résolution pour 2018 est donc de ralentir mon rythme de lecture, pour prendre le temps de m’interroger sur ce que j’ai compris du livre, ce qui m’a touchée, ce qui m’a dérangée, mais surtout, ce que je souhaite en garder.

Louba-Christina
Mes résolutions pour 2018: je souhaite continuer de prendre plaisir à lire des romans, de la poésie, de l’essai. Je souhaite découvrir encore des nouvelles voix ou redécouvrir des voix connues. Je souhaite écrire, écrire, écrire encore et encore et partager mon écriture, mes pensées, mes idées, mes images, mon univers par la poésie, les réflexions, le roman (toujours en cours), la nouvelle, les articles, etc. etc. J’aimerais assister à davantage de soirées littéraires parce que je sais comment ça m’anime le ventre et le cœur. Pour 2018, je souhaite tomber amoureuse de textes, de voix, de mots, de musicalité, de livres, d’auteurs et d’auteures. Je souhaite, pour terminer, voir le monde littéraire se décloisonner et s’ouvrir sur et pour tout le monde (plus de livres dans les mains des gens et des humains et humaines de plus en plus jeunes et passionnés).

Myriam
1. J’aimerais lire, une fois par mois, un livre d’un auteur homme ou femme venant d’un pays étranger, particulièrement d’un pays dont en entend rarement parler de la culture littéraire (ou dont j’entends peu parler).

Voici donc la liste de pays que j’ai choisi d’explorer pour l’année 2018 :
– la Syrie (Asie)
– l’Afghanistan (Asie)
– le Bangladesh (Asie)
– le Laos (Asie)
– la Papouasie-Nouvelle-Guinée (Océanie)
– le Pérou (Amérique du Sud)
– l’Uruguay (Amérique du Sud)
– le Mali (Afrique)
– le Kenya (Afrique)
– la Lituanie (Europe)
– la Roumanie (Europe)
– le Danemark (Europe)

2. Ma deuxième résolution vise à m’ouvrir davantage aux bandes dessinées. J’ai très peu lu de bandes dessinées dans ma vie et j’aimerais en connaître plus sur ce type de littérature!

honte, snob, texte collaboratif, préjugés, préjugés littéraires, snobisme, discussion, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien

Orgueil et préjugés… littéraires!

J’ai toujours adoré lire et, jusqu’à la fin de l’adolescence, je choisissais mes lectures de manière aléatoire ; je parcourais les rayons des librairies et me laissais attirer par un titre accrocheur ou encore par une couverture de couleur vive. Par contre, avec le temps, j’ai fini par développer (et j’ai TRÈS HONTE de vous en parler) une sorte de snobisme littéraire. 

Au cégep comme à l’université, j’ai étudié en lettres. Je ne sais pas si c’est une bonne excuse en soi, mais je suis vite devenue snob vis-à-vis certains styles de littérature que je qualifiais de «moindre». Par exemple, ma pauvre mère (qui a d’ailleurs également étudié en littérature et a lu UNE TONNE de grands classiques) a eue une phase où elle ne lisait presque que des romans policiers… et je me permettais de lui passer des commentaires acerbes sur ses lectures. (Allô maman, vraiment désolée!) 

honte, snob, texte collaboratif, préjugés, préjugés littéraires, snobisme, discussion, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien

Mais le plus grave dans tout ça, c’est que je me suis tenue loin pendant des années de certains styles littéraires que j’avais pourtant affectionnés «dans ma jeunesse», tels que les romans d’horreur ou même certains auteurs dits «à l’eau de rose» comme Alexandre Jardin, Marc Lévy ou Guillaume Musso.

Depuis près d’un an, on pourrait dire que je suis en réadaptation littéraire ; je réapprends à lire instinctivement ce qui me tente sans me soucier de ce qu’en pensent les gens. Honnêtement, je me sens RIDICULE d’avoir fait attention à ce jeu d’apparences.

honte, snob, texte collaboratif, préjugés, préjugés littéraires, snobisme, discussion, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien

Après avoir réfléchi à tout ça, j’ai posé la question suivante aux collaboratrices du Fil Rouge : y-a-t’il un ou des livre.s dont vous avez repoussé la lecture par snobisme… mais que vous avez fini par lire et apprécier? 

Voici leurs réponses ;

Sabrina

De mon côté, je pourrais te parler de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas…

Je me méfie toujours des titres à rallonge. Je ne sais pas pourquoi. J’ai toujours l’impression que l’auteur ne sait pas quoi mettre et qu’il tire donc au hasard une phrase de son chapeau. Mon regard n’accroche pas et en général, je passe mon chemin. Et puis là, posé sur l’étalage des « Nouveautés » d’une petite librairie parisienne, cette couverture jaune et bleue, Ikea, ça me rebutait vraiment! Ce jaune me dérangeait… trop…

 Alors je l’ai acheté. Pour en avoir le cœur net. Et puis je l’ai lu…

 …et j’ai passé un des meilleurs moments de lecture! Hilarant, cocasse, juste et attachant. Le personnage, Ajatashatru Lavash Patel, se retrouve accidentellement coincé dans une armoire alors qu’il était venu chez Ikea dans le but de magasiner un lit à clous « Kisifrotsipik » et se voit propulsé malgré lui d’un pays à l’autre au gré des livraisons à vivre de drôles d’aventures.

Depuis, je suis toujours mon instinct et je me laisse davantage surprendre par les titres à rallonge 😉

 Camille

Moi j’ai honte de dire que j’ai lu Lèche-vitrine, de Sarah-Maude Beauchesne. J’crois que c’est -comme d’autres l’ont dit- parce que ça s’adresse plutôt à des ados, à prime abord. Sauf qu’en le lisant, j’ai réalisé que c’était bien écrit, léger… et que ce que vivent les «ados» ressemble parfois à ce qu’on vit en tant que «jeune adulte» ! D’ailleurs, l’auteure a pas mal notre âge donc, quelque part, je me suis sentie rejointe par ses propos..

 Andréanne

Il y a aussi les livres qu’on a honte d’avoir aimé, je trouve. Je suis très fan d’Anna Gavalda et de Katherine Pancol pour leurs histoires qui se passent en France et qui sont très bonnes pour le moral, à mon avis. Mais je n’en parle pas habituellement parce que ça ne fait pas très sérieux.

 Laurence

De la littérature jeunesse en général! Il y a certaines personnes qui vont refuser d’en lire car elles ne sont pas dans cette branche d’âge. Personnellement j’adore ça, mais je connais des personnes qui ne voudront pas en lire car c’est trop enfantin.

Martine

J’ai longtemps – et parfois encore- eu honte de lire des faits vécus, des témoignages, des biographies. Ce sont des lectures qui me divertissent et m’inspirent, j’ai toujours aimé entendre les gens parler de leur vécu et c’est un peu ce que je retrouve dans ces lectures-là. Par exemple, j’ai beaucoup aimé lire le livre de Danièle Henkel, Quand l’intuition trace la route. J’ai aussi eu honte de lire des livres plus spirituels et de «self help». Quand j’étais libraire, je riais même des gens qui achetaient ce genre de livres. Cette année, j’ai lu The Universe has your back : How to transform fear to faith de Gabrielle Bernstein et j’avoue que je me jugeais presque… Heureusement, ça ne m’empêche plus de suivre mon intuition (comme me l’a appris Danièle Henkel 😉 ) et d’oser lire ce qui me parle vraiment!

 Joëlle

Moi j’avais un gros préjugé face à la science-fiction. J’ai toujours boudé ce genre. En gros, je pensais que ça se limitait à l’intelligence artificielle, les manipulations génétiques et les voyages dans l’espace. C’est en lisant le Petit guide de la science-fiction québécoise que j’ai découvert que j’en lisais tout plein sans savoir que c’était de la science-fiction! Et même que certains de mes livres préférés en sont! 

 honte, snob, texte collaboratif, préjugés, préjugés littéraires, snobisme, discussion, le fil rouge, le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien

Et vous, est-ce que ça vous est déjà arrivé de repousser un livre, un auteur ou un genre littéraire par préjugé ou par honte? On veut savoir!

EnregistrerEnregistrer

Les coups de coeur littéraires 2017 des fileuses

Carolyne 
Les possibles du féminisme: agir sans « nous », de Diane Lamoureux
Les luttes fécondes, de Catherine Dorion
Éva Circé-Côté, libre-penseuse, 1871-1949, d’Andrée Lévesque
Borderline, de Marie-Sissi Labrèche
Matricide, de Katherine Raymond

Marjorie
L’imparfaite amitié que j’ai lu presque d’une traite et qui a résonné profondément en moi, sans que je sache vraiment pourquoi. J’ai adoré la plume et les réflexions de Mylène Bouchard.

Les luttes fécondes, essai d’atelier 10 qui est arrivé dans ma vie au bon moment.

Le monde est à toi de Martine Delvaux. Je ne sais quoi dire d’autre que c’était une magnifique lecture, douce et forte à la fois.

Et, en rafale, je dirais aussi, Futur sex de Emilie Witt, The mother of all questions de Rebecca Solnit et tous les livres que nous avons mis dans les 12 derniers coffrets, bien sûr! 🙂

Ariane
 Comme une chaleur de feu de camp, d’Amélie Panneton
Tortues à l’infini, de John Green
The Sun & her flowers, de Rupi Kaur
Daniil et Vanya, de Marie-Hélène Larochelle
– Romance Moderne, de Aziz Ansari

Alexandra Truchot
Le plongeur de Stéphane Larue : OMG, j’ai tellement aimé ce livre. J’ai longtemps travaillé dans l’univers de la restauration et ça m’a rappelé tant de souvenirs. Je suis triste que le livre ne soit pas plus gros (et il fait quand même 600 pages ahah!)

La saga L’amie prodigieuse de Elena Ferrante. Au début, j’ai eu du mal à accrocher, je me mélangeais dans les personnages. Mais après, je ne pouvais plus arrêter et je n’ai pas été capable d’attendre que le tome 3 sorte en livre de poche, je l’ai acheté tout de suite malgré son prix.

L’année noire de Jean-Simon Desrochers. 🙂 Bon, les 2 chroniques que j’ai rédigées expliquent bien pour pourquoi ! Mon amour pour Jean-Simon Desrochers n’est pas très objectif.

Marie Anne Bérard
Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders
Andromaque, de Racine
Tout ce que j’aimais, de Siri Hustvedt
La voleuse de livre, de Markus Zusak
Soie, d’Alessandro Baricco

Frédérique
Nos plumes comme des armes, édité par Elisabeth Massicolli (les images – wow- et les poèmes sont touchants)

La vie tranquille, de Marguerite Duras : sur la vie d’une petite famille, très prenant.

Chanson douce, de Leïla Slimani

Si c’est un homme, de Primo Levi. Le témoignage révélateur et profondément troublant d’un survivant de l’Holocauste.

Marion
Je conseille sans hésiter Les désordres amoureux de Marie Demers qui se lit d’une traite et qui donne à voir de manière très lucide, par une écriture maitrisée, les relations amoureuses, les échecs et les questionnements qui l’entourent. Je l’ai adoré et je trouve que, dans son genre, il ne se compare à rien de ce que j’ai lu.

Je conseille aussi L’assassin royal (de Robin Hobb) pour qui a envie d’une saga fantastique vraiment bonne dans laquelle plonger pendant les fêtes ou les mois froids de janvier.

Karina :
Partir de rien, de Maude Nepveu-Villeneuve
Culottées 2, de Pénélope Bagieu
Wonder, de R.J. Palacio
Abattre la bête, de David Goudreault
L’embaumeur, de Anne-Renée Caillé
Vil et misérable, de Samuel Cantin
Le seigneur de Saint-Rock, de Valmo et F. Desharnais
L’esprit du camp 1, de CAB et Falardeau
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee
La princesse qui voulait devenir généralede Sophie Bienvenu et Camille Pomerlo

Kym
De mon côté, 2017 a été une année mouvementée à plusieurs égards, mais les derniers mois ont été l’occasion de reconnecter doucement avec le bonheur de la lecture. J’ai donc lu peu, et encore moins de parutions récentes, mais quelques ouvrages m’ont tout de même marquée:
I love Dick, de Chris Kraus
Le grand marin, de Catherine Poulain
Bad Feminist, de Roxane Gay
Révolution fermentation, de Sébastien Bureau et David Côté

Marianne C Cossette
-Le poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin
-Walden, de Henry David-Thoreau
-La femme qui fuit, d’Anaïs Barbeau-Lavalette
Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estés
-L’imparfaite amitié, de Mylène Bouchard
-L’insoutenable légèreté de l’être, de Milan Kundera
-La vie habitable, de Véronique Côté

Caroline Lafleur
Le jeu de la musique, Stéphanie Clermont
Les groseilles de novembre, de Andrus Kivirähk
Le domaine des murmures, de Carole Martinez
Nous sommes bien seules, de Julie Bosman
Femme de la préhistoire, de Claudine Cohen
Déterrer les os, de Fanie Demeule

Martine :

2017 a été une magnifique et douce année niveau littéraire, j’ai lu beaucoup et tant de belles choses. J’ai réussi à faire un top 5 de mes coups de coeur, mais ça aurait pu être un top 12.

La détresse et l’enchantement, Gabrielle Roy ; ma première lecture de l’année qui a mené l’entièreté de 2017. J’ai rarement lu un texte aussi beau et lu une femme autant inspirante que Gabrielle Roy. Je me réserve d’ailleurs la suite, Le temps qui m’a manqué, comme première lecture de 2018.

Le monde est à toi, Martine Delvaux ; un texte merveilleux qui aborde féminisme et amour avec tant de beauté. Un incontournable pour conjuguer amour et féminisme que vous soyez mère ou pas.

Une année à la campagne, Sue Hubbell ; un témoignage envoutant que j’ai lu, tendrement, me délectant de chaque page. Un roman qui donne envie de nature, de paix et de calme, des thèmes qui me rejoignent de plus en plus.

Moi aussi je voulais l’emporter, Julie Delporte ; un roman graphique d’une artiste que j’adore. Cette lecture donne envie de voyager, de créer, de savourer sa solitude, de croire en soi, de s’inspirer des modèles positifs qui nous entourent.

Planète végane, Ophélie Véron ; j’en ai parlé longuement dans cet article, mais cette lecture (et quelques autres à ce sujet) m’a ouvert les yeux et m’a sensibilisée. Elle m’a aussi donné envie d’une vie empreinte de plus de compassion.

Roxanne K

Roman : De bois debout, de Jean-François Caron, La Peuplade.

Roman graphique : Le meilleur a été découvert loin d’ici, de Mélodie Vachon Boucher, Mécanique générale.

Essai : Dictionnaire critique du sexisme linguistique, d’un collectif sous la direction de Suzanne Zaccour et Michaël Lessard, Somme toute.

Charlotte
1. L’histoire de l’amour, de Nicole Krauss
2. L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, de Haruki Murakami
3. Charlotte, de David Foenkinos
4. Ça, de Stephen King
5. Attentat, d’Amélie Nothomb

Louba-Christina
Les luttes fécondes, de Catherine Dorion
Le jeu de la musique, de Stéfanie Clermont
Moi aussi je voulais l’emporter, de Julie Delporte
L’éloge de la fragilité, de Pierre Bertrand
Le choc amoureux, de Francesco Alberoni
Les repentirs, de Marc Séguin
Jean-Christophe Réhel pour sa poésie
François Guerrette pour sa poésie
Un merci gargantuesque pour tout ce que vous m’avez permis de vivre avec vos mots, vous résonnerez encore longtemps dans ma vie.

Virginie
 La langue rapaillée et La langue affranchie,  de Anne-Marie Beaudoin-Bégin
Au péril de la mer de Dominique Fortier
Je ne sais pas penser ma mort de Marisol Drouin
La femme tombée du ciel de Thomas King
La série The Expanse (3 tomes pour le moment) de James A. Corey
Le cycle Malaussène, de Daniel Pennac

Myriam
Mon coup de coeur en 2017 a été de découvrir l’oeuvre littéraire de David Goudreault à travers sa trilogie poignante, drôle et complètement déroutante: La bête à sa mèreLa bête et sa cage et Abattre la bête. 

 

Et vous, quels ont été vos coups de coeur en 2017?

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

manga, les fleurs du mal, nuisible, le mari de mon frère, seinen, shonen, japon, le fil rouge lit, les livres qui font du bien

3 suggestions de séries manga à découvrir

Quand je suis en panne de lecture, que ma capacité d’attention me fait défaut et que les romans me semblent être des projets interminables, lire un manga est un excellent remède à mes maux de lectrice. Puisqu’il se lit rapidement et qu’il ne m’épuise pas mentalement, il me fait du bien et ma motivation à lire se réactive comme par magie ! Il m’est donc venu à l’idée de vous proposer trois séries manga différentes, qui m’ont toutes permis de m’évader et de continuer à lire.

Le mari de mon frère, Gengoroh Tagame

Yaichi habite seul avec sa fille Kana. Un jour, un homme se présente à lui comme étant le mari de son frère jumeau qui a refait sa vie au Canada et qui est maintenant décédé. Il héberge donc Mike, son beau-frère venu d’Amérique du Nord pour découvrir le Japon, le pays qui a vu grandir son défunt frère. Vivant dans un pays où le mariage entre personnes de même sexe n’est pas encore légalisé, Yaichi, marqué par des préjugés homophobes, ouvrira tranquillement son esprit, aidé par sa jeune fille Kana, en découvrant le mari de son frère. Les questions pertinentes de sa fille lui feront réaliser que ses inquiétudes par rapport à l’homosexualité proviennent de sa propre ignorance. Yaichi a des réactions douteuses qui peuvent lui donner l’image d’un imbécile. Mais puisque ses réactions et ses réflexions se font en douceur, on aura tendance à s’attacher tout de même au personnage. le mari de mon frère 1

Quelques pages ont un contenu clairement éducatif; ces passages, où Mike s’adresse directement au lecteur, informent à propos de la culture gai et ce, sans ton moralisateur.  Les personnages sont attachants, en particulier la petite Kana, intelligente et pleine de vie ainsi que son oncle Mike, un homme doté d’une touchante sensibilité. En plus du thème de l’homosexualité, le deuil et les liens familiaux sont au cœur du récit. Les illustrations sont très lisses, mais facilitent la lecture par leur simplicité. L’histoire est très sobre, sans rebondissements. C’est une lecture qui fait du bien, en toute simplicité.

 

Les fleurs du mal, Shuzo Oshimi

Sawa surprend Takao à voler les vêtements de gymnastique de la fille qui fait battre son cœur. Elle menace alors Takao de dévoiler qu’il est un pervers en brisant son secret. (Le crime de Takao peut vous paraître banal, mais il faut penser qu’au Japon, la réputation est extrêmement importante et peut être facilement détruite.) L’adolescent devient vite sous l’emprise de Kawa, une jeune fille pour le moins marginale, qui lui fera du chantage et le poussera à l’autodestruction morale en lui imposant des défis à relever qui prouveront sa vraie nature perverse. S’il est terrorisé par Kawa et rongé par la culpabilité, il prendra rapidement goût à la déviance, laissant place à ses pulsions. les fleurs du mal 1

Comme vous devez vous en douter, le titre fait référence à l’ouvrage de Baudelaire et qui fascine le personnage principal, un adolescent s’évadant par la lecture. Dans ce thriller psychologique, l’auteur réussi à créer une ambiance malsaine et intrigante, créant une tension tout au long de la trame narrative. Kawa, l’adolescente solitaire et atypique par sa vulgarité, est entourée d’une aura de mystère qui donne envie d’en connaître davantage sur son histoire.  Takao, le jeune lycéen plutôt quelconque, réservé et mal dans sa peau, captivera par sa facilité à se laisser manipuler par Kawa et par sa descente vers la déviance. Les illustrations des décors -inspirées par des lieux que l’auteur a lui-même côtoyés- sont très travaillées par rapport aux visages des personnages. Ce manque d’uniformité m’a un peu agacée, mais cela n’a pas gêné ma lecture, qui fut très prenante.

 

Nuisible, Satomi Yù, Hokazono Masaya

Depuis quelques temps, Ryoichi fait des cauchemars morbides mettant en scène un monstre cannibale caché sous les traits d’une jeune fille à la beauté ensorcelante. Quand une nouvelle élève arrive dans sa classe, Ryoichi est sous le choc; elle ressemble trait pour trait à la toute aussi séduisante que dangereuse jeune fille de ses cauchemars. Alors que le thermomètre monte étrangement à Tokyo, les insectes s’en prennent soudainement agressivement aux chiens et aux chats.nuisible1

Ce manga est un habile mélange d’horreur, de fantastique, de romance, de suspense et d’enquête.  J’ai eu un coup de foudre pour la jolie couverture ainsi que le côté un peu brouillon (et macabre!) des illustrations. Dans cette courte série en trois tomes, l’intrigue se déroule rapidement, sans longueurs; idéal pour ceux et celles voulant essayer le genre.

 

 

Selon vous, quelles sont les meilleures séries manga à découvrir afin de convaincre les plus sceptiques ?

EnregistrerEnregistrer

Savoir compter de Marianne Dansereau

Si vous avez consulté les critiques au sujet de la pièce Savoir compter de Marianne Dansereau présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vous en avez peut-être lu  quelques-unes défavorables. Par contre, il faut toujours se rappeler que le théâtre, l’art et les goûts en général sont subjectifs. Je n’ai donc pas laissé ces critiques influencer ma pensée avant de me rendre à la salle, et finalement j’ai adoré mon expérience. Je vous partage donc ma soirée au théâtre en espérant vous faire vivre ce que j’ai vécu.

Premièrement, il faut mentionner que j’avais, outre les critiques, un parti pris pour Marianne Dansereau, cette jeune auteure dramaturgique qui a également écrit la pièce Hamster. Je l’ai découverte dans mon cours de dramaturgie québécoise et elle m’a permis de rendre un travail de fin de session agréable. Dans ce même cours, j’ai également pu lire la pièce Savoir compter et j’ai tout simplement adoré, j’avais très hâte de vivre l’expérience théâtrale.

L’arrivée

Lorsque je suis arrivée au théâtre, je me suis dirigée vers la petite salle, la salle Jean-Claude-Germain. Dès le départ, je suis charmée, j’adore les petites salles de théâtre, je les trouve plus cozy et j’aime le rapprochement qu’elles offrent avec les acteurs. Dès que je m’assois dans la deuxième rangée, je remarque la scène qui semble très large et courte, le fond est près, donc la scène n’offre aucune profondeur, déjà je me dis : il n’y aura pas beaucoup de déplacements et de mouvements lors du spectacle. Ensuite, j’aime regarder ceux qui habitent le public avec moi et j’y aperçois des gens de toutes les branches d’âge, un public très diversifié. Les lumières s’éteignent et le spectacle peut enfin commencer.

Le spectacle

Pour l’avoir lu avant, je connais bien le sujet et les surprises de la pièce, je sais qu’elle offre un contenu très sexuel, même un peu trash. En fait, cette pièce porte sur un sujet tabou, tel que l’inceste, il est important de comprendre qu’à travers la pièce, ce que l’auteure veut démontrer n’est pas que c’est acceptable, mais plutôt comment le sujet est perçu. La misogynie et le harcèlement sont trop accepté, tandis que l’inceste encore refusé, pourtant ce sont deux actes complètement abjectes. c’est plus une observation sur le bon et mauvais perçu par l’humain.

Elle met en scène la fille qui se demande combien, la femme qui a de la misère avec son forfait Illico, l’homme qui dit : « quand c’est rose, c’est beau! », la fille qui compte sur ses doigts, le gars qui a arrêté de calculer, le gars de chez Vidéotron qui cruise des filles en file au McDo et Q-Tips. Ces sept personnages sont placés chacun devant un ruban de papier rappelant un clavier de piano, peint de couleurs vives. Il est important de créer des associations avec les couleurs, car elles offrent des indices sur la nature des personnages. Donc, la pièce commence dans une longue tirade du gars de chez Vidéotron qui cruise des filles en file au McDo qui cruise une fille en file au McDo. Son « cruisage » est intense, sexiste et dégueulasse, le genre de « cruisage » que chaque fille a déjà vécu contre son gré. Il y a forcément un élément de dénonciation dans l’écriture de l’auteure, mais elle joue si bien avec ses sujets qu’elle les rend plus « acceptables ». On rit lors de cette première scène; le gars est tellement pathétique.

Ensuite, s’enchaînent plusieurs scènes des différents personnages féminins chez le gynécologue (l’homme qui dit : « quand c’est rose, c’est beau! »). Elles sont habilement jouées par les acteurs et sont hilarantes. Il y a la fille qui se demande combien qui a peur d’attraper une ITS sur la bol de toilette du bar où elle boit toujours un peu trop; il y a la femme qui a de la misère avec son forfait Illico qui est convaincue d’avoir attrapé une maladie après une relation sexuelle non protégée avec le gars de chez Vidéotron qui cruise des filles en file au McDo une heure après l’acte; il y a la fille qui compte sur ses doigts qui veut une prescription pour la pilule contraceptive (elle n’est pas menstruée, mais vaut mieux prévenir que guérir) qui raconte ses ébats à son médecin et vient mélanger celui-ci avec une histoire de cheval. La pièce évoque des femmes qui découvrent et assument pleinement leur sexualité.

Pour ce qui est du gars qui a arrêté de calculer, il y en a long à dire à son sujet. Premièrement, il était en couple, mais est tout récemment séparé, car il a trompé sa copine qui gère mal la nouvelle; il s’est trouvé une nouvelle compagne, mais cette relation tabou et illégale lui joue dans la tête. Puis, finalement vers les trois quarts de la pièce on apprend qu’il est décédé. Donc, on a devant nous pendant plus de la moitié de la pièce un personnage mort qui occupe une place importante, mais la vérité de son statut est annoncée sur le tard, participant ainsi à la complexité de la pièce.

En plus de ces personnages loufoques aux noms originaux, il y a un narrateur déguisé en dauphin qui lit les didascalies, s’adressant directement au public. Il est assis sur une chaise sur le coin de la scène. Ce personnage a été critiqué, mais je le trouve nécessaire. Premièrement, il rappelle par son costume une discussion entre Q-Tips et le gars qui a arrêté de calculer. Deuxièmement, les didascalies de Marianne Dansereau, pour les avoir lues, sont très bien écrites et sont très drôles. Elles apportent beaucoup d’informations qui ne seraient pas nécessairement visibles vu la mise en scène minimaliste. J’ai bien aimé cet aspect qui brise le quatrième mur et permet comme il me plaît de créer une intimité avec les spectateurs.

La fin

La pièce est courte, d’une durée d’une heure environ, mais c’est une heure de pur divertissement qui passe beaucoup trop vite selon moi. Les lumières s’allument, les acteurs font leur salut plusieurs fois, le public semble comblé et non choqué malgré les sujets crus et tabous de la pièce. Je regarde mon copain qui semble satisfait également. Je suis plus que satisfaite, Marianne Dansereau m’a à nouveau éblouie.

Marianne Dansereau sait comment jouer avec ses personnages et créer des intrigues compliquées et intéressantes. De plus, j’adore l’originalité qui découle de ses textes, le nom des personnages en témoigne à merveille. Du haut de sa vingtaine, elle est une jeune dramaturge à surveiller.

Petit guide des personnages

  • Le gars de chez Vidéotron qui cruise des filles en file au McDo cruise la fille qui compte sur ses doigts.
  • L’homme qui dit : « quand c’est rose, c’est beau! » rencontre dans son cabinet la fille qui se demande combien, la femme qui a de la misère avec son forfait Illico et la fille qui compte sur ses doigts.
  • La femme qui a de la misère avec son forfait Illico a une relation sexuelle non protégée avec le gars de chez Vidéotron qui cruise des filles en file au McDo.
  • La fille qui se demande combien a laissé son chum qui l’a trompée, le gars qui a arrêté de calculer.
  • Le gars qui a arrêté de calculer, un peu après sa rupture, s’est suicidé ou est mort d’une noyade causée par un coma éthylique.
  • La femme qui a de la misère avec son forfait Illico a deux enfants : le gars qui a arrêté de calculer et la fille qui compte sur ses doigts.
  • Le gars qui a arrêté de calculer et la fille qui compte sur ses doigts couchent ensemble.
  • La fille qui compte sur ses doigts est Q-Tips, mais une Q-Tips différente, elle n’a pas le même âge, pas la même apparence physique et est sourde.

Quelle est la pièce de théâtre dont vous gardez le meilleur souvenir?

EnregistrerEnregistrer

e quartanierRetirer un terme : club de lecture le fil rouge club de lecture le fil rougeRetirer un terme : bookclub bookclubRetirer un terme : le fil rouge le fil rougeRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : littérature québécoise littérature québécoiseRetirer un terme : litt qc litt qcRetirer un terme : la dévoration des fées la dévoration des féesRetirer un terme : catherine lalonde catherine lalondeRetirer un terme : poésie poésieRetirer un terme : prose proseRetirer un terme : contes contesRetirer un terme : fées fées

Club de lecture : La dévoration des fées

samedi, 19 novembre. 

Samedi matin, il fait froid, c’est le week-end du Salon du livre. L’ambiance est certainement propice à une  discussion sur les livres.

C’est armées de nos foulards au cou – notre table, près de la porte, s’ouvre un peu trop souvent pour se découvrir complètement- qu’on s’attaque à notre livre du mois : La dévoration des fées, de Catherine Lalonde.

Avant même de se lancer dans la conversation sur cet ovni littéraire, on prend conscience du message d’un participant qui ne pourra être présent à la séance. Il a pris le temps de nous écrire un petit message avec sa propre appréciation du livre, qui résume assez bien ce que plusieurs ont pensé du livre; un mélange entre incompréhension, amour pour la langue et dégoût par moments.

Entre analyse et premier degré

Il n’en reste pas moins que les opinions sont plutôt polarisées. Alors que certaines ont eu plus de difficulté avec la prose de Lalonde, d’autres l’ont grandement appréciée. Il faut dire que la plume de l’auteure n’est pas des plus accessibles, sans pour autant être complètement inaccessible. Je pense que nous avons toutes simplement été prises de cours par le style qui nécessite une lecture lente, assidue et attentive.

« C’est un livre de 100 quelques pages qui se lit comme un roman de 500 pages » , « Un recueil de poésie déguisé en roman » sont deux commentaires ressortant. En effet, nous sommes toutes d’accord pour dire que c’est un livre qui demande une certaine concentration, pas nécessairement le compagnon idéal pour vos communes en métro.

En parlant d’analyse, nous restons toutes un peu sans voix face au travail d’analyse qu’en a fait une participante. Elle s’est appropriée le livre, l’a annoté pour mieux saisir les subtilités du langage, c’est beau à voir. Ça nous donne presque toutes l’envie d’une seconde relecture, crayon en main. C’est d’ailleurs un livre qui, dans ses espaces, laisse une grande place à l’interprétation. Ce qui ressort justement de nos conversations, c’est qu’on peut l’analyser plus techniquement, ou se laisser porter par les images et en ressortir des subtilités différentes.

Se raccrocher à la langue

S’il y a bien une chose sur laquelle on s’entend, c’est la beauté de la langue. La force de l’auteure est certainement dans cette appropriation des mots, dans ses constructions originales de phrases et ses modifications du sens et de la langue.

Au fil des discussions, on se rend compte que c’est véritablement la plume de l’auteure qui, pour nous, supporte le récit, rattache ensemble l’histoire. C’est aussi beaucoup à travers le langage même qu’on perçoit les émotions, la dureté du milieu et les liens de filiation entre les personnages.

Et le conte, lui ? 

Il est dit que ce livre se construit sur la réinvention de différents contes. Il faut bien avouer que nous ne nous sommes pas vraiment étendues sur le sujet. Bien qu’il y ait réappropriation du récit initiatique, du départ et du retour, nous ne nous sommes pas véritablement attardées à cet aspect du récit.  Si ce n’est que pour mentionner la filiation et la posture féministe de l’auteure.

 Fin surprenante 

Sans pour autant vous révéler la fin, nous nous sommes posées quelques questions sur la nécessité de celle-ci ainsi que sur notre incompréhension face au dénouement.

« Peut-être est-ce une métaphore ?  » 

« C’est une fin qui fait l’effet d’un coup de poing, était-ce vraiment nécessaire ? »

« J’ai du relire deux, trois fois parce que je ne pouvais pas croire ce que je lisais « 

Vous voyez le genre ? C’est un peu tout ça qui nous est venu en tête en lisant la fameuse page 121!

Finalement, on peut dire que La dévoration des fées est un livre qui n’a pas fait l’unanimité, bien que personne n’aurait pu dénier le talent et la beauté de la plume de Catherine Lalonde. C’est un récit qui polarise, qui vient vous chercher ou qui vous laisse de glace.

C’est aussi un récit cru et dur dont le lexique a dégouté certaines et amusé d’autres. Ce qui est sûr, c’est que c’est un livre qui aura crée de belles discussions et bien des rires, comme toujours.

Nous sommes d’ailleurs quelques unes à être restées, bien après l’heure et demi, pour parler de tout et de rien, question d’éviter le froid et de se réchauffer le coeur avec de belles connections.

 

ctualité littéraireRetirer un terme : épilogue épilogueRetirer un terme : Bibliothérapie BibliothérapieRetirer un terme : Le fil rouge Le fil rougeRetirer un terme : le fil rouge lit le fil rouge litRetirer un terme : Les Herbes rouges Les Herbes rougesRetirer un terme : les livres qui font du bien les livres qui font du bienRetirer un terme : littérature littératureRetirer un terme : livres livresRetirer un terme : plus on est de fou plus on lit plus on est de fou plus on litRetirer un terme : première impression première impressionRetirer un terme : radio radioRetirer un terme : Radio Canada Radio CanadaRetirer un terme : radio littéraire radio littéraire

4 émissions de radio littéraire à découvrir

La radio — spécialement la Première Chaîne — a, pour moi, quelque chose de réconfortant. La voix de Le Bigot sonne comme les fins de semaine de mon enfance, tout comme les rediffusions de La soirée est (encore) jeune. Les longs voyages en voiture sont aussi teintés des émissions radio de Radio-Canada. L’un ne va plus sans l’autre pour moi. C’est une habitude que j’avais quelque peu perdue au fil des années et que j’essaie de réintroduire dans mon quotidien. Pour ce faire, je mets la radio, sur mon ordinateur, tout au long de ma journée de travail. Ça tombe bien parce que l’après-midi — sur la Première Chaîne —, c’est Plus on est de fous, plus on lit!

C’est d’ailleurs en écoutant cette émission que j’ai eu l’idée d’en proposer quelques-unes parlant de littérature.

Plus on est de fous, plus on lit!, à la Première Chaîne, du lundi au vendredi de 13 h à 15 h.

Évidemment, je ne peux pas commencer avec autre chose. Cette émission est un peu une institution en termes d’actualité littéraire. Marie-Louise Arsenault y reçoit des auteur.e.s, ses chroniqueurs et chroniqueuses proposent des critiques, on touche à l’actualité culturelle sous toutes formes, et on tourne autour de la littérature pour aborder une multitude d’autres sujets.

On va se le dire, une émission quotidienne de deux heures qui tourne autour des livres, ce n’est pas rien.

Pour écouter, cliquez ici.

Les Herbes folles, CISM 89.3, le mardi de 16 h à 18 h.

Se reposer dans les Herbes folles, c’est entendre ce qui ne se voit pas. Laissez-vous porter par la douce brise métaphorique qui ondule nos quotidiens. Grâce aux mots, petites gouttelettes imagées, nous nous transformerons en oxymore à gorge déployée. Suivre les Herbes folles, c’est lire sans tenir un livre. Et par la simplicité d’une bonne musique, vos tympans s’en trouveront tout détendus.

Non seulement la description de l’émission est magnifique, mais elle fait aussi miroir à la qualité de chacun des épisodes. Vous y retrouverez des entrevues, plusieurs critiques approfondies, des animatrices et chroniqueuses intéressantes, articulées et accessibles en plus d’y écouter beaucoup de bonne musique.

Je vous invite aussi à suivre leur page Facebook qui regorge d’articles intéressants et sur laquelle vous pourrez aussi retrouver les sujets de leurs épisodes à venir.

Pour écouter, cliquez ici.

Épilogue, CKIA 88.3, le dimanche de 12 h à 13 h.

Les livres ont une voix et des oreilles 

Épilogue est un magazine littéraire radiophonique basé à Québec. On y parle d’actualité littéraire, on y fait des critiques et, comme pour Les Herbes folles, on y écoute aussi beaucoup de bonne musique. Épilogue propose un mélange entre nouveautés, essais, littérature étrangère; bref, il y en a pour tous les goûts. En plus, l’émission est bien produite et l’équipe semble avoir bien du plaisir à chaque épisode. Ça, ça donne le goût de l’écouter.

Pour écouter, cliquez ici.

Première impression, CHOQ.ca, le samedi à 17 h

Première impression, c’est une émission d’actualité littéraire mise sur pied par deux étudiantes de l’UQAM. Chaque semaine, elles nous parlent de livres et reçoivent des auteur.e.s, étudiants, professeurs, booktubeurs, influenceurs du milieu du livre. On y parle donc de la littérature au sens large, autant à travers la poésie Instagram qu’à travers la démarche créative d’étudiants à la maîtrise, par exemple.

C’est une émission qui propose donc une multitude de sujets et d’approches qui sortent du lot.

Pour écouter, cliquez ici.

Et vous, quelles sont vos émissions de radio favorites?